vendredi 27 septembre 2013

"Le monde de Rocannon" d'URsula Le Guin



Premier tome du cycle de Guin, ce livre entre SF et Fantasy est intriguant, mais finalement s'avère assez court. Je l'ai lu dans le cadre de la lecture commune d'aout.

Résumé
 

Quatrième de couverture : 

Cette planète sans nom du système stellaire de Fomalhaut est l'enjeu d'un conflit entre la Ligue de tous les mondes et un Ennemi inconnu. Cinq espèces intelligentes se la partagent. Aucune n'a dépassé le niveau féodal. Certaines communiquent par la pensée. Rocannon, ethnologue, y est envoyé par la Ligue afin d'observer les peuples qui l'habitent avant l'arrivée d'une mission technologique qui assurera le développement de la société la mieux placée.
Mais l'Ennemi surgit de l'espace avant que le plan ne soit accompli.



Mon avis

Un livre court mais dense, en effet les descriptions sont omniprésentes, et permettent de découvrir le décor de la planète.
Malgré tout je suis restée assez distante des aventures de Rocannon, avec cette impression de survol de la planète, de l'univers proposé par l'auteur mais aussi des personnages.
Il effectue en effet un voyage assez long qui lui permettra d'affronter ses ennemis, rencontrera du monde plus moins acquis à sa cause (souvent moins d'ailleurs), mais finalement les évènements se succèderont rapidement et j'ai gardé cette impression de survol, peut être aussi créer par le déplacement aérien quasi omniprésent sur cette planète décrite avec peu de gravité.

J'ai eu du mal à différencier les différents peuples, leur mode de vie et leur aspirations, et j'aurais aimé plus m'immerger dans cette culture. Cependant, j'ai vraiment eu l'impression d'un univers cohérent, où chaque peuple et lieu ont leur intérêt et leur passé, et on se laisse porter par l'histoire et ses rebondissements.
L'histoire du collier en filigrane apporte de la cohésion aux différents chapitres.
De nombreux thèmes sont abordés dans ce livre et ouvrent les pistes de réflexion, sur les mode de communication des peuples, sur la gestion de la colonisation.


Alors j'ai bien aimé ce livre, qui apporte un univers riche, l'écriture très douce, et cette torpeur qui s'emparait de moi lors de certains passages, mais ce fut court, et j'ai parfois l'impression d'être passé à coté de quelque chose.

Les autres Atuaniens : 
Vert,
Julien,
Majhea



 

jeudi 26 septembre 2013

"L'homme invisible" de H.G Wells

En regardant le programme du cours sur la SFFF par Coursera, je me suis rendue compte que je n'avais jamais lu le livre "L'homme invisible" alors que comme souvent son histoire me semble connue.

Résumé


"Par une froide matinée d'hiver, un homme transi se précipite dans une auberge d'un village de campagne anglaise. Il est tellement emmitouflé qu'on ne distingue pas un centimètre carré de sa peau. Il ne quitte pas sa chambre et le mystère règne derrière ses bandages qui masquent son visage. Bientôt, il ne peu plus payer sa pension et se querelle avec l'hôtesse. Puis un vol est commis au presbytère dans d'étonnantes circonstances. Du coup on soupçonne l'étranger au curieux comportement. La chasse à l'homme est ouverte."









Mon avis

Comme souvent dans les classiques "éventés", l'impression de connaitre l'histoire sans jamais les avoir lu est présente et le début peut sembler long à la mise en place.
L'homme invisible entre dans une auberge pour y mener sa vie, et il y a un faux suspense sur qui est cet homme et quelle est sa nature (d'autant plus au vue du titre) et j'ai eu du mal à accrocher initialement (surement ajouté par le fait que j'ai début ma lecture en VO et que ce n'est pas le plus simple).

Puis l'histoire débute vraiment, et on se laisse prendre par ses explications, ses fuites, ses ambitions, sa manière de vivre.Le personnage en lui même est détestable dans son inhumanité et son égoïsme, mais on compatit de son malheur, tout en se demandant ce que nous ferions dans une telle situation.

J'ai eu l'impression de retrouver des similitudes avec L'Etrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson, dans la séquence de l'histoire et les explications scientifiques données, probablement du fait que les 2 nouvelles soient parues à quelques années d'intervalle.

On retrouve de nombreux thèmes correspondants aux réflexions de son époque, à la fois sur les avancées technologiques, la tolérance des différences, la frontière bien/mal.

Au total : Un classique qu'il est toujours intéressant de lire avec notre vision actuelle de la société. Nécessite un bon niveau d'anglais pour la lecture en VO !

lundi 23 septembre 2013

Bilan des challenges estivaux

Aujourd'hui 23 septembre se sont terminés les 2 challenges estivaux SFFF débutés en juin.
J'ai lu pas mal de contemporain (esprit de contradiction oblige), mais j'ai quand réussi à caser quelques lectures dans ces 2 challenges, plutot tendance love que espace !

Pour le SFFF-Love chez Vert :
Difficile de trouver à caser des livres qui ne tombent pas sous le sens !



Zombie Thérapie de Jesse Petersen : Rien ne vaut une invasion zombie pour ressouder un couple à la dérive, des objectifs communs pour se rapeller à quel point on aime son compagnon (de toute facon, il n'y en a plus beaucoup d'autre sur le marché, ca serait dommage de le planter pour des broutilles !). Bref de la Chick SFFF qui se laisse lire.

L'assassin Royal de Robin Hobb : Plus difficile à vendre au premier abord, pourtant, on ne peut être qu'émue par la relation si platonique qui se lie entre Fitz et Molly. Un coté chevalier servant, romantique, et maladroit qui le rend si touchant, un essai d'avance qui se fait rembarrer sans vraiment qu'elle le sache, bref, un petit coeur s'est dessiné au dessus de ce livre pendant ma lecture, et je ne pouvais pas l'inclure !

Pour le Summer Star Wars chez Lhisbei :



La stratégie Ender d'Orson Scott Card: Des extraterrestres faussement menaçant, un héros jeune mais qui apprend à manier l'espace et les vaisseaux spaciaux pour aller les tataner, mission Star Wars remplie !

mardi 17 septembre 2013

Ma PAL d'été : Quel bilan ?




Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani
 Je vous rappelle le thème de cette semaine :


Les 10 livres de ma PAL pour cet automne


Pour rappel celui d'été prédisait des pavés, de la SFFF avec une pointe de romance :
J'ai  lu dans ces prévisions 2 livres !
Du domaine des murmures de Carole Martinez
Couverture Le cycle d'Ender, tome 1 : La stratégie Ender Editions Tor Books 1989La stratégie Ender d'Orson Scott Card
Couverture Du domaine des murmures Editions Folio  2011


Finalement, je ne me suis attaquée à aucun pavé, j'ai lu 2 livres pour les différents challenges, mais pas ceux prévus initialement ! Par contre, j'ai relu le premier cycle de l'assassin royal !

Pour cet automne, je prévois :

Pour le mois américain

- L’attrape-cœur de J. D. Salinger déjà feuilleté mais je ne me suis jamais vraiment plongé dedans
- L’Affaire Charles Dexter Ward qui devrait aussi compter dans le challenge JLNN de Lune
- Les revenants de Laura Kasischke, que je suis en train de lire, et qui compte pour mon challenge ABC.

Couverture Les  revenants Editions Le Livre de Poche 2011 Couverture L'Affaire Charles Dexter Ward Editions Creation Oneiros Books 2007Couverture L'Attrape-coeurs Editions Pocket (Jeunes Adultes) 2002Couverture La Saga Malaussène, tome 1 : Au bonheur des ogres Editions Gallimard  (NRF) 1997Couverture Les Noces barbares Editions France Loisirs 1987Couverture La Salamandre Editions  2006Couverture Dracula Editions HarperCollins 2012Couverture Frankenstein ou le Prométhée moderne Editions GF-Flammarion 2012

Je prévois aussi d'avancer sur les lettres PQR de mon challenge ABC :

Pennac Daniel : Au bonheur des ogres 
Queffelec Yann : Les noces barbares
Rufin Jean Christophe : La salamandre

 Pour la SFFF, quelques classiques :
Stoker — Dracula
Shelley — Frankenstein
Et je suis en train de lire L'homme invisible de H.G Wells


mardi 3 septembre 2013

TTT : I love E book !



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani
 Je vous rappelle le thème de cette semaine :

Les 10 raisons qui vous font aimer les ebooks et les liseuses
1 : Le gain de place et de poids, notamment pour partir en vacances, ce qui est pour moi l'avantage numéro 1 ! Partir 15 jours en vacances avec sa liseuse, savoir qu'on aura le choix de ses lectures dans seulement 200 grammes au lieu de quelques kilos. Le petit bémol, c'est l'absence de partage avec ses copines, car si on prête sa liseuse, plus de livre de disponible.

2 : Les achats compulsifs du canapé, disponibles immédiatement : Je regarde un site de livre, il me plait, 3 clicks, un wi fi allumé, et hop je peux entamer ma lecture, sans attendre le passage du facteur ou la queue à la caisse. Surtout valable pour des offres promos dans mon cas et les œuvres classiques (donc gratuites : voir point 3), j'ai pas mal d'achats compulsif sur ma liseuse

3 : Le nombre de titres gratuits disponibles, notamment classiques : Télécharger l'intégrale de Racine, Molière ou tout autre auteur.

4 : Pouvoir bouger sans perdre sa page : Se retourner dans son lit, poser son livre sur la table le temps d'aller chercher un truc à grignoter ou à boire, s'endormir sur son bouquin, plein de situation où ma page en cours disparait dans l'immensité des pages.

5 : Le dictionnaire intégré : Pour mes lectures en anglais (je ne me suis pas encore lancée dans d'autres langues étrangères), cela simplifie vraiment la recherche de certains mots dont la signification n'est pas sure.

6 : Les offres promotionnelles : Notamment à 0.99cts d'euros pour des livres qui nous tentent mais sans plus, souvent de durée courte.

7 : Avoir l'impression d'être au top de la technologie : Dans mon boulot, pas trop de geek, donc posséder une liseuse c'est chic et moderne !


lundi 2 septembre 2013

Bilan du mois d'aout, Perspectives de septembre

Un mois d'aout sans vacances mais avec du temps pour lire, marquée principalement par la relecture de l'assassin royal, de Robin Hobb.

Livres lus



Bilan du mois
Donc je me suis faite embarquée par Robin Hobb, je vais surement terminer ce cycle en septembre !

J'ai avancé dans le challenge ABC, qui m'a permis de découvrir la stratégie Ender d'O.S. Card, avant la sortie du film ! J'ai lu aussi Les témoins de la mariée et Room dans le genre contemporain. Le premier m'a pas trop convaincu, alors que Room m'a pas mal secoué !

Enfin j'ai découvert Northanger Abbey de Jane Austen. J'avais déjà vu la série version BBC, et je l'ai revu et je préfère largement le livre, que j'ai trouvé bien plus drôle. Les passages relevant de l'imagination de Catherine dans la série ne m'ont pas paru pertinents. J'ai tenté de le lire en anglais et pour le coup c'est un peu trop ardu pour moi !

J'ai donc bien avancé dans mon challenge ABC (15/26) et Petit Bac, les babys sont en stand by ...

En ce moment je lis : Le monde de Rocannon d'Ursula LeGuin

Perspectives de septembre :

moisamericainPour des LC du mois américain organisé par 22h05ruedesdames je pense lire L'attrape Coeurs de JD Salinger, j'ai déjà feuilleté les premières pages et je n'avais pas trop accroché au style, mais vu tout le bien que j'en entend, je vais tenter de persévérer. Je me suis aussi inscrite à L’Affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft.



Dans mes autres envies : Au bonheur des ogres de D. Pennac, pour le challenge ABC.

J'ai emprunté à la médiathèque : Of Mice and Men de Steinbeck et The Invisible Man de Wells pour entrainer ma VO.

