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lundi 18 septembre 2017

"La servante écarlate" de Margaret Atwood

Intriguée par le regain d’intérêt pour ce roman, je l'ai lu (lentement mais surement en un bon mois) avant de découvrir la série télévisée.

Résumé 

Couverture La servante écarlate 
Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.





Mon avis

J'ai beaucoup apprécié cette dystopie dont certains codes sociétaux font écho à la place de la femme dans certaines sociétés actuelles et passées.

Sans être un roman féministe, j'ai apprécié découvrir le rôle attribué à chaque femme, et regrette que le roman soit centré sur un seul personnage. Defred est en effet un personnage troublant, et très réel dans sa soumission avec une pointe de transgression et met bien en avant la difficulté d'entrer vraiment en résistance, du fait des moyens de pression utilisées par les oppresseurs.

La description de la société, de la manière dont elle s'est construite ressemble un peu à l’Allemagne nazie, référence qui est confortée par la postface (qu'il faut absolument lire car elle éclaire le récit d'un œil extérieur et apporte des réponses à certains flous). Le rôle de la femme dans sa fonction procréatrice est mis en avant par le personnage principal, mais l'entourage notamment les Martha ou les domestiques restent assez mystérieuse. On sent l'oppression sous le coté lisse de la société, et les privilèges de ceux au pouvoir et qu'ils font tout pour conserver. J'ai trouvé interessant d'avoir à la fois le quotidien très monotone des servantes et de découvrir aussi l'envers du décor. Les personnages secondaires apparaissent au gré des "rencontres" de Defred, notamment selon l'évolution des familles dirigeantes et parfois apportent un éclairage complémentaire.
La place de l'enfant y est surtout abordée par le stade foetus, et il est troublant de voir qu'il est central sur ce plan là, mais que l'enfant en lui même semble détaché des préoccupations des personnages dirigeants.

Par ailleurs, l'arrivée au pouvoir des extrémistes religieux se fait par flash back régulier et montre la diminution progressive des libertés ayant permis l'instauration de cet univers. J'avoue avoir eu un peu de mal au départ avec le style froid de la narratrice et les retours au passé incessants, mais après quelques chapitres, l'alchimie se fait et les deux versants de l'histoire qui se complètent nous tiennent en haleine.
J'en profite pour saluer la fin du roman qui surprend par son ouverture.

J'ai commencé la série (épisode 5 au moment de l'écriture de l'article) et je trouve vraiment intéressant la manière dont elle complète le roman, notamment sur certains personnages secondaires, comme Moira ou Deglen. Les femmes y sont vraiment mises en avant, dans leur lutte contre l'oppression et paraissent moins passives que dans le roman.
La société y est aussi développée progressivement, et les flash back plus étoffés.

Au total : Une série et un roman qui amène une réflexion sur la place de la femme dans son coté maternel et sur la manière de résister.






dimanche 21 juin 2015

Moon de Karen Bao

Un 4ème de couverture qui m'intriguait, et une envie de lire de la jeunesse !

Résumé (que j'ai raccourci car en dit un peu trop)

Couverture Moon, tome 1 : La révolte de la colombeJeune fille douce et discrète, Phaet, 15 ans, habite la base IV sur la Lune. Quand sa mère, Mira, est arrêtée, elle n’a plus le choix : elle doit subvenir aux besoins de sa famille, et s’engage dans la Milice, l’armée brutale et totalitaire qui a pourtant incarcéré sa mère.
 Phaet croyait pouvoir tout arranger avec sa nouvelle position… les ennuis ne font que commencer.






Mon avis

J'ai été très agréablement surprise par ce livre.
L'histoire initialement m'a évoqué "La stratégie Ender" par le coté initiatique dans l'espace, et talent jeune, mais rapidement ce livre prend son envol.

Phaet habite sur la Lune, après une colonisation du fait d'un environnement terrien devenu défavorable. Le contexte en lui même est assez plausible. Nous ne connaissons que la base où elle vit, mais découvrons le coté oppressant de leur vie, entre écran intégré dans leur main, vie extrêmement contrôlée dans les propos et les faits.

