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dimanche 18 juin 2017

"Bouddica" de Jean Laurent Del Socorro


J'avais beaucoup aimé le "Royaume de vents et de colères", j'étais donc assez pressée de découvrir ce livre sur un personnage que je ne connais que par le biais d'un jeu vidéo.

Résumé

Couverture BoudiccaAngleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.




Mon avis

Un petite plongée dans l'Angleterre celtique ? Voila un livre qui complète bien mes dernières vacances dans la campagne et le sud de ce pays.

Contrairement à son précédent roman, Bouddica est centrée un seul personnage, féminin, redécouverte dans un second temps comme pilier de la lutte anglaise contre Rome.
Reine celte, on découvre par son histoire une partie des us et coutumes de ce peuple, notamment leur religion et l'importance des druides dans leur organisation sociétale. On peut être surpris de l'équivalence de traitement entre hommes et femmes d'ailleurs alors que la société romaine était dirigée uniquement par des hommes. L'antagonisme entre les 2 sociétés est assez bien décrit, et notamment par les incompréhensions suscitées.

Le récit est court et composé de 3 parties, comprenant les étapes clés de sa vie. Son enfance et l'apprentissage de sa condition de reine, une période de transition avant que la fibre celte ne réapparaissent et que sa condition de colonisée ne la dépasse.

J'ai aimé suivre l'évolution de cette femme entière et droite, dont l'enrichissement personnel n'est pas sa priorité, mais sa liberté. Même si l'histoire est probablement romancée (la courte bibliographie de fin montre le peu de document disponible sur cette héroïne), j'ai apprécié découvrir cette guerrière, reine des Icènes avant tout et refusant les compromis en sa défaveur. Elle porte les interrogations de chacun face à un envahisseur, faut il se soumettre et protéger un maximum de citoyen ou se battre pour sa liberté coute que coute. Que vaut la parole de l'envahisseur, quel est le bon moment pour refuser l'oppression ?

Au total : Un livre court centré sur une guerrière, assez moderne dans ses réflexions. Un peu moins prenant que le livre précédent, mais une bonne lecture plutôt historique que vraiment imaginaire.




lundi 14 décembre 2015

"L'homme de ma vie" de Yann Queffelec

Je suis toujours en difficultés sur la lettre "Q" pour le challenge ABC. Depuis 2 ans, je tente de lire "Les noces barbares" de cet auteur sans réussir à passer le cap. Croisant ce livre dans les rangées de la rentrée littéraire, le thème m'a plus parlé et je me suis lancée.

Résumé

Qui était mon père ? Un homme doux, mystérieux, sans pitié. J ai passé mon enfance auprès d un inconnu que j aimais, admirais,dérangeais. Je m étais trompé de famille, disait-il avec ironie, comme s il regrettait de m avoir engendré. Cette phrase me blessait. Moi qui voulais seulement devenir ce qu il était ou personne : avoir ses yeux bleus, ses mains, sa taille de géant, son talent. Il est parti en emportant ses secrets, presque tous.

Mon avis

Je n'ai jamais lu de livre de Queffelec père ou fils, et ce livre m'a convaincue d'essayer.

Un roman sur un père écrivain n'est pas vraiment nouveau en soi. L'histoire, malgré une certaine  linéarité, avec ses ellipses et sous entendus peut être déroutante.

On suit le père par les yeux du fils, qui l'idéalise et exprime ses frustrations d'enfant, pas forcement résolues malgré le fait qu'il semble plus mature et lucide dans la suite du roman.

Certains faits enfant prennent un œil nouveau comme adulte tout au long du roman.

Il y a de belles scènes filiales que ce soit avec sa  mère, figure phare de son enfance qui a un coté lumineux ou avec ce père dont l'incompréhension semble bilatérale. Sa mère très présente dans ce récit sans forcément l'être physiquement. On sent l'ancrage, le point d'appui, le contrepoids face à l'ennemi que devient son père. On sent surtout le manque à sa disparition, la bouée qui s'échappe alors qu'il décide de prendre le large au sens propre et figuré par son bateau.

Sa vie d'adulte m'a presque plus charmée dans son récit, sa structure que la première partie sur son enfance. Moins perdue dans les lieux, plus surprise par les réflexions soulevées et encore en cours, je l'ai trouvé plus facile à lire.

Cette histoire relate aussi la vie des parisiens dans les années 50, on y voit aussi un autre type d'éducation.
La place dans la fratrie est aussi abordée par les yeux de ce fils cadet, place connue pour être instable, tiraillée entre l'ainé et le dernier.

Son amour de l'écriture, précoce et inhibée par son père est très prégnante et présentée comme une vraie course d'obstacle. Sa vocation est précoce, probablement favorisée par son environnement littéraire, son éclosion est tardive et m'a donné envie de découvrir "les Noces Barbares".

Au total : Un livre sur une relation filiale compliquée, écrivains de père en fils !

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21/26 Lettre Q