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mercredi 26 juillet 2017

"Comme un conte" de Graham Joyce

Acheté lors d'une opération Bragelonne, je m'étais laissé tentée après avoir lu "Lignes de vie" de cet auteur, très bon roman qui est une ligne fantastique discrète.

Résumé

Couverture Comme un conteIl y a vingt ans, une adolescente nommée Tara disparaît sans laisser de trace. Son corps n'a jamais été retrouvé, et sa famille a fini par accepter son deuil. Pourtant, le soir de Noël, on frappe trois coups à la porte. Sur le seuil se tient une jeune fille qui ressemble étrangement à Tara. Et elle a l'air toujours aussi jeune... après la joie des retrouvailles, des questions se posent. Peter, qui ne croit pas aux miracles, croit encore moins à l'histoire de sa soeur, qui prétend avoir été enlevée par des fées...





Mon avis

Je me suis laissée moins emporter par ce roman que Lignes de vie. Certains éléments sont pourtant assez similaires, notamment les liens familiaux forts entre les personnages, et la ligne fantastique troublante.

Cependant le personnage de Tara reste assez mystérieux tout du long, et finalement peu charismatique. Elle revient après 20 ans de disparition et raconte une histoire, semblable à un conte de fée. L'histoire personnelle de Tara avant sa disparition est racontée par épisodes de flash-back et on découvre le fonctionnement de cette famille et de son entourage, jusqu'à la disparition.

J'ai trouvé le personnage de son frère plus attachant, surement car plus ancré dans la réalité notamment dans sa recherche de comprendre ce qui s'est passé. Sa famille, avec son fils Jack et sa femme apportent des petit plus à l'histoire et de l'humanité à ce récit.
L'autre personnage assez lumineux  du roamn est Richie, l'amoureux adolescent qui tenta de survivre à sa disparition après en avoir été accusé. Lui aussi son évolution apporte au récit humanité et fantastique, juste par touche.

L'histoire est bien rythmée, et j'ai apprécié ma lecture mais une fois la dernière page tournée, je suis restée sur ma faim. 

Au total : Un roman fantastique entre réalité et conte de fée. Un petit manque de charisme chez le personnage principal cependant pour que j'y accroche complètement.

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Lettre J 440 pages

lundi 24 juillet 2017

"La mythologie viking" de Neil Gaiman

J'avoue avoir une vision assez "Marvel" de la mythologie Viking, et quand j'ai vu ce livre, je me suis dit que c'était l'occasion d'une vision plus globale et probablement plus proche de sa réalité. Je n'ai  du coup aucun esprit critique sur ce qui est écrit.
Première participation au challenge de Xapur Summer Short Stories of SFFF !

Résumé

Couverture La mythologie viking"De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l’ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d’un géant et frère d’Odin, escroc et manipulateur inégalable… Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante – et très humaine – histoire."

Mon avis

Une bonne lecture qui reprend les bases de la mythologique viking. Si vous vous demandez qui est Yggdrasil, d'où vient le marteau de Thor et quelles sont les relations entre les dieux les plus fréquemment cités, vous pouvez vous plonger dans ce livre. Si ce sont des notions déjà connues, vous serez décus.

Le livre est composé de petits chapitres, presque comme des contes qui se succèdent avec une certaine continuité, notamment sur les dernières.Chaque récit est assez court et permet de se faire une idée assez globale des différents dieux et de leur capacité et caractère. Ils permettent une vue globale de cette mythologie et donne envie de s'y plonger un peu plus.

J'ai apprécié les histoires impliquant Loki et Thor car ce sont ceux qui me parlent le plus et que visualise mieux.

Loki est un personnage central de cette mythologie. Ses intentions et motivations sont toujours assez floues en dehors de son propre intérêt ou de son amusement. Son imprévisibilité le rend fascinant et change des personnages trop lisse de certaines mythologies. Il détonne d'autant plus au vue du caractère de Thor, qui dégage une impression de brute épaisse sans cerveau qui parfois m'a fait sourire.
"Lit, un des nains, passa devant Thor pour mieux contempler le bûcher et Thor, d'un coup de pied irrité, le projeta au milieu des flammes, ce qui améliora un peu l'humeur de Thor et aggrava nettement celle de tous les nains" (pg 251)
Thor, exécuteur des ordres d'Odin, et ses deux béliers traversent le monde et se bat vraiment pour pas grand chose et réfléchit assez peu.



Au total : Un résumé de la mythologie viking, qui a le mérite d’être facile d'approche.
Si certains ont des idées de livres pour compléter, je suis preneuse !

Challenge Summer Short Stories of SFFF - saison 3

vendredi 30 juin 2017

"Persuasion" de Jane Austen


J'ai poursuivi mes relectures de classiques anglais dans la version originale pendant mes nuits d'insomnie, motivée aussi par le "Mois anglais" auquel je souhaitais participer.
Instauré par Cryssilda et Lou, le mois Anglais, qui démarre du 1er juin 2017 pour se terminer le 30 juin, a pour vocation de faire découvrir ou redécouvrir la culture anglaise par le biais de sa littérature foisonnante.

J'avais été assez touché par Anne lors de ma première lecture du fait de sa différence d'âge avec les héroïnes classiques autenniennes et de son parcours de vie.

Résumé

"Il raconte les retrouvailles d'Anne Elliot avec Frederick Wentworth, dont elle a repoussé la demande en mariage huit ans auparavant, persuadée par son amie Lady Russell des risques de cette union avec un jeune officier de marine en début de carrière, pauvre et à l'avenir incertain. Mais alors que la guerre avec la France s'achève, le capitaine Wentworth revient, fortune faite, avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne Elliot la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader."



