Affichage des articles dont le libellé est Relecture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Relecture. Afficher tous les articles

lundi 20 février 2017

"La horde du contrevent" d'Alain Damasio

Première lecture, ou plutôt relecture, de l'année pour moi dans le cadre de mon club lillois. J'avais découvert ce livre, 3 ans auparavant et il m'avait laissé un souvenir fort. Cette relecture a confirmé ces impressions !

Résumé


" Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.
Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime. "

Mon avis

J'ai savouré cette lecture tout du long. J'ai pu profiter de cette relecture, moins centrée sur le fil conducteur, pour mieux appréhender l'univers créé par Alain Damasio et notamment dans les "crones" et les "vifs" cherchant  et comprenant mieux les différents indices au fur et à mesure du récit.

La progression de la Horde, quête initiatique d'un groupe, m'a encore fasciné. Leur obstination, et leur cohésion tout au long de leur chemin malgré les obstacles pour cet objectif qui semble utopique fait la force de ce livre. On sent les fissures et l'esprit de solidarité qui passe au dessus pour faire face. Tous les métiers sont complémentaires et chaque membre apporte sa touche ce qui permet à la Horde d'être et de devenir celle qu'elle doit être.

Les caractères bien trempés de certains membres accompagnés de mode de narration "chorale" apporte une richesse dans le récit. On est charmé par Pietro, épaté par les connaissances d'Oroshi qui se révèle au fur et à mesure malgré un abord initial hautain, agressé par Golgoth chez qui la faille et l'humanité apparait au fur et à mesure.

On sent que l'auteur s'est amusé avec la langue française, que ce soit par le vocabulaire omniprésent autour du vent, et sa manière de le décrire en ponctuation ou par les joutes verbales de Caracole personnage à la fois fascinant et agaçant.
J'ai réfléchi à l’intérêt de l'écrit dans toute quête pour la transmission du savoir thème porté par Sov et à cette fin plus ouverte que ma première lecture ne m'avait donné l'impression.

Les discussion du club de lecture ont été de ce point enrichissante, notamment entre les fans (dont je faisais partie) et ceux qui n'avaient pas accroché au rythme, aux personnages ou à l'histoire en elle même, trouvant le l'univers ou les personnages assez froids et distants et sans empathie.

Au total : Une relecture qui m'a fait plaisir à la fois sur l'univers et sur les personnages riches et variés.
Un livre que je recommande pour une SF/Fantasy abordable !


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEglC7MDJR6g97bNCKmPubMoByqyl1mzNFdhPAIp6FKg4V7r12kXIyrTRSk074MIwcYmhr4TT3rTjjhuTN-mmw2vVPM9UGZDkrSLdy4oN2xdrcwtjgRj7p6DNSEhfFXyU1DtJefV0-YSK7wP/s320/abclogoshadow.gif
1/26 Lettre D 700 pages

jeudi 26 septembre 2013

"L'homme invisible" de H.G Wells

En regardant le programme du cours sur la SFFF par Coursera, je me suis rendue compte que je n'avais jamais lu le livre "L'homme invisible" alors que comme souvent son histoire me semble connue.

Résumé


"Par une froide matinée d'hiver, un homme transi se précipite dans une auberge d'un village de campagne anglaise. Il est tellement emmitouflé qu'on ne distingue pas un centimètre carré de sa peau. Il ne quitte pas sa chambre et le mystère règne derrière ses bandages qui masquent son visage. Bientôt, il ne peu plus payer sa pension et se querelle avec l'hôtesse. Puis un vol est commis au presbytère dans d'étonnantes circonstances. Du coup on soupçonne l'étranger au curieux comportement. La chasse à l'homme est ouverte."









Mon avis

Comme souvent dans les classiques "éventés", l'impression de connaitre l'histoire sans jamais les avoir lu est présente et le début peut sembler long à la mise en place.
L'homme invisible entre dans une auberge pour y mener sa vie, et il y a un faux suspense sur qui est cet homme et quelle est sa nature (d'autant plus au vue du titre) et j'ai eu du mal à accrocher initialement (surement ajouté par le fait que j'ai début ma lecture en VO et que ce n'est pas le plus simple).

