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dimanche 21 août 2016

"Harry Potter and the Cursed Child" de Jack Thorne et John Tiffany

Oui j'ai craqué et lu cette pièce de théâtre, la tentation était trop forte. J'en profite pour souligner qu'il s'agit de ma première lecture en anglais de l'année !

Résumé

Couverture Harry Potter et l'enfant maudit
Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.



Mon avis

Je savais que je risquais la déception en me lançant dans cette suite de la série qui a marqué ma post adolescence.

Effectivement j'ai assez souvent levé les yeux au ciel que ce soit dans les comportements d'Albus, digne fils de son père dans les idées foireuses et la mise en danger inutile, ou d'Harry, inchangé, voir transformé en faux père poule, mais qui ne s'occupe que d'un seul de ses enfants.

La nostalgie est toujours là et on retrouve avec plaisir les personnages qui ont fait la légende des livres, même si certains ont une évolution bizarre et peu compatible, à mon avis, avec leur âge supposé (Mac Gonagall), et d'autres sont tristement absents (Neville).

L'intrigue en elle même n'est pas vraiment claire, et ressemble plus à une succession de petites intrigues qu'à une histoire aussi complète qu'espérée et surtout un certain manque d'originalité par rapport aux anciens tomes.

Alors il y a de bonnes surprises avec des personnages qui se révèlent et qui correspondent à notre espoir, mais je ne suis pas sure que ca relève vraiment le niveau.
Je suis cependant curieuse de voir cette pièce sur scène vu le nombre de scène, d'action et de changement de point de vue, bref le manque d'unité globale ...

Au total : Une lecture qui s'impose pour les gens qui ont grandi dans l'univers HP, mais qui ne vaut pas la série originale.

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Lettre T : 14/26
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mercredi 19 juin 2013

"Salina" de Laurent Gaudé

Lu dans le cadre du challenge Laurent Gaude organisé par HeleneChoco, je me suis plongée dans cette pièce, notamment pour ses similitudes avec "La mort du roi Tsongor" que j'ai lu il y a peu et beaucoup apprécié.

Résumé

Salina aime le jeune Kano mais c'est à son frère, Saro, que le clan Djimba veut la marier. Elle tente d'imposer son désir, en vain. Le malheur est sur elle. Le mariage a lieu et la vie qu'elle avait espérée, doucement, lui échappe. Commence alors, pour Salina, le cycle des vengeances, dans la rage et la démesure.
Organisée en un triptyque, "Le sang des femmes", "La dernière vertèbre" et "Le don des larmes", Salina est du même souffle que La Mort du roi Tsongor (prix Goncourt des lycéens 2002). 







Mon avis

Cette courte pièce de théâtre, lue en moins d'une matinée, révèle effectivement des similitudes, notamment dans les lieux, et les thème abordés avec ma précédente expérience de cet auteur.
Effectivement, Laurent Gaude nous apporte des pistes de réflexion sur la condition féminine dans certaines sociétés, sur la vengeance et l'apaisement des tensions.

Nous suivons Salina, fille adoptée par la tribu Djimbe et promise au fils ainé du chef. Salina qui aurait aimé épouser le second fils, et se met en conflit avec sa belle mère.
La société décrite évoque, notamment avec thème du désert, qui est omniprésent, une société africaine, avec des croyances anciennes, qui se retrouve notamment dans la scène de l'oracle.

J'ai beaucoup aimé le dénouement de ce conflit sur le thème de l'apaisement, les personnages féminins de Salina, déterminée, d'Alika, la douce et même Mumuye, la patriarche.
Elles ont toutes des rôles forts malgré une société qui semblent dominée par les hommes, elles montrent l'importance de leur présence.

La pièce est divisée en 3 actes, avec un saut temporel entre chaque. Elle alterne dialogue et récit à la troisième personne. Je me suis demandée comment celle ci pourrait rendre sur scène, car malgré quelques disdascalies, le jeu est assez peu décrit, et certains passages peuvent être étranges.

Au total : Une pièce de théâtre dans la même veine que ma précédente lecture, un style fluide et des personnages forts.

dimanche 6 janvier 2013

"Ubu roi" d'Alfred Jarry

Un relecture de ce classique du théâtre de l'absurde qui me tentait depuis bien longtemps.