 Mon avis

J'avoue avoir eu plus de mal à cette lecture qu'Orgueil et Prejugés, probablement car la trame m'est moins familière. Cependant je me suis beaucoup moins mélangé les pinceaux entre les différents personnages (notamment la famille Musgrove qui m'avait décontenancée lors de ma première lecture).
J'ai apprécié le personnage d'Anne, même si sa place dans sa famille est particulièrement ingrat, et j'avoue que son père est assez agaçant, tellement imbu de son titre et de lui même, sans se préoccuper du bonheur de sa famille autre que sa fille ainée qui a pour le coup un petit coté, mégère de Cendrillon. Cette famille est assez étonnante dans sa composition et le caractère si différent des soeurs, dont on sent une affinité assez faible finalement (contrairement à d'autres romans de cet auteur).

J'ai aimé aussi me balader en Angleterre, dans des lieux que j'ai visité récemment (notamment Bath)et la campagne anglaise reste à l'honneur dans ces livres.

L'évolution de la relation entre le capitaine et Anne fait partie des atouts de l'histoire. Leur timidité, sens du devoir sont à l'honneur et on sent qu'ils sont assortis. J'ai aimé aussi l'émancipation d'Anne vis à vis de sa famille, de ses amitiés (avec sa copine de lycée), tout en restant fidèle à elle même et ses convictions.  La fameuse lettre (qui arrive si tardivement dans le livre) m'a procuré à nouveau beaucoup d'émotion dans ma relecture.


J'ai profité de cette relecture pour revoir le feuilleton BBC et vraiment je trouve que l'actrice d'Anne rend le personnage assez insipide, du fait de son manque de charisme qui est pourtant si mis en avant dans le livre.
Le père et les sœurs vont tellement bien dans leur prétention par contre. Et je regrette les raccourcis concernant Bath et Mme Smith, personnage intéressant dans la vision de la société anglaise et dans le peu d'autonomie reconnue aux femmes.

Au total : Une relecture plaisante, sur un roman dont l'héroine me parle plus que les soeurs Bennett, mais qui s'avère plus difficile d'accès je pense.

mercredi 3 mai 2017

"Orgueil et préjugés" de Jane Austen

Relecture d'un classique que j'ai découvert en VO pour la première fois. (Je viens de me rendre compte que je ne l'avais jamais chroniqué sur ce blog...)

Résumé (pris sur livraddict)


Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.




Mon avis

Que dire de plus qui n'a déjà été dit. Orgueil et préjugés est un classique de la littérature anglaise, témoin d'un époque où les femmes étaient plus marchandises que maitre de leur destinée.

J'ai été assez surprise par l'accessibilité de ce texte en VO, probablement facilitée par le fait que je connaissais la trame principale. Mine de rien, ne l'ayant pas lu depuis un moment, j'ai été surprise de certains détails sur des personnages secondaires qui ne sont pas négligeables.

Quelque soit la version, Lydia et sa mère sont particulièrement insupportables de bêtises... Jane est assez transparente et Elizabeth garde sa place d’héroïne austenienne par sa culture, humour et répartie.

Au total : Un classique anglais abordable en VO (en tout cas en connaissant la trame) et une relecture bien sympatique ! "J'enchaine" sur Persuasion du coup.
PS : Pour une première approche, l'adaptation par le BBC est vraiment fidèle, celle avec Keira Knightley moins, mais la scène sous la pluie dans le parc est magnifique!


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Lettre A : 380 pages

mercredi 22 février 2017

"Mes vrais enfants" de Jo Walton

Je n'ai pas particulièrement accroché à Morwenna (mais débuté en anglais, alors je me promet régulièrement de lui laissé une nouvelle chance !), mais ce livre semblait faire l'unanimité dans ma blogosphère, alors je me suis laissée tentée.

Résumé

Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.


Mon avis

J'ai clairement adoré ce livre !
J'ai un peu ramé sur les premiers chapitres mais une fois la fourche enclenchée, j'ai adoré suivre Les deux trames permettant de se poser la question des conséquences de nos choix.

La vie initiale de Patricia est assez classique voir simple. J'ai apprécié suivre ces 2 vies parallèles, tout en respectant le personnage finalement fort de Patricia quelque soit son choix.

Après un passage à vide Trish remonte la pente, se fait entendre et avance au fur et à mesure. Pat démarre peut être plus simplement, mais elle nous montre sa capacité à surmonter les épreuves.
J'ai aimé le féminisme qui se dégage de ce livre, la critique sur la vie anglaise post seconde guerre mondiale et la place de la femme dans la société. Les combats de cette époque nous semblent lointains mais finalement assez fragiles.

J'ai aimé la vision de l'auteur sur le concept de famille, et d'amour filial quelle qu'en soit sa structure. Rien que sur ces deux thèmes, je trouve le livre très moderne et adapté à notre époque. 
Dans ses deux vies, l’héroïne a effectivement une relation privilégiée avec ses enfants, qu'elle construit progressivement. Sa bienveillance est un réconfort dans le monde actuel que je côtoie. La prise en charge de nos parents est aussi une thématique qui est abordée, entre sacrifice personnel et maison de retraite impersonnel, le choix reste inadapté quel qu’il soit. Son passage de fille à mère sur ce sujet est mis en miroir au fur et à mesure de son évolution de fille à mère puis grand mère. Sa relation avec son mari est aussi bien amenée, non édulcorée et loin des histoires d'amour traditionnelle. 

L'Italie est une destination qui  m'a toujours fait rêver, autant dire qu'un weekend à Florence me fait d'autant plus envie. L'ouverture sur le monde et la découverte culturelle a aussi une place majeure dans les 2 vies par la littérature ou l'art et l'architecture. Plein de moyens d'évasion, à notre hauteur finalement.