Puis l'histoire débute vraiment, et on se laisse prendre par ses explications, ses fuites, ses ambitions, sa manière de vivre.Le personnage en lui même est détestable dans son inhumanité et son égoïsme, mais on compatit de son malheur, tout en se demandant ce que nous ferions dans une telle situation.

J'ai eu l'impression de retrouver des similitudes avec L'Etrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson, dans la séquence de l'histoire et les explications scientifiques données, probablement du fait que les 2 nouvelles soient parues à quelques années d'intervalle.

On retrouve de nombreux thèmes correspondants aux réflexions de son époque, à la fois sur les avancées technologiques, la tolérance des différences, la frontière bien/mal.

Au total : Un classique qu'il est toujours intéressant de lire avec notre vision actuelle de la société. Nécessite un bon niveau d'anglais pour la lecture en VO !

lundi 26 août 2013

"L'assassin royal, tome 4 : Le poison de la vengeance" de Robin Hobb

Alors que le tome 3 se terminait sur un fin qui méritait que l'on souffle, j'ai extirpé le 4 de ma bibliothèque, car je ne pouvais attendre de poursuivre l'aventure dans le monde des Six Duchés.
Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.





Le prologue nous résumé les différents évènements passés et nous replonge rapidement dans la vie de Fitz.











J'ai beaucoup aimé : 

- La coupure que les évènements du troisième tome ont apporté. Comment va t-il se dépatouiller de l'histoire avec Célérité et Molly ? Comment va t-il gérer son rôle de prétendant sans en être un ? A la fois résolution facile de certains conflits sous-jacents, mais aussi retournement de situation apportant un véritable souffle à l'histoire. On perd de vue certains personnages, pour un tome quasiment concentré sur le héros.
- L'histoire de Burrich, je ne me souvenais pas de son passé. On se doute qu'il percoit le Vif, voir qu'il le possède, mais à l'évocation de sa relation avec les animaux, on comprend mieux son poste et ses réactions avec Fitz quand il était jeune.
- L'apparition du Lignage, qui sera si important par la suite et la relation de Fitz avec Oeil de Nuit, qui finalement est équilibrée. Son départ fait un vide, mais semble si justifié.
- La découverte de l'Art sous un autre angle, que ce soit pour masquer la vérité, comme dans sa fuite dans le chateau, ou pour voir les souffrances de certains. Je n'arrive pas à savoir si le posséder est vraiment une bénédiction finalement.
- Visiter les Six Duchés de manière différente. Voir les duchés intérieurs, et Gué de Négoce qui m'a tant fait penser au château de Versailles. Deviner les paysages décrits par R. Hobb entre forets, champs, plaines et collines.
- Écouter Umbre et Burrich, décrypter les évènements d'un oeil extérieur. Voir comment les actes de Fitz sont perçus, alors que j'adhère totalement à ce qu'il fait (et que je n'imagine pas forcément d'autres solutions, embarquée dans l'action avec lui).
- Apercevoir Vérité, presque comme un ange gardien de Fitz. Leur relation est particulière mais vraiment forte.
- Et surtout l'évolution de Fitz, de ses entretiens initiaux avec Burrich, à la prise de son indépendance jusqu'à ses décisions plus ou moins fines qui l'amène encore un fois à se mettre en danger. Son tiraillement constant entre ses velléités bestiales, de vie simple, normale pour un homme ou un animal selon son humeur, à son implication dans la politique, les jeux de stratégie qu'il ne maitrise finalement que peu.


J'aime comprendre par quel biais il perçoit Molly, même si cela n'est pas spécialement explicité pour le moment, j'aime voir à quel point l'histoire est cohérente.

