samedi 3 mai 2014

"Les ailes brisées" de Marie Liondor



Je m'étais fixé comme objectif de rattraper mon retard de lecture pour l'opération coup de coeur, avec ce 10ème livre, je suis pile à l'heure !

Résumé : (4 ème qui spoile le bon tiers du livre ...)

« Il leva le bras et un silence soudain s'abattit sur eux,le vent cessa de souffler, les feuilles s'immobilisèrent et tout se figea dans une effrayante inertie. »

Qui donc est Robyn ?
D'où viennent ses dons exceptionnels ?

Ce sont les questions que se pose Manon en croisant la route de cet être angélique aux étranges yeux émeraude.
Mais lorsque la réponse lui apparaît, à la suite d'un terrible accident de la route, elle apprend que leur histoire a véritablement commencé il y a plus de deux siècles...


Mon avis

Je n'ai pas aimé ce livre.

Parce que c'est une romance sans surprise ni vrai mystère, ni petit truc en plus. La nature de Robyn est rapidement dévoilée sans que ce soit une curiosité ni porté par un suspense haletant. Ils tombent amoureux au premier regard. Tout reste chaste et platonique, on ne sent pas une once de passion entre eux. Ils aiment se faire des câlins sans passer à l'acte, et la présence de l'autre leur suffit (je n'ai pas trouvé de dialogue relevant le niveau entre eux) Leurs embrouilles de couple ne semblent pas réelles. C'est long pour pas grand chose ...

Le concept d'âme soeur tel qu'il est présenté ne m'a pas convaincue. Le retour dans le passé d'Opaline explique finalement peu de choses, car l'histoire se répète et nous embrouille sur le présent, sans apporter plus que le fameux "faits l'un pour l'autre". Je ne me souvenais plus des derniers évènements du présent quand l'interlude s'est terminé (mais peut être aussi car je n'étais pas du tout prise dans l'histoire).

Robyn est "mystérieux" et surtout moyennement compréhensible, ses hésitations m'ont laissée de marbre, ainsi que les zones d'ombre qui l'entouraient. Quand à Manon, c'est l'éloge de la fille simple, qui aime sa famille plus que tout, qui a un boulot gagne pain uniquement et qui est trop gentille, voir fade... Il est difficile de s'identifier à cette fille qui se laisse facilement marcher dessus, qui a une vie qui s'articule autour de la maison de ses grands parents et de son boulot de caissière qu'elle a dégoté par piston... Mais heureusement l'amour de sa vie que le travail d'ostréiculteur déprime va réussir à trouver un métier qui gagne bien pour qu'elle devienne femme au foyer (j'extrapole un peu) ! ( Au secours la modernité !)
Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisésIls s'aiment envers et contre tout, ils s'aiment et ils s'aiment. Ce livre dégouline de mots gentils et de fleurs, trop pour être crédible ou m'émouvoir. Les scènes finales sont le happy end de trop qui m'ont fait refermer ce livre avec plaisir (le chat, l'église le vétérinaire, pour celle qui l'ont lu ...).

Par ailleurs, je l'aurais plus classé dans la catégorie imaginaire, plutôt que contemporain, car ce qui prime c'est la nature non humaine de Robyn. Il est dommage que ce qui entoure cette particularité soit aussi peu développé. Quant aux capacités de Manon, elles apparaissent et disparaissent, au bon vouloir de l'histoire, alors que le concept d'aura colorée autour des gens mériteraient plus d'approfondissement.

Au total : Une romance avec une touche fantastique pas très palpitante !
Photo

jeudi 1 mai 2014

"Le prestige" de Christopher Priest



Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle, j'ai beaucoup aimé me plonger dnas l'univers de l'illusion, teinté d'une pointe de fantastique

Résumé : 

Couverture Le prestige 

Dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, où les numéros de magicien et le spiritisme attirent les foules, deux prestidigitateurs, Alfred Borden et Rupert Angier, se rendent célèbres grâce à l'audace de leurs tours. Cette notoriété ne les protège pas de la jalousie, et bientôt les deux hommes se lancent dans une tragique compétition, chacun mettant au point un numéro de téléportation. Quelle folie ont-ils osé commettre pour devenir le plus grand des magiciens ?



Mon avis :

La structure de ce livre est en elle même assez fascinante. Une première partie nous présentant les descendants, une troisième avec un évènement nous éclairant certains faits différemment, et le dénouement. Cependant, ces trois parties sont finalement assez courtes et permettent surtout de faire monter le mystère, et notre perplexité sur les faits anciens.
Les deuxièmes et quatrième partie nous plonge dans le monde de l'illusion du XIXème siècle avec les récit sous forme de journal des 2 protagonistes. Le second nous donnant envie de relire les parties du premier, car chacun donne sa vérité.
La partie sur Borden nous offre des coupures et entretien le mystère de la profession et de la raison de leur rivalité. Il est difficile de se faire une idée sur ce personnage, sa double vie. Il m'a semblé finalement assez antipathique.
La partie sur Angier, plus longue, parfois un peu trop, permet une vision globale des différents évènements et de leur conséquences.
On prend partie pour l'un ou l'autre des magiciens, on trépigne devant ces secrets non révélés, et on admire ceux qui le sont, même si on se fait mystifier aussi par écrit !
L'ambiance 19ème avec l'apparition de l'électricité est très bien retranscrite, et l'immersion dans l'Angleterre et les Etats-Unis est réussie.
La touche fantastique est amené par détails, sans excès et permet de croire à beaucoup d'élément de ce récit.

Au total : Un roman qui nous plonge dans une époque différente dans le monde des illusionnistes. Un récit à 3 voix qui permet de faire monter le mystère jusqu'au dénouement final.
La séparation attend dans ma PAL !