Résumé

Poussé par son ignoble épouse, le Père Ubu renverse le roi de Pologne, son bienfaiteur, et massacre sa famille et les nobles du royaume. Désormais "roi de Pologne et d'Aragon", "maître des Phynances" et "docteur en pataphysique", il étale la couardise, l'avidité et la vulgarité qui feront de lui le modèle de l'usurpateur totalitaire








Mon avis

En lisant la première scène, j'ai eu cette impression très agréable de me replonger dans quelque chose de connu, avant de me souvenir que cette pièce a fait partie de celles que j'avais étudié lors de l'atelier théâtre du lycée.

Ainsi les "Vrout, merdre" de Mère Ubu m'ont semblé bien réels, comme une pièce jouée.
Bon, je pense que nous n'avions travaillé que le premier acte, car la suite m'a paru bien plus nouvelle mais tout aussi jouissive !

Je me rends compte que j'aime bien le théâtre de l'absurde, de la même manière que ma relecture de la Cantatrice chauve, je me sens à l'aise dans les non sens évoqués par ses pièces, les réparties improbables me font sourire.

De cette pièce, on retient forcément Père Ubu, lâche et manipulable à souhait, Mère Ubu, mégère manipulatrice, et leur relation assez déroutante !
Mais aussi Bordure, le traitre en puissance qui change de chemise, Pile et Cotice les palontins, qui bravent les ours et surtout la notion de justice et de gestion des contestataires...

On perçoit toute l'ironie sur les impôts et la cupidité des dirigeants, l'effet de l’Église et de la prière.

Cette pièce se lit par ailleurs rapidement, en une petite heure qui permet de garder en mémoire la structure et les rappels de vocabulaire nouveau introduit par Ubu ! "De par ma chandelle verte !"

Au total : Un classique du théâtre de l'absurde auquel j'adhère !
A noter que mon édition est bourrée de petites notes, pas forcément utile à mon point de vue, l'introduction étant par ailleurs particulièrement rébarbative...


lettre J

dimanche 2 décembre 2012

"La nuit de Valognes" d’Eric Emmanuel Schmitt



Reçu dans le cadre d’un swap, cette pièce de théâtre d’un auteur que apprécie beaucoup me faisait de l’œil depuis quelques temps. Je l'ai lu en avril, et je ne sais pas pourquoi cet article trainait dans mes tiroirs de blog (en fait je voulais le publier en parallèle du Don Juan de Molière que j'ai aussi lu, mais pas eu le courage de le faire...)
Bref Nath a organisé une LC pour son challenge EES, j'en profite pour souffler sur mon doc word et publier ce petit avis.


Résumé

 Par une nuit orageuse, quatre femmes se retrouvent dans le château de La duchesse de Vaubricourt. Don Juan, qui les a bafouées autrefois, sera jugé et devra réparer ses torts en épousant Angélique, filleule de la duchesse. À la surprise générale, le séducteur mythique accepte !










Mon avis

Je connais surtout Mr Schmitt pour ses romans et notamment le cycle de l’invisible. Me voila lancée dans du théâtre et comme souvent cette pièce donne envie de la découvrir jouée. L’auteur avoue s’être inspiré du Don Juan de Molière que j’ai lu par la suite pour me faire une autre idée de ce personnage célèbre.

Cette pièce met en scène 6 femmes et 2 hommes, Don Juam et Sganarelle son indéfectible valet, dans un huis clos. Il s’agit d’une relecture moderne du mythe de Don Juan même si la pièce se joue au XVIIIème siècle. 
D’ailleurs certains propos m’ont un peu désemparé et semblé hors d’époque : « Ma petite, je me soucie de votre bonheur comme de l’orgasme des libellules « (Acte III, scène 3) (Mais je suis un peu prude en lecture...)

La pièce est découpée en 3 actes comprenant chacun entre 5 et 15 scènes. Le premier présente les personnages, la cause de leur réunion dans un lieu isolé de Normandie, le second confronte les personnages centraux, et le 3ème est le procès en lui-même.

J’ai bien aimé la partie décrivant le passé de Don Juan, même en lecture, on s’imagine parfaitement la scène, autour du feu. Les personnages sont bien distincts les uns des autres, et leur motivation brièvement, mais clairement exprimée.
Cette pièce est donc à travers le mythe de Don Juan, une réflexion sur l’amour et ses interprétations. Du plus traditionnel et fleur bleue au libertinage, les nuances s’affrontent et s’expliquent.

Au total : Une pièce de théâtre qui revisite le mythe de Don Juan. 

Les autres participants de la LC :

Unchocolatdansmonroman (organisatrice) : Sous l'apparente légèreté de l'histoire, c'est une vraie réflexion sur la séduction, le mariage, l'amour. 