Je suis surprise de voir à quel point la marche vers les Anciens apparait tardivement dans l'aventure. J'en ai un souvenir épuisant, de pages qui s'étirent, j'étais persuadée que certains évènements allaient se passer en plusieurs tomes, mais il ne m'en reste que 2, et je crois en être encore assez loin.

Je ne me souvenais pas qu'il y avait autant de confrontations avec Royal, autant de raisons de le détester, même s'il lui trouve des excuses. J'aime leur coté gris.

Au total : Une petite pause avant de me plonger dans les 2 derniers tomes de cette première saga !

dimanche 25 août 2013

"L'assassin royal tome 3 : La nef du crépuscule" de Robin Hobb

J'ai enchainé directement ce tome la au précédent, sous l'excuse qu'en anglais, ils ne font qu'un ! Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.




Pour la peine, il n'y a pas de résumé au début de ce tome qui reprend les évènements précédents.

Tout s'accélère dans ces pages. On comprend la rapidité du déclin de Subtil, on apprend à mieux connaitre Royal, son but et surtout son caractère, assez peu adapté au commandement.

Les réactions extérieures aux décisions de Fitz nous surprennent parfois, du fait que nous avons une vision très biaisé de la situation des Six Duchés par la vision quasi exclusive du narrateur.
Les notes de début de chapitre permettent de situer certains éléments dans un contexte plus global, même si parfois j'ai l'impression qu'elles se répètent.

J'ai aimé voir Fitz dans ses relations "amoureuses", son penchant pour Molly, son "devoir" envers Célérité. On sent qu'il n'est pas à l'aise à la fois de sa personne et surtout de sa situation globale qui l'empeche parfois de prendre les bonnes décisions.

Il est sur que d'avoir eu un éducation masculine, par des hommes totalement dévoués aux Loinvoyant n'aide pas à penser vie de famille et autonomie, mais il est étonnant de voir le manque de subtilité, et l'égoisme chronique qu'il présente, notamment avec Molly.

Kettricken est toujours aussi admirable, droite, Royal parfaitement infect et imbu de lui même.
 Je ne me souvenais plus de Sereine et Justin, de leur présence aussi sournoise, et je me dis qu'ils font aussi partie des victimes, privés de leur propres jugements. J'ai un regard bien plus critique sur l'Art et son utilisation que j'avais pu avoir à ma première lecture.
Quand à Romarin, bizarrement je me souvenais assez bien de son rôle, peut être car j'y ai vu les nombreuses allusions faite par l'auteur de sa présence.
Rien que dans ce personnage, on sent la maitrise de l'auteur dans les évènements, les caractères des personnages. Le hasard n'a pas sa place, et je n'ai pas vu de rebondissements incroyables et non cohérents. Qu'il s'agisse d'allusion récurrente ou de détails disséminés, chaque phrase à sa place dans ce récit.

Le final de ce tome fait partie, je pense, des pages qui m'avaient le plus marqué, à la fois par leur déroulement, la torture à peine lisible que par leur dénouement, qui permet de clore un chapitre de la vie de Fitz au chateau de Castelcerf.
On assiste de manière remarquable à la chute de Fitz en assez peu de pages finalement, une action sous le coup de la colère, et ses conséquences effroyables.

La fidelité d'Umbre et de Burrich, leur amitié envers Fitz, qui le leur rend peu est admirable. Je pense que dans le caractère de Fitz, son coté toujours inassouvi ne le favorise pas. Il cherche toujours plus, ne se contentant jamais de ce qu'il a, essaie d'affirmer son indépendance, autonomie, sans jamais penser qu'il n'a pas toutes les clés...

Au total : Un tome riche en rebondissement. Le tome 4 est déjà terminé...

mercredi 21 août 2013

"L'assassin royal : L'assassin du roi" de Robin Hobb

Je poursuis ma relecture quasi frénétique de cette saga, avec un plaisir toujours renouvelé. Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre



L'histoire reprend quasi ou elle s'est achevée au dernier tome, avec Burrich et Fitz se remettant difficilement de leur attaque dans le pays des montagnes et leur trajet retour difficile vers Castelcerf.

