Lu dans le cadre de l'OCDC 2014, dans la catégorie jeunesse.
Résumé :

Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?
Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?
Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…
Mon avis :
Je ressors assez mitigée de cette lecture. A la fois, j'ai beaucoup aimé l'univers imaginé par l'auteur, cette société qui protège ses membres jusqu'à interdire le contact, dont l'évolution peut faire penser à notre société actuelle. D'un autre coté, j'ai eu parfois l'impression d'un déjà vu, du fait de cette société très autarcique ou du contexte dans lequel ils vivent.
La mise en avant de l'art montre une certaine sensibilité, et amène des descriptions, notamment des danses de Sibel où nous sommes emportés avec elle et nous l'imaginons virevolter comme une danseuse étoile. Il est cependant dommage que les "talents" soient classés de manière si machiste. Les filles aux arts, ménage, jardinage, les hommes à la science sans plus d'explication de cette dichotomie.
De même finalement l'"Art" est assez peu explicité, que ce soit dans sa perte ou sa récupération et dans les effets présents.

Les "Maitres" sont très intrigants, notamment dans leur capacités, pouvoirs et manières d’accéder à leur position. J'ai regretté avoir si peu d'explications, et que leur secrets restent enfouis à la fin du roman. Il persiste beaucoup de question en suspens.
L'explication concernant le mode de vie de cette société est trop succint, et amené de manière trop abrupte.

Au total : De bonnes idées, mais quelques longueurs et un personnage principal qui ne m'a pas touché.