Les avis des autres membres du cercle : Julien, Marie Juliette, Nathalie

mercredi 23 avril 2014

"Perception : Esprit infini" d'Adeline Dias

Lu dans le cadre de l'opération coup de coeur, je me suis laissée embarquer dans ce roman fantastique sans trop de difficultés

Résumé 

Couverture Esprits infinis, tome 1 : PerceptionEt si certains d’entre nous étaient dotés de capacités psychiques hors normes ? Votre facteur pourrait lire dans votre esprit, votre collègue de travail ressentir vos émotions… Mais vous ne pourriez pas le savoir, les Psis gardent bien leur secret.

Lorsque Lou rencontre Antoine, elle sent en lui une dangerosité, un mystère qui l’attirent et l’effraient tout à la fois.

Elle ne le sait pas encore, mais il va l’entrainer dans son monde. Celui des Psis




Mon avis

Ce n'est pas le roman qui révolutionne le genre, mais il m'a laissée le sentiment d'une lecture très agréable. Je me suis attachée aux personnages, malgré quelques clichés, aussi bien Lou qu'Antoine, ou les personnages secondaires.

Lou fait partie des jeunes filles volontaires, qui entre dans le monde des Psis alors qu'elle ne s'y attend pas. Elle a l'avantage d'être "normale", pas de réaction exagérée face au danger et à ce qu'on lui demande. Antoine, sous des dehors fils pourri gâté de bonne famille, se révèle au fur et à mesure, et plutôt en positif. J'ai bien aimé le lien qui se tisse avec Lou.

Les différents amis de Lou, et les différentes familles sont riches en personnages haut en couleurs et bien différenciés qui apportent un vrai plus à l'histoire.
 L'intrigue est bien amenée, et donne envie de savoir qui est le Maitre, et ce que deviennent la plupart des personnages au décours de ce tome.

Les pouvoirs des différents personnages sont bien décrits et semblent assez équilibrés, même s'il existe certaines ressemblances avec une certaine tétralogie emplie de vampire.

Au total : Une agréable surprise,  une histoire bien développée, des personnages attachants, qui donnent envie de lire la suite, malgré parfois un sentiment de déjà vu.

Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisés

mardi 15 avril 2014

"Les mondes d'Ewilan tome 2 : L'oeil d'Otolep " de Pierre Bottero

Je poursuis la lecture commune avec ce tome 2.

Comme nous sommes au milieu d'une série, je vais faire plein de spoiler, sans trop m'étaler je pense, plus comme un pense bete que vraiment un article.

Résumé par mes soins : 

Couverture Les Mondes d'Ewilan, tome 2 : L'Oeil d'Otolep Editions Rageot (Poche) 2007Nous avions laissé Ewilan, à la suite de son "aventure" dans notre monde, aux prises avec Elea, la Méchante.
Nous la retrouvons apaisée à l'académie, mais de nouvelles péripéties vont venir troubler son quotidien, et nous rapeller que son destin se doit d'être exceptionnel !





Mon avis

J'aime toujours autant le monde créé par Pierre Bottero, riche en décors différenst, son écriture douce et poétique. L'imagination trouve bien son nom, et j'aime en imaginer ses contours et la méduse.
Ewilan gagne en maturité, et je vois ce tome comme un tournant dans cette trilogie, mais aussi dans les 9 tomes si on considère la trilogie Ellana dans la même veine. Sa rencontre avec l'oeil d'Otolep reste mystérieuse, et ses motivations bien amenées.
Cependant, elle a un coté miss parfaite qui continue de m'agacer, et je ne m'attache pas du tout à elle, mais vraiment plus à son monde. Ses décisions semblent parfois peu réfléchies, impulsives et surtout égocentrées (notamment celle qui clot le livre) ! Edwin, Ellana, Salim finalement sont bien plus humains et fragiles.
Nous voyons peu Illian dans ce tome, mais son univers m'intrigue, et j'espère que nous aurons toutes les réponses à nos questions dans le prochain tome sur son pouvoir et le monde dans lequel il vient.
Quant à l'intrigue, il s'agit d'un tome de transition, entre la claque de l'institution et le nouveau monde qui s'ouvre à nous, qui nous montre un voyage (oui encore un) mais dans une région que nous ne connaissions pas encore, mais qui ne sera à priori que traversée.

Au total : Un tome de transition qui malgré quelques défauts a été dévoré ! Le tome 3 bientôt !

dimanche 13 avril 2014

"Les chroniques du chat noir. Le lien" de Ghislain Meurlay



Nouveau titre pour l'OCDC 2014 dans la catégorie Thriller, un titre qui ne m'a pas emballée.

Résumé

Couverture Les chroniques du chat noir : Le lienQue feriez-vous si vous étiez un redoutable tueur en série ? Un tueur impitoyable, dont le seul nom fait froid dans le dos... Le Chat Noir. Que feriez-vous si votre dernière victime était le plus grand baron de la pègre ? Si nul n'était en mesure de vous dire où il est, ni qui il est ? Si c'était un "Fantôme" ? Et si la seule personne capable de l'identifier était un type bien, sans histoire ?


Mon avis

Ce court thriller m'a laissé sur ma faim, point de moment franchement angoissant, point de suspense (à mon avis) sur qui est ce fameux chat noir, pas de grande originalité dans l'intrigue. Bref un fond qui ne m'a pas convaincu, d'autant plus qu'une touche de fantastique est amenée de manière peu subtile, plus comme une pirouette. 


Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisésFinalement les personnages étant succinctement décrits dans le prologue, biographie rapide d'Ugo, il  permet de nombreux raccourcis dans l'histoire par la suite, l'auteur semblant penser que nous allions l'apprendre par cœur avant de lire.

Le personnage de Samuel est intriguant dès le début, et ne laisse pas vraiment de doute sur son identité, même si la révélation finale m'a déstabilisée. Ugo par son évolution est peut être plus surprenant, je n'arrive cependant pas à savoir si je trouve ses réactions et son comportement crédible pour un homme "lambda". L'amitié, très mise en avant, dans le principe est assez peu exploitée dans les relations entre eux, il manque un vrai contexte, une profondeur à la relation qui lie les 6 hommes, qui sont presque interchangeable. De même la relation entre Samuel et Ugo est vite construite, une soirée et hop les voila amis pour la vie.