J'ai bien aimé la complexification progressive de l'intrigue, notamment avec l'apport de la politique et les différents rebondissements. J'imaginais que son entrainement à la milice prendrait le tome entier, mais la suite s'est avérée être bien plus prenante, notamment car nous découvrons la famille de Phaet, d'Umbriel et la vie de la milice. La place du journalisme, de la liberté d'expression et de la propagande est abordée de plusieurs points de vue, et apporte un écho à notre actualité.

Le décor est bien planté que ce soit culturel ou géographique, on sent un travail sur le contexte qui permet une bonne immersion.

Les différents personnages sont intéressants et nuancés, que ce soit les parents d'Umbriel, ou le frère de Phaet. Sa mère révèle bien des surprises et leur réactions sont le plus souvent plausibles.
Il existe quelques facilités dans les apprentissages de l’héroïne, mais la fin nous apporte une part d'explication sur l'aide dont elle a pu bénéficier.
 Les relations de Phaet avec Wes et Umbriel me font par contre craindre un triangle amoureux bien trop vu, même si pour le moment, nous en sommes assez loin !
 

Au total : Un premier tome de dystopie bien prenant. La suite sera dans ma PAL !

mercredi 16 juillet 2014

"De l'autre coté du mur" d'Agnès Marot



Lu dans le cadre de l'OCDC 2014, dans la catégorie jeunesse.

Résumé :

Couverture De l'autre côté du MurPour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu'elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.

Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?

Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?

Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…

Mon avis :

Je ressors assez mitigée de cette lecture. A la fois, j'ai beaucoup aimé l'univers imaginé par l'auteur, cette société qui protège ses membres jusqu'à interdire le contact, dont l'évolution peut faire penser à notre société actuelle. D'un autre coté, j'ai  eu parfois l'impression d'un déjà vu, du fait de cette société très autarcique ou du contexte dans lequel ils vivent.

La mise en avant de l'art montre une certaine sensibilité, et amène des descriptions, notamment des danses de Sibel où nous sommes emportés avec elle et nous l'imaginons virevolter comme une danseuse étoile. Il est cependant dommage que les "talents" soient classés de manière si machiste. Les filles aux arts, ménage, jardinage, les hommes à la science sans plus d'explication de cette dichotomie.
De même finalement l'"Art" est assez peu explicité, que ce soit dans sa perte ou sa récupération et dans les effets présents.


Sibel ne fait pas partie des héroines auxquelles je m'attache. La description de ses sentiments, de ses hésitations ne m'a pas paru juste. Sa découverte de l'autre sexe est plutôt rigolote mais un peu surfaite. Elle est par ailleurs assez agaçante et a cette capacité à s'attirer des sympathies un peu trop facilement, mais peut être un lectorat plus jeune pourra mieux s'identifier. Les personnages d'Aylin et Aslan sont finalement peu présents, et vus principalement à travers l'héroïne ce qui ne permet pas une vision globale de leur vie.


Les "Maitres" sont très intrigants, notamment dans leur capacités, pouvoirs et manières d’accéder à leur position. J'ai regretté avoir si peu d'explications, et que leur secrets restent enfouis à la fin du roman. Il persiste beaucoup de question en suspens.
L'explication concernant le mode de vie de cette société est trop succint, et amené de manière trop abrupte.
Je me demande si un récit moins linéaire n'aurait pas atténué certaines longueurs et permis des explications moins brutales dans leur arrivée dans le récit. Certaines scènes m'ont par ailleurs parues assez confuses, notamment dans la bataille finale.


Au total : De bonnes idées, mais quelques longueurs et un personnage principal qui ne m'a pas touché.

Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisésPhoto

lundi 20 mai 2013

"Delirium" tome 1 de Lauren Oliver

Cherchant un auteur en lettre O pour le challenge ABC, je me suis inspirée de la liste de mes cochallengeurs et notamment Mypianocanta, qui avait choisi le tome 3 pour cette édition.

