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lundi 2 octobre 2017

"Une prière pour Owen" de John Irving

Repéré depuis quasiment mes débuts bloguesques, mis dans ma liste ABC depuis 4 ans, sans que j'ose passer le cap, cette année était la bonne pour cette découverte !

Résumé

Owen tue la mère de John, son meilleur ami, d'une balle de base-ball perdue. À onze ans, il se proclame instrument de Dieu, et grâce à lui, John devient chrétien. C'était avant Kennedy, la guerre du Vietnam et la prolifération de l'arme nucléaire. John se souvient de son ami d'enfance, et avec une nostalgie pleine de colère, d'une certaine Amérique, égocentrique et triomphante.

Mon avis

Je n'ai pas dévoré, mais plutôt savouré ce livre riche, dense qui dépeint une Amérique des années 60-70s, en pleine guerre de Vietnam, crise des missiles et scandales présidentiels (M. Monroe, Nixon...) par le biais d'un expatrié, narrateur de la vie de son ami.
Ce livre restera dans ma mémoire à la fois pour les personnages, mais aussi pour ce regard si particulier sur certains évènements, sur l'Amérique des petites villes et l'amitié indéfectible entre Owen et le narrateur.

Le départ est étrange, et correspond au résumé. Je me suis demandée à plusieurs reprises ce qui liait les 2 personnages, puis au fur et à mesure de la lecture, on découvre l'intelligence, le charisme d'Owen qui ne demandaient qu'à s'épanouir.

L'histoire de sa vie, racontée par son ami,est faite de petites quêtes qui prennent de l'importance, de combats qui semblent perdus d'avance à la recherche d'une justice.
Il y a pas mal de passage sur la discrimination, du fait du physique d'Owen, qu'il me reste difficile de visualiser. Sa voix notamment, retranscrite en majuscule pour signifier son timbre particulier (et qui m'a fait penser à la Mort de Pratchett, plus dans mon genre actuel de lecture) et accentuer sa parole est un mystère.
La religion a aussi un place très importante. Les différentes églises sont abordées, et malgré la foi des personnages, il existe un certain recul des personnages sur leur pratique et leur croyance. Owen lui même très croyant, pensant être un instrument de Dieu reste assez distant avec l’Église en elle même.

Les personnages secondaires sont parfois caricaturaux (comme la mère de son rival à l'université) mais souvent plein de surprises et finalement la plupart du temps attachant, ce qui est surement majoré du fait de la position du narrateur lorsqu'il parle de sa famille (comme sa mère, son beau père ou sa grand mère).
Il m'est difficile d'en dire plus sur ces 700 pages intenses en réflexion et en moment de vie.
 On ressent l'incompréhension ressentie pour la guerre, dans le décompte des victimes et la motivation des engagés.

Au total : L'humanité du narrateur mais surtout d'Owen, ses convictions pacifistes éclatent au fur et à mesure de la lecture et je ne peux que vous conseiller de les découvrir et de vous laisser emporter par ce récit de vie si particulier.

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Lettre I 699 pages

vendredi 30 juin 2017

"Persuasion" de Jane Austen


J'ai poursuivi mes relectures de classiques anglais dans la version originale pendant mes nuits d'insomnie, motivée aussi par le "Mois anglais" auquel je souhaitais participer.
Instauré par Cryssilda et Lou, le mois Anglais, qui démarre du 1er juin 2017 pour se terminer le 30 juin, a pour vocation de faire découvrir ou redécouvrir la culture anglaise par le biais de sa littérature foisonnante.

J'avais été assez touché par Anne lors de ma première lecture du fait de sa différence d'âge avec les héroïnes classiques autenniennes et de son parcours de vie.

Résumé

"Il raconte les retrouvailles d'Anne Elliot avec Frederick Wentworth, dont elle a repoussé la demande en mariage huit ans auparavant, persuadée par son amie Lady Russell des risques de cette union avec un jeune officier de marine en début de carrière, pauvre et à l'avenir incertain. Mais alors que la guerre avec la France s'achève, le capitaine Wentworth revient, fortune faite, avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne Elliot la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader."