Quant à la forme, j'ai été gênée par la mise en page, la découpe des paragraphes pas très cohérente, les majuscules après chaque phrases orales, les fautes d'orthographe disséminées dans le texte ("Ugo la sert dans ses bras"). Plein de petits détails qui cumulés ralentissent la lecture. Le style s'améliore au fur et à mesure. Les points de suspension disparaissent, et ceux d'exclamation semblent mieux utilisés. Les phrases sont moins hachées, et plus reliées.

Au total : Un livre court qui ne m'a convaincue ni sur le fond ni sur la forme, même si je note une amélioration au fur et à mesure de l'ouvrage.

Photo

vendredi 11 avril 2014

"Au nord du monde " de Marcel Theroux

Seconde lecture commune de l'année dans le cadre du cercle d'Atuan, qui se révèle une bonne surprise.

Résumé

Couverture Au nord du monde Editions 10/18 2011Ici, dix mois par an, le climat mord la peau. Le silence règne, désormais. La ville est plus vide que le paradis.»
Au nord du monde, la terre s’étend à perte de vue, anéantie par un cataclysme. Parmi les décombres, le shérif Makepeace erre. La route porte ses pas, à la recherche d’un temps qui n’existe plus et d’une humanité à reconstruire. Ravivant à l’horizon la lueur d’une rédemption…




Mon avis

Ce livre présente le personnage de Makepeace "sherif" dans sa ville natale au nord d'un monde dont toutes les clés ne nous serons pas livrées. Mais qu'importe, nous suivons avec plaisir ce personnage, ses réflexions, ses péripéties sur la route qui mène vers son destin !
Ce livre est plein de tendresse, d'espoir mais aussi de regards lucides sur l'homme, son caractère, ses faiblesses.
Dans un monde qui pourrait être notre futur proche, l'auteur met en avant les différents comportements humains dans leur beauté mais aussi dans leur cruauté, leur vengeance.

J'ai aimé Makepeace pour sa douceur mais aussi sa force, ses réparties, ses rêves cachés et avoués, sa simplicité que nous découvrons au fur et à mesure. Un personnage qui donne une leçon de vie, d'espoir et auquel on s'attache malgré tout.

Le monde dans lequel elle vit est assez flou mais l'ambiance du nord, de l'hiver prolongé est bien mis en avant. Les thèmes de la colonisation, du travail apportent beaucoup de réflexion et de mise en miroir sur ce qui s'est déjà passé dans le monde. A croire que certaines situations vont se répéter éternellement dans la civilisation humaine, que l'esclavage est une fatalité dont nous ne pourrons nous détacher.
La plume de l'auteur est vraiment agréable, tout en pudeur nous dévoilant les caractères de chacun au fur et à mesure, enrichissant chaque caractère, et s'épargnant le manichéisme. On n'approuve pas tous les comportements mais les clés nous sont données pour les comprendre.

Au total : Un livre riche sur le plan des émotions et des surprises. Peut être certaines facilités dans le monde qui nous est proposé, mais le personnage principal mérite d'être au premier plan.

Les autres participants :

Vert
Nathalie
Lune
Cornwall

samedi 5 avril 2014

"Cocaine Girl" d'Angie Romain

Lu dans le cadre OCDC 2014, il ne faisait pas partie de ma selection initiale, me semblant un peu trop "fleur bleue". Je finis surprise du déroulement de l'intrigue

Résumé

Couverture Cocaïne Girl Editions Baudelaire 2013Que faire quand la vie nous impose une épreuve insurmontable ? Ambre, elle, a choisi de se venger sur l’humanité tout entière et d’exploiter la matière humaine au gré de ses envies.
Manipulatrice, détestable à souhait, jamais elle n’aurait pu imaginer que sa rencontre avec Renaud, jeune homme blond au minois d’ange, avait le pouvoir de briser le masque qu’elle porte depuis si longtemps …




 Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisés


Mon avis

Je finis cette lecture destabilisée par l'évolution finale de l'héroine, en me demandant quel message l'auteur a voulu faire passer.

Ce livre se lit vite, mais il y a une certaine lenteur dans l'intrigue qui finalement reste assez mince.  Le personnage d'Ambre ne m'a pas vraiment accrochée, elle représente une certaine jeunesse dorée, où tout est rapidement accessible, et chez qui un mal être permanent existe. Ses souffrances cachées ne m'ont pas vraiment émues et on se doute assez vite qu'un drame s'est passé dans un famille desunie.

Le personnage de Renaud est trop parfait, trop prince sur son cheval blanc. Vouloir à tout prix et aussi rapidement changer Ambre semble trop beau.

Il est difficile de parler de ce livre sans éventer le final qui ne correspond pas à mes suppositions, et me convainc, de la même manière que "Hell" de Lolita Pill, que nous n'avons pas la même vision de la vie et des priorités ... Musique, drogue ne semblent accessibles qu'à une élite privilégié et épargner le reste de la population .

Finalement, les thèmes de drogue, dépression et amour ne semblent que survoler, comme si l'auteur ne savait lequel mettre vraiment en avant ou développer de manière convaincante. Quelle est la quête d'Ambre ?

Au total : Une évolution surprenante pour ce personnage, dans un univers qui ne me laisse perplexe

mercredi 26 mars 2014

"Vampire et célibataire - Queen Betsy tome 1" de MaryJanice Davidson

Le challenge de Froggy me fait sortir quelques dinosaures de ma PAL. Celui là date d'un swap Fashion, et me tentait vraiment par son mix bitlit/chicklit.