Le monde dans lequel elles évoluent n'est pas non plus un univers bisounours, notamment chez Pat, mais je retiens surtout un message de tolérance et d'espoir dans la vie de cette femme qu'elle soit réelle ou fantasmée.


Au total : Un coup de cœur pour ce livre très actuel au niveau des thèmes.

D'autres avis chez : Xapur, Nanet, Lune

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2/26 Lettre W : 352 pages

dimanche 21 août 2016

"Harry Potter and the Cursed Child" de Jack Thorne et John Tiffany

Oui j'ai craqué et lu cette pièce de théâtre, la tentation était trop forte. J'en profite pour souligner qu'il s'agit de ma première lecture en anglais de l'année !

Résumé

Couverture Harry Potter et l'enfant maudit
Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.



Mon avis

Je savais que je risquais la déception en me lançant dans cette suite de la série qui a marqué ma post adolescence.

Effectivement j'ai assez souvent levé les yeux au ciel que ce soit dans les comportements d'Albus, digne fils de son père dans les idées foireuses et la mise en danger inutile, ou d'Harry, inchangé, voir transformé en faux père poule, mais qui ne s'occupe que d'un seul de ses enfants.

La nostalgie est toujours là et on retrouve avec plaisir les personnages qui ont fait la légende des livres, même si certains ont une évolution bizarre et peu compatible, à mon avis, avec leur âge supposé (Mac Gonagall), et d'autres sont tristement absents (Neville).

L'intrigue en elle même n'est pas vraiment claire, et ressemble plus à une succession de petites intrigues qu'à une histoire aussi complète qu'espérée et surtout un certain manque d'originalité par rapport aux anciens tomes.

Alors il y a de bonnes surprises avec des personnages qui se révèlent et qui correspondent à notre espoir, mais je ne suis pas sure que ca relève vraiment le niveau.
Je suis cependant curieuse de voir cette pièce sur scène vu le nombre de scène, d'action et de changement de point de vue, bref le manque d'unité globale ...

Au total : Une lecture qui s'impose pour les gens qui ont grandi dans l'univers HP, mais qui ne vaut pas la série originale.

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Lettre T : 14/26
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vendredi 5 août 2016

"Dix petits nègres" d'Agatha Christie

Lu lors de ma scolarité, un de mes premiers policiers, je me souvenais du coupable et j'ai cherché pour la peine des indices au fur et à mesure !

Résumé


Couverture Dix Petits Nègres Editions Le Livre de Poche 2015Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l'île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l'élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s'élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s'étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l'île, parmi les convives ?

Mon avis :


Ce livre est un huis clos oppressant, sur une île bien mystérieuse. Les personnages sont succinctement présentés au départ, de manière assez floue initialement, mais nous les découvrons au fur et à mesure. J'avoue avoir eu quelques difficultés à repérer certains entre eux initialement.

J'ai aimé dans ce texte l'absence de policier classique, c'est à dire d’enquêteur trouvant le petit détail qui permet de faire avancer les choses.

L'explication finale en épilogue peut déstabiliser mais donne à mon avis toute la puissance de cette histoire. Nous sommes à la fois manipulés par le coupable et par l'auteur.
L'ayant déjà lu et me souvenant du final, j'ai cherché des indices tout au long du texte et il restent difficiles de les trouver. 
On s'attache à certains personnages, notamment Vera, même si les révélations nous font douter de l'humanité de chacun.

Au total : Un classique du roman policier, par une référence du genre, qui me motive à essayer d'autres écrits de l'auteur, même si je ne sais par où commencer.

Ce livre a fait l'objet de discussions sur le site de Livraddict, dont je vous laisse lire les détails.

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Lettre C : 221 pages

mardi 26 avril 2016

"Roverandom" de J.R.R. Tolkien

Me baladant dans ma librairie préférée, mon regard est tombé sur ce livre de Tolkien, dont je n'avais entendu parlé et qui se situe dans un univers différent de la Terre du Milieu.

Résumé 

Couverture Roverandom

Voici un conte inédit. Roverandom a été écrit en 1925 pour consoler d'un « gros chagrin » le jeune Michael Tolkien qui, en jouant sur la plage, avait perdu son jouet, un petit chien. À partir de cet épisode assez banal, son père a imaginé l'histoire d'un chien réel qui connaît d'extraordinaires aventures pour s'être montré insolent envers un magicien.





Mon avis

J'ai ramé pour lire ce livre.

Je n'ai lu qu'une seule fois la trilogie du seigneur des anneaux, après avoir découvert le premier film au cinéma et deux fois Bilbo, sans lien franc avec les films.

On retrouve dans ce roman ce qui fait le charme de l'écriture de Tolkien, c'est à dire cette propension au digressions les plus improbables.
 Roverandom part de l'histoire d'un chiot qui se comporte mal envers un sorcier qui lui lance un sort le rétrécissant. Nous suivons donc un chiot dans sa quête de retour à son état de base. Cette recherche va nous embarquer sur la Lune, au fond des mers, à la rencontre de nombreux sorciers et autres créatures imaginaires. Sur le principe, c'est mignon, en pratique c'est assez long, et peu cohérent, comme un rêve ou une histoire d'enfant où tout ne s'imbrique pas forcément de manière très fluide pour un oeil extérieur.

Ce livre contient de nombreuses références au monde de Tolkien et aux traditions anglaises, ce qui explique le grand nombre de notes présentes pour un livre si petit. Je m'y suis un peu noyée du coup, en ne saisissant pas forcément le sens final des choses et en ne me fascinant pas pour tous ces détails.


