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samedi 23 janvier 2016

"La variante chilienne" de Pierre Raufast

Il y a 18 mois, j'avais découvert la fractale des raviolis, que j'avais dévoré rapidement. Je me suis laissée tenter par ce nouvel ouvrage, sans déception !

Résumé

Couverture La variante chilienneIl était une fois un homme qui rangeait ses souvenirs dans des bocaux.
Chaque caillou qu’il y dépose correspond à un évènement de sa vie. Deux vacanciers, réfugiés pour l’été au fond d’une vallée, le rencontrent par hasard. Rapidement des liens d’amitiés se tissent au fur et à mesure que Florin puise ses petits cailloux dans les bocaux. À Margaux, l’adolescente éprise de poésie et à Pascal le professeur revenu de tout, il raconte. L’histoire du village noyé de pluie pendant des années, celle du potier qui voulait retrouver la voix de Clovis dans un vase, celle de la piscine transformée en potager ou encore des pieds nickelés qui se servaient d’un cimetière pour trafiquer.


Mon avis

Les livres de Pierre Raufast se lisent comme un paquet de bonbons qu'on ouvre et qu'on picore sans pouvoir s’arrêter.

J'apprécie les histoires qui s’entremêlent pour former un ensemble cohérent et il y a une certaine magie dans ce roman, dans la rencontre entre Florin, Pascal et Margaux.
Les trois personnages sont à la fois réels, et en même temps atypiques et fragiles.
Florin, ses cailloux et leurs histoires reliées apportent une touche absurde qui donne le charme au récit flottant entre le réel et le fantasmé.
J'ai aimé l'amitié qui s'est créée au fur et à mesure des pipes fumées et des histoires de chacun, point de jugement, de l'écoute et surtout le temps qui s'écoule au rythme de l'été.

Au total : Un livre doux sur l'amitié, plein d'histoires qui s'ajoutent et se complètent.
Je pense avoir préféré ce tome à la fractale des raviolis du fait d'une unité plus présente.

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1/26 lettre R : 257 pages

lundi 28 septembre 2015

"La nuit de feu" d'Eric Emmanuel Schmitt

Il fait partie de mes auteurs favoris, même si sur le blog, j'ai surtout chroniqué des livres qui m'avaient moins convaincus que mes premières lectures.
Dans cet essai autobiographique, il revient sur sa foi et la religion. J'ai retrouvé certaines bases du cycle de l'invisible, où les différentes religions sont approchées sous un œil extérieur permettant une grande tolérance de celle ci.

Résumé


Couverture La nuit de feu Editions Albin Michel 2015« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. » Une nuit peut changer une vie. À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard. Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg.


Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce livre.

J'ai retrouvé ce qui m'avait tant charmé dans mes premières lectures de cet auteur.
A travers son histoire et sa plongée dans le désert, on retrouve de nombreuses pistes de réflexion sur la religion, la foi et la nature humaine.
Sa relation avec le touareg est belle. Leur compréhension dans les gestes, la découverte d'un autre mode de vie entraine des interrogations sur le notre, notamment le mien très citadin.

J'aime son message de la croyance en Dieu, l'appartenance à une religion, qui cependant n'occulte pas sa vision du monde et n’empêche pas de poser des questions, au contraire est porteur de questions, sans forcément apporter des réponses. La foi est un plus sans être un mode de vie, et il ne semble pas approprié de vouloir l'imposer. Dans notre société actuelle, ce message a une certaine valeur pour moi et un certain écho.
Par ses dialogues et ses discussions avec les autres membres du groupes qui comprend aussi bien un astronome qu'une pratiquant assidue, le livre s'enrichit des réflexions de chacun, preuve qu'il est dans la discussion non dans la recherche de convaincre les autres.
Le conflit entre philosophie et science cartésienne est un classique. Les religions déroutent les sciences qui ne croient qu'en démontrant.
J'ai aimé aussi son coté pudique initialement, il vit une révélation mais l'a gardé intime pendant longtemps. Son regard sur le monde a changé, sans qu'il tente d'en faire changer immédiatement celui des autres.

Le quatrième de couverture comme souvent annonce beaucoup de choses et surtout laisse à penser un vrai périple solitaire dans le désert, alors qu'il ne faut en attendre tant !

Au total : Un livre qui me réconcilie avec E.E. Schmitt, sur un thème qui lui est cher.

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dimanche 27 septembre 2015

"La logique de l'amanite" de Catherine Dousteyssier-Khoze




J'ai voulu tester la plateforme de SP en numérique NetGalley en choisissant un titre qui sort des sentiers battus de la rentrée littéraire. La logique de l'amanite, livre se déroulant en Corrèze et parlant de champignon m'a donné envie de la découverte.

 
Résumé

Couverture La logique de l'amanite Nikonor, érudit snob et acariâtre, vit retranché dans son château, en Corrèze. Il se passionne pour la mycologie (surtout cèpes et amanites) et la littérature. Au fil des pages, on va découvrir les confidences étranges qu’il nous livre sur sa famille. Pourquoi voue-t-il une telle haine à sa sœur jumelle Anastasie ? Et qu’est-il advenu de ses proches ?







Mon avis

Je crois que je suis passée à coté de ce roman.

L'histoire assez linéaire, contée du point de vue de Nikonor, m'a assez peu emballée. Il nous raconte sa vie, son œuvre auprès des cèpes, nous informe sur l'amanite mais reste très distant. Son caractère est difficile à cerner, ses digressions rendent l'espace temps compliqué à cerner.

