samedi 21 avril 2012

"Hell" de Lolita Pille


Prêté lors du TTBS par Marion, Hell est un livre qui m’intriguait et que j’ai dévoré.

Résumé

"Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo: sois belle et consomme." Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel: elle vous méprise profondément...
Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé.
Ensemble, coupés dum onde, dans un corps à corps passionnel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.
Entre romantisme et cynisme, voici les débuts d'un "adorable monstre" de dix-neuf ans.

Mon avis

Il est assez difficile de parler de ce livre. Le personnage de Hell m’a fasciné au long de ma lecture. Sa manière de voir les choses est, je trouve, assez emblématique des adolescentes de notre époque.
Il fascine à la fois par la facilité d’accès aux drogues/boites/boissons et sa manière de parler de sa décadence, mais aussi par le mal être dégagé par chaque page, chaque phrase, chaque mot.  On a parfois l’impression de se retrouver devant Voici avec Paris Hilton. Elle donne une fausse impression de recul par un cynisme qui finalement est assez convenu, elle suppose plus qu’elle ne connait la vie des gens qui sont étudiants, travailleurs. Elle les dénigre et les rejète de manière familiale, « je ne veux pas être comme mes parents » mais son attitude est finalement tellement similaire…

On ressent son attitude hautaine et supérieure dans ce livre, elle nous amène à ressentir ce qu’elle souhaite, on a parfois l’impression de se faire manipuler dans nos sentiments pour cette héroïne. Parce qu’elle s’en fout de ce qu’on pense, seul son nombril est important. La frontière entre autobiographie et fiction nous semble assez fine. Seul le passage du point de vue d’Andrea laisse un vrai mystère, entre ce qu’il pensait vraiment et ce qu’elle aurait souhaité. 
Les personnages secondaires sont assez inquiétants aussi dans leur personnalités, et leur difficultés à exister.

Ce récit est aussi et surtout, une histoire d’adolescent, ils se sentent différents mais sont si banaux. Hell connait l’amour, le vrai, le seul qui puisse exister et qui mérite notre attention. Ce coté, je sais tout, nombriliste et exagéré de tout adolescent est tellement bien retranscrit. Le manque de recul, l’exagération ressentie de chaque situation, on est vraiment dans l’adolescence telle que je voyais dans les services hospitaliers, ces adolescents agaçants qu’on a envie de secouer. 
J’ai finalement eu cette impression que malgré ses convictions, Hell est comme les autres, dans un univers dont je ne connais probablement pas les règles mais où les relations humaines restent régies par les mêmes lois que la population générale qu’elle dénigre tant.

J’ai retrouvé dans le livre, un peu la même problématique et la même écriture, vive et écorchée que chez Justine Levy, des jeunes adultes qui vivent dans un milieu crée de toutes pièces par leurs parents, qui en sont indépendants mais que dans leur pensée, car financièrement parlant, tout est plus compliqué. 
Pas de claque dans ce livre, rien qui ne la confronte vraiment à la réalité, qui ne la fasse vraiment réfléchir à sa situation. Elle nous crache sa haine de la banalité tout en étant elle-même tellement banale dans son cercle d’amie mais aucune n’écoute vraiment l’autre, elles sont proches dans leur comportement mais pas de réelle amitié ne transparait. Il est étonnant pour moi de voir l’absence de figure parentale dans toute sa troupe d’ « amis ». On voit les dérives entre parents absents et parents qui ne sont pas à leur place et leurs difficultés à poser des limites, un cadre. 

Au total : Un livre qui m’a fait réfléchir sur l’adolescence et notre société. 

Un second roman « Bubble Gum » est sorti et semble reprendre le même thème.

D'autres avis chez Marmotte

jeudi 19 avril 2012

"Sans Ame" de Gail Carriger


Je me suis décidée à le lire devant un grand nombre de critique positives sur la blogo et un résumé plutôt allechant. Mon premier livre de Bit Lit!

Résumé

 Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?


Mon avis

Je suis assez mitigée à la fin de ma lecture.

D’un coté, j’ai énormément apprécié l’univers mis en place : les surnaturels et leur contretype paranaturel , le concept de meute et de ruche, les rivalités à peu près canalisées entre loup garou et vampire. Tout cela est bien exploité dans un univers que j'apprécie (anglais et victorien) et intéressant à découvrir. On apprend plein de choses dans ce premier tome (la série en compte 5), et on a envie d'en découvrir plus.