Le monde développé par l'auteur est foisonnant de détails, d'idées qui le rend riche en rebondissement, mais parfois on peut aussi regretter de ne survoler que certains lieux, et personnages. (et de s'attarder chez d'autres)

Au total : Un roman pour enfant pas aussi accessible que je l'espérais.



mardi 5 avril 2016

"L'été de l'infini" de Christopher Priest

Gagné sur le blog de Cornwall lors d'un concours pour le CRAA, je me suis rapidement laissé embarquée dans ce recueil de nouvelles assez complet, et dont la couverture est magnifique !
Article écrit en 2 fois, après avoir lu la moitié des nouvelles environ, et avoir bloqué sur l'une d'entre elle, j'ai posé le livre, écrit un mot sur chaque nouvelle pour m'en souvenir. Je viens d'y revenir, il y a quelques jours, avec un nouveau souffle en lisant notamment l'interview de l'auteur qui m'avait initialement fait craindre des spoilers mais qui finalement m'a bien éclairé sur son oeuvre et surtout le contexte.













Mon avis

L'été de l'infini est un livre très complet.

La préface explique certains aspects des nouvelles et j'ai pris le parti de la lire en plusieurs fois au cours des différentes nouvelles pour mieux les comprendre.

L'interview de l'auteur sur le film " Le prestige" m'a tenue éveillé le soir de ma réception. J'ai beaucoup aimé le livre, un peu moins le film, mais les explications sur cette adaptation, la manière dont s'est montée le film est fichtrement passionnante !
J'ai lu l'entretien avec Thomas Day après avoir fini les nouvelles et j'ai apprécié découvrir la vie de l'auteur, le retour sur sa carrière, ses succès/échecs qui ne sont pas les mêmes selon les pays où il a été publié. C. Priest a un certain recul sur son métier, et l'évolution de la SF. Finalement j'en ressors avec certaines pistes de lecture. J'ai très envie de lire la Fontaine pétrifiante et Le monde inverti en plus de la Séparation qui est déjà dans ma PAL, ainsi que certains classiques de SF comme La machine à remonter le temps de H.G Wells.

Le recueil de nouvelles est en lui même très bon, avec toujours le même style très anglais, mais des thèmes variés, une touche d'anticipation et de fantastique qui nous donne l'ambiance de l'auteur. J'ai trouvé certains textes assez longs et parfois difficiles à suivre. Je n'ai pas terminé une seule nouvelle.

L'été de l'infini retrouve l'ambiance de la seconde guerre mondiale, du fantastique s'y ajoute et fait de cette nouvelle une très bonne entrée en matière.

La tête et la main évoque le monde du spectacle dans l'excès. Une nouvelle qui fait réfléchir sur l'importance de son corps et de nos décisions le concernant.

La femme dénudée m'a marquée par son dénouement,  et surtout son actualité ... Un texte qui m'a fait froid dans le dos

Rien de l'éclat du soleil est plus orienté SF, planète et extraterrestre. La compréhension de l'autre et la tolérance en font aussi des pistes de réflexion.

Finale aborde le tunnel avant sa mort, ses impressions de revivre sa vie. Bien rythmée.

La cage de chrome : comment passer un message en 1 page recto verso !

Le monde du temps réel aborde les médias et la manipulation. Un peu lente, on se sent manipulé comme les personnages sans trop savoir ce qu'il en est après le dénouement.

Transplantation : Bon j'écris cet article trop tard, je n'en ai pas de grand souvenirs...

Haruspice : j'ai clairement bloquée dessus... Ces boulettes qu'il mange... J'ai fait une pause après cette nouvelle que j'avais enchainé avec Le monde du temps réel...

J'ai beaucoup aimé le "Baron" qui rappelle le monde de la magie du Prestige et l'importance des assistants.

Les effets du deuil nous ramène dans l'ambiance des illusionniste et l'Angleterre d'allure victorienne mais avec des portables. J'ai  été destabilisée par la fin, où je me suis posée la question de ma compréhension.

Errant solitaire et pâle, dernière nouvelle qui met en avant le voyage dans le temps, un peu comme un miroir à la première. J'ai aimé les réflexions sur hier-aujourd'hui-demain, sur la continuité des situations.

Au total : Un livre très dense à la fois par la qualité des nouvelles proposées que par les annexes, on découvre un auteur passionnant dans sa vision de son œuvre et la place de la science fiction. Les clés de lecture notamment dans la préface permettent aux novices de l'auteur d'apprécier les thèmes récurrents et la subtilité de certains textes. Par ailleurs si vous avez apprécié le Prestige, comme moi, le bonus offert par ce livre est un régal.

D'autres blogs en parlent (vraiment très bien !) : Lune, AcroO,

Challenge Maison : CRAAA


mardi 14 juillet 2015

"Les hauts de Hurle-Vent" d'Emily Bronte

Un classique que j'ai décidé de relire pendant mes vacances, ayant gardé un souvenir de lecture forte pendant mon adolescence

Résumé

Couverture Les Hauts de Hurle-VentLes Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique.








Mon avis

Je crois que mon cœur d'adolescente s'est transformé... J'ai trouvé cette lecture moins oppressante que dans mes souvenirs et j'avoue avoir eu un petit coup de mou après la première moitié.

Les personnages sont en eux même fascinants notamment par le huis clos entrainé par les mariages, la vengeance, la rancune. Pas de personnages terne, ils sont tous difficilement appréciables, plein de défauts et de mesquinerie (si on excepte le narrateur qui passe pour niais).
La noirceur humaine est omniprésente tout au long du livre. Malgré une religion présente, tous semblent loin du droit chemin.

La narration se fait par éclipse temporelle, en partant d'une situation étrange, Heathcliff se retrouve à vivre avec des jeunes adultes sans lien de parenté avec lui et des histoires de fantomes.
J'avais le souvenir que le fantastique était plus présent, avec notamment des fantômes pleins les landes. Mon moi adolescente devait avoir quelques affinités avec certaines héroïnes gothiques, prompte à l'imagination...