Résumé (cf Livraddict, le 4ème en dévoile trop)

Couverture Queen Betsy, tome 01 : Vampire et célibataireElle voulait juste être la reine du bal...
Elle va devenir la reine des vampires !
À son réveil à la morgue, Betsy Taylor découvre qu'elle est un vampire. Même si sa nouvelle condition possède de nombreux avantages, elle a bien du mal à s'habituer à son régime à base de liquide. Et même si sa mère est ravie d'apprendre que la mort ne lui empêchera pas de lui rendre visite, ses nouveaux amis nocturnes, eux, ont la conviction ridicule qu'elle est la reine annoncée par la prophétie.


Mon avis

Pffiou difficile d'écrire un avis sur ce livre qui ne m'a pas vraiment plu.

Coté positif : il se lit vite, pas de mots trop compliqués, ni de phrases trop longues, beaucoup de dialogue et d'action.
Quelques sourires dues aux inepties dites par son héroïne.

Coté négatif :
Je ne suis pas sure d'aimer la bitlit en fait. Les scènes "chaudes" m'ont laissé perplexe (oui les relations à 4 dans une salle vitrée avec un vampire au milieu me mettent plutôt mal à l'aise, et n'apportent pas grand chose à l'intrigue...)
Le personnage de Betsy a parfois de bonnes réparties, mais elle n'est pas vraiment finaude. La vraie cruche par excellence, qui aime surtout les chaussures, et nous décrit sa tenue toutes les 5 pages pour le plaisir.
Quelques extraits, pour le plaisir :

"J'avais envie de me refaire des mèches rouges. Pendant quelques temps, elles avaient été passées de mode, mais à présent, elles revenaient en force. Est ce que le produit marcherait sur mes cheveux ? Les cheveux mi-longs avaient toujours été d'actualité, mais que se passerait-il si ma coupe devenait ringarde ? " p 230


"-Hé ! Si tu penses que je suis conne, dis-le-moi en face au lieu de tourner autour du pot ...
- Je pense que tu es conne. " p227

La mythologie vampire est longue à se mettre en place. Je n'ai pas vraiment eu l'impression de découvrir avec Betsy ses pouvoirs ou quoiquesoit, car elle se pose peu de questions, malgré tous les évènements, et refuse toute aide. Donc de brèves explications arrivent en fin de tome pour comprendre les motivations des autres personnages.

Les personnages secondaires sont assez inexistants. Il y a le beau gosse sur lequel elle craque, mais jamais elle ne le dira, le méchant très méchant qu'elle va fracasser avec une facilité déconcertante, la copine gentille, les prétendants hommes qu'elle mène à la baguette.

Au total : Une rencontre avec la bitlit pas vraiment réussie. Je ne poursuivrais pas la série, mais me laisserais peut être tentée par d'autres titres.

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Seconde participation

samedi 22 mars 2014

"Nouvelles d'un myrien" Tome 1 et 2 de Sandra Moyon


Lu dans le cadre de l'opération coup de coeur (OCDC 2014), ce livre faisait partie de ma selection. J'en ressort relativement mitigé

Résumé 

Couverture Nouvelles d'un Myrien«La vie n'est qu'injustice. Je me suis longuement interrogé sur les raisons qui faisaient que nous ne partions pas tous, dès notre venue au monde, avec les mêmes chances ainsi que les mêmes opportunités. Qu'est-ce qui fait que, parce que nous naissons différents des plus forts, nous nous retrouvons condamnés aux pires desseins ? Pour ma part, je suis myrien et depuis le commencement de ma pénible vie, j'ai été enchaîné à une voie que je n'ai pas choisie.
Les sorciers ont-ils déjà pensé qu'aucun myrien n'avait souhaité naître myrien ? La scélératesse du monde me révolte et m'accable un peu plus chaque année qui passe. On m'a appris, alors que tout m'était encore inconnu, que je n'avais pas le choix, que mon destin était tracé de bout en bout et que je devais me contenter de l'accomplir, sans discuter. J'aimerais que le Destin puisse être de chair et de sang, ainsi j'irais à sa rencontre et je lui demanderais pourquoi il se complaît à se jouer de nous...»

Luhan

 Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisés

 Mon avis

Luhan, le personnage principal de cette série est donc un myrien, une race entre sorcier et elfe qui peuple une contrée inconnue. Un myrien n'est rien, sauf esclave des sorciers, et Luhan n'échappe pas à la règle. Ses petites particularités sont la couleur de ses yeux, ses velléités d'indépendance, et son lien avec son maitre, personnage important dans la structure sorcière.
Le premier tome pose les bases de l'histoire de ce peuple, des différents liens qui se sont tissés. Le tout est assez didactique, avec des explications bien encadrées, ce qui nuit parfois à la fluidité de la lecture, car l'action et l'évolution des personnages en pâtissent un peu. Par ailleurs, j'ai été assez dérangée par la répétition : "la grande guerre, cette terrible guerre", qui étant présente plus que régulièrement, alourdit les choses, à mon avis inutilement.
Les relations entre les peuples sont bien trouvées et bien expliquées, mais ont un air de déjà vu.
  

Le personnage de Luhan ne m'a pas paru particulièrement sympathique, notamment dans le tome 2 où ses hésitations m'ont un peu agacées. Dans mon imaginaire, les myriens ressemblent à des mini shrek, et j'avoue que je serais assez curieuse d'avoir d'autres avis sur la question (j'ai cru lire des dobbys).
Les autres personnages sont assez transparents. Son maitre a l'air plein de bonne volonté et étouffé par son éducation anti myrienne. Les autres myriens ont un rôle dans la structure sociale et l'éducation de Luhan, mais finalement interagissent peu en dehors de quelques échanges et des pensées de Luhan.
Le relationnel est surtout développé dans l'axe esclave/maitre, à travers les maltraitances, les brimades et l'éducation qui entoure les 2 peuples et pérennise cet état. Il y a quelques pistes de réflexion qui sont ébauchées sur ce sujet au fur et à mesure des pensées de Luhan.
  