Les personnages principaux sont attachants et reflètent bien une certaine Angleterre dans ses moeurs, tradition qui sont parfois un peu contradictoires. 

L’héroïne, Mademoiselle Alexia Tarabotti (au nombre de répétition par pages, on ne peut l'oublier) un peu tête à claque dans son obstination et son dénigrement permanent (bon, avec une famille comme la sienne elle fait ce qu’elle peut) reste cependant assez crédible dans ses réactions. Elle se jète dans les pièges mais sans être agacante par sa naïveté ou aveuglement. Elle prouve que ne pas avoir d'âme est différent de ne pas avoir de sentiment ou de caractère!

J’ai un faible pour Lord Adelkama, ce vampire so british and trendy (et un peu caricatural), et sa petite troupe de suivants qui se révèlent d'une efficacité redoutable. Une vraie bouffée d'air à chaque apparition!
Lord Maccon, le Héros (avec un grand H) a un prénom assez improbable mais dégage une certaine virilité à travers les pages et remplit bien son rôle. Il se dévoile assez peu dans ce livre, la narration étant plutôt du coté d'Alexia. Son second, le Professeur Lyell est aussi un personnage intéressant, par son passé et sa gestion des situations et, j'espère que les autres tomes nous en apprendrons plus.

Les méchants sont assez caricaturaux, et j’ai assez vite deviné que certains personnages présentés inoffensifs, allaient réapparaitre dans la scène finale, par contre l’homme au visage de cire m’a intrigué, et m’intrigue toujours sur sa constitution !

De l’autre coté, le principal défaut à mes yeux de ce livre est un style assez lourd, notamment dans le phrasé. Je ne sais pas si c’est la traduction, mais « Mademoiselle Tarabotti » 10 fois par paragraphes, ca m’a vraiment agacée avec une sensation de répétition assez désagréable.

Par ailleurs, la romance est déjà bien installée au début du livre, sans que je saisisse pourquoi (j'ai pas tout saisi à la rencontre et au hérisson), et donne un aspect un peu facile, dont on se sent juste spectateur éloigné. Elle n'apporte pas le petit plus auquel je m'attendais...

Au total : De bonnes idées assez bien exploitées mais un style qui m’a dérangé. Je me demande si je me lancerais dans le tome 2, peut être en VO...

Ce livre fait partie des challenge : 

Fantasy sous un chêne organisé par Marmotte

ABC Imaginaire organisé par PtiteTrolle

mardi 17 avril 2012

Top Ten Tuesday : Et oui, je lis des pavés !



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est actuellement repris pas Iani.

Thème de la semaine :

Les 10 plus gros pavés que vous avez lus (ceux qui ont le plus grand nombre de pages) 

La question qui se pose est est ce qu'une série terminée, peut compter comme un pavé. Je pense que oui, car ca m'arrange, alors... Je compte en série les 3 tomes et plus :

Dans la catégorie, série un peu longue mais ca fait plaisir et finalement dommage qu'elle s'arrête (ou pas!) :

"L'assassin royal de Robin Hobb" : 6+7 tomes de 400 pages environ soit 5200 pages, mon record je pense!

"Le seigneur des anneaux" de J.R Tolkien : 3 tomes de 500 pages environ soit 1550 pages (en fait ca fait petit joueur à coté des concurrents de sa catégorie !)





La trilogie de l'empire de R.E. Feist et J. Wurst :3  tomes de 650, 1000 et 900 pages soit 2500 pages (je n'avais pas réalisé que le tome 2 faisait ses 1000 pages...)
Un très bon souvenir de lecture, une série fantasy très orientée manipulation politique. J'ai enchainé sur la série initiale avec Pug.

Twilight de Stephenie Meyer : 4 tomes entre 500 et 750 pages soit 2400 pages environ, et vu que je les ai enchaîné, c'est comme si ce n'était qu'un tome





Harry Potter de J.K Rowling : 7 tomes qui s'épaississent au fur et à mesure, lus et relus en VF et VO... Soit 4400 pages (dont 1 de 1000 pages en fait oO)









Dans la catégorie livre isolé mais néanmoins pavé ! : (heureusement que j'ai regardé ma bibliomania, ce ne sont pas ceux que j'aurais cité spontanément! Exit les Anna Gavalda et Katerine Pancol, qui font des petits formats finalement.)

"Les Trois Mousquetaires" d'Alexandre Dumas  soit 700 pages : Le seul classique de mon TTT !