 Natiora est plus que convaincue : Une symphonie d’émotions qui résonnent en moi longtemps après la lecture.

Ramettes : Il se réfère à un personnage connu de tous du moins dans les grandes lignes et il le revisite, il nous montre un aspect caché de ce personnage classique.

Lectureetcie : C'est très bien écrit, les dialogues sont excellents et plein d'humour. 

On sent la motivation quasi générale à relier molière au décours de cette lecture ! 

  


Ce livre fait partie de mon challenge Eric Emmanuel Schmitt organisé par Nathalie.

Catégorie Libre

vendredi 6 avril 2012

"Roméo et Juliette" de William Shakespeare


J’ai enfin lu ce classique du théâtre. Tout le monde connais la trame de cette histoire et énormément de choses ont déjà été écrites sur le sujet, donc vu mes capacités d’analyse de texte, je vais plutôt pointer les choses qui m’ont surprises.

 

Mon avis

L’histoire tragique des amants de Vérone est connue et a été déclinée sous pas mal d’angles (film, peinture, sculpture, opéra et danse), les à-coté m’ont étonné.


La trame de fond m’a semblé plus axée sur la rivalité des 2 familles, sur cet esprit délétère et bien ancré dès le plus jeune âge dans les 2 clans. On déteste l’autre de père en fils, et même le Prince de Vérone, n’arrive pas à casser cette gangue de haine et de rancune. 
Pas de cour prolongée comme on trouve dans les romans actuels, quelques scènes où les protagonistes nous font part de leur sentiment, mais c’est vraiment leur situation « politique » qui est au premier plan. Comment vont-ils pouvoir sortir de leur carcan familial? Leur rencontre et leur déclaration vont finalement assez vite.

Roméo et Juliette sculpture à Central park, NYC.
Juliette est jeune et s’enflamme comme son jeune âge le permet, certains passages semblent un peu désuets dans sa manière de se lancer tête baissée dans ce mariage et dans son entêtement. Mais sa fidélité à Roméo, son attachement est touchant. J’ai bien aimé leur courage et leur débrouillardise pour duper les adultes. La famille de Roméo semble plus soutenante que celle de Juliette, même si on voit plus l'histoire du point de vue de celle-ci.

Peinture de Franck Dicksee
La nourrice et le prêtre, plus que les parents, semblent les mentors et guides des 2 protagonistes, preuve de l’éducation et de l’importance de la religion à cette époque. Les parents sont craints mais assez peu consultés et écoutés pour leur choix et leur décision. L’inverse est d’ailleurs assez vrai, en effet le père de Juliette décide du prétendant et n’écoute point sa fille.

Je ne connaissais pas Paris, et son coté amoureux éconduit et le dénouement m’a étonnée. D’ailleurs, le dernier acte m’a scotchée, j’ai tourné les pages pour connaitre les détails de cette fin pourtant archiconnue !


Dans les bémols, le principal reste les traductions assez hétérogène. Le premier E book que j’ai téléchargé m’a paru quasi incompréhensible à chaque phrase, et je me suis rendue compte des différences assez importantes entre 2 ebooks et mon livre réél que j’ai redécouvert dans ma bibliothèque. Malheureusement mon niveau d’anglais ne me permet de me lancer directement dans la langue de Shakespeare, et je le regrette.

Exemple Acte 2, scène 1 avant dernière réplique de Mercutio:

Mercutio (version Kindle bourrée de notes explicatives) : "Ce que je dis ne peut l’offenser, ce qui pourrais l’offenser serait d’évoquer quelque esprit étrange dans le cercle de sa maitresse, et de l’y laisser jusqu’à ce qu’elle l’eût conjuré et fait rentrer dans l’abîme ; cela pourrait l’irriter ; mon invocation est honnête et obligeante, et je ne conjure au nom de sa maîtresse que pour le faire apparaître."

Mercutio (version e books.com) : "Cela ne peut le fâcher ; il se fâcherait avec raison, si je faisais surgir dans le cercle de sa maîtresse un démon d’une nature étrange que je laisserais en arrêt jusqu'à ce qu’elle l’eût désarmé par ses exorcismes. Cela serait une offense : mais j’agis en enchanteur loyal et honnête ; et, au nom de sa maîtresse, c’est lui seul que je vais faire surgir."

J’ai lu la version ebooks car elle me semblait plus fluide…

Au total : j’ai découvert un classique, qui amène beaucoup plus loin que les bribes connues.


Ce livre compte pour le baby challenge théâtre, pour le challenge Amoureux de l'Irrégulière.