J'ai aimé dans ce tome :

-La construction du lien entre Oeil de Nuit/Loupiaud et Fitz, de leur rencontre, où contrairement aux précédentes, Fitz n'a pas le dessus, à la construction de leur lien, et leur difficulté à trouver leur place commune

-L'histoire avec Molly que je trouve touchante. Je ne me souvenais pas qu'ils aient bénéficié de tant de complicité. L'ombre de Royal reste omniprésente, et les fréquentes allusions me font penser que bientot cela se retournera contre eux. Molly semble bien plus déterminée et au clair dans ses ambitions que ne peut l'être Fitz.

-Le couple Vérité/Kettricken écarté par le pouvoir, alors que tant semble possible entre eux. Leur différence de point de vue sur leur fonction et leur découverte mutuelle. Kettricken est un personnage que j'affectionne par son sens du devoir et par sa capacité à s'adapter. A travers elle, on en apprend plus sur le mode de vie des Six Duchés. De même l'ombre de Royal semble planer en permanence.

-Patience par son role de seconde mère envers Fitz, à distance, mais de bon conseil. Sa remarque sur Attentionnée montre à quel point l'auteur maitrise l'évolution de sa quête, tout en la recentrant dans l'intrigue.
-Le fou toujours ambigu, mais on apercoit le début du "catalyseur/changeur. Ses conseils mystérieux, son savoir associée à son incapacité à agir, les doutes sur ce qu'il est vraiment. Vraiment fascinant.

J'ai cependant trouvé quelques longueurs, notamment dans la menace des forgisés et des pirates rouges. L'intrigue avance peu, et nous sommes prisonniers comme les habitants de Castelcerf dans notre attente à voir avancer les choses, à voir les situations se débloquer.
 
On voit beaucoup moins Umbre dans ce tome, et il m'a manqué, dans sa manière de décrypter l'actualité, de permettre de voir d'un autre œil les situations vécues par Fitz. Le roi Subtil, nous semble tellement mal porter son nom. Comment ne voit il pas le rôle néfaste de son serviteur, comment se laisse t il enfermer dans sa chambre sans riposter?
On en apprend plus sur l'Art aussi, des différentes manières de le pratiquer, des différentes perceptions et utilisations possibles. Les anciens, et le roi Sagesse commence à poindre leur nez.

Au total : Un second tome dans la lignée du premier, malgré quelques longueurs. La découpe francaise fait que la fin semble abrupte, j'ai enchainé directement le troisième tome !

jeudi 1 août 2013

"L'assassin royal : L'apprenti assassin" de Robin Hobb

Je suis en pleine période relecture, car la nouveauté c'est bien, mais les valeurs sures et à redécouvrir me tentent plus en ce moment.

Résumé

Couverture L'Assassin Royal, tome 01 : L'Apprenti assassin Editions HarperCollins (Voyager) 2006Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...


Mon avis

J'avais à peine ouvert le livre que je me suis retrouvée plongée dans le royaume des Six Duchés. La plume de Robin Hobb est vraiment captivante, et je suis contente de me retrouver dans les mémoires de Fitz.

On le découvre à 6 ans, quand son grand père le dépose aux portes du palais. En quelques pages, de nombreux personnages clés vont ainsi être présentés, et connaitre leur évolution future, permet d'apprécier au mieux les descriptions pleines de piquants ("Son cadet, lui, arborait des tons coquelicots et primevère, et le manteau qui lui tombait sur les épaules comptait en largeur le double du tissu nécessaire à couvrir un homme. (...) Et le tour délicat de ses phrases évoquait une chaîne en or contournée à coté des maillons sans apprêt du parler de Vérité"). Avec des mots précis, on découvre rapidement la différence de caractère entre Vérité et Royal et l'aversion de Fitz pour ce dernier.