"Sissi les forces du destin" d'Hortense Dufour de 645 pages, forcément, après avoir lu ce livre, je n'ai pas appris grand chose au musée Sissi, j'ai pu profiter des robes !







"Da Vinci Code" de Dan Brown, 745 pages, cette petite chose, dont je ne garde pas un grand souvenir, mais que j'avais lu rapidement. Je n'ai pas fini Anges et Démons du même auteur...

"Melnitz" de Charles Lewinski  soit 960 pages : ou comment n'emmener qu'un livre en vacances. Si vous aimez les histoires de famille sur plusieurs générations, je le conseille !






"Les artefacts du pouvoir" de  tome 1 : environ 830 pages, j'ai lu le 2 mais je me suis un peu lassée...













Hors catégorie : "Me font saliver"

"Les piliers de la Terre" de Ken Follett
"La trilogie Berlinoise" de Philipp Kerr, me reste les 350 dernières pages !

La semaine prochaine : Les 10 livres que vous avez lus en une journée (ou plus rapidement que d'habitude)

lundi 16 avril 2012

Lundi BD [5] : La légende du Changeling de Dubois et Fourquemin

Ma soeur a une bibliothèque de dingue, notamment en ce qui concerne les BDs. J'ai donc découvert celle ci lors de mon précédent voyage.

La légende du Changeling,Tome 1 : Le mal-venu




Résumé :


Au creux des arbres, au fond des forêts, dans chaque pierre, dans les champs et les plaines... Partout l'esprit de la nature est vivant. La légende dit que, tous les cent ans, un jeune garçon sera enlevé à ses parents par les fées et qu'il en reviendra transformé. Il pourra désormais communiquer avec la nature et ses forces magiques. Il est dit que ce jeune garçon combattra les êtres maléfiques voués au Seigneur du Chaos. Il est dit que de son combat dépendra l'avenir des êtres de Lumière. Et c'est le soir où une étoile s'émiettant des infinis viendra au milieu d'un cercle de pierres que la quête du Changeling commencera.


Mon avis :

Cette bande dessinée nous transporte dans les contes et légendes celtes/bretonnes/irlandaises? aussi bien à travers les dessins et détails des cases que les personnages et l'histoire.

On suit un petit garcon roux qui disparait et revient peu après sa naissance, on apprend à connaitre, ses parents, sa sœur. On découvre la campagne anglaise, puis Londres, la grande ville au début de l'industrialisation.
J'ai aimé me sentir plongé dans le quotidien des personnages de la campagne, puis de la ville, dans leurs difficultés quotidiennes, qui permettent d'ancrer l'histoire dans une certaine réalité, en apportant la touche de fantastique qui fait douter de sa réalité et nous fait osciller entre deux mondes. J'ai aimé les rencontres avec l'habitant de la foret, qui joue le rôle de mentor.

Ce premier tome est une mise en place, une découverte des personnages, des légendes qui vont, je pense, se développer par la suite. Le frère et la soeur sont mystérieux dans leur rapport avec la foret et la nature, et on se demande quels vont être leur rôle dans les prochains tomes.

Petit bémol : La série est en cours, je ne sais pas combien de tome sont prévus mais surement un certaine nombre...

Au total : Un premier tome au parfum de légende, qui donne envie de poursuivre.

dimanche 15 avril 2012

"Le dernier jour d'un condamné" de Victor Hugo


Lu dans le cadre du challenge Un mot, des titres, il fait aussi partie de ma liste ABC !


Résumé

Victor Hugo nous fait vivre intensément les derniers moments d’un être que la justice des hommes a condamné à mort. Espoir et désespoir, joies et souffrances, le séisme moral que subit cet homme, l’électrochoc de sa fin prochaine révoltent le lecteur. Ce livre est si fort, si intense, si éclatant, qu’au fond de notre âme quelque chose se fêle...





Mon avis

J’ai été surprise par la forme de ce texte.
En effet, la préface écrite en 1832, fait une bonne vingtaine de pages je pense, puis un texte sous forme de scène de théâtre présente le texte et les préjugés auxquels il a surement fait face, et enfin arrivent le texte qui a donné titre à l’œuvre.

On est donc dès les premières pages, replacés dans le contexte historique de ce livre, et cette préface fait office de lettre ouverte, voir de déclaration d’avocat. Ces pages sont fortes, nous rappellent les injustices et nous montrent qu’il a fallu plus de 150 ans entre ce texte, et l’abolition de la peine de mort en 1981.