Dans mes projets pour octobre : Participer au cours Coursera sur la SF, Je vais donc lire certains livres de la liste soutenant les cours (en gras les déjà lus soit pas beaucoup ! ) :
  1. Grimm — Children's and Household Tales
  2. Carroll — Alice's Adventures in Wonderland and Through the Looking-Glass
  3. Stoker — Dracula
  4. Shelley — Frankenstein
  5. Hawthorne & Poe — Stories and Poems
  6. Wells — The Island of Dr. Moreau, The Invisible Man, "The Country of the Blind," "The Star"
  7. Burroughs & Gilman — A Princess of Mars & Herland
  8. Bradbury — The Martian Chronicles
  9. LeGuin — The Left Hand of Darkness
  10. Doctorow — Little Brother

dimanche 1 septembre 2013

"Quatre Soeurs : Hortense" de Malika Ferdjoukh

Suite de la série Quatre Soeurs dont j'ai lu "Enid" qui m'avait plu mais sans plus. Le mot tiré au sort par Calypso, m'a donné envie de laisser une autre chance à cette série.

Résumé
4ème de couverture

Couverture Quatre soeurs, tome 2 : HortenseHortense, sur SA falaise, tient SON journal intime.
Elle y raconte combien c'est dur d'être 1 sur 5, une parmi la multitude, surtout quand cette multitude est composée de :
- Charlie qui veut tout réparer à la Vill'Hervé et regarder à la dépense au lieu d'épouser Basile le docteur, de vivre à ses crochets et de fêter Noël au foie gras.
- Geneviève qui ment alors qu'elle ne ment jamais.
- Bettina qui est odieuse avec les êtres les plus sensibles de l'univers, à savoir : elle, Hortense, et Merlin Gillespie, le livreur magicien de Nanouk Surgelés, très, très laid à l'extérieur, mais si, si beau à l'intérieur.
- Et Enid qui a des conversations à bâtons rompus avec son ami Gnome de la Chasse d'eau. (...)




Mon avis

Les défauts du premier tome sont toujours présents, mais j'avoue m'être plus attachée aux différents personnages. Il reste ce coté vocabulaire soutenu associé à des néologismes à tout va qui sont parfois perturbants, notamment lors de la fete où se rend Bettina, où je me suis senti un peu à coté de la plaque niveau langage.
De nouveaux personnages apparaissent, notamment Muguette, sa tante Valériane et son infirmière attitrée. Certains personnages se révèlent comme Hortense, dont le tome porte le nom, et Geneviève qui avouera son penchant pour la boxe, mais finalement celle que l'on voit le plus c'est Bettina, et en relisant mon avis sur le précédent tome, c'était déjà le cas. Assez étonnamment, les tomes portent le prénom d'une des soeurs, mais l'histoire est portée sur la fratrie dans sa totalité.

J'ai beaucoup aimé la conclusion avec Merlin, malgré son côté moralisateur, et l'humour reste omniprésent dans ce tome, par les répliques de chacune, ou les descriptions, notamment des tenues de BEttina.
Certains fils d'intrigue sont laissés en suspens sans savoir s'ils seront utilisés par la suite (les chatons notamment).

Au final : On s'attache à cette famille hors du commun, et on sourit avec leur péripétie si on se laisse aller à plonger dans de la littérature jeunesse.

Chiffre francais

mercredi 28 août 2013

"Northanger Abbey" de Jane Austen

Bouquinette a lancé le Jane Austen tour, et proposé que nous commencions pas Northanger Abbey, livre que je n'avai sjamais lu mais je connaissais déjà la série BBC qui ne m'a pas laissé de grand souvenir

Résumé

Couverture Northanger Abbey / L'abbaye de Northanger / Catherine MorlandUne jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du coeur. L'héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, 'Les mystères d'Udolphe' de Mrs Radcliffe.


Mon avis

Après un début laborieux, peut être aussi du à mon décision de le lire en anglais, j'ai fini par accrocher au personnage atypique de Catherine Morland, mais aussi à sa narratrice pleine de piquant.

Effectivement Catherine est assez loin des héroïnes parfaites et de celles que je connais dans les autres romans de Jane Austen, une naiveté pire que la mienne, une imagination débordante agrémentée par ses lectures et une facilité à accorder sa confiance.
J'ai aimé la voir se dépetrer de son "amie" qui pourtant montrait assez rapidement quelques signes de fausseté, se réjouir pour son frère et s'amouracher d'Henry, notamment en le comparant à son autre prétendant.

L'arrivée à l'abbaye proprement dite est assez tardive, car la mise en place des différentes relations prennent du temps. La description de l'abbaye est assez fastidieuse, comme si le colonel nous racontait sa vie, et finalement, seules les scènes d'imagination de Catherine m'ont vraiment intéressées à ce lieu et m'ont fait sourire, notamment quand elle compare les anglais civilisés aux barbares francais, quand elle s'endort alors qu'elle avait prévu autre chose.

Au final, j'ai bien accroché à ce livre, où j'ai retrouvé finalement plus d'humour et de traits de caractère bien décrit que de romance !

Lieu anglais
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEigQ0tTLMHbkHV9WzrMkuAP9oHQf1nr2aKp19lXziqg1sOfYj2VyYZXqHTBd7PuD0z4XUhAc3cpFSaCevhbbwvrKjWHaO_DpnJHK-pOzpeooYY2vrdAmtnCzauIZEc7tCgop1xhGae2g2KT/s1600/logo+JABKT4.jpg

lundi 26 août 2013

"L'assassin royal, tome 4 : Le poison de la vengeance" de Robin Hobb

Alors que le tome 3 se terminait sur un fin qui méritait que l'on souffle, j'ai extirpé le 4 de ma bibliothèque, car je ne pouvais attendre de poursuivre l'aventure dans le monde des Six Duchés.
Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.





Le prologue nous résumé les différents évènements passés et nous replonge rapidement dans la vie de Fitz.