 

jeudi 12 janvier 2012

"Le jeu de l'amour et du hasard" de Marivaux


Lu dans le cadre du challenge 1000 ans d’histoire de Bookine, on avait le choix entre 2 auteurs de théâtre : Beaumarchais ou Marivaux. J’ai choisi de découvrir Marivaux, et de relire Beaumarchais plus tard.


Résumé : 

Peut-on épouser un inconnu ? Ce n'est pas l'avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu'elle n'a jamais vu. Avant d'accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l'identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L'entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n'est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l'amour ne finisse par reconnaître les siens...

Source : Livraddict

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé cette pièce.

Le premier acte commence par les doutes de Sylvia sur ce qu’est un bon mari, et ses inquiétudes des différences qu’il peut y avoir entre le privé et le public. Ce thème reste à mon avis assez moderne, alors que cette pièce a été écrite au XVIIème siècle. Encore maintenant, on est parfois surpris de la différence de caractère entre certaines personnes entre l’être et le paraitre.

Comme le titre l’indique, la pièce va parler d’amour et donc de mariage. Le père de Sylvia lui annonce qu’il a trouvé le gendre idéal, et Sylvia propose à son père d’échanger sa place avec sa suivante pour pouvoir observer tranquillement son prétendant. La scène d’après nous met dans la confidence que Dorante, son promis a eu la même idée.

En trois scènes, la pièce est lancée, et l’on suit par la suite les aventures de Sylvia et Dorante et de Lisette et Arlequin leur suivant. La chute de la pièce est prévisible, mais son déroulement laisse place à de bonnes surprises, révélations mais pas pour le spectateur mis dès le début dans la confidence.

J’ai aimé le raisonnement de Sylvia, même si parfois elle est devenue un peu trop manipulatrice à mon gout et j’ai été étonnée de voir que son père la laissait participer à cette mascarade, soucieux du bien être de sa fille. On est dans le mariage arrangé mais courtois, où la bonne entente des époux est souhaité.

Au total : Une pièce sur le thème de l’amour d’une surprenante modernité.

L'avis de Céline qui a choisi la même pièce pour ce challenge.

Cette pièce fait donc partie du challenge 1000 ans de littérature organisé par Bookine, mais aussi du challenge classique au coin du feu de Marmotte, et enfin du baby challenge théatre de Livraddict !



mardi 27 décembre 2011

Challenge 2012 : Inscriptions

Pour bien démarrer une nouvelle année, rien ne vaut des résolutions et des petits (ou gros) défis.
J'ai donc, dans mon addiction aux challenges, décidé de m'inscrire à un certain nombre de challenge pour l'année 2012 !

Tout d'abord les baby challenge LA (vu mon échec sur le big 2011, ils me paraissent plus "raisonnables")


Je m'inscris donc 

Au baby challenge Théâtre, et j'espère atteindre la médaille d'or, avec pas mal de relectures en vue (italiques), pour le moment 4/20 (soulignés)



1 ~  Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand
2 ~  Hamlet de William Shakespeare
3 ~  Roméo et Juliette de William Shakespeare
4 ~  On ne badine pas avec l'amour de Alfred de Musset
5 ~  La Machine infernale de Jean Cocteau
6 ~  Macbeth de William Shakespeare
7 ~  La Cantatrice chauve, suivi de La Leçon de Eugène Ionesco
8 ~  Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare
9 ~  Ruy Blas de Victor Hugo
10 ~  Antigone de Jean Anouilh
11 ~  Le Cid de Pierre Corneille
12 ~  Rhinocéros de Eugène Ionesco
13 ~  Lorenzaccio de Alfred de Musset
14 ~  Les Fourberies de Scapin de Molière
15 ~  Le Misanthrope de Molière
16 ~  Knock ou le Triomphe de la médecine de Jules Romains
17 ~  Andromaque de Jean Racine
18 ~  L'Avare de Molière
19 ~  Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux
20 ~  L'École des femmes de Molière

Et au babychallenge Fantasy
Pour objectif la médaille en chocolat 12/20 !
Je démarre à 6/20 (soulignés : déjà lu, gras : dans ma PAL)