La scène de théâtre qui suit est remplie de clichés, avec tous ces personnages hétéroclites qui discutent. On se croirait vraiment dans un salon mondain, où le dernier ragot à la mode se doit d’être débattu. Le nom du livre n’est même pas dit initialement, comme un texte banni, censuré par la morale, mais il n’est pas possible non plus de le jeter.

J’avoue qu’après ces 2 textes, j’ai eu un moment de doute sur ce qui allait suivre, tout en ayant envie de le découvrir.

Puis, le texte proprement dit, à la première personne, nous plonge dans le procès, dans le passé de cet homme dont on ne sait pas grand-chose (initialement) en dehors du fait qu’il va être condamné à mort. La perception entre bagne à perpétuité et peine de mort est bien retranscrite, plutôt la mort dira t-il à son avocat, avant de le regretter quand la peine tombe.
Cependant il regarde les autres prisonniers partir au bagne avec un certain effroi de leur situation, ne sachant pas laquelle est finalement la plus enviable et nous laissant dans cette incertitude.

Le quotidien de cet homme qui attend la mort est difficile, il fera malgré tout des rencontres qui le marqueront. Il offre son manteau à un autre bagnard, et se justifie de manière si vrai juste après, même s'il est condamné à mort, il garde sa dignité.
Une de ses rencontres va briser ses espoirs, sa barrière mentale, et celle ci est particulièrement émouvante et nous/lui rappelle que la vie à l'extérieur continue, sans lui...

Même si la fin est prévisible, on ne peut s’empêcher d’espérer avec lui, se demander si la grace présidentielle ne va pas arriver. 

Au total : Une lecture forte, qui donne à réfléchir sur la peine de mort et l‘époque de son écriture.

Cette lecture fait partie des challenges :

1 mot, des livres organisé par Calypso, prochain mot :
ABC organisé par Nanet

Victor Hugo organisé par Valou dans la catégorie Roman 


vendredi 13 avril 2012

"Le chien des Baskerville" d'Arthur Conan Doyle


J’ai vu ce livre dans la bibliothèque de mes parents pendant toute mon adolescence, mais je ne l’avais jamais lu. Je me suis (enfin) décidé à le lire !



Résumé
Des cris lugubres résonnent sur la lande...
Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l'origine de la mort de sir Charles Baskerville. Maudit soit Hugo, l'ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal !
Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu'il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l'héritier nouvellement débarqué d'Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges... Se peut-il que la malédiction des Baskerville pèse encore ?

Mon avis :

Je découvre Sherlock Holmes pour la première fois à l’écrit. J’ai déjà vu le dessin animé qui a bercé ma jeunesse et plus récemment les films avec Jude Law, et je me demandais à quel point la personnalité du duo mythique était déformée dans ces films.

Je suis ravie d’avoir découvert Sherlock et ses facultés de déduction, de me prendre un peu au jeu, comme Watson dans la résolution de l’énigme. Dans cette enquête, j’ai trouvé que finalement, l’important n’est pas le coupable, mais plus ses motivations et la manière dont il manipule son monde.
J’ai apprécié avoir des minis enquêtes parallèles qui se résolvaient au fur et à mesure, tout en ayant leur rôle dans l'enquête principale, sans qu’il n’y ait pas de révélations finales sensationnelles à la fin.
Il est étonnant de découvrir le personnage de Moriarty comme témoin de l'affaire, et se demander quel rôle il aura dans cette histoire pour tenter de relier cette histoire aux autres histoire.

Le chien de Baskerville a un petit coté Bête du Gévaudan, une histoire qui m’a toujours fascinée, (depuis mon voyage dans la dite région).

Difficile de parler d’un policier, et encore plus d'un classique qui a été de nombreuses fois commenté sans parler des tenants et des aboutissants de l’histoire, mais en tout cas j’ai lu ce livre avec plaisir.
Certains traits de caractère ont effectivement bien été retranscrits dans le film, même s’il y a, je pense probablement quelques exagérations (la facilité de travestissement de Holmes et son habilité au combat). J’attends de voir dans d’autres enquêtes !

Au total : Une découverte réussie du monde de Sherlock Holmes, je ne sais par quel livre enchainer…

lundi 9 avril 2012

"Oh, Boy!" de Marie Aude Murail


Lu dans le cadre d’une lecture commune organisée par Luthien, je l'ai acheté initialement après pas mal d'avis positifs sur la blogosphère.