Initialement, j'avais décidé de le relire pour cocher la case romance d'un challenge. A la fin du roman, j'ai du mal à le classer dans cette catégorie. Il est question d'amour fort, passionnel mais assez peu de romantisme, de phase de séduction qui nous font soupirer par leur bon sentiment.

Point de prince charmant dans ce roman, nous sommes en présence d'hommes dont les défauts sont exploités. Quant à l’héroïne (Catherine mère ou fille), elle est loin d'être la greluche mignonnette ou l'intelligente dans laquelle on se projette. Elles sont assez détestables dans leur caractère et leur humeur fluctuante.

Tout est brut dans ce roman : les sentiments, les relations jamais en demi teinte.

Peut être ai je été fascinée par cet amour destructeur d'Heathcliff pour Catherine, jusqu'au bout, mais sur cette relecture l'ambiance, les nombreux décès m'ont plus "intéressés".
Finalement l'auteur fait avancer l'histoire à coup de décès, effet peut être d'une l'époque où la mort était plus présente que maintenant. On se demande quel personnage terminera l'histoire et si un suicide collectif n'est pas l'ambition finale.

Au total : Une relecture plus fastidieuse que je ne l'aurais cru. Mon adolescence gothique avait été plus charmée par ce roman que mon moi actuel !
Je conseillerais plutôt la lecture du Jane Eyre.

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dimanche 3 mai 2015

"Lignes de vie" de Graham Joyce




Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle d'Atuan, un auteur dont je n'avais jamais entendu parler, et une très belle rencontre en ce qui me concerne

Résumé

Couverture Lignes de VieCoventry, durant la Seconde Guerre mondiale.
Une famille de sept sœurs aux vies fondées sur l'amour, la tradition, l'angoisse et l'espoir, dominées par la sagesse et l'autorité d'une matriarche aussi indomptable que truculente. Des vies simples et émouvantes auxquelles se mêlent presque imperceptiblement l'étrange et le merveilleux, l'ordinaire et l'extraordinaire.
Cassie, la plus jeune des sœurs, a eu un petit garçon de père inconnu et n'a pas eu le courage de le céder à des parents adoptifs. C'est une fille fantasque et imprévisible, « la dernière fille au monde à qui laisser la garde d'un enfant » selon sa propre mère. Il est alors décidé que le petit Frank sera élevé par chacune des sœurs, à tour de rôle. Ainsi l'enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies aux lignes si différentes, dans les drames et les illusions de l'après-guerre.
Mais Frank est un enfant particulier, doué d'intuitions étonnantes ; comme sa jeune mère, sensible à des signes invisibles ; comme sa grand-mère, parfois visitée par des apparitions lui annonçant l'avenir...



Mon avis

Il ne faut pas trop se laisser embarquer par le résumé, car finalement, sous l'intrigue des" dons"  de Franck, il existe surtout une chronique de vie d'une famille anglaise, après la seconde guerre mondiale.

J'ai beaucoup aimé ces destins croisés, tous sous la coupe d'une matriarche comme il en existait dans l'ancien temps. Huit femmes de caractères, dont Martha, la mère et ses 7 filles, dénommées par ordre des voyelles, puis de l'alphabet les voyelles ne suffisant pas.

On retrouve dans ce livre de l'humour, de la bonhommie familiale, avec les tensions entre chaque, les jalousies internes mais le lien puissant qu'il existe envers et contre tout dans la fratrie. Il ne s'agit pas d'une famille idéale, ce qui nous permet de les imaginer dans un voisinage proche.

Franck fait le trait d'union entre toutes ces sœurs, devant loger parfois avec sa mère chez l'une ou l'autre au grè des décisions familiales. Par ce biais, on y découvre la vie de familles anglaises traditionnelles, que ce soit à la ferme avec Una et Tom, ou chez les jumelles bigotes, ou chez Aida et Gordon dont le métier et leur manière de l'exécuter peut dérouter. On suit aussi l'éducation de Franck, selon les différentes écoles de la vie.

Le fantastique est bien présent, mais par touche, avec parfois des explications simples, comme la réapparition de Godiva, ou le bonhomme sous le pont.
Ce qui marque dans ce livre, c'est l'ambiance entre rêve et réalité par les différentes visions de l'axe grand mère, mère, fils. La différente expression d'une même capacité, beaucoup de douceur, de tolérance des différentes opinions, modes de vie. Tous s’accommodent et se complètent.

Au total : Un livre avec peu d'action, relevé par une ambiance et des personnages charismatiques.

D'autres avis chez les Atuaniens : Nathalie, Vert, Lelf

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Lettre J 480 pages

mercredi 24 décembre 2014

"La mort s'invite à Pemberley" de P.D James

Un livre lu dans le cadre du club de lecture pour le mois de décembre

Résumé

Couverture La Mort s'invite à PemberleyRien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château.
Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d'automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d'Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s'invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.



Mon avis

J'écrit cet article après la rencontre ayant permis d'en discuter, où ce livre n'a pas du tout fait l'unanimité!

J'ai bien aimé cette lecture assez facile, qui nous permet de retrouver Elizabeth Darcy et son mari, à distance du mariage, dans une situation assez inconfortable.

Le point fort du livre reste les personnages assez fidèles à l’œuvre originale, et les nombreux clins d’œil aux différents livres de Jane Austen (notamment Anne de Persuasion). J'ai aimé retrouver l'insupportable Lydia, avoir des nouvelles de Mme Bennet qui semble toujours aussi hystérique, découvrir la bonne entente entre Bingley et Jane. Bref, un retour avec des personnages connus, ce qui permet de se plonger assez vite dans l'univers.