 Mon avis

J'avoue avoir eu plus de mal à cette lecture qu'Orgueil et Prejugés, probablement car la trame m'est moins familière. Cependant je me suis beaucoup moins mélangé les pinceaux entre les différents personnages (notamment la famille Musgrove qui m'avait décontenancée lors de ma première lecture).
J'ai apprécié le personnage d'Anne, même si sa place dans sa famille est particulièrement ingrat, et j'avoue que son père est assez agaçant, tellement imbu de son titre et de lui même, sans se préoccuper du bonheur de sa famille autre que sa fille ainée qui a pour le coup un petit coté, mégère de Cendrillon. Cette famille est assez étonnante dans sa composition et le caractère si différent des soeurs, dont on sent une affinité assez faible finalement (contrairement à d'autres romans de cet auteur).

J'ai aimé aussi me balader en Angleterre, dans des lieux que j'ai visité récemment (notamment Bath)et la campagne anglaise reste à l'honneur dans ces livres.

L'évolution de la relation entre le capitaine et Anne fait partie des atouts de l'histoire. Leur timidité, sens du devoir sont à l'honneur et on sent qu'ils sont assortis. J'ai aimé aussi l'émancipation d'Anne vis à vis de sa famille, de ses amitiés (avec sa copine de lycée), tout en restant fidèle à elle même et ses convictions.  La fameuse lettre (qui arrive si tardivement dans le livre) m'a procuré à nouveau beaucoup d'émotion dans ma relecture.


J'ai profité de cette relecture pour revoir le feuilleton BBC et vraiment je trouve que l'actrice d'Anne rend le personnage assez insipide, du fait de son manque de charisme qui est pourtant si mis en avant dans le livre.
Le père et les sœurs vont tellement bien dans leur prétention par contre. Et je regrette les raccourcis concernant Bath et Mme Smith, personnage intéressant dans la vision de la société anglaise et dans le peu d'autonomie reconnue aux femmes.

Au total : Une relecture plaisante, sur un roman dont l'héroine me parle plus que les soeurs Bennett, mais qui s'avère plus difficile d'accès je pense.

mardi 21 juin 2016

"Notre Dame de Paris" de Victor Hugo

Un classique ! Je me suis lancé dans ce livre pour essayer de participer au BC de Livraddict de mai. Je n'en avais lu qu'un tiers pour la date prévue, mais l'histoire est telle que j'ai pris mon temps pour le terminer.

Résumé

Couverture Notre-Dame de Paris
Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers...






Mon avis

Une très bonne surprise ce livre, aussi bien sur le style que sur l'histoire dont on ne connait que des bribes au final.

Victor Hugo est capable de créer la vie dans certains détails de Notre Dame de manière si simple e si prenante. Je me suis plongée dans ce Paris du temps des rois avec un certain plaisir, me baladant en même temps que le narrateur. Soit quelques descriptions m'ont parfois paru un peu longues mais une fois la première partie lancée, elles passent bien mieux. La narration est assez troublante initialement, mais permet une vraie plongée entre omniscience et appel au lecteur pour ne pas le perdre.

Les personnages sont magiques dans leur caractère, leur description. Je me suis attachée à Quasimodo et Esmeralda, j'ai aimé découvrir leur passé, les rebondissements finaux.
L'histoire est pleine de rebondissements, de déceptions et d'espoir, j'étais emporté par ces retournements .
Derrière la toile de fond d'Esmeralda et de ses soupirants, il existe une vraie critique de la société de cette époque, entre le procès de Quasimodo, qui est totalement absurde dans son déroulement, ou le passage avec le Roi et son opportunisme.

L'importance de l'apparence est aussi vivement mis en question, Esmeralda, gitane au coeur tendre est dénoncée par les préjugés sur les gitans et accusée de sorcellerie à cause de sa chèvre. (J'ai d'ailleurs bien aimé la relation entre Gringoire, Esmeralda et Djali qui se lient en douceur de manière complètement chaste) Phoebus quand à lui trompe l'ensemble de son entourage grâce à son apparence de chevalier servant, bien plus cynique er moins bon que nos protagonistes. Frollo est le summum de l'ambivalence, et un prélude à la folie. J'ai apprécié suivre son évolution, ses doutes, ses tentatives de passer outre et de commettre alors des erreurs bien pires. Il reste un des personnages les plus fascinants car il est difficile d'anticiper ses actions.