Résumé

Siméon, Morgane et Venise Morlevent se découvrent un matin sans parents. Qui va les adopter ?
Josiane, leur antipathique demi-soeur, ou leur demi-frère Bart, qui change de petit copain tous les jours et qu’ils adorent ? Le pire, c’est que Bart et Josiane se détestent...
Une histoire remarquablement ficelée, une ribambelle de personnages attachants qui ont un sens aigu de la répartie, un discours intelligent et une très appréciable ouverture d’esprit : voilà précisément ce qui rend ce livre irrésistible.



Mon avis

Un livre dont j’ai entendu parlé sur la blogosphère et que je n’aurais probablement pas remarqué sinon. 
Le titre peu évocateur et une photo de couverture assez improbable ne rendent, à mon avis, pas justice à ce livre que j’ai tout simplement dévoré, ouvert dans le métro et je n’ai pas pu m’arrêter.

Ce livre, à travers la famille Morlevent, parle de sujets très actuels tout en douceur et en finesse. Point de jugement, juste des faits, des impressions, et des sentiments.

On ne peut être que touché par cette fratrie et ses déboires. L’auteur aborde le thème de l’adoption/tutelle du point de vue des enfants, et des fratries, de la difficulté qu’on les services sociaux à ne pas les séparer. D’ailleurs le personnage du juge, un peu à l’extérieur de son rôle propre, apporte pas mal au niveau humour et dédramatisation, même si du fait de son sur-investissement, il perd à mon avis un peu de crédibilité.

Autour de cette famille, on traverse la société actuelle, les préjugés sur l’homosexualité, les femmes battues, l’accès aux soins, plein de détails qui rendent cette histoire réaliste mais sans dramatisation extrème.

Les personnages sont attachants, y compris Bart et Josiane, qui se découvrent des demis frères sœurs sur le tard et s’adaptent à leur manière à la situation. J’ai par ailleurs aimé la réaction de Bart dans son histoire avec Aimée et son mari (comprendront ce qui ont eu le livre), pas d'héroïsme en particulier.

Le seul bémol qui m’a agacé en début de lecture : Siméon, l'aîné, est forcément surdoué. J’ai parfois l’impression que dans tous les livres jeunesses, les enfants se doivent d’être surdoués, pour pouvoir amener une réflexion plus adulte. Cependant, il n’y a pas d’excès dans ce personnage et son attitude, il garde des pensées et parfois un comportement d’enfant.

L’écriture est légère, avec pas mal de touche d’humour, fluide, bref une lecture facile. Le titre s’explique assez rapidement et cette expression participe à mettre le sourire au long de ce livre.
Le ton est juste et l’histoire crédible, pas de vrai moment larmoyant (alors que çà aurait pu) et finalement, une bouffée d’espoir à la sortie de ce livre, sur une fin loin d'un conte de fées.

Au total : Une vraie découverte, un livre jeunesse riche en réflexion et en émotion sans tomber dans l’excès. Bref un coup de cœur.

Ce qu'ont en pensé les autres participants :  

Myuki : "Un petit bijou de tolérance et une belle leçon de courage et d'espoir."

Emisa :  "une histoire remplie de vérité mais aussi d'humour, tout en restant touchante."

Flof : "un sentiment d'authencité s'en dégage, nous touchant en plein coeur."

Pomm : "j’ai ris, j’ai pleuré, toutes les émotions vous guettent entre les lignes."

Reveline : "les dialogues irrévérencieux fusent et les répliques politiquement incorrectes font mouche"

Luna : "Oh, boy ! est vraiment un livre à découvrir :)"

Frankie : "un très joli livre, bien troussé et une lecture qui fait passer un superbe moment"

Melisende : "Un beau témoignage de ce que peut être la vie : difficile, avec son lot de drames, mais aussi belle grâce à l’espoir, l’amour, la famille…"

Agnes : "La finalité de l'histoire est intéressante, c'est plus un livre de courage et d'espoir."

Mimigogotte : "J'ai été touchée, émue par cette magnifique histoire, bien racontée."

Ananas :" C'est un peu comme un coup de foudre, je l'ai immédiatement commencé... pour ne plus le lâcher !"


Pimousse :" Le livre est avalé très rapidement, mélange de rires , de larmes, de joie et de frustration. "

Luthien, organisatrice :" De nombreux personnages parcourent ce roman et malgré certains traits parfois caricaturaux ou peu développés, il est impossible de ne pas s’attacher à eux."