J'ai beaucoup aimé : 

- La coupure que les évènements du troisième tome ont apporté. Comment va t-il se dépatouiller de l'histoire avec Célérité et Molly ? Comment va t-il gérer son rôle de prétendant sans en être un ? A la fois résolution facile de certains conflits sous-jacents, mais aussi retournement de situation apportant un véritable souffle à l'histoire. On perd de vue certains personnages, pour un tome quasiment concentré sur le héros.
- L'histoire de Burrich, je ne me souvenais pas de son passé. On se doute qu'il percoit le Vif, voir qu'il le possède, mais à l'évocation de sa relation avec les animaux, on comprend mieux son poste et ses réactions avec Fitz quand il était jeune.
- L'apparition du Lignage, qui sera si important par la suite et la relation de Fitz avec Oeil de Nuit, qui finalement est équilibrée. Son départ fait un vide, mais semble si justifié.
- La découverte de l'Art sous un autre angle, que ce soit pour masquer la vérité, comme dans sa fuite dans le chateau, ou pour voir les souffrances de certains. Je n'arrive pas à savoir si le posséder est vraiment une bénédiction finalement.
- Visiter les Six Duchés de manière différente. Voir les duchés intérieurs, et Gué de Négoce qui m'a tant fait penser au château de Versailles. Deviner les paysages décrits par R. Hobb entre forets, champs, plaines et collines.
- Écouter Umbre et Burrich, décrypter les évènements d'un oeil extérieur. Voir comment les actes de Fitz sont perçus, alors que j'adhère totalement à ce qu'il fait (et que je n'imagine pas forcément d'autres solutions, embarquée dans l'action avec lui).
- Apercevoir Vérité, presque comme un ange gardien de Fitz. Leur relation est particulière mais vraiment forte.
- Et surtout l'évolution de Fitz, de ses entretiens initiaux avec Burrich, à la prise de son indépendance jusqu'à ses décisions plus ou moins fines qui l'amène encore un fois à se mettre en danger. Son tiraillement constant entre ses velléités bestiales, de vie simple, normale pour un homme ou un animal selon son humeur, à son implication dans la politique, les jeux de stratégie qu'il ne maitrise finalement que peu.


J'aime comprendre par quel biais il perçoit Molly, même si cela n'est pas spécialement explicité pour le moment, j'aime voir à quel point l'histoire est cohérente.

Je suis surprise de voir à quel point la marche vers les Anciens apparait tardivement dans l'aventure. J'en ai un souvenir épuisant, de pages qui s'étirent, j'étais persuadée que certains évènements allaient se passer en plusieurs tomes, mais il ne m'en reste que 2, et je crois en être encore assez loin.

Je ne me souvenais pas qu'il y avait autant de confrontations avec Royal, autant de raisons de le détester, même s'il lui trouve des excuses. J'aime leur coté gris.

Au total : Une petite pause avant de me plonger dans les 2 derniers tomes de cette première saga !

dimanche 25 août 2013

"L'assassin royal tome 3 : La nef du crépuscule" de Robin Hobb

J'ai enchainé directement ce tome la au précédent, sous l'excuse qu'en anglais, ils ne font qu'un ! Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.




Pour la peine, il n'y a pas de résumé au début de ce tome qui reprend les évènements précédents.

Tout s'accélère dans ces pages. On comprend la rapidité du déclin de Subtil, on apprend à mieux connaitre Royal, son but et surtout son caractère, assez peu adapté au commandement.

Les réactions extérieures aux décisions de Fitz nous surprennent parfois, du fait que nous avons une vision très biaisé de la situation des Six Duchés par la vision quasi exclusive du narrateur.
Les notes de début de chapitre permettent de situer certains éléments dans un contexte plus global, même si parfois j'ai l'impression qu'elles se répètent.

J'ai aimé voir Fitz dans ses relations "amoureuses", son penchant pour Molly, son "devoir" envers Célérité. On sent qu'il n'est pas à l'aise à la fois de sa personne et surtout de sa situation globale qui l'empeche parfois de prendre les bonnes décisions.

Il est sur que d'avoir eu un éducation masculine, par des hommes totalement dévoués aux Loinvoyant n'aide pas à penser vie de famille et autonomie, mais il est étonnant de voir le manque de subtilité, et l'égoisme chronique qu'il présente, notamment avec Molly.

Kettricken est toujours aussi admirable, droite, Royal parfaitement infect et imbu de lui même.
 Je ne me souvenais plus de Sereine et Justin, de leur présence aussi sournoise, et je me dis qu'ils font aussi partie des victimes, privés de leur propres jugements. J'ai un regard bien plus critique sur l'Art et son utilisation que j'avais pu avoir à ma première lecture.
Quand à Romarin, bizarrement je me souvenais assez bien de son rôle, peut être car j'y ai vu les nombreuses allusions faite par l'auteur de sa présence.
Rien que dans ce personnage, on sent la maitrise de l'auteur dans les évènements, les caractères des personnages. Le hasard n'a pas sa place, et je n'ai pas vu de rebondissements incroyables et non cohérents. Qu'il s'agisse d'allusion récurrente ou de détails disséminés, chaque phrase à sa place dans ce récit.

Le final de ce tome fait partie, je pense, des pages qui m'avaient le plus marqué, à la fois par leur déroulement, la torture à peine lisible que par leur dénouement, qui permet de clore un chapitre de la vie de Fitz au chateau de Castelcerf.
On assiste de manière remarquable à la chute de Fitz en assez peu de pages finalement, une action sous le coup de la colère, et ses conséquences effroyables.

La fidelité d'Umbre et de Burrich, leur amitié envers Fitz, qui le leur rend peu est admirable. Je pense que dans le caractère de Fitz, son coté toujours inassouvi ne le favorise pas. Il cherche toujours plus, ne se contentant jamais de ce qu'il a, essaie d'affirmer son indépendance, autonomie, sans jamais penser qu'il n'a pas toutes les clés...

Au total : Un tome riche en rebondissement. Le tome 4 est déjà terminé...

mercredi 21 août 2013

"L'assassin royal : L'assassin du roi" de Robin Hobb

Je poursuis ma relecture quasi frénétique de cette saga, avec un plaisir toujours renouvelé. Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre



L'histoire reprend quasi ou elle s'est achevée au dernier tome, avec Burrich et Fitz se remettant difficilement de leur attaque dans le pays des montagnes et leur trajet retour difficile vers Castelcerf.