1-  Druide de Oliver Peru
2-  Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le Nom du vent de Patrick Rothfuss
3-  Le Seigneur des Anneaux, intégrale de J.R.R. Tolkien
4-   Le Château de Hurle, tome 1 de Diana Wynne Jones
5-   Les Portes du secret, tome 1 : Le Poison écarlate de Maria V. Snyder
6-  Les Mondes d'Ewilan, tome 1 : La Forêt des captifs de Pierre Bottero
7-  Les Âmes croisées de Pierre Bottero
8-   Fils-des-Brumes, tome 1 : L'Empire ultime de Brandon Sanderson
9-   Les Salauds Gentilshommes, tome 1 : Les Mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch
10-  À la croisée des mondes, intégrale de Philip Pullman
11-  Le Trône de fer, tome 01 : Le Trône de fer de George R.R. Martin
12-  L'Assassin Royal, tome 01 : L'Apprenti assassin de Robin Hobb
13-  Les Chroniques de Krondor, tome 1 : Pug, l'apprenti de Raymond E. Feist
14-  Bilbo le hobbit de J.R.R. Tolkien
15-  Les Royaumes invisibles, tome 1 : La Princesse maudite de Julie Kagawa
16   Les Éveilleurs, tome 1 : Salicande de Pauline Alphen
17-  Les enchantements d'Ambremer, tome 1 de Pierre Pevel
18-  L'Ange de la nuit, tome 1 : La Voie des ombres de Brent Weeks
19-  Le Cycle d'Avalon, tome 1 : Les Dames du lac de Marion Zimmer Bradley
20-  La Belgariade, tome 1 : Le Pion blanc des présages de David Eddings


Et enfin, je me lance dans l'aventure du challenge 26 lettres- 26 auteurs (ABC) proposé par Nanet, qui a crée pour l'occasion un blog spécial.



Les règles : 

La version que je vous propose, consiste à choisir non seulement un auteur par lettre, un minimum de 4800 pages pour l'ensemble des livres (afin d'éviter une liste avec 26 livres de 150 pages !)

Toutefois, ce challenge se veut plus facile, donc voici les améliorations :

A comme Allégé : Vous avez la possibilité d'inclure des films (chaque film compte pour 50 pages uniquement ! ) et des BD.

B comme Bouleversement : Vous pourrez changer d'auteur et donc de livre* au cours de l'année, en respectant toutefois le principe d'un auteur par lettre... (26 auteurs au final). Toutefois, vous ne pouvez pas changer tous les auteurs ! il n'y aurait plus de challenge. Je pense que 5 changements sont suffisants... qu'en pensez-vous ?

* Un changement de livre pour un même auteur sera étudié au cas par cas, et ne sera pas forcément décompté des 5 bouleversements accordés.

C comme Catégorie : le but reste de marier les styles : un classique, une nouvelle, un auteur étranger, un livre en fantasy, un en SF, un roman, un thriller... (cette liste n'est pas exhaustive).

Ma liste : 

Asimov : Fondation (SF) 250p
Barjavel René : La Nuit des temps 
Camus Albert : l’Etranger (classique/philosophie) 180p
Deghelt Frédérique : La grand-mère de Jade (contemporain) 280p
Eddings David: La Belgariade Tome 1 (Fantasy) 440p
Frost Jeanine : Au bord de la tombe (Bit lit) 500p
Gaborit Mathieu : Chroniques crépusculaires (ou autre) (Fantasy) 280p
Hugo Victor : Le dernier jour d’un condamné (classique)  180p
Irving John : Une prière pour Owen (contemporain) 700p
Jarry : Ubu Roi (théâtre) 100p
King Stephen : Jessie 410p
Larrson Stieg : Millenium : L'homme qui murmurait à l'oreille des femmes (polar) 570p
Maupassant Guy : Le Horla (Fantastique/classique)
Niffeneger Audrey : Le temps n'est rien
Oates Joyce Carol: Femelles (contemporain)330p
Peru Olivier : Les haut conteurs  (Jeunesse) 305p
Queffelec Yann : Les noces barbares Contemporain 300p
Rice Anne : Entretien avec un vampire (horreur) 440p
Sand George : La mare au diable (classique ) ou Pauline
Turestsky Bianca : Une robe couleur temps (jeunesse)
Udall Brady : Lâchons les chiens
Verne Jules : Voyage au centre de la terre (classique)  310p
Wilde : Le portrait de Dorian Gray (classique)  340p
X : Anonyme Le livre sans nom PAL Thriller 500p
Yourcenar Marguerite : Le coup de Grace 121p
Zweig : Printemps au Prater (Nouvelle) 128p

Et enfin, le Petit Bac d'Enna, comme dans nos souvenirs d'école : des catégories, des lignes à remplir !


Les catégories que je compte remplir au fur et à mesure de mes lectures !