Résumé


Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »





Mon avis :

Peut etre ai je lu trop de dystopie, mais j'ai vraiment eu un air de déjà vu dans cette lecture, notamment par rapport à Uglies de Scott Westerfield sur le thème de l'opération, la découverte du monde qui entoure l'héroïne, la meilleure amie. (J'ai d'ailleurs vérifié les dates de publication, et effectivement Uglies a quelques années de plus.)
Le thème centré complètement sur l'amour est pour le coup différent, mais aussi beaucoup plus classique pour une histoire adolescente, d'autant plus qu'elle est orpheline...

Comme souvent, on suit l'histoire uniquement par le point de vue de l'héroïne Lena, et donc, on a du mal à s'imaginer le monde autour. On suit l'évolution de la société par les en-tête de chaque chapitre qui nous permettent de mieux comprendre le contexte. Les appariements entre jeunes adultes, m'ont plutôt fait penser au Passeur de Lois Lowry, et gardaient ce coté un peu étonnant de "choix", surtout quand on voit le résultat...

Les personnages ne m'ont pas vraiment convaincue. Lena, trop fade à mon gout, qui se rebelle après un déclic, et passe les épreuves sans plus de difficultés que ca, même si la scène finale m'a surprise, le tout tempéré par son passé marqué par la Déliria familiale.
Alex, qui craque sur Lena de manière assez improbable (je passe sur les rappels moches/beaux), a lui aussi une histoire personnelle à faire pleurer les chaumières, et se révèle assez peu présent.
Hana est peut être celle qui m'a semblé la plus atypique, de par son coté déclencheur, mais aussi par ce qui la motive.

Au total : Une dystopie sur le thème de l'amour à laquelle je n'ai pas spécialement accroché.

Lettre O : 8/26

dimanche 19 août 2012

"Fahrenheit 451" de Ray Bradbury


Lu dans le cadre de la LC du mois d’aout du cercle d’Atuan.

Résumé :
4ème de couverture
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.

Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable.




Mon avis

Ce livre est divisé en trois parties, la première partie présente l’univers dans lequel Montag vit et les événements déclencheurs de son changement.

On apprend à connaitre le Limier, chien-abeille mécanique conçu pour la traque, les pompiers et leur sortie pour bruler livres et maison, Clarisse, jeune fille qui par sa différence fascine Montag, Mildred, sa femme totalement dépourvue de réflexion voir de conscience, représentant à elle seule la dérive de notre société.

Ray Bradbury nous décrit une société pas si éloignée de la notre, où les livres ont été bannis car pas assez ancré à la réalité et pouvant propager des idées différentes, où la télévision diffuse des programmes adaptés à chaque spectateur en incrustant leur nom dans les dialogues et ressemblant à une « famille » qui reste un concept difficile à comprendre.

Montag pompier de père en fils, commence à se poser des questions sur son métier (d'ailleurs la description de l'évolution du pompier que l'on connait à leur métier est assez édifiante), la société dans laquelle il vit, et ce qu’apportaient les livres.
 L’intrigue de ce livre reste assez fine, et son intérêt est plus dans la société qu’il décrit et dans la nécessité de laisser la parole à tous, notamment par l’écrit qui permet la transmission des savoirs. Certains personnages comme le capitaine des pompiers fait assez froid dans le dos avec son discours assez plaqué, rempli de citations de livres qu’il né probablement pas lu.

Je suis assez étonnée par le manque d’espoir présent tout au long de ce livre. Contrairement aux dystopies actuelles où l’héroïne est pleine d’énergie et d’espoir et l’issue semble assez prévisible, j’ai trouvé ce livre plus sombre dans son déroulement et son message.

Le style de Bradbury est un vrai plaisir à la lecture, doux, poétique, plein de réflexions, bref un vrai régal.

Au total : Une dystopie glaçante

Citations (et j’en ai repéré pas mal pour une fois !)