J'ai aimé dans ce tome :

-La construction du lien entre Oeil de Nuit/Loupiaud et Fitz, de leur rencontre, où contrairement aux précédentes, Fitz n'a pas le dessus, à la construction de leur lien, et leur difficulté à trouver leur place commune

-L'histoire avec Molly que je trouve touchante. Je ne me souvenais pas qu'ils aient bénéficié de tant de complicité. L'ombre de Royal reste omniprésente, et les fréquentes allusions me font penser que bientot cela se retournera contre eux. Molly semble bien plus déterminée et au clair dans ses ambitions que ne peut l'être Fitz.

-Le couple Vérité/Kettricken écarté par le pouvoir, alors que tant semble possible entre eux. Leur différence de point de vue sur leur fonction et leur découverte mutuelle. Kettricken est un personnage que j'affectionne par son sens du devoir et par sa capacité à s'adapter. A travers elle, on en apprend plus sur le mode de vie des Six Duchés. De même l'ombre de Royal semble planer en permanence.

-Patience par son role de seconde mère envers Fitz, à distance, mais de bon conseil. Sa remarque sur Attentionnée montre à quel point l'auteur maitrise l'évolution de sa quête, tout en la recentrant dans l'intrigue.
-Le fou toujours ambigu, mais on apercoit le début du "catalyseur/changeur. Ses conseils mystérieux, son savoir associée à son incapacité à agir, les doutes sur ce qu'il est vraiment. Vraiment fascinant.

J'ai cependant trouvé quelques longueurs, notamment dans la menace des forgisés et des pirates rouges. L'intrigue avance peu, et nous sommes prisonniers comme les habitants de Castelcerf dans notre attente à voir avancer les choses, à voir les situations se débloquer.
 
On voit beaucoup moins Umbre dans ce tome, et il m'a manqué, dans sa manière de décrypter l'actualité, de permettre de voir d'un autre œil les situations vécues par Fitz. Le roi Subtil, nous semble tellement mal porter son nom. Comment ne voit il pas le rôle néfaste de son serviteur, comment se laisse t il enfermer dans sa chambre sans riposter?
On en apprend plus sur l'Art aussi, des différentes manières de le pratiquer, des différentes perceptions et utilisations possibles. Les anciens, et le roi Sagesse commence à poindre leur nez.

Au total : Un second tome dans la lignée du premier, malgré quelques longueurs. La découpe francaise fait que la fin semble abrupte, j'ai enchainé directement le troisième tome !

vendredi 16 août 2013

"Room" d'Emma Donaghue



Un livre qui a de bons échos sur la blogosphère, un quatrième de couverture assez intrigant, même si on se doute que le sujet ne sera pas très gai.

Résumé :

Couverture Room 
Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions.
Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. 




Mon avis :

Les premières pages ont été pour moi assez difficiles. J'ai eu initialement du mal à entrer dans la peau de Jack, et dans cette pièce de 9m² qu'il avait totalement apprivoisé.
Je me suis demandé pourquoi ce livre avait eu tant de succès. J'avoue avoir regardé sur la blogosphère pour comprendre l'engouement, et après ce détour, j'ai repris ma lecture, et effectivement je me suis retrouvé happé par cette mère et son enfant, leur histoire, leur réaction.

Après 150 pages, finalement l'histoire décolle vraiment. On apprend comment ils sont arrivés dans cette situation et on comprend les réactions de cette mère, de ce qu'elle a mis en place pour protéger au maximum son fils.
Moins l'évasion qui est soit entrainante entre la mise en place du plan, et son application, c'est vraiment la suite qui m'a épatée dans sa manière d'être présentée. En effet, la reconstruction d'une vie "normale" est rarement décrite. Les séries s’arrêtent souvent à l'arrestation et à la libération des victimes mais on assiste peu à la suite. La pression des médias, la redécouverte de la famille qui s'est reconstruit différemment et du monde qui nous entoure.
Le point de vue de Jack, qui m'a tant gêné au début du livre, est finalement plaisant, il apporte un peu de légèreté au situations abordées, même si certaines réflexions sont parfois trop matures, pour penser qu'il n'y a pas de la pensée adulte dans ses propos. Il nous montre à quel point passer d'un environnement clos, avec pour fenêtre sur l'extérieur, une télévision, au monde réel avec ses nuances, les relations humaines et sa richesse peut être difficile. Il apporte un regard neuf, vraiment différent sur certaines situations de la vie quotidienne.

Ce livre fait partie de ces livres qui hantent, dont j'ai rêvé la nuit, dont mon esprit a soulevé des hypothèses à certaines réactions maternelles qui finalement ne nous sont pas vraiment explicité ce qui permet de se projeter et nous laisse un peu d'imagination dans cette situation difficilement imaginable.
La relation mère-enfant, dans son coté fusionnel, puis l'apprentissage de la séparation est bien retranscrite. J'ai beaucoup aimé les relations qui se mettent en place avec sa famille entre découverte et méfiance.

Au total : Un début assez lent, mais rattrapé par la suite, une histoire qui fait froid dans le dos et et reste en mémoire.

15/26 lettre D changement 2



jeudi 15 août 2013

Manga Time




Rien ne vaut quelques mangas en période de difficultés de lectures...