Prénom
Lieu
Métier
Animal
Végétal
Objet
Sport
Personne
Partie du corps
Couleur
Gros mot

Donc 4 challenges, Rendez vous dans 1 an pour voir leur aboutissement !

samedi 12 novembre 2011

"Le médecin malgré lui" et "Les fourberies de Scapin" de Molière

Molière, un auteur de pièce de théatre très étudié au collège, mais dont je ne garde guère de souvenir.
Pour mon challenge personnel, je me suis plongé dans l'oeuvre de cet auteur, grâce à 2 pièces que j'ai lu avec une facilité qui m'a étonné.





















Les 2 pièces sont courtes et se lisent vite. J’ai été un peu surprise par le fait qu’il n’y ait pas d’alexandrins, mais globalement, l’histoire est simple, se comprend bien et provoque des sourires. Malgré le peu de didascalies, on visualise bien les scènes et les mouvements des personnages.

Le médecin malgré lui 

Le médecin malgré lui, ou comment Sganarelle à la suite de la vengeance de sa femme se retrouve à jouer le rôle de médecin pour guérir une fausse muette refusant un mariage décidé par son père.

Les premières scènes sont vraiment drôle, et on entre rapidement dans l'intrigue.

Dans cette pièce, comme dans l’autre, on retrouve le thème du mariage forcé et refusé par la fille de bonne famille, avec un père près de ses sous.

J’ai trouvé assez difficile à comprendre les passages avec la nourrice et son mari qui parlent le « patois », sinon le langage est simple, les répliques bien rythmées.

Par ailleurs, j’ai trouvé intéressant de voir la vision de la médecine à cette époque, remplie de fluides corporels (ou humeurs) et de saignées comme traitement ! Le rôle des médecins dans la guérison des patients est clairement mis en doute par Molière, ce qui peut se comprendre.

Les fourberies de Scapin

Scapin, valet rusé (et fourbe) aide son maître et un de ses amis à soutirer l'argent leur permettant de se marier avec la fille qu'ils souhaitent. Il met en œuvre toute sa malice pour duper le père de chacun tout en avouant ses précédents méfaits.
La aussi, on retrouve le thème du mariage forcé, avec les personnages masculins ce coup-ci qui s’opposent à leur père (de manière inutile dans un cas...). Il est d’ailleurs étonnant la fille de géronte et le fils d’Argante ne se soient reconnus avant.

L'avarice des 2 pères fait partie des thèmes récurrents.

On retrouve le concept de la faute avouée à moitié pardonnée dans cette pièce.
Les fourberies de Scapin sont plus longues et centrées sur lui (enfin comme le titre le laisse présager). Un valet malin qui obtient ce qu’il veut par la ruse.

Dans les 2 pièces, les personnages principaux sont tenus par des personnages ne faisant pas partie de la bourgeoisie mais tirant leur épingle du jeu grâce à leur intelligence et leur faculté d'adaptation.
 
Au total : 2 pièces classiques de lecture facile.

samedi 8 octobre 2011

"Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand


J’ai lu ce classique, après l’avoir trouvé à petit prix et pour changer un peu de style.



Mon avis

Je n’ai jamais lu ni beaucoup été au théâtre, je me suis mise à cette œuvre un peu par hasard, sans vraiment connaitre la trame de l’histoire à part le fameux nez. Un peu de Cléopâtre ressuscitée en Gascogne.

Au final, j’ai été agréablement surprise par la structure et l’humour qui se dégage de cette pièce. 

Le premier acte est rempli de citations connues  "A la fin de l’envoi, je touche" , la diatribe de Cyrano sur son propre nez (ou « péninsule ») et on est emballé dans cette France fière avec des mousquetaires (D’Artagnan !). 

L’histoire d’amour entre Roxane et Cyrano m’a surprise par sa forme et son évolution. Les scènes sont très vivantes, et même par écrit, je me suis retrouvée sur le champ de bataille à vivre avec les cadets de Gascogne.

Les tirades de Cyrano sont prenantes et vraiment agréables à lire (voir à déclamer dans son salon).

Il y a des références à d’autres pièces connues (que je n’ai cependant jamais lu), Roméo et Juliette dans la scène de balcon et Les fourberies de Scapin de Molière (la référence n’est pas cachée pour le coup). J’en ai peut être ratée quelques unes, mais je pense lire ces 2 là dans un futur proche.

Au total : Une pièce de théâtre classique, bourrée d’humour et d’action !

Ce livre fait partie du Big Challenge Livraddict : 6/15