Chaque personnage secondaire est utile, chaque petite histoire le concernant aura un effet dans l'histoire, j'aime ces livres riches qui finalement s'accorde dans un ensemble vraiment cohérent.

Dans les discussions du Book Club, la cathédrale était évoquée comme un personnage à part entière, et après avoir lu la seconde partie, j'ai mieux compris cette interrogation, nous vivons à coté de Notre Dame, résistons avec elle, souhaitons protéger ses habitants. J'ai apprécié découvrir les confins de son architecture avec Quasimodo, me dire qu'à mon prochain passage je regarderai différemment les gargouilles et recoins des étages supérieurs.

Au total : Un classique fascinant dans le fond et la forme, un style accessible et intemporel et des personnages fascinant par leur richesse de caractère. Je ne peux que le conseiller !

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9/26 : Lettre H Classique 670 pages

dimanche 20 décembre 2015

"Tristan et Iseult" version Joseph Bédier

Un classique que j'avais lu pendant ma scolarité et qui m'avait marqué. Je me suis rendu compte à ma lecture que le milieu avait disparu de ma mémoire.

Résumé

Couverture Le roman de Tristan et Iseut Editions 10/18 1981Seigneurs, vous plait-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort?
C'est de Tristan et d'Iseut la reine.
Écoutez comment à grand' joie, à grand deuil ils s'aimèrent, puis en moururent in même jour, lui par elle, elle par lui.
Aux temps anciens, le roi Marc régnait en Cornouailles...


cf Wikipédia :
Entre 1900 et 1905, Joseph Bédier a reconstitué une version « complète » de la légende à partir de Béroul, Thomas d'Angleterre, Eilhart von Oberge et de fragments anonymes. Son ouvrage, qui a fait redécouvrir l'histoire, est devenu la version de référence pour les lecteurs non spécialistes du XXe siècle.

Mon avis

Tristan et Iseult c'est l'amour maudit, obtenu par des moyens magiques entre deux personnes non destinés au départ (surtout pour des histoires de loyauté et promesses).
C'est aussi l'amour chevalier, cette attirance forte, mais qui reste noble. Les obstacles ne parviennent pas à l’émousser voir le renforce. Leurs destinées sont liées par la magie mais on l'oublie au fur et à mesure de l'histoire portée par leur foi et leur droiture.

Je ne me souvenais pas de toutes les étapes de ce livre. L'histoire est un récit du Moyen Age, notamment par les thèmes abordés, la piété et la religion, l'amour éternel, les combats singuliers (fréquents, ambiance David contre Goliath, heureusement Tristan est un dieu de l'épée et de la ruse) Son coté chanson de geste entraine une lecture aisée avec de courts chapitres relatant une aventure de Tristan à début et fin et une trame de fond qu'est le lien entre Tristan et Yseut à partir de leur rencontre.

Tristan a ce coté parfait agaçant dans ses réussites qui s'enchainent et sa "malédiction" ne le rend que plus fort dans sa détermination et surtout sa moralité sans faille (sauf durant son petit moment d'égarement mais non lié à sa volonté).

J'ai aimé me balader dans la Cornouailles, Irlande du Moyen Age, baigné de coutumes, légendes, rivalité se transmettant de génération en génération, de géants et autres monstres des campagnes.

Au total : Un classique que je suis contente d'avoir relue et dont l'histoire entre les protagonistes était moins lisse que dans mes souvenirs.

mardi 14 juillet 2015

"Les hauts de Hurle-Vent" d'Emily Bronte

Un classique que j'ai décidé de relire pendant mes vacances, ayant gardé un souvenir de lecture forte pendant mon adolescence

Résumé

Couverture Les Hauts de Hurle-VentLes Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique.








Mon avis

Je crois que mon cœur d'adolescente s'est transformé... J'ai trouvé cette lecture moins oppressante que dans mes souvenirs et j'avoue avoir eu un petit coup de mou après la première moitié.