J'ai donc lu :

"Nana" d'Ai Yazawa tomes 4 (?) à 17
Couverture Nana, tome 10J'ai été très étonné du rebondissement dans le tome 9 qui fait changer totalement de direction l'une des Nanas, puis du tome 15. J'ai parfois du mal à cerner Hachi, mais je pense qu'il me manque des références culturelles sur la vie japonaise. Finalement, l'histoire est centrée sur les 2 Nanas, mais tous les autres ont leur importance et sont  bien développés, j'aime particulièrement l'évolution de Shin, et ne comprends pas vraiment le comportement de Takumi, que l'on ne voir qu'à travers les yeux des 2 Nanas. Je suis agréablement surprise du fait que les tomes arrivent à se renouveler dès qu'une pointe de lassitude me guette !
On continue donc !
Couverture Nana, tome 11










"Je ne suis pas un ange" tome 1 d'Ai Yazawa
Bon j'ai carrément moins accroché, beaucoup plus classique, que ce soit le cadre (un lycée japonais, avec costumes et traditions (un poil américaine non?), ou les protagonistes qui sont assez classiques, le bad boy au grand cœur, ce n'est pas nouveau, avec un héroine qui frise l'hystérie dans certains moments. Bref pas mon genre (mais pas une mauvaise lecture non plus :p) et un peu longuet sur certains passages...



Couverture Une sacrée mamie, tome 01
"Une sacrée mamie "Tome 1 à 3 de Yoshichi Shimada et Saburo Tahihawa

J'ai beaucoup aimé ce tome qui nous transporte dans un Japon rural et pauvre, loin de l'image que j'en ai. La relation entre Akihiro et sa grand mère est vraiment bien menée, l'évolution du jeune garçon donne envie de poursuivre cette série !





8/20

samedi 10 août 2013

"La stratégie Ender" d'Orson Scott Card

Un classique de la SF bientôt adapté au ciné.

Résumé


Couverture Le cycle d'Ender, tome 1 : La stratégie Ender Editions Tor Books 1989Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués —, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance... et cela le dépasse.

Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité.

Et Ender n'a que six ans.


Mon avis

J'ai du mal à avoir un avis tranché sur ce livre.

Le début m'a bien accroché, à découvrir l'école de la guerre, l'évolution et l'apprentissage d'Ender. Malheureusement, je trouve qu'il est difficile de s'attacher à ce personnage car malgré l'injustice qu'il vit la plupart du temps, ses réactions, parfois empreintes de condescendance, de supériorité bien sentie  nous font ressentir une différence. De même j'ai trouvé difficile de m’imprégner du monde dans lequel il existe dont on sait des choses de manière interposée et surtout par les différents enfants. J'ai aussi trouvé quelques longueurs dans son apprentissage, dans la répétition de certaines épreuves.

J'ai aimé les questions qu'il soulève, notamment le fait que la menace Doryphore semble si éloignée mais si proche, que certains se posent la question de sa véracité. La conclusion nous apporte les explications de ce monde, et son ouverture vers une suite, sans que celle soit forcément nécessaire.Les jeux sur ordinateur font partie des choses que l'on souhaite voir se développer, un jeu qui évolue avec le joueur, dont les situations s'adaptent, même si la réalité qu'il transporte est finalement tout autre. J'ai aimé comprendre la réelle signification de la balade dans cet univers parallèle et son importance.
La manipulation est omniprésente, au point qu'il est difficile de savoir qui est le plus victime des choses.

Les relations entre les différents enfants sont bien exploitées, que ce soit dans la fratrie, avec le rôle central de la sœur entre ses deux frères, devant jouer médiateur, mais se retrouvant sous la coupe de l'un, emportée par le jeu qu'il mène, ou les autres enfants de l'école. On voit la manière de construire une équipe efficace et finalement solidaire, le rôle du chef qui gère, sans jamais vraiment être intégré même s'il le souhaite.
Les parents d'Ender sont cependant passifs, à la fois dans leur choix d'avoir un troisième, dans leur réaction au départ d'Ender, puis par la suite dans leur surveillance de leur 2 ainés.

Au total : Un classique de la SF qui méritera une seconde lecture pour approfondir certains points de relation, et mieux appréhender les scènes finales.

Lettre C : 14/26


vendredi 9 août 2013

"Les témoins de la mariée" de Dider Van Cauwelaert

Un livre qui me tentait par sa couverture et son titre, j'en ressors assez mitigée.

Résumé

Couverture Les témoins de la mariée Editions  2012« Nous étions ses meilleurs amis : il nous avait demandé d'être ses témoins. Trois jours avant le mariage, il est mort dans un accident de voiture.
Ce matin, à l'aéroport, nous attendons sa fiancée. Elle arrive de Shanghai, elle n'est au courant de rien et nous, tout ce que nous savons d'elle, c'est son prénom et le numéro de son vol.
Qui aurait pu se douter qu'un tel drame redonnerait un sens à notre vie, et nous ferait enfin découvrir le bonheur ? A nos risques et périls... Elle nous bouleverse, nous fascine, nous rend fous, mais cette Chinoise de vingt ans est-elle la femme idéale ou bien la pire des tueuses ? »


Mon avis :

Un livre qui traite du sujet du deuil de manière assez originale, car on suit les 4 meilleurs amis d'un homme, plutôt que la famille, et nous connaissons sa fameuse fiancée à travers eux.
Le livre est scindée en 4 parties, ou chacun des protagonistes prend la parole, dans une histoire qui se suit. La lecture est simple, et rapide, pour ma part lors d'une nuit d'insomnie.

Après j'avoue que j'ai du mal à accrocher au caractère assez pique assiette de ces personnages, à leur interdépendance et leur relative exclusion du monde réel, chacun nous donnant l'impression de vivre à travers le protagoniste, plus que par lui même. D'ailleurs, par opposition, la famille du défunt est finalement assez peu évoquée, et plutôt noircie.

La mariée, est quand à elle assez surprenante, et parfois peu crédible dans ses réactions, trouvant toujours la bonne attitude, le bon mot. La révélation finale, surprenante il est vrai, apporte une dernière touche d'incrédulité pour ma part, à se demander si l'auteur savait quel chemin il prenait en débutant son livre tout en me disant que plus cliché tu meurs...

Je me suis un peu retrouvé comme dans le film les petits mouchoirs, à suivre une bande de pote, éloignée de mon quotidien, à laquelle je ne peux vraiment pas m'identifier, et je suis finalement restée assez passive à ma lecture, et peu touchée par leur drame et leur humour. J'ai d'ailleurs du mal, à distance de ma lecture, à vraiment bien discerner les 3 hommes dans leur caractère.