Le premier tome est assez addictif, on avance, on suit l'évolution de Luhan, et ses péripéties. Le second tome est plus poussif, moins rythmé, alors que les explications sont pourtant moins fréquentes. Au final, j'ai enchainé le tome 2 rapidement, mais je ne suis pas sure de poursuivre l'aventure avec Luhan, malgré les rebondissements finaux. (Ouh le méchant, très méchant et manipulateur)


Au total : Une série imaginaire qui nous amène un nouveau peuple, avec des pouvoirs et une histoire encore peu claire après 2 tomes. Un personnage principal très au centre de l'histoire et de l'action.
Première participation !

Me reste plus que Perception pour cette catégorie !

vendredi 21 mars 2014

"La légende du cavalier sans tête" d'Irving Washington

Ce livre est dans ma PAL depuis le swap Tim Burton. Le film issu de ce livre fait partie de ceux qui m'ont marqué, notamment la première apparition du cavalier qui me fait sursauter à chaque fois !

Résumé

Sleepy Hollow par Irving

La Légende du cavalier sans tête, aussi connue comme La Légende de Sleepy Hollow ou La Légende du Val dormant, est une nouvelle de Washington Irving contenue dans The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., écrite à Birmingham en Angleterre, publiée pour la première fois en 1819.





 
Mon avis

Il s'agit d'une courte nouvelle, assez éloigné de mon souvenir du film.
Dans ce récit, nous suivons Ichabod Crane, enseignant dans une campagne américaine, et découvrons le us et coutumes de ce métier. Bon j'avoue que sa vie n'est pas spécialement palpitante, et que le personnage en lui même est assez fade.
Finalement ce qui nous intéresse reste le mystère du cavalier sans tête, et il ne tient qu'une petite partie de ce livre, déjà bien court...
Donc une fois passé les 2 premiers tiers qui nous détaille la vie de Mr Crane, l'action s'emballe et s'éteint quasi aussi vite.
Un nouvelle qui laisse la place à l'imaginaire du fait du peu d'indice qu'elle nous donne finalement sur cette légende.


Au total :
Court mais assez ardu au départ, j'ai tout de même envie de revoir l'adaptation pour la peine ! En tout cas, il remplit pas mal de challenge

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Lettre I

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Seconde participation sur le fil !
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Première participation

dimanche 16 mars 2014

Challenge SFFF au féminin !

Organisé par Tiger Lilly, il s'agira de lire des romans de SFFF (sans postillons ça donne : Science-Fiction, Fantasy et Fantastique) écrits par des auteurs féminins (des auteures ou des écrivaines, quoi).
Ça commence le 8 mars 2014 (journée de la femme) et cela finira le 8 mars 2015.
Pourquoi ce challenge ? Parce que parfois on a l'impression que les femmes sont non pas absentes mais en minorité très réduite dans le monde de la SFFF. Or, ce n'est pas vrai, elles sont là et bien là. Le but de ce challenge sera donc de faire pleuvoir des auteurs féminins sur le monde.
 
 
 
 
Dans ma PAL (12) : 
 
Arachnae de Charlotte Bousquet
La peau des rêves tome 2 de Charlotte Bousquet
Les brumes d'Avalon de Marion Zimmer Bradley
Les aventuriers de la Mer de Robin Hobb
La princesse maudite de Julie Kagawa
La ballade de Pern d'Anne McCaffrey
Mordre le bouclier de Justine Niogret 
 Cote face, tome 2 d'Anne Denier
Chroniques de vampires d'Anne Rice
Le dernier Jardin de Lauren de Stephano
Chroniques au pays des mères d'Elizabeth Vonarburg
Black Out de Connie Willis

Et vous, quels livres SFFFFéminin allez vous lire ?

vendredi 14 mars 2014

"Les mondes d'Ewilan : La foret des captifs" de Pierre Bottero

J'ai lu la Quete d'Ewilan, il y a un bon moment, charmé par l'univers, moins par le personnage principal Ewilan. Quand Harmo a proposé une lecture commune de la suite, je me suis dis que c'était l'occasion de retrouver Gwendalavir !

Résumé

Couverture Les Mondes d'Ewilan, tome 1 : La Forêt des captifs
Après avoir été retenue prisonnière de l'Institution, un bâtiment dans lequel des chercheurs dévoyés testent les facultés extrasensorielles de cobayes humains dans un but de domination totale, et torturée par la Sentinelle félonne Eléa Ril' Morienval, qui en a pris la tête, Ewilan parvient à s'échapper grâce à l'aide de ses amis. Ayant récupéré avec difficulté ses forces physiques et mentales, elle part secourir les enfants demeurés prisonniers et aide à faire la lumière sur les affreux crimes commis par un étrange tueur en série, mi-homme, mi-insecte.





Mon avis : A ne pas lire si vous n'avez pas découvert cet univers auparavant

J'ai eu un peu de mal à me remettre dans le bain, à me souvenir des différents personnages pourtant si attachants des tomes précédents. Maniel notamment ne m'est toujours pas revenu en mémoire (...), même si le lexique à la fin permet de replacer certains personnages dans leur contexte.
Après quelques pages obscures à suivre Salim dans des aller retours temporels pour expliquer la situation actuelle, l'action est à nouveau présente et percutante. Difficile de lacher ce livre une fois plongée dedans !
J'ai aimé retrouver la fraicheur qui se dégage de ce livre, des relations entre les personnages, des dialogues souvent plein d'humour.
Camille/Ewilan me laisse toujours autant de glace, mais les autres personnages relèvent le tout, notamment Salim, Edwin, et Ellana !
Certaines situations, et acceptations de la réalité sont parfois un peu trop facile.

Le personnage d'Ilian ouvre une nouvelle porte dans l'exploration de Gwendalavir, et j'espère (et suppose) qu'il sera en avant dans les prochains tomes.

Au total : Un premier tome qui promet pour cette seconde trilogie qui nous amène Gwendalavir ! Les 2 prochains sont déjà dans ma PAL !