Les personnages sont en eux même fascinants notamment par le huis clos entrainé par les mariages, la vengeance, la rancune. Pas de personnages terne, ils sont tous difficilement appréciables, plein de défauts et de mesquinerie (si on excepte le narrateur qui passe pour niais).
La noirceur humaine est omniprésente tout au long du livre. Malgré une religion présente, tous semblent loin du droit chemin.

La narration se fait par éclipse temporelle, en partant d'une situation étrange, Heathcliff se retrouve à vivre avec des jeunes adultes sans lien de parenté avec lui et des histoires de fantomes.
J'avais le souvenir que le fantastique était plus présent, avec notamment des fantômes pleins les landes. Mon moi adolescente devait avoir quelques affinités avec certaines héroïnes gothiques, prompte à l'imagination...

Initialement, j'avais décidé de le relire pour cocher la case romance d'un challenge. A la fin du roman, j'ai du mal à le classer dans cette catégorie. Il est question d'amour fort, passionnel mais assez peu de romantisme, de phase de séduction qui nous font soupirer par leur bon sentiment.

Point de prince charmant dans ce roman, nous sommes en présence d'hommes dont les défauts sont exploités. Quant à l’héroïne (Catherine mère ou fille), elle est loin d'être la greluche mignonnette ou l'intelligente dans laquelle on se projette. Elles sont assez détestables dans leur caractère et leur humeur fluctuante.

Tout est brut dans ce roman : les sentiments, les relations jamais en demi teinte.

Peut être ai je été fascinée par cet amour destructeur d'Heathcliff pour Catherine, jusqu'au bout, mais sur cette relecture l'ambiance, les nombreux décès m'ont plus "intéressés".
Finalement l'auteur fait avancer l'histoire à coup de décès, effet peut être d'une l'époque où la mort était plus présente que maintenant. On se demande quel personnage terminera l'histoire et si un suicide collectif n'est pas l'ambition finale.

Au total : Une relecture plus fastidieuse que je ne l'aurais cru. Mon adolescence gothique avait été plus charmée par ce roman que mon moi actuel !
Je conseillerais plutôt la lecture du Jane Eyre.

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mercredi 25 février 2015

"La vie devant soi" d'Emile Ajar

Il y a des classiques difficiles d'approche. Celui la en fait partie, pour ma part en tout cas.

Résumé

Couverture La Vie devant soi Editions Folio  2003Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur".




Mon avis

J'avais entamé ce livre il y a quelques mois, laissé de coté car je n'accrochais pas particulièrement au personnage principal. Il a été choisi pour le book club de février, alors je me suis obligée à le terminer.

Autant le début est fastidieux, l’écriture laborieuse, un peu comme "Des fleurs pour Algernon", autant le dernier tiers m'a paru bien plus facile. Peut-être ai-je enfin réussi à rentrer dans le propos, peut-être est ce parce qu'on se détourne des bouts de vie du quartier de Belleville et de Madame Rosa pour arriver à un fil rouge qu'est sa din de vie.
Certaines scènes sont poignantes, notamment les discussions entre le Dr Katz et Momo, ou la scène finale qui m'a particulièrement captivée mon attention. Beaucoup de sujets abordés semblent ainsi encore et toujours d'actualité.

Pourtant ce livre avait beaucoup de chose pour me plaire, notamment des protagonistes qui se veulent attachants avec une relation forte entre eux, avec des religions que tout oppose au vue des actualités, des rebondissements, comme la manière dont Momo découvre son âge réel.

Malheureusement l'écriture m'a laissé de marbre et plus dérangée, m’empêchant d'entrer dans l'histoire et d'être émue par les aventures de Momo, ou la déchéance physique de Madame Rosa.
 De plus, mon édition spécial lycée, mettait en avant un certain humour qui m'a complètement échappé.

Au total : Je suis passée à coté de ce livre pendant les deux premiers tiers. Insuffisant pour me convaincre, mais je peux comprendre le succès de ce livre.

dimanche 26 octobre 2014

"Les montagnes hallucinées" de H.P Lovecraft

Un auteur qui a conçu un univers très personnel et très fantastique, que je découvre peu à peu. Avec cette histoire, le mythe de Chtulu est bien plus proche que sur ma précédente lecture.