Après il est difficile de classer ce livre dans la catégorie Thriller, voir policier, car l’enquête est quasi inexistante, et le suspense encore plus.
 De mon coté, je n'ai pas vu la plupart des ficelles utilisées, mais peut être que je ne les cherchais pas, et je n'ai pas été assez sensible aux différentes répétitions.
Il y a quelques longueurs dans ce livre, notamment dans la présentation de l'action, le dénouement est aussi classique et ne réserve pas de surprises. Faut avouer que sans les personnages, probablement que ce livre n'aurait pas atterri dans ma bibliothèque !

Il est à noter que l'épilogue est à éviter, et apporte surtout une mauvaise touche finale pour ce livre.

Au total : Une suite à Orgueils et Préjugés qui nous permet de rencontrer les personnages à une autre période de leur vie. Ne pas s'attendre à un vrai policier, mais plus une tranche de vie.

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Lettre J : 380 pages

lundi 25 août 2014

'Nord et Sud' d'Elisabeth Gaskell

Initialement acheté pour un book club, finalement ce n'est pas livre qui a été choisi malgré mes prévisions. Je me suis motivée à le lire dans le cadre d'une lecture commune prévue pour juin. Je l'ai terminé avec 2 bons mois de retard ! Une lecture dense, pour laquelle je ne peux parler de tous mes ressentis.

Résumé

Couverture Nord et SudC'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton.

Mon avis

Je m'attendais à une lecture proche des Jane Austen, et malgré une époque similaire et des difficultés de relation amoureuse entre les 2 protagonistes, j'ai trouvé cette lecture plus difficile et plutôt différente.

Différente sur le fond, derrière l'attirance inavoué de Margaret et Mr Thornton, il y a surtout le contexte politique qui prédomine, le monde industriel qui est mis au premier plan, par le regard d'une femme soit, mais les réflexions sur la montée d'une entreprise, la gestion du personnel, les grèves sont très présentes notamment dans la première partie, ce qui peut en faire une lecture assez ardue, et qui m'a déstabilisée au départ.

Il y a par ailleurs moins d'ironie que dans les livres de Jane Austen, malgré quelques tacles sur la religion. Le changement du père du Margaret nous est peu explicité, il n'y a pas vraiment de critique de la société, mais plutôt un constat assez nu des conditions de vie entre la bonne société représentée par la cousine de Margaret, inconsistante et insouciante, et la vie des ouvriers mal considérés et souvent mal compris.
Il y a finalement peu de personnages tournés en dérision, si on excepte la soeur de Mr Thornton qui semble si creuse, et loin du monde qui l'entoure.

J'ai beaucoup aimé suivre l'évolution de Margaret, son ouverture sur la vie citadine non mondaine, ses maladresses verbales et de comportement. Une héroïne imparfaite mais qui essaie, et n'est pas tournée vers la séduction et le mariage. Ses relations avec ses parents m'ont parfois laissé perplexe, aussi bien son père qui du fait de ses convictions se lance dans une nouvelle vie en emportant toute sa famille, que sa mère, assez transparente dans ce livre, malgré l'impact qu'elle a sur sa fille. Le flou entourant les choix de Mr Hale, et la maladie de sa mère m'a parfois laissé sur ma faim.
 Mr Thornton suis une progression dans sa gestion de son usine, on voit le coté ouvert et autodidacte de cet homme, notamment dans sa manière de gérer la grève et ses conséquences, de s'ouvrir au conseil, et de se rapprocher finalement des ouvriers qui sont le socle de sa manufacture. Il est touchant dans son attachement à Margaret,  et effectivement, on regrette les malentendus qui ralentissent ce dénouement si prévisible ! Sa mère, prête à un jugement rapide reste cependant une personne de confiance et conseil.
Les autres personnages sont plus vite apparus, disparus. Le personnage du parrain reste une figure assez emblématique dans son lien dans la vie de sa filleule, son rôle de conseil et de second père.
 

Les différentes ambiances de vie de Margaret sont bien retranscrites, entre les mondanités londonniennes, la nostalgie et l'atmosphère romantique de Helstone et l'industrie de Milton. On voyage nous aussi dans l'Angleterre de Margaret.

Au total : Le fond historique m'a semblé bien plus en avant que la romance, ce qui fait le charme indéniable de ce roman. Des petites longueurs dans la première partie. Je serais intéressée de voir la série BBC adaptée du roman.

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lundi 14 juillet 2014

"Lady Susan" de Jane Austen

Bouquinette a décidé d'embarquer dans une découverte "Jane Austen Tour " sur plusieurs mois. Ce mois ci c'est ce court roman épistolaire qui est à l'honneur.

Résumé

Couverture Lady Susan Editions Folio  2006Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question...




Mon avis

Ce livre est rarement cité dans les préférés des lectrice de Jane Austen. J'y ai pour ma part retrouvé beaucoup d'humour, avec une héroine différente de ces autres romans.

Certes le mariage est toujours dans les préoccupations principales de la plupart des personnages, mais pour une fois, nous suivons une manipulatrice dans l'âme. Une de celles qui nous font rager dans les autres titres.

Lady Susan n'est pas une lady dans le sens commun du terme, chic et distinguée. Elle est plutôt de type intrigante, à se mêler des histoires des autres sans chercher leur bonheur.
Le coté épistolaire nous permet de rester dans le doute sur certains faits de l'histoire, notamment sur la relation mère fille et leur passif, et sur les désirs réels de la lady.

Ce roman est court et permet une action assez simple et rapide dans le temps.

Dans les personnages secondaires, Mme Vernon est peut être plus classique, mère de deux enfants, cherchant à protéger son frère et prête à aider Frederica et présage plus des autres romans. "Lady Susan" étant en effet le premier écrit de Jane Austen.