Lecture commune avec : (Mise à jour la semaine prochaine)

lundi 3 mars 2014

"Melody" de Sylvie Rancourt


Quand j'ai vu le thème du mois de février du challenge de Froggy, je me suis dit "Mince", c'est pas trop mon truc, et ceux que j'ai lu ne m'inspirent pas un article de blog. (Bon, vu le prochain mois, je ne suis pas gâtée !)


Photo

Finalement, plus que le premier tome de 50 nuances de Grey que l'on m'a offert à mon anniversaire l'an dernier, j'ai décidé de parler de Melody, une bande dessinée qui parle de Strip Tease.

"Résumé" ou plutot concept

Danseuse dans les bars de Montréal au début des années 1980, Sylvie Rancourt met à la disposition des clients un fascicule exposant, en bande dessinée, les aléas de son métier. 


Mon avis :

Le graphisme est assez déstabilisant, car assez simpliste. Noir et blanc, des traits efficaces sans trop de détail ni dans les décors, ni dans les corps des personnages.

L'histoire nous amène à suivre une femme ayant décidé de faire de la danse sensuelle pour arrondir les fins de mois.
On écarquille les yeux devant son homme, goujat fini, et son attachement à celui ci. Malheureusement le récit s'essoufle à mi parcours, avec une certaine répétition et une non évolution de l'héroïne et des dessins, qui restent simples et naïfs.
Erotique, on peut en discuter. Présentant des scènes osées oui. Ambiance bar à prostituées aussi !

En tout cas un bande dessinée originale qui sort de mes lectures habituelles, à réserver cependant à un public averti désirant voir les bars de l'autre coté.

Site les inrockshttps://www.lesinrocks.com/2013/03/14/livres/bd-melody-le-temoignage-desarmant-dune-strip-teaseuse-dans-les-annees-80-11375076/

dimanche 2 mars 2014

"La salamandre" de Jean Christophe Rufin

Tiré au sort pour le mois de février de ma "Book Jar", JC Rufin fait partie de ces auteurs connus sur la blogosphère que j'avais envie de découvrir.

Résumé

Couverture La SalamandreCatherine, dont la vie s'organisait autour du travail avec la haine des dimanches, le secours de la télévision, l'affection d'un chat et l'usage fréquent de somnifères, tourne le dos à la France pour s'installer au Brésil. Dépassant sa condition de touriste, elle quitte l'univers des agences de voyages pour celui des favelas. La violence avec laquelle les gens se traitent entre eux ne lui est alors plus épargnée. 

Mon avis

J'avais choisi la Salamandre, plus pour son petit format que pour le résumé qui rétrospectivement ne m'inspire guère (peut être aussi du fait de l'éloge que constitue la moitié du 4ème de couverture de mon édition).

Ce livre fait partie de ceux qui mettent mal à l'aise, notamment par le sujet abordé. Une femme entre 40 et 50 ans dont les grandes lignes de vie nous seront tracés assez tardivement, s'autorise des vacances au Brésil. Le choc de culture y produit un déclic qu'elle attendait pour changer ses relations avec les hommes et la vie de manière plus générale.

 On assiste mal à l'aise à sa métamorphose qui s'apparente à une descente aux enfers par les situations vécues et les émotions mise en avant. Malgré ma gène, l'écriture de JC Rufin m'a accroché, m'a donné envie de suivre l'évolution de cette femme dans ce Brésil qui suscite de la part de beaucoup de monde un certain fantasme de vie.
Je me suis demandé si cette situation pourrait m'arriver dans un futur plus ou moins proche. De nombreux facteurs sont intriqués dans la décision du départ (dans un pays et des vacances si loin de ses habitudes) et dans les choix que Catherine fera. Il est pour moi difficile de me projeter dans sa situation, ce qui a probablement rendu aussi cette lecture plus facile.  

Catherine n'est pas un personnage que l'on apprécie pour ce qu'elle est, ni pour ses choix même s'ils sont parfois osés, car avec notre recul de lecteur, on sent venir les catastrophes et on regrette qu'elle n'ait personne pour l'aider dans ses choix.
J'ai aimé voir dans l'océan de noirceur décrit, une étincelle d'espoir, au moment où je ne m'y attendais plus. Le bon souvenir de ce livre viendra aussi de cette conclusion, comme une boucle d'humanité, cruelle mais semblant si réelle.

Au total : Une découverte payante, une héroïne que je n'oublierais pas du fait de sa trajectoire et une écriture accrocheuse.

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Lettre R 4/26

lundi 24 février 2014

"Alcatraz contre les infames bibliothécaires : Tome 2 " de Brandon Sanderson

Ma lecture du tome 1 était dans un moment de flottement de lecture, j'avais beaucoup aimé, mais incapable d'en faire un billet. Je viens de terminer le tome 2, alors j'en profite pour vous faire découvrir cette série

Résumé

Couverture Alcatraz, tome 2 : Alcatraz contre les ossements du scribe Je m’appelle Alcatraz Smedry, et je viens de vivre des aventures rocambolesques avec mon grand-père. C’est que, voyez-vous, les Smedry ont le don de se mettre dans des situations impossibles. D’un autre côté, ils sont la cible préférée des infâmes bibliothécaires, et les seuls à s’opposer à eux…

Cette fois-ci, c’est ma cousine Australie qui est venue me chercher : mon père ne serait pas mort, et il aurait disparu dans la mystérieuse bibliothèque d’Alexandrie. Il paraît qu’elle est infestée de spectres morts-vivants… Ah, j’oubliais : les infâmes bibliothécaires ont aussi envoyé à nos trousses un mercenaire des Ossements du Scribe !





Mon avis

Retrouver Alcatraz et sa famille me fait toujours autant de bien ! Rien de tel pour débloquer une baisse de moral ou pour passer après un texte un peu ardu.
J'aime l'humour qui se dégage de cette histoire, son autodérision, et surtout les bonnes idées de ce monde où les bibliothécaires nous mentent, et nous maintiennent dans l'ignorance des réalités !
Un univers décalé qui nous permet de se sentir chez nous, et d'accepter certaines loufoqueries.