Je ne me souvenais pas qu'il se passait autant de choses dans ce premier tome. Les intrigues et les apprentissages s'enchainent. Il part en mission plus de fois que je ne me souvenais.

Les magies comme le Vif et l'Art sont rapidement abordées, et on les découvre à travers les yeux de Fitz. Son apprentissage m'avait laissé des souvenirs marquants, et effectivement, Galen dans son injustice équivaut à mon souvenir.

J'aimerais faire entrer ce billet dans le challenge de Vert grâce à l'amourette totalement platonique entre Molly et Fitz. (Donc ne pas lire ce paragraphe si vous ne voulez pas en savoir plus !)
De leur rencontre dans l'enfance entre Molly Bourre Pif et Fitz, leur retrouvailles adolescentes timides et pleine de pudeur (avec leur reconnaissance épatée), jusqu'à leur presque baiser sur les collines (sans oublier la pointe de jalousie avec le capitaine qui tente de la séduire). Tout les éléments d'une love story sont présents !
J'étais contente de redécouvrir cette relation qui reste très discrète et pourtant pleine de promesse. Je me demande encore si Molly sait qui est vraiment Fitz, si elle reste aveugle pour sa protection, en gardant le nom "Le nouveau".

On pourrait aussi parler de l'amour presque filial d'Umbre et de Burrich envers Fitz, mais je crois que l'on s’échappe du thème.

J'ai presque oublié de parler de ces personnages secondaires qui sont nombreux mais tellement bien amenés et décrits qu'ils font vraiment la richesse de cette saga.
Le fou est le personnage le plus intriguant à travers son aspect, ses phrases énigmatiques, et celui que j'ai le plus envie de redécouvrir, car je pense être passé à coté de plein de choses le concernant lors de ma première lecture.
Burrich, qui malgré son aversion pour le Vif, fait preuve d'une loyauté et d'un attachement vraiment touchant pour Fitz. Umbre, personnage tout en ombre, mais que je trouve assez attachant notamment dans sa manière d'aborder sa relation avec Fitz.
Subtil, dont le nom nous parait parfois pas aussi adapté qu'il devrait l'être, avec Vérité et Royal forment le socle de la famille royale autour delaquelle se noue pas mal d'intrigues. On note la différence entre Subtil/Vérité et Royal dont les mots sont beaucoup moins posés et plus vides.
Patience et Kettricken, ces deux femmes qui initialement opposantes finissent par découvrir Fitz et lui accorder du temps voir de l'affection.
Les pirates rouges sont les ennemis, dont on sait si peu de choses, mais déjà des indices pour la suite sont disséminés.
Enfin les animaux ont un rôle important à jouer, à la fois par le Vif, mais aussi participent à l'ambiance moyenâgeuse de ce monde. Forcément, nous nous attachons à Suie, Fouinot, Martel qui jalonne l'existence de Fitz.

Au total : Une relecture de ma première saga de fantasy. Même si le schéma narratif peut paraitre classique une fois comparée aux autres (l’apprentissage, la quête d'identité), le charme de l'écriture et de Fitz me séduit toujours autant.

mercredi 3 juillet 2013

"L'ami retrouvé" de Fred Uhlman

Lu pendant mon collège, j'ai eu envie de cette relecture pour le challenge ABC

Résumé




Agé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l'amitié (...)







Mon avis :

Je me souviens que cette histoire m'avait beaucoup plu lors de ma première lecture, même si je n'en avais pas gardé beaucoup de souvenir.

Cette relecture m'a permis de voir d'un œil différent, celui d'un enfant juif, toute cette période de l'histoire, bien mieux connue de ma part que lors de ma première lecture, notamment la relative ignorance initiale dans certaines grandes villes de ce qui se passait ou allait se passer réellement avec le changement de pouvoir. On sent le racisme ambiant qui se développe.

L'amitié entre Hans et Conrad est forte dès le début, et en terminant ce roman, je me suis souvenue de cette amitié qui traverse les temps, et de cette impression qu'en apprenant à connaitre l'autre, on le comprend mieux.
La construction de cette amitié, cette rencontre entre 2 âmes sœurs, et ce coté assez exclusif des amitiés adolescentes sont parfaitement traités.