« Montag n’eut que le temps d’en lire une ligne, mais elle flamboya dans son esprit, comme imprimée au fer rouge. « Le temps s’est endormi dans le soleil de l’après midi. » Il lâcha le livre. » p69

« Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. » p97

« Le soleil brûlait tous les jours. Il brûlait le Temps. »

Chez les autres Atuaniens :  Euphemia, k

Ce livre fait partie des challenges :

Challenge SFFF chez Snow
Chez Prune

Illinois pour Mr Bradbury

samedi 16 juin 2012

"Divergent" de Veronica Roth


Un livre qui a tant fait parler de lui sur la blogosphère, notamment de part sa campagne de presse impressionnante qu’il a éveillé ma curiosité. Je remercie Sollyne pour son prêt !

Résumé :

Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
 


Mon avis

Je ressors assez mitigée de cette lecture.

J’ai trouvé ce livre assez long, et l’histoire s’emballe dans les 150 dernières pages que j’ai dévoré d’une traite. J’ai apprécié d’ailleurs qu’il se passe enfin quelque chose, que l’on sorte de l’apprentissage de Tris et de ses soucis quotidiens. 

Le principal bémol reste, pour moi, l’univers finalement assez peu décrit. (D'ailleurs je viens de comprendre en notant le résumé que l'action se passe dans Chicago...) J’ai eu de mal à me projeter dans ces histoires de factions guidées par une seule vertu, en faisant abstraction d'autres qualités, du mal à me projeter dans leur « quartiers » et à m’imaginer les lieux. Les descriptions sont assez succintes, et je n’arrive pas à comprendre l’organisation de leur société avec un train uniquement pour les audacieux, des sans factions dans des équivalents de Bidonville, la taille de chaque cité, bref j’ai eu du mal à entrer dans ce monde post je ne sais quoi d’ailleurs.

J’ai commencé en me disant qu’assez vite les bases du décors étaient plantées, on apprend en 50 pages les différentes factions, leur qualités, la notion de Divergent, mais malheureusement, ce n’est pas réellement approfondi par la suite. J’espère que dans « Insurgent » la découverte des autres factions sera plus présente.

On peut reconnaitre comme qualités une histoire assez bien montée avec des complots, des méchants et un concept de serum hallucinatoire intéressant, même si certaines ficelles sont un peu grosses, et une héroïne attachante, malgré ses tergiversations et ses amourettes. Elle murit rapidement, passe des épreuves un peu bizarres, qui parfois m’ont parues un peu gratuites, j’ai parfois trouvé un manque de « crédibilité » dans les différents décès qui émaillent son parcours.

Les personnages secondaires sont assez effacés en dehors de Quatre, dont on devine assez bien les aboutissants de leur relation. J’ai bien aimé la mère de Tris, qui sous des dessous effacés révèle une vrai force de caractère et se dévoile progressivement. Les autres, notamment ses amis de faction, sont peu présents surement du fait du coté solitaire et parfois un peu victime de Tris.

Au total : Un livre en demi teinte de mon coté. Un univers peu détaillé parsemé de bonnes idées. Cependant, la suite fera surement partie de mes lectures.

Ce livre fait partie des challenges
Mini PAL de Juin de MissBouquinaix (3)

Dystopie

dimanche 5 février 2012

"Hunger Games : L'embrasement" de Suzanne Collins


J’avais dévoré le tome 1 cet été, alors j’ai profité de la LC organisé par TouslesLivres pour me lancer dans le 2

Autant vous prévenir, que ce message va être plein de spoiler, notamment car je suis un poil (voir plus que çà) déçue de cette lecture et  je vais tenter d’argumenter le pourquoi du comment !



Résumé

Après avoir gagné les Jeux de la Faim, Katniss Everdeen et Peeta Mellark retournent dans leur district. Alors que la "tournée de la victoire" dans le pays est sur le point de commencer, elle est visitée par le président de Panem. Il explique que le tour qui leur a permis de sortir tous deux vainqueurs des jeux, considéré comme un acte de rébellion envers le Capitole, donne des idées aux 12 districts du pays.
  
Mon avis
La première partie est démesurément longue. Il ne faut pas moins de la moitié du livre pour mettre en place la seconde arène, le tout noyé dans les réflexions amoureuses de Katniss… Je me suis ennuyé ferme et pas du tout reconnue dans cette hésitation, qui n’est ni originale, ni bien traitée…  J'ai eu l'impression de revoir Bella de Twilight ...