Dans ce tome, on apprécie de découvrir mieux certains personnages comme Bastille,connaitre un peu mieux son histoire et de connaitre d'autres comme Australie et Kaz.
Mr Sanderson nous réserve encore de nombreuses surprises dans un histoire qui tient la route et qui nous en apprend plus sur les talents et leur particularités.

Cependant, les digressions d'Alcatraz sur son statut m'ont fait moins sourire que sur le tome précédent, je les ai trouvé plus présente et moins nouvelles/fraiches.

Au total : Un tome 2 dans la veine du premier, léger et réjouissant dans un univers bien ficelé.

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Lettre S : 3/26

mercredi 19 février 2014

"De fil en aiguille" de Lydie Lemaire Williams

Thriller lu dans le cadre de l'OCDC 2014. Après recherche sur d'autres blogs, il s'agit d'un tome 2. Le tome 1 nous est résumé au début du livre. Je comprends mieux certaines allusions, et l'introduction étrange lorsqu'on ne sait pas.

Résumé

Couverture De fil en aiguille Editions Atout Lignes 2013Le don d’empathie ! Bénédiction ou malédiction ?
Que feriez-vous si vous étiez en mesure de percevoir les émotions des gens autour de vous ? L’euphorie, l’amour et le bien-être ne sont malheureusement pas les seuls sentiments éprouvés par l’être humain. Le stress, la peur, la douleur et la haine en font également partie. Seriez-vous capable de supporter un tel flot de sensations, parfois au même moment ?

Morgane Liemare, psychologue pour enfants et consultante à la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres parvenait à canaliser son empathie. Le capitaine Franck Benafi fit de nouveau appel à elle pour l’aider à résoudre un crime commis au bois de Boulogne. Cette fois, Morgane n’allait pas seulement démasquer le meurtrier, mais également changer le cours de la vie de Rémi…


Mon avis

Comme je l'avais pressenti, les romans ayant lieu dans les univers hospitaliers, et d'autant plus pédiatriques me mettent mal à l'aide du fait de mon travail.

Ici, l'univers hospitalier est peu présent, mais représenté par des clichés (un beau chirurgien, une psychologue dévouée corps et âme ...). J'ai trouvé des facilités dans l'intrigue, notamment pour le personnage principal, Morgane (dite Mag ...) qui dénoue des situations complexes avec une certaine rapidité (elle voit une fois une enfant, et celle ci la réclame dans les 12 heures pour lâcher ce qu'elle cachait depuis bien longtemps). Avoir de l'empathie soit, mais les enfants dont elle s'occupe parlent trop vite, et son don n'a pas l'air de jouer vraiment un grand rôle.

Je n'ai pas vraiment ressenti de tension dans ce livre, le ou la coupable est assez rapidement désigné, et les réflexions de l’héroïne pour appréhender son arrestation m'ont laissé de marbre. Il s'en suit une scène d'enlèvement digne d'une série policière assez banale qui ne m'a pas inquiétée outre mesure.

Le personnage de Morgane est par ailleurs assez décevant. Son don d'empathie est finalement assez peu utilisé, et l'auteur n'a de cesse de nous montrer sa vie parfaite notamment familiale (mais en miroir avec le premier tome à priori). Elle nage dans le bonheur, presque un peu trop pour qu'on y croit. Certaines scènes de vie quotidienne (voir de vie intime) apportent peu à l'histoire, et le coté enquête passe au second plan.
Quant à Rémi son fils, qu'elle amène au cours de son enquête, parce qu'il le vaut bien, son talent reste aussi assez flou ainsi que son utilité dans cette histoire. La révélation finale fait presque l'effet d'un cheveu sur la soupe, malgré les indices mis très en avant (ah oui la couleur des yeux est importante !).

Le livre est relativement court (environ 200 pages), écrit en gros caractère, mais je n'ai pu m’empêcher de ressentir certaines longueurs. Le style n'est pas très fluide, et parfois se noient de détails qui apportent peu.

Au total : Un thriller qui ne m'a pas convaincue, notamment car la priorité n'est ni sur l'enquête, ni sur le don d'empathie pourtant présentés au premier plan. Je pense que les lecteurs du premier tome accrochent plus aux personnages qu'ils connaissent mieux.

lundi 17 février 2014

La Horde du Contrevent d'Alain Damasio

Lu dans le cadre de la LC du mois de janvier du cercle d'Atuan, un livre que j'ai proposé car il s’annonçait riche et long, donc plus facile à lire en groupe

Résumé 

" Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime. "



Mon avis

J'ai terminé ce livre il y a une bonne semaine, et il persiste dans mon esprit.

La horde c'est tout d'abord des personnages, riches et variés.
Certains restent dans nos esprits, comme Caracole, le troubadour, mystérieux du début à la fin, qui nous fascine par sa poésie et sa maitrise des mots, nous intrigue par sa nature exacte.
 Golgoth, le meneur, un style qui s'identifie rapidement, un esprit tourné en totalité vers sa quête.
 Sov, le scribe qui de sa fonction est un des narrateurs principaux. Neutre dans son écrit, il est néanmoins un des personnages les plus attachants.
Oroshi qui prend de l'ampleur au fur et à mesure des pages, et dont sa fonction est essentielle à notre compréhension de cet univers.
Les autres personnages, nombreux, sont tout aussi essentiels et ont finalement dans ce récit une part qui leur est propre. Certains restent plus effacés que mon imagination l'espéraient, d'autres le temps d'un passage montrent à quel point leur présence est indispensable.

De manière assez étonnante, les femmes sont peu nombreuses mais soudées. Elles sont mises en avant par leur capacité de soin, de liaison du groupe malgré leurs aventures. De nombreux passages sont émouvants et surprenants, notamment quand elles parlent de leurs désirs d'enfant.