Au total : une lecture appréciée par toutes, malgré pour certaines quelques caricatures.

samedi 7 avril 2012

Le mois de... sur BookenStock

Vous connaissez le mois de ...



C'est un rendez vous mensuel (et oui !) chez Dup et Phooka de Book en Stock.
Le principe est simple, pendant 1 mois, un auteur répond aux (nombreuses) questions des internautes.

J'ai déjà participé à celui de Matthieu Gaborit en février, qui m'avait permis d'exhumer un de ses livres de ma PAL, actuellement, c'est celui de Nadia Coste, et en mai (fait ce qu'il te plait!) c'est Frédéric Mars !
(Pour les autres, je vous renvoie à la page dédiée)

A cette occasion, je vais recevoir grace au partenariat organisé à cette occasion, Non Stop, qui a pas mal fait parler de lui sur la blogosphère.

Donc on se retrouve début mai, pour ma lecture de Non Stop et les premières questions!

vendredi 6 avril 2012

"Roméo et Juliette" de William Shakespeare


J’ai enfin lu ce classique du théâtre. Tout le monde connais la trame de cette histoire et énormément de choses ont déjà été écrites sur le sujet, donc vu mes capacités d’analyse de texte, je vais plutôt pointer les choses qui m’ont surprises.

 

Mon avis

L’histoire tragique des amants de Vérone est connue et a été déclinée sous pas mal d’angles (film, peinture, sculpture, opéra et danse), les à-coté m’ont étonné.


La trame de fond m’a semblé plus axée sur la rivalité des 2 familles, sur cet esprit délétère et bien ancré dès le plus jeune âge dans les 2 clans. On déteste l’autre de père en fils, et même le Prince de Vérone, n’arrive pas à casser cette gangue de haine et de rancune. 
Pas de cour prolongée comme on trouve dans les romans actuels, quelques scènes où les protagonistes nous font part de leur sentiment, mais c’est vraiment leur situation « politique » qui est au premier plan. Comment vont-ils pouvoir sortir de leur carcan familial? Leur rencontre et leur déclaration vont finalement assez vite.

Roméo et Juliette sculpture à Central park, NYC.
Juliette est jeune et s’enflamme comme son jeune âge le permet, certains passages semblent un peu désuets dans sa manière de se lancer tête baissée dans ce mariage et dans son entêtement. Mais sa fidélité à Roméo, son attachement est touchant. J’ai bien aimé leur courage et leur débrouillardise pour duper les adultes. La famille de Roméo semble plus soutenante que celle de Juliette, même si on voit plus l'histoire du point de vue de celle-ci.

Peinture de Franck Dicksee
La nourrice et le prêtre, plus que les parents, semblent les mentors et guides des 2 protagonistes, preuve de l’éducation et de l’importance de la religion à cette époque. Les parents sont craints mais assez peu consultés et écoutés pour leur choix et leur décision. L’inverse est d’ailleurs assez vrai, en effet le père de Juliette décide du prétendant et n’écoute point sa fille.

Je ne connaissais pas Paris, et son coté amoureux éconduit et le dénouement m’a étonnée. D’ailleurs, le dernier acte m’a scotchée, j’ai tourné les pages pour connaitre les détails de cette fin pourtant archiconnue !


Dans les bémols, le principal reste les traductions assez hétérogène. Le premier E book que j’ai téléchargé m’a paru quasi incompréhensible à chaque phrase, et je me suis rendue compte des différences assez importantes entre 2 ebooks et mon livre réél que j’ai redécouvert dans ma bibliothèque. Malheureusement mon niveau d’anglais ne me permet de me lancer directement dans la langue de Shakespeare, et je le regrette.

Exemple Acte 2, scène 1 avant dernière réplique de Mercutio:

Mercutio (version Kindle bourrée de notes explicatives) : "Ce que je dis ne peut l’offenser, ce qui pourrais l’offenser serait d’évoquer quelque esprit étrange dans le cercle de sa maitresse, et de l’y laisser jusqu’à ce qu’elle l’eût conjuré et fait rentrer dans l’abîme ; cela pourrait l’irriter ; mon invocation est honnête et obligeante, et je ne conjure au nom de sa maîtresse que pour le faire apparaître."