Katniss, l’héroïne forte avec un but louable se transforme en midinette amoureuse. Son coté personnage principal plein d’atout a énormément disparu et m’a manqué. J'ai trouvé une adolescente banale qui ne sait pas ce qu’elle veut, totalement perdue mais très entêtée et qui au final surfe sur ses aventures du premier tome pour s’en sortir sans vraiment comprendre ou essayer de comprendre ce qui lui arrive.

De nombreux personnages, à peine ébauchés disparaissent sans qu’on comprenne vraiment leur intérêt dans l’histoire. Je pense notamment à celle qui accompagnait Finnick.

La dernière partie est quant à elle trop rapide, on peut se douter que le dénouement  de l’arène va être bâclée quand on voit qu’a 50 pages de la fin, autant sont encore en vie et en équipe… 

Dans les points positifs, il reste l’écriture assez addictive de Suzanne Collins qui font que les pages se tournent rapidement, et qu’on attend de savoir ce qui va se passer. Je lirais avec plaisir le tome 3.
Peeta est égal à lui-même, lâche des bombes et est bourré d’humour (l’annonce de l’interview m’a juste faire rire tellement c’est incongru et bien trouvé !).  Bref un de mes personnages préférés !
Cinna et ses tenues improbables sont un facteur d’imagination qui apporte vraiment un vent de fraicheur.

Je regrette qu’au final, on fasse si peu la connaissance de Gale, alors qu’elle déblatère des heures dans sa tête à son sujet.

J'ai beaucoup aimé faire le tour des districts, essayer de comprendre le fonctionnement de Panem, de ses districts et de leur différence, même si tous ces sujets ne sont qu'esquivés, j'espère que le tome 3 nous permettra d'enfin comprendre l'univers dans lequel Katniss vit.
 
Ce second tome met en évidence, à mon avis, le problème d’un livre centré sur un seul personnage, car si on ne sent pas immergé dans les soucis de l’héroïne, le livre est plus difficile à lire.
Je pense qu’un point de vue plus neutre, lointain de Katniss aurait vraiment pu rendre ce livre plus accrocheur et moins répétitif.

Au total : Un tome 2 de transition, plein de longueurs mais qui donne envie de découvrir le dénouement final du tome 3 !

Qu'en ont pensé les autres lecteurs : 

samedi 15 octobre 2011

"Ephemère" de Lauren de Stephano


Lu dans le cadre d’une lecture commune organisée par Accroc des livres

Ce livre a fait beaucoup parlé de lui dans la blogosphère grâce aux envois avant la sortie aidé une couverture magnifique et une histoire originale.



Résumé :

Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?
Les scientifiques ont créé des enfants génétiquement parfaits, immunisés contre toutes les maladies. L'humanité a cru voir son avenir assuré...jusqu'au jour où le verdict accablant est tombé. Ces jeunes gens ont une espérance de vie incroyablement courte : 25 ans pour les hommes, 20 ans pour les femmes, sans exception. Dans ce monde désolé, des jeunes filles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames pour la survie de l'espèce.
Rhine, âgée de seize ans, a été enlevée de force à son frère. Elle se réveille enfermée dans une prison dorée, un manoir où des serviteurs veillent à ses moindres désirs. Malgré l'amour sincère de son mari et la confiance qui s'instaure petit à petit avec ses sœurs épouses, Rhine n'a qu'une idée en tête : s'enfuir de cet endroit.

Mon avis

Je reste partagée entre les points positifs, un livre qui se lit vite, les pages se tournent à une vitesse folle, même si l’action n’est pas trépidante. Mais aussi un livre qui reste dans la catégorie jeunesse avec des défauts qui même s’ils ne gâchent pas l’ensemble laissent un petit quelque chose.