Ce qui fascine aussi c'est l'univers dans lequel ces personnages évoluent. Un univers contemporain, mais ancien, balayé par le vent. Une quête qui semble assez dérisoire mais qui accapare une grande partie de la société. On rencontre à travers les haltes et étapes ce qui constituent ce monde, à la fois en matière de paysages et de sociétés humaines.

J'ai beaucoup apprécié les néologismes en lien avec le vent qui permet à notre imagination de travailler sur le sens de ces mots et leur représentation.

La force de ce récit est aussi dans sa narration, alternée entre les nombreux personnages représentés par une ponctuaction qui leur est propre et devient presque naturelle lors de la lecture. Cette narration apporte un souffle à chaque évènement, entretient notre intérêt, nous donne l'impression de parler avec chacun des membres pour comprendre au mieux.

Sur les 700 pages que compte ce roman, j'ai été happée pendant les 550 premières pages, à m'imaginer la suite, à réfléchir sur les situations, les personnages. J'avoue avoir trouvé quelques longueurs dans certains monologues. 
La fin m'a surprise, car elle arrive après un passage particulièrement attendu et intense, et la retombée de la pression fait qu'il  m'a été difficile de me projeter comme j’avais pu le faire d'ici là.
 
L'univers est cependant assez bien décrit pour qu'on puisse deviner certains éléments et fils conducteurs et nous permettre presque d'en faire partie intégrante.

Au total : Un univers riche et bien amené, un roman long qui tient en haleine la plupart du temps. Des questions sur le pourquoi et comment des choses qui font que ce livre me restera en mémoire, et suggère une relecture, pour aller plus en profondeur de la nature du vent et des relations qui tissent la Horde.

Les avis de Vert, Lelf, MarieJuliette, Lorkhan, Hilde, qui furent mes compagnons de lecture

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2/26 Lettre D

dimanche 9 février 2014

Pickwik : Le vers galant d'Eva Giraud

Lu dans le cadre Opération coup de cœur pour des auteurs peu médiatisé, il me permet aussi de remplir le mois de janvier pour le challenge de Froggy !

Résumé : 

Couverture Pickwik, tome 1 : Le Vers GalantGeneviève et David emménagent à Pickwik, un charmant petit village très loin du brouhaha de la ville et des gens pressés. Mais entre un inventeur loufoque comme voisin, un maire qui change de personnalité au moindre stress, un chat psychopathe et des habitants tous plus délurés les uns que les autres, peut-être leur sera-t-il difficile de s'adapter à cette nouvelle vie. Surtout avec cette histoire de coccinelle, emblème de Pickwik et ardemment recherchée par le Club des Pipes : si David semble apprécier ce petit coin perdu, Geneviève, elle, se demande si le village n'est pas l'annexe d'un asile de fous...






Mon avis

Autant dire que je suis passée totalement à coté de ce livre. J'ai d'ailleurs survolé le dernier tiers.

Je suis passée à coté des personnages que j'ai trouvé peu intéressants. Le couple principal David et Jenny (ou Geneviève) est assez plat. Ils sont mariés, débarquent dans leur nouvelle ville, adore leur boulot qui touche la littérature (d'ailleurs j'ai presque eu l'impression de voir comme une publicité pour le métier de relecteur), bref c'est le beau fixe. Ils ont un chat Peggy qui martyrise Genevieve pour une raison qui m'a echappé et qui ne m'a jamais fait sourire alors que je pense qu'il devait apporter la touche d'humour.
La famille voisine avec ses 5 filles ne m'a pas non plus fait accrocher. Car elles sont trop nombreuses, trop faussement différentes, avec un mystère qui n'est pas bien amené à mon avis et qui fait qu'on se désintéresse de leurs petites aventures.
L'aubergiste et le postier m'ont juste agacés dans leur chassé croisé de séduction.


Il faut un bon tiers du livre pour que le Club des Pipes apparaisse, et ce qui aurait pu être une intrigue rigolote est finalement occultée par le quotidien, les petites aventures du village. Je pense qu'il m'a manqué une intrigue principale vraiment mise en avant, et moins de détails qui apportent assez peu à l'histoire à part une sensation de fouillis et de longueur.

Je termine par l'apologie de la cigarette dans ce livre, qui est destiné à un public "jeune". Même si ce sont des cigarettes locales, bio et pleine de bonnes herbes et toute pleines de bon sentiment, personnellement ca me choque de voir une éloge de ce produit avec une consommation conséquente tout au long du livre et cet esprit marketing des cigarette de "saison".

Au total : Une déception de mon coté. Des personnages et un univers auxquels je n'ai pas du tout accroché...



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288 pages !
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samedi 1 février 2014

Colore ton Swap

Une idée originale de swap lancé par Toons et Minidou : Faire une chaine de couleur !

ColoreTonSwap-2

Pour ma part, j'avais choisi la couleur "prune" et c'est Marrycherry qui s'est occupé de me gater !

Une fois tout ouvert !
Un intérieur plein de promesse
Quelques photos :



















Pour résumer :

La saison des prunes - "La saison des prunes" de Patrice Nganang. Auteur et livre que je découvre et qui devrait me plaire relatant la période 40-44 vue d'Afrique
"Roman historique à sa manière, mais roman d'imagination d'abord, La Saison des prunes égrène, en courts chapitres, la vie d'un village africain dans les années 1940, ses duretés, ses joies, ses bravoures méconnues..." Catherine Simon - Le Monde du 18 avril 2013
- Un pot de confiture de figue maison
- 2 marques pages magnétiques
- Un carnet canard prune :)
- Du pop corn Milka (Miam !)
- Des bougies

Dans la couleur parfaitement choisie, et des belles découvertes en perspectives !

Pour ma part, j'ai préparé un colis marron pour Aidoku qui ne devrait pas tarder à quitter mon chez-moi.

Les autres colis sont par ici !