Surtout, je n'ai pas réussi à voir le message dans ce roman.
Y a t-il une interrogation quant à sa sœur, si présente mais aussi si absente du récit ? Son obsession quasi paranoïaque (pauvre facteur) quant à Anastasie est très présente, sans qu'on en comprenne les tenants et aboutissants.
S'agit-il d'un roman sur la paranoïa sinon, de le voir s'enfoncer dans son délire de grandeur et sa conviction d'être une personne exceptionnelle, alors que rien dans le récit ne m'en a donné l'impression ?
Son éducation très vieille France dans ce château corrézien, l'étalage de ses découverte littéraire, m'a tout de même donné envie de relire certains auteurs du début du XXème siècle.
La chute de l'histoire manque aussi à mon avis d'un rebondissement, d'un twist qui permet d'éclairer le livre d'un autre regard et de comprendre toutes ces digressions champignonesques ou même sur sa vision de la vie et son passé assez trouble.

J'aurais aimé avoir un second point de vue dans ce roman, que ce soit par sa mère ou sa sœur. Les personnages féminins sont présents, et assez symptomatiques de ce misogyne enfermé dans son Œdipe non terminé.
Autre point qui m'a dérangé, ce sont toutes les expressions anglaises utilisées dans le roman avec un coté snob qui maitrise tellement bien les deux langues qu'il se sent obligé de les mélanger pour étaler sa sauce. C'est assez actuel dans notre quotidien, je ne sais pas à quel point c'est contemporain des années 50 et m'a presque semblé anachronique.

La lecture est cependant aisé, les pages se tournent vite, et on attend consciencieusement un rebondissement qui n'arrive pas. Il survole sa vie, les évènements sans franc affect (notamment au vue des nombreux enterrements qui ponctue la seconde partie du roman).

La fermeture de ce roman me permet de prendre du recul sur le personnage et de me demander si l'effet recherché n'est pas là, nous perdre dans le délire paranoïaque d'un homme ordinaire qui se croit plus, terré dans sa Corrèze.

Au total : Un livre qui m'a rapidement perdu et jamais franchement intéressé.



dimanche 20 septembre 2015

Rentrée littéraire 2015 : Mes pré-sélections


 J'avais fait un article similaire l'an dernier, qui comme souvent est assez loin de mon bilan final :

Trois de lus et pas forcément dans mes pronostics initiaux :
-La fractale des raviolis de Pierre Raufast
-Le roi disait que j'étais diable de Clara Dupont-Monod
-Charlotte de David Foenkinos

Attendent dans ma bibliothèque :
-Constellation d'Adrien Bosc
-L'île du point Némo de Jean Marie Blas de Roblès

Il me permet cependant de me souvenir des bonnes idées lectures, qui attendront au pire leur sortie poche !

Pour cette année

Déjà dans ma PAL, voir lu


La nuit de feu d'Eric Emmanuel Schmitt : Un de mes auteurs favoris, notamment quand il parle de religion car il est capable d'avoir un certain recul qui amène une réflexion. Lu pendant mes vacances, un très bon livre qui est autobiographique et reste dans cette voie de la réflexion sans propagande.

La variante chilienne de Pierre Raufast : J'avais lu l'an dernier "La fractale des raviolis" et bien aimé ce récit gigogne, je me suis dit que je tenterais ma chance avec lui cette année aussi !

La logique de l'amanite de Catherine Dousteyssuer-Khoze : Je me suis inscrite depuis peu sur Netgalley, qui propose des partenariats numériques, et j'en ai profité pour essayer ce livre, qui parle de Correze et de champignons ! Bref prochaine lecture probable.

Repéré, notamment grâce à Lire et son supplément Cultura, mais aussi sur les blogs que je lis.

"La terre qui penche" de Carole Martinez, car dans la même veine que "Du domaine des murmures" que j'avais beaucoup aimé, et dont je garde un souvenir assez fort.

"Kafka à Paris" de Xavier Mauméjean, je suis sure d'en avoir entendu parler en bien et le pitch me tente ! D'ailleurs il a failli faire partie de mes achats lors de ma précédente virée.

"Ce pays qui te ressemble" de Tobie Nathan, lu par Lelf, sa critiqué élogieuse m'a donné envie de me plonger dans cet Égypte que je connais peu.

"Les nuits de la laitue" de Vanessa Barbara, lu par Sia, le contenu loufoque et policier promet une belle lecture.

"Magique aujourd'hui" d'Isabelle Jarry : Un futur où on serait accro à nos droides. Quand je vois notre attachement à nos smartphone, probablement que nous n'en serons pas loin. Bref je suis intriguée !

Et enfin, deux essais

"Libres d'aimer : les Cougars dans la littérature" de Clelia  Renucci : car le thème des cougars est très présent dans notre société (moins qu'il y a quelques temps je trouve). Un livre qui reprend des exemple dès le XVIIIè !

"Femmes de l'âme : Les pionnières de la psychanalyse" de'ISabelle Mons : Remise en avant des femmes psychanalystes qui ont joué aussi un role dans la propagation de ce courant. Une thème qui m'intéresse !

J'en ai profité pour m'inscrire au challenge rentrée littéraire, organisé depuis quelques années par Herisson. Les inscriptions sont par ici !

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