Les points positifs, on est rapidement dans l’ambiance de ce livre dès les premières lignes, la tension reste palpable tout le long du roman. Rhine, le personnage principal est attachante, déterminée (même si des fois je n’ai pas trop compris pourquoi elle s’était autant attaché à Gabriel (image de son frère ?). J’aime bien cette ambiance huis clos, avec des pièces mystérieuses à découvrir, et le coté étouffant que l’auteur a su mettre en place.
L’action est faible, mais les rebondissements sont bien dosés et suffisamment présent pour nous donner envie d’en savoir toujours un peu plus.
J’ai aimé le principe de ces sœurs épouses et notamment leurs différences d’âge, de caractère, de passé et d'objectifs dans leur vies, même si elles sont globalement assez lisses et évoluent peu durant le livre (sauf peut être Cecily)

Points négatifs : A ne pas lire si vous n'avez pas lu le livre...

Le méchant est vraiment méchant…Ce n'est pas la première fois que j'écris cela, et c'est ce qui m'agace le plus, c'est ce coté vraiment manichéen des personnages. Même si on n'a pas vraiment beaucoup de renseignements sur Vaughn, on n'aperçoit pas vraiment de nuances dans son personnage.
Le personnage masculin au centre de l’histoire, le mari, est quant à lui assez fade, il se laisse porter par les événements, ne se pose pas trop de questions. (J’espère que dans le prochain tome, il creusera un peu plus ce qui se passe autour de lui, 2 femmes décédées, une qui s’enfuit…).

La fin est assez facile (ben oui le vieux serviteur a le pass magnétique de la grille principal, alors que personne dans les domestiques ne peuvent sortir, bizarre et il aide Rhine, parce qu’elle le vaut bien…)

Ce tome laisse pas mal de questions en suspens et forcément je lirais la suite pour en savoir plus sur le virus, le personnage de Vaughn qui reste assez énigmatique(j'espère que l'on découvrira un coté bon dans son personnage...), l’évolution de ce monde et peut être découvriront nous ce qu’il est arrivé au reste de la planète.

Au total : Un livre jeunesse, avec un univers bien démarqué.

Citation :

Parce qu’elle marque bien le nombrilisme américain : « (…) le monde comprenait autre fois cinq continents et de nombreux pays, mais qu’une troisième guerre mondiale a tout dévasté hormis l’Amérique du nord, continent le plus avancé du point de vue technologique. »

Les avis des autres participants :

Melisende : a relevé globalement les même points négatifs et insiste sur le coté "gentillet"." une magnifique couverture qui cache de bonnes idées de base malheureusement trop gentiment survolées…"

Mandy : a adoré tout simplement. "Oppressant et intense. "

Evy : a beaucoup aimé notamment les personnages et les questions soulevées, malgré un rythme un peu lent : "j'ai trouvé le roman un peu trop contemplatif."

Cln : Il lui manque le petit plus et donne les pistes à cet effet " Un peu d’action et des personnages plus caractérisés auraient donné encore plus de profondeur à cette histoire."

Elyssandre :  qui devrait aussi faire un résumé comme celui ci :p  de son coté, elle l'a trouvé " bouleversant, irrésistible, sensationnel" mais note comme d'autres, des personnages un peu vide et des répétitions.

Iani : Un vrai coup de cœur, et notamment "L'univers malsain et des thèmes difficiles abordés de manière très intéressante"

Tous les livres : "cette dystopie qui ne fut pas un coup de cœur, mais j'ai vraiment beaucoup aimé..."

Karline : "j'attendais sûrement trop de cette lecture et je suis assez déçue" notammant à cause du manque d'action.

Kassandra : un coup de coeur," j'ai tour à tour été choquée, écœurée, effarée, passionnée et triste. "
Chookette : "J'ai adoré de chez adoré ce livre"

Au total : Un bon livre dans la catégorie dystopie, même s'il n'est pas un coup de coeur pour toutes, la suite est tout de même au programme de toutes les participantes, tant l'univers est intriguant.
La couverture a reçue par ailleurs de nombreuses éloges de sa beauté et des détails que l'on peut y trouver.



Ce billet fait partie de mon challenge 50 billets, 50 états, vu que Lauren de Stephano est originaire du Connecticut plus précisément de New Haven, 3ème ville de l'etat.
Le connecticut est situé à l'est de New York, et contient la prestigieuse université de Yale.



Mais aussi de mon challenge Dystopie