Au total : Un livre rapide à lire, mais sans plus

13/26 Lettre V

jeudi 1 août 2013

"L'assassin royal : L'apprenti assassin" de Robin Hobb

Je suis en pleine période relecture, car la nouveauté c'est bien, mais les valeurs sures et à redécouvrir me tentent plus en ce moment.

Résumé

Couverture L'Assassin Royal, tome 01 : L'Apprenti assassin Editions HarperCollins (Voyager) 2006Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...


Mon avis

J'avais à peine ouvert le livre que je me suis retrouvée plongée dans le royaume des Six Duchés. La plume de Robin Hobb est vraiment captivante, et je suis contente de me retrouver dans les mémoires de Fitz.

On le découvre à 6 ans, quand son grand père le dépose aux portes du palais. En quelques pages, de nombreux personnages clés vont ainsi être présentés, et connaitre leur évolution future, permet d'apprécier au mieux les descriptions pleines de piquants ("Son cadet, lui, arborait des tons coquelicots et primevère, et le manteau qui lui tombait sur les épaules comptait en largeur le double du tissu nécessaire à couvrir un homme. (...) Et le tour délicat de ses phrases évoquait une chaîne en or contournée à coté des maillons sans apprêt du parler de Vérité"). Avec des mots précis, on découvre rapidement la différence de caractère entre Vérité et Royal et l'aversion de Fitz pour ce dernier.

Je ne me souvenais pas qu'il se passait autant de choses dans ce premier tome. Les intrigues et les apprentissages s'enchainent. Il part en mission plus de fois que je ne me souvenais.

Les magies comme le Vif et l'Art sont rapidement abordées, et on les découvre à travers les yeux de Fitz. Son apprentissage m'avait laissé des souvenirs marquants, et effectivement, Galen dans son injustice équivaut à mon souvenir.

J'aimerais faire entrer ce billet dans le challenge de Vert grâce à l'amourette totalement platonique entre Molly et Fitz. (Donc ne pas lire ce paragraphe si vous ne voulez pas en savoir plus !)
De leur rencontre dans l'enfance entre Molly Bourre Pif et Fitz, leur retrouvailles adolescentes timides et pleine de pudeur (avec leur reconnaissance épatée), jusqu'à leur presque baiser sur les collines (sans oublier la pointe de jalousie avec le capitaine qui tente de la séduire). Tout les éléments d'une love story sont présents !
J'étais contente de redécouvrir cette relation qui reste très discrète et pourtant pleine de promesse. Je me demande encore si Molly sait qui est vraiment Fitz, si elle reste aveugle pour sa protection, en gardant le nom "Le nouveau".

On pourrait aussi parler de l'amour presque filial d'Umbre et de Burrich envers Fitz, mais je crois que l'on s’échappe du thème.

J'ai presque oublié de parler de ces personnages secondaires qui sont nombreux mais tellement bien amenés et décrits qu'ils font vraiment la richesse de cette saga.
Le fou est le personnage le plus intriguant à travers son aspect, ses phrases énigmatiques, et celui que j'ai le plus envie de redécouvrir, car je pense être passé à coté de plein de choses le concernant lors de ma première lecture.
Burrich, qui malgré son aversion pour le Vif, fait preuve d'une loyauté et d'un attachement vraiment touchant pour Fitz. Umbre, personnage tout en ombre, mais que je trouve assez attachant notamment dans sa manière d'aborder sa relation avec Fitz.
Subtil, dont le nom nous parait parfois pas aussi adapté qu'il devrait l'être, avec Vérité et Royal forment le socle de la famille royale autour delaquelle se noue pas mal d'intrigues. On note la différence entre Subtil/Vérité et Royal dont les mots sont beaucoup moins posés et plus vides.
Patience et Kettricken, ces deux femmes qui initialement opposantes finissent par découvrir Fitz et lui accorder du temps voir de l'affection.
Les pirates rouges sont les ennemis, dont on sait si peu de choses, mais déjà des indices pour la suite sont disséminés.
Enfin les animaux ont un rôle important à jouer, à la fois par le Vif, mais aussi participent à l'ambiance moyenâgeuse de ce monde. Forcément, nous nous attachons à Suie, Fouinot, Martel qui jalonne l'existence de Fitz.

Au total : Une relecture de ma première saga de fantasy. Même si le schéma narratif peut paraitre classique une fois comparée aux autres (l’apprentissage, la quête d'identité), le charme de l'écriture et de Fitz me séduit toujours autant.

mercredi 31 juillet 2013

Bilan du mois de juillet, Perspectives d'aout

Un mois de juillet marquée par quelques jours de vacances, où je me suis accordée de vraies pauses lectures.

J'ai donc lu : 


Et l'Assassin royal tome 1, enfin plutot une relecture dont l'article devrait paraitre demain.

Rétrospectivement, je me rends compte que j'ai pas mal ramé sur Limonov qui reste un bon livre mais pas dans le style que j'apprécie (un peu trop d'auto-introspection de l'auteur). J'ai enfin relu des livres qui je me promettais de relire, et je repars avec une vraie satisfaction dans l'assassin royal !

J'ai pas mal lu aussi de manga (notamment poursuivi la série Nana) dont je ferais un article d'ici peu.


J'ai en cours : 

Les contrées du rêve de H.P. Lovecraft pour la LC du cercle, que j'aimerais finir dans le week end
La stratégie Ender d'Orson Scott Card, qui se lit avec une facilité que je n'aurais pas cru !


Perspectives d'aout : 

Couverture Le monde de Rocannon Editions  2003Le monde de Rocannon d'Ursula Le Guin
Un livre de GRR Martin pour le match chez Iluze du 1 au 15 aout
Harry Potter Tome 5 de J.K Rowlingcar je suis très en retard pour la LC (et peut être en anglais)
Northanger Abbey de Jane Austen pour une LC au 15/8

mardi 30 juillet 2013

"Captain Wentworth's Diary "d'Amanda Grange


J'avais découvert la littérature paraaustinienne avec Le Journal de Mr Darcy du même auteur, un peu génée par le coté trop fleur bleue du mâle d'Orgueil et Prejugés, mais j'avais globalement apprécié. Je me suis donc attaquée au héros de Persuasion, mais en anglais cette fois !