Au total : Un court roman épistolaire montrant avec beaucoup d'ironie les manigances d'une femme du monde !

vendredi 11 avril 2014

"Au nord du monde " de Marcel Theroux

Seconde lecture commune de l'année dans le cadre du cercle d'Atuan, qui se révèle une bonne surprise.

Résumé

Couverture Au nord du monde Editions 10/18 2011Ici, dix mois par an, le climat mord la peau. Le silence règne, désormais. La ville est plus vide que le paradis.»
Au nord du monde, la terre s’étend à perte de vue, anéantie par un cataclysme. Parmi les décombres, le shérif Makepeace erre. La route porte ses pas, à la recherche d’un temps qui n’existe plus et d’une humanité à reconstruire. Ravivant à l’horizon la lueur d’une rédemption…




Mon avis

Ce livre présente le personnage de Makepeace "sherif" dans sa ville natale au nord d'un monde dont toutes les clés ne nous serons pas livrées. Mais qu'importe, nous suivons avec plaisir ce personnage, ses réflexions, ses péripéties sur la route qui mène vers son destin !
Ce livre est plein de tendresse, d'espoir mais aussi de regards lucides sur l'homme, son caractère, ses faiblesses.
Dans un monde qui pourrait être notre futur proche, l'auteur met en avant les différents comportements humains dans leur beauté mais aussi dans leur cruauté, leur vengeance.

J'ai aimé Makepeace pour sa douceur mais aussi sa force, ses réparties, ses rêves cachés et avoués, sa simplicité que nous découvrons au fur et à mesure. Un personnage qui donne une leçon de vie, d'espoir et auquel on s'attache malgré tout.

Le monde dans lequel elle vit est assez flou mais l'ambiance du nord, de l'hiver prolongé est bien mis en avant. Les thèmes de la colonisation, du travail apportent beaucoup de réflexion et de mise en miroir sur ce qui s'est déjà passé dans le monde. A croire que certaines situations vont se répéter éternellement dans la civilisation humaine, que l'esclavage est une fatalité dont nous ne pourrons nous détacher.
La plume de l'auteur est vraiment agréable, tout en pudeur nous dévoilant les caractères de chacun au fur et à mesure, enrichissant chaque caractère, et s'épargnant le manichéisme. On n'approuve pas tous les comportements mais les clés nous sont données pour les comprendre.

Au total : Un livre riche sur le plan des émotions et des surprises. Peut être certaines facilités dans le monde qui nous est proposé, mais le personnage principal mérite d'être au premier plan.

Les autres participants :

Vert
Nathalie
Lune
Cornwall

mercredi 28 août 2013

"Northanger Abbey" de Jane Austen

Bouquinette a lancé le Jane Austen tour, et proposé que nous commencions pas Northanger Abbey, livre que je n'avai sjamais lu mais je connaissais déjà la série BBC qui ne m'a pas laissé de grand souvenir

Résumé

Couverture Northanger Abbey / L'abbaye de Northanger / Catherine MorlandUne jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du coeur. L'héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, 'Les mystères d'Udolphe' de Mrs Radcliffe.


Mon avis

Après un début laborieux, peut être aussi du à mon décision de le lire en anglais, j'ai fini par accrocher au personnage atypique de Catherine Morland, mais aussi à sa narratrice pleine de piquant.

Effectivement Catherine est assez loin des héroïnes parfaites et de celles que je connais dans les autres romans de Jane Austen, une naiveté pire que la mienne, une imagination débordante agrémentée par ses lectures et une facilité à accorder sa confiance.
J'ai aimé la voir se dépetrer de son "amie" qui pourtant montrait assez rapidement quelques signes de fausseté, se réjouir pour son frère et s'amouracher d'Henry, notamment en le comparant à son autre prétendant.

L'arrivée à l'abbaye proprement dite est assez tardive, car la mise en place des différentes relations prennent du temps. La description de l'abbaye est assez fastidieuse, comme si le colonel nous racontait sa vie, et finalement, seules les scènes d'imagination de Catherine m'ont vraiment intéressées à ce lieu et m'ont fait sourire, notamment quand elle compare les anglais civilisés aux barbares francais, quand elle s'endort alors qu'elle avait prévu autre chose.

Au final, j'ai bien accroché à ce livre, où j'ai retrouvé finalement plus d'humour et de traits de caractère bien décrit que de romance !

Lieu anglais
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mardi 30 juillet 2013

"Captain Wentworth's Diary "d'Amanda Grange


J'avais découvert la littérature paraaustinienne avec Le Journal de Mr Darcy du même auteur, un peu génée par le coté trop fleur bleue du mâle d'Orgueil et Prejugés, mais j'avais globalement apprécié. Je me suis donc attaquée au héros de Persuasion, mais en anglais cette fois !

 Résumé


Couverture Captain Wentworth's Diary 

It is 1806, and the Napoleonic wars are ravaging Europe. Frederick Wentworth, a brilliant young man with a flourishing career in the navy, is spending his shore leave in Somerset, where he meets and falls in love with Anne Elliot. The two become engaged, but Anne's godmother persuades Anne to change her mind, leaving Wentworth to go back to sea a bitter and disappointed man.

Mon avis

Le gros point positif est d'une part de retrouver le capitaine Wenworth, sa droiture et sa galanterie, et notamment d'avoir un apercu de ce qu'il s'est passé lors de leur premiere rencontre avec Anne. J'ai trouvé cette première partie bien amenée, même si le début est assez lent. On retrouve bien les personnages qui gravitent autour du couple, et je m'y suis moins perdue qu'à ma lecture de Persuasion.

J'ai eu très envie de relire Persuasion, car je me suis attachée au personnage d'Anne, à sa manière de gérer les évènements.