Résumé

Couverture Les montagnes hallucinées
 

Au cours d'une expédition en Antarctique, deux scientifiques mettent au jour, derrière une chaîne de montagnes en apparence infranchissable, les vestiges d'une ancienne cité aux proportions gigantesques. 







Mon avis

Je n'ai lu que "Les montagnes hallucinées" sur mon Kindle, et pas le recueil de 2 nouvelles, proposé le plus souvent en livre papier.

J'ai globalement été assez déçue par cette lecture, du fait de la profusion de description, qui tasse à mon avis la tension, pathognomonique de cet auteur. Le suspense augmente doucement avec une accélération assez tardive, mais j'ai été distraite par les multiples détails des sculptures, des différentes salles et des explications sur les différentes époques préhistoriques.

1390617361Ces montagnes de l’Antarctique sont effectivement un lieu idéal au complot, au débarquement de créatures improbables. Malheureusement autant la découverte m'a émue avec l'enthousiasme du jeune chercheur, le comportement des chiens, la description des créatures, autant la visite de la cité m'a ennuyé. Quant au stress de leur réapparition, je n'ai pas réussi à entrer assez dans l'histoire pour pouvoir m'en inquiéter vraiment.

Quant à la fuite finale, du fait du mode de récit, on connait déjà la fin, ce qui m'a casse l'effet de stress.

Au final : Une partie du mythe de Chtulu qui ne m'a pas vraiment palpité.



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13/26 lettre L 155 pages

samedi 27 septembre 2014

Le cycle des princes d'Ambre, tome 1 de Roger Zelazny

Lu dans le cadre de la lecture commune de septembre du cercle d'Atuan, un classique de la fantasy, et un auteur dont j'entendais beaucoup parler.

Résumé : 

Couverture Le Cycle des Princes d'Ambre, tome 01 : Les neuf Princes d'AmbreAmbre est un royaume médiéval ; comme tous les autres il possède une capitale, un palais, une cour, une famille royale et des intrigues. Mais Ambre est aussi bien plus : lieu mythique considéré comme le centre de l'univers. Seul lieu réel, tous les autres n'en sont qu'un reflet, dans l'ombre, comme la Terre. Considérée comme très intéressante par la plupart des princes d'Ambre, elle leur sert de résidence secondaire, voire de cachette. Car la vie d'un prince ou d'une princesse n'est pas de tout repos. Seuls dépositaires du pouvoir quasi divin de se déplacer entre les mondes, ils n'en restent pas moins humains : au mieux rivaux, ils sont le plus souvent ennemis jurés. En effet, depuis la disparition mystérieuse d'Obéron, le père de cette grande famille, le trône est vacant et la succession des plus agitée.


Mon avis

J'avais oublié à quel point certains romans de fantasy peuvent être punchy et court !
L'histoire commence avec une évasion d'un hôpital psychiatrique, puis on aura une course poursuite dans une foret, une bataille navale, une bataille sur Terre, et encore plein d'évènements qui se succèdent à un rythme finalement assez effréné quand on voit le nombre de pages, et le nombre de rebondissement inclus dans ce premier tome. 

C'est un tome d'introduction, où il se passe des choses, peut être au détriment de l'immersion dans l'univers dans lequel Corwyn évolue. Le monde d'Ambre nous est finalement peu décrit, on comprend le concept, mais les détails restent encore assez flous dans mon esprit. Le personnage principal amnésique le redécouvre par touche de conversation, mais point d'explication longue sur le pourquoi du comment. On sent que certains passages ont de l'importance pour la suite sans vraiment savoir.

Le personnage de Corwyn est assez intriguant dans ses réflexions, sa manière de bluffer, et de retourner les situations. On le suit dans sa redécouverte de lui même, de sa famille (nombreuse comme le sous entend le titre : "Les Neuf princes d'Ambre") et d'Ambre. Il a de l'humour et de la répartie, et même s'il ne s’appesantit pas sur ses sentiments, on ressent une certaine humanité chez lui. J'aime bien le principe des atouts, des cartes majeures qui ont leur place dans le monde et l'histoire.

A la fin de ce premier tome, l'envie de poursuivre cette série (à priori de 5 tomes