Mercutio (version e books.com) : "Cela ne peut le fâcher ; il se fâcherait avec raison, si je faisais surgir dans le cercle de sa maîtresse un démon d’une nature étrange que je laisserais en arrêt jusqu'à ce qu’elle l’eût désarmé par ses exorcismes. Cela serait une offense : mais j’agis en enchanteur loyal et honnête ; et, au nom de sa maîtresse, c’est lui seul que je vais faire surgir."

J’ai lu la version ebooks car elle me semblait plus fluide…

Au total : j’ai découvert un classique, qui amène beaucoup plus loin que les bribes connues.


Ce livre compte pour le baby challenge théâtre, pour le challenge Amoureux de l'Irrégulière.

 

mardi 3 avril 2012

Top Ten Tuesday : Les livres improbables de ma PAL



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est actuellement repris pas Iani.
Thème de la semaine :

Les 10 livres de votre PAL (pile à lire) que vous n'avez finalement plus envie de lire


Et oui on a tous les livres achetés sur un coup de tête (comme beaucoup de mes livres finalement) et après quelques mois de stase dans ma bibliothèque, parfois j'ai un : Questcequilfaitlaceluila ? Assorti d'un je le cache encore plus loin dans ma biblio ou faut absolument que je me dépeche de le lire, il a l'air trop cool.

Aujourd'hui, donc, les Questcequilfaitlaceluila ?


Catégorie : Attirée par la couverture et le titre

Cendrillon d'Eric Reinhart : Bon, la couverture est chic, et le titre ambiance conte de fées,  à priori le contenu beaucoup moins...



Chaque femme est un roman d'Alexandre Jardin :Acheté le même jour que Cendrillon, bon j'ai feuilleté les premières pages et c'est assez loin des promesses du titre dans mes souvenirs.



La ou j'irais : A priori c'est le tome 2 d'une saga, il est court et jeunesse, mais je ne sais pas trop ce qui m'a pris de l'acheter..





Catégorie : Un jour je le lirais, mais vraiment pas de suite : 

Classique un jour


L'iliade d'Homere : Un livre qui me fait envie, car le grec ancien a bercé mon collège/lycée. Après il faut que je trouve une traduction pas trop âpre, car celle là...

Le prince de Machiavel : essayé un matin dans le métro, je me suis dit que c'était un peu ardu pour une lecture à moitié endormie.










Catégorie : Je vais lire en VO, ou pas...

Dome de Stephen King : en français les pavés m'effraient, alors en anglais, je me prévois 3 mois de lecture. J'en suis à hésiter à l'acheter en version française!
La couverture en tout cas est magnifique !










Et vous quelles sont les improbables de votre PAL?

La semaine prochaine :


Les 10 auteurs dont vous attendez avec impatience un nouveau livre (annoncé ou non)
 Je sens que JK Rowling va apparaitre un certain nombre de fois :p 

lundi 2 avril 2012

Bilan de mars, Perspectives d'avril

Tous les bilans sont repris chez Liliebook 


Au total ce mois ci : 6 livres lus, 5 messages


Un fin de lecture difficile pour "Demain les chiens", une petite deception avec "Les dames du lac", mais les discussions du book club m'ont donné envie de poursuivre cette saga. Une bonne surprise avec "Fondation" d'Isaac Asimov. J'ai aussi lu "la Nuit de Valognes" d'Eric Emmanuel Schmitt, que je n'ai pas encore publié, ainsi qu'une bande dessinée avec Darwin comme héros.
 








Je lis en ce moment : "Sans ame" de Gail Carriger.
Je voulais continuer la série Fondation, mais je me suis motivée pour un livre plus léger.








Bilan de mes challenges :


Challenge ABC : 3/26 Je devrais être à 7 livres, je vais essayer d'avancer un peu dans le mois

Challenge ABC imaginaire : 3/26 Pareil je vais me motiver pour avancer (d'ailleurs le livre en cours en fait partie!)

Challenge SFFF : +1 avec Fondation, donc j'en suis à 4/9 livres en SF.

Challenge Fantasy sous un chêne : 1 (les dames du lac)


Challenge terminé : Classique au coin du feu organisé par Marmotte


La fin de ce challenge signe aussi la fin de l'hiver, et le retour du beau temps!
J'ai réussi à lire 5 classiques sous ma couette, un peu plus d'un par mois!

Inscription à une challenge pour découvrir le Japon par Kesako du livre :  Objectif : 1 livre par mois sur le thème du Japon et un sous thème choisi. Pour le mois d'Avril : Un auteur en vogue lors du salon du livre.