En lisant l'introduction, j'ai découvert la vie de l'auteur qui est aussi riche que son roman.

Au total : Un titre sur l'amitié adolescente avec comme toile de fond l'avènement du nazisme. Intemporel.

Lettre U : 1er changement

vendredi 21 juin 2013

"Harry Potter Tome 4 : Harry Potter et la coupe de feu" de J.K Rowling

Je poursuis avec un peu de difficulté cette LC au long cours, même si j'ai réussi à presque rattraper le coche.



Résumé : 
Harry Potter a quatorze ans et entre en quatrième année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d'un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit... Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter. Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d'immenses défis.






Ce tome 4 est le tome de transition par excellence, le tome au milieu des 7 que constitue la sage, même si en nombres de pages, les 3 derniers sont bien plus épais que les 3 premiers.

Transition dans le caractère des personnages, Ron commence à s'affirmer de sa comparaison avec Harry et ses frères, Hermione se lance dans la SALE.
Transition vers l'adolescence avec les premiers émois amoureux.
Transition vers la noirceur, avec le final vraiment bien amené de ce tome. On voit enfin le lien entre certains évènements du départ et l'ascension de Voldemort.

On en apprend plus sur ce qu'était le monde avant la chute de Voldemort, sur les procès et les personnages de cet époque.
On découvre les Aurors, et le Mangemorts et certains lancent des pistes sur l'avenir d'Harry.
On découvre de nouvelles écoles de magie, de nouveaux étudiants.

Loin de rester dans le schéma des précédents tomes, un souffle nouveau apparait et on découvre une partie de l'immensité du monde crée par J.K Rowling

Les rebondissements sont bien amenés par nombreux détails invisibles à la première lecture.

Au total : Tome charnière par excellence, le retour de Voldemort n'est qu'un témoin de l'évolution.

mercredi 1 mai 2013

"L'écume des jours" de Boris Vian

Lu lors de mon adolescence, l'histoire de Colin, Chloé et du nénuphar m'avait marquée. Cette relecture m'a permis de voir un peu plus l'univers loufoque de Boris Vian, et son personnage Chick

Résumé : (autant dire que ce n'est pas le plus inspirant)



L'Ecume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans.
C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette ?uvre d'une modernité insolente, l'une des plus célèbres du Xxe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir.
Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des noirs américains...
Mon avis :

C'est un livre culte dans son abstraction du monde, dans son coté fantastique que ce soit dans les inventions proposées par l'auteur, son univers qui s'adapte à la santé et l'humeur des personnages.
J'ai ressenti à la fois une sensation d'étrangeté et de bien être, dans cet univers qui m'a semblé familier malgré certaines expressions, évènements qu'il est difficile de s'imaginer.

Le personnage de Chick m'a fascinée dans son obsession de Jean Sol Partre, et je ne me souvenais plus du tout du dénouement, et il m'a surprise, probablement car il m'a rappelé d'autres livres lus récemment. J'ai trouvé ce personnage très évocateur de notre société de consommation, à demander toujours le produit dérivé de plus, même si le changement n'est qu'à une virgule.

J'avais un souvenir de la présence omniprésente du nénuphar, et même si son évocation est rapidement étouffante, je m'étonne d'avoir gardé cet éléments comme aussi intense. Finalement, j'ai eu l'impression que l'histoire de Colin et Chloé ne prenait pas tant de place que ça (en tout cas beaucoup moins que dans mes souvenirs, j'avais quasi oublié qu'il existait d'autres personnages dans ce livre), que les choses allait rapidement, et je me suis plus attardée sur les relations entre les différents personnages.

Au total : Un livre de mon adolescence relu d'un œil nouveau à l'âge adulte, mais qui me conforte dans mon idée de relire certains livres clés de ma période scolaire.