 Résumé


Couverture Captain Wentworth's Diary 

It is 1806, and the Napoleonic wars are ravaging Europe. Frederick Wentworth, a brilliant young man with a flourishing career in the navy, is spending his shore leave in Somerset, where he meets and falls in love with Anne Elliot. The two become engaged, but Anne's godmother persuades Anne to change her mind, leaving Wentworth to go back to sea a bitter and disappointed man.

Mon avis

Le gros point positif est d'une part de retrouver le capitaine Wenworth, sa droiture et sa galanterie, et notamment d'avoir un apercu de ce qu'il s'est passé lors de leur premiere rencontre avec Anne. J'ai trouvé cette première partie bien amenée, même si le début est assez lent. On retrouve bien les personnages qui gravitent autour du couple, et je m'y suis moins perdue qu'à ma lecture de Persuasion.

J'ai eu très envie de relire Persuasion, car je me suis attachée au personnage d'Anne, à sa manière de gérer les évènements.

Dans les bémols, j'ai encore eu un peu de mal à lire de manière si ouverte les "sentiments" notés à l'écrit du Capitaine. Le format journal intime donne vraiment cette impression de faux...
Et de manière assez étrange, j'ai été assez géné par le style faussement ancien de ce livre, que je n'avais pas ressenti lors de ma lecture du journal de Mr Darcy que j'avais lu en francais.

Au total : Une lecture para-austinienne qui m'a fait passé un bon moment sans être révolutionnaire pour autant ! Je ne pense pas poursuivre dans la série des journaux de...

mercredi 24 juillet 2013

"Du domaine des murmures" de Carole Martinez

Voila bien 18 mois que ce livre est dans ma bibliothèque, acheté lors d'une rentrée littéraire au vue des excellentes critiques que j'avais lu et entendu, mais il m'impressionnait par son thème et par les éloges reçues.

Résumé

Couverture Du domaine des murmures Editions Folio  2011 En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.





Mon avis

J'ai été totalement absorbée par l'histoire d'Esclarmonde, dont j'avais oublié le propos exact de son enfermement. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit emmurée vivante dans une chapelle avec un contact pour le monde extérieur.

J'ai aimé cette plongée dans le moyen âge, avec les traditions, croyances à la fois chrétienne et païenne. Le récit est finalement très orienté sur la condition féminine, leur absence de choix, de liberté et de respect que les hommes éprouvaient à leur égard. Les personnages secondaires comme Douce, Bérangère, Ivette ou la nourrice, complètent cette description et apportent la réalité quotidienne, dans l'enfermement du personnage principal. La vie continue autour de cette chapelle. La relation avec Lothaire est touchante, de par les changements induits par son refus du mariage, il apport l'espoir.

L'évolution d'Esclarmonde au fur et à mesure de son enfermement, sa manière d'aborder sa foi, sa relation avec les pèlerins nous est contée comme une légende, comme si nous étions sur le domaine des murmures. On ouvre une parenthèse de vie en ouvrant ce livre, qui nous transporte dans le temps, et dans les lieux. La frontière entre réel et fantastique est tenue et par elle réapparaissent les croyances, et les légendes qui peuplaient nos campagnes.

Ce livre est court, lu en 3 heures à peine, mais intense, car je n'ai pu le poser ce qui ne m'étais pas arrivé depuis un bon moment.

Au total :  Un roman qui nous plonge dans le moyen age à travers une femme de caractère.

Lettre M : 11/26

dimanche 21 juillet 2013

"Nos étoiles contraires" de John Green

Une vague d'avis positifs suite à une vague de service presse, un thème qui me fait toujours un peu peur car proche de mon quotidien, j'ai profité que Marion me le prête lors d'un TTBS et de l'arrivée du Book Club pour me lancer dans sa lecture.

Résumé


Couverture Nos étoiles contrairesHazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie
 
 
 
 

Mon avis

Je suis loin de l'enthousiasme général pour ce livre, mais j'ai apprécié ma lecture, qui fut rapide. C'est assez bizarre cette sensation d'avoir l'impression de devoir aimer ce livre, au vue du sujet qu'il aborde.

Le thème du cancer chez les enfants est bien traité, notamment à travers l'impact sur la famille des annonces, des récidives et des différents traitements, le quotidien rythmé par les traitements, les rechutes, les différents examens de suivi. Les termes sont justes et adaptés (parfois certains détails médicaux peuvent me bloquer lors d'une lecture du fait de leur aberration...). L'isolement des malades est bien décrit, leur difficultés à intégrer une vie normale, et à se projeter dans l'avenir du fait de l'épée de Damocles suspendue sur leur tête.

Malheureusement je n'ai pas été sensible à la romance entre les deux protagonistes, qui reste assez classique dans son approche, et son dénouement. Je suis d'accord qu'on en peut qu'admirer le courage dont font preuves ces adolescents devant leur avenir et leur quotidien, mais je n'ai pas accroché plus que ça à leur caractère. Il y a, par ailleurs parfois, une vraie ambivalence entre certains propos tenus par les personnages et leur comportement, comme si l'auteur dénonçait certains fait mais ne pouvait s'empecher de les faire vivre à ses protagonistes.

J'ai aimé le fait qu'un livre (qui n'existe malheureusement pas) soit un des fils conducteurs de l'histoire. Son histoire nous transporterait presque à travers le ressenti d'Hazel.

La fin m'a surprise dans son réalisme
et nous rappelle que rien n'est acquis, et qu'il en faut peu pour changer le cours des choses. Mais finalement, le livre est assez court (300 pages en GF, gros caractères), ce qui apporte de l'intensité car il y a beaucoup d'évènements en peu de pages, mais il m'a manqué un peu de profondeur, un peu plus de temps pour apprécier certains passages et personnages ? ).

Au total : Le ton est juste pour parler d'un sujet sensible et facilement larmoyant, mais je n'ai pas accroché aux caractères des personnages.