Perspectives d'avril :

Comme le mois dernier peu d'engagements, Hunger Games tome 3 pour le 15 et un livre avec le mot "jour" pour le challenge de Calypso.
Et les mêmes que le mois dernier, car ils font partie de ma PAL urgente finalement, je dois les rendre dans 6 semaines! Accessoirement, j'aimerais continuer la trilogie Fondation d'Asimov pour ne pas la laisser trainer trop longtemps...




dimanche 1 avril 2012

"Fondation" Tome 1 d'Isaac Asimov


Lu dans le cadre d’une lecture commune, ce livre fait partie de mon challenge SFFF, et m’a été chaudement recommandé par un amateur d’Isaac Asimov

Résumé

En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici trois siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...



Mon avis

Encore un livre qui diffère de ma vision de la SF, point de pistolet laser et invention improbable dans des combats épiques et galactiques, mais plutôt une réflexion sur le fonctionnement de la société humaine et notamment la gestion de la distance.

Ce livre est divisé en 5 chapitres ou plutôt nouvelles avec un continuum sur le lieu mais pas dans le temps. Les nouvelles sont séparées le plus souvent d’un certain nombre d’années, correspondant à l’intervalle entre 2 crises "Seldon".

Seldon, grâce à la psychohistoire, prévoit la décadence de l’empire et une période de troubles plus ou moins prolongée. J’aime beaucoup cette notion d’histoire de peuple/masse, loin de l’individu qui montre des orientations globale de l’évolution d’un empire.

Cet empire a d’ailleurs un petit coté Star Wars, avec des planètes éloignées qui font leur révolution, leur politique interne et locale. Des marchands parcourant l’espace, bref un monde qui nous semble bien lointain, même s'il fut inspiré, parait-il, de l'empire romain.

J’ai aimé la philosophie des héros, et leur manière d’esquiver plus ou moins en douceur les menaces de guerre, et de révolution politique.
Le concept de religion comme fédérateur de masses et du commerce comme créateur de manque, reste actuel, même si ce livre a été écrit dans les années 1950. Il met en évidence l’inutilité de la guerre et la résolution des crises de manière diplomatique. 

Même si j’ai apprécié l’habileté diplomatique de la plupart des personnages principaux et leur partie d’échec, j’ai quand même eu parfois le sentiment qu’il nous manquait des éléments pour bien appréhender les tenants et aboutissants de chaque manœuvre.
Par ailleurs j’aimerais bien savoir ce qui se passe sur l’autre colonie (une autre fondation envoyé de l’autre coté de l’espace)…
Certains ont pu regretter l’absence de femme dans ce livre, où effectivement elles ne sont présentes que sur quelques pages avec des attitudes peu reluisante, personnellement, cela ne m’a pas trop dérangé, et je pense que cela  colle surtout avec l’époque d’écriture.

L’écriture est quand à elle fluide, les pages s’enchainent avec peu de temps mort, et on n’est à aucun moment noyé de termes techniques incompréhensibles (ce qui a longtemps été ma vision de la SF)

Au total : Un premier tome riche en réflexion et pacifisme, me donnant envie de poursuivre rapidement cette série.

Citations : 

"Que tes principes de morale ne t’empêchent jamais de faire ce qui est juste." p147

"La violence est le dernier refuge de l’incompétence."

"Car les religions scientifiques ont le précieux avantage de toujours réussir leurs miracles et d’exaucer, à la demande, des malédictions telles que celles d’Aporat." P 138

« C’est une personnalité entièrement négative. Il ne déploie d’énergie que pour fuir ses responsabilités. »

Qu’en ont pensé les autres lectrices : 

Frankie :  
« Car bien qu'intéressante, cette Fondation reste finalement qu'une toile de fond (je n'ai toujours pas compris à quoi elle servait dans ce roman, j'ai dû louper quelque chose !) et le livre met surtout en scène des intrigues politiques, militaires puis commerciales qui m'ont franchement barbées ! »

Minidou : 
"Malgré sa simplicité au niveau du style, j'ai tout de même trouvé qu'il y avait une certaine complexité au niveau des enjeux politiques et humains liés à la Fondation,"


« Encore un SF comme je les aime, ça parle de politique et d’économie mais sans aucune incompréhension, c’est simple et génial. »

StupidGrin

Aaliz (organisatrice mais sans net)

Ce livre fait partie de