Dans les bémols, j'ai encore eu un peu de mal à lire de manière si ouverte les "sentiments" notés à l'écrit du Capitaine. Le format journal intime donne vraiment cette impression de faux...
Et de manière assez étrange, j'ai été assez géné par le style faussement ancien de ce livre, que je n'avais pas ressenti lors de ma lecture du journal de Mr Darcy que j'avais lu en francais.

Au total : Une lecture para-austinienne qui m'a fait passé un bon moment sans être révolutionnaire pour autant ! Je ne pense pas poursuivre dans la série des journaux de...

mercredi 3 juillet 2013

"L'ami retrouvé" de Fred Uhlman

Lu pendant mon collège, j'ai eu envie de cette relecture pour le challenge ABC

Résumé




Agé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l'amitié (...)







Mon avis :

Je me souviens que cette histoire m'avait beaucoup plu lors de ma première lecture, même si je n'en avais pas gardé beaucoup de souvenir.

Cette relecture m'a permis de voir d'un œil différent, celui d'un enfant juif, toute cette période de l'histoire, bien mieux connue de ma part que lors de ma première lecture, notamment la relative ignorance initiale dans certaines grandes villes de ce qui se passait ou allait se passer réellement avec le changement de pouvoir. On sent le racisme ambiant qui se développe.

L'amitié entre Hans et Conrad est forte dès le début, et en terminant ce roman, je me suis souvenue de cette amitié qui traverse les temps, et de cette impression qu'en apprenant à connaitre l'autre, on le comprend mieux.
La construction de cette amitié, cette rencontre entre 2 âmes sœurs, et ce coté assez exclusif des amitiés adolescentes sont parfaitement traités.


En lisant l'introduction, j'ai découvert la vie de l'auteur qui est aussi riche que son roman.

Au total : Un titre sur l'amitié adolescente avec comme toile de fond l'avènement du nazisme. Intemporel.

Lettre U : 1er changement

vendredi 21 juin 2013

"Harry Potter Tome 4 : Harry Potter et la coupe de feu" de J.K Rowling

Je poursuis avec un peu de difficulté cette LC au long cours, même si j'ai réussi à presque rattraper le coche.



Résumé : 
Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter. Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d'immenses défis.






Ce tome 4 est le tome de transition par excellence, le tome au milieu des 7 que constitue la sage, même si en nombres de pages, les 3 derniers sont bien plus épais que les 3 premiers.

Transition dans le caractère des personnages, Ron commence à s'affirmer de sa comparaison avec Harry et ses frères, Hermione se lance dans la SALE.
Transition vers l'adolescence avec les premiers émois amoureux.
Transition vers la noirceur, avec le final vraiment bien amené de ce tome. On voit enfin le lien entre certains évènements du départ et l'ascension de Voldemort.

On en apprend plus sur ce qu'était le monde avant la chute de Voldemort, sur les procès et les personnages de cet époque.
On découvre les Aurors, et le Mangemorts et certains lancent des pistes sur l'avenir d'Harry.
On découvre de nouvelles écoles de magie, de nouveaux étudiants.

Loin de rester dans le schéma des précédents tomes, un souffle nouveau apparait et on découvre une partie de l'immensité du monde crée par J.K Rowling

Les rebondissements sont bien amenés par nombreux détails invisibles à la première lecture.

Au total : Tome charnière par excellence, le retour de Voldemort n'est qu'un témoin de l'évolution.

mercredi 17 avril 2013

"Jane Eyre" de Charlotte Bronte

Un classique dont j'avais eu un aperçu par L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde. Je pensais tomber sur une histoire d'amour ambiance victorienne, mais il y a bien plus que ça !

Résumé :




Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foie en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.





Mon avis :

L'affaire Jane Eyre donne des indices tout en brouillant les cartes (la petite allusion à la fin qui entraine pas mal de polémiques m'avait pas mal troublée, et finalement, je n'étais pas certaine que l'histoire se termine bien !). Je me suis plongée dans l'inconnu avec ce livre, malgré ce que j'avais déjà entendu et le fait que je l'avais déjà débuté avec échec il y a plus d'un an.

J'ai été assez impressionnée par la capacité de Mlle Bronté à inclure des rebondissements aussi forts, tout en laissant son héroïne toujours sur le même chemin, avec une volonté de fer et une crédibilité. Les pages se sont tournées à une vitesse finalement assez rapide, avec des passages qui m'ont fait pousser des exclamations de surprise.

Les premiers chapitres pourraient nous faire penser qu'il s'agit d'un enfant maltraité avec un brin de folie, mais on s'attache à cette fillette, devenue adolescente et aux différents évènements familiaux et amoureux qui mouvement sa vie. On respecte cette jeune femme déterminée qui tient son objectif, et décide de ses actes toujours selon la même ligne de conduite, même si à certains moments ses réflexions nous semblent datées, je pense que remise dans le contexte, les choix sont les bons.
Point de répit pour Jane Eyre, ni pour le lecteur, j'ai apprécié d'avoir des réponses à toutes mes questions à la fin du roman tout en ayant l'impression qu'elle ne suivait pas une ligne droite.

L'ambiance de l'Angleterre du XVIIIème siècle est vraiment bien retranscrite, à travers la condition de la femme, notamment des gens peu aisés mais nés d'une bonne famille, de leur opportunités. On retrouve les histoires familiales, qui sont vraiment bien amenées entre rivalités, jalousie et fraternité.
Les décors sont bien plantés, et nous sommes vraiment propulsés dans une autre époque.

Enfin Jane Eyre m'a permis de comprendre ce qu'était une héroïne romantique, comme décrite dans le challenge de Claudia Lucia !

Au total : Un livre qui m'a tenu en haleine pendant toute ma lecture ! Un classique qui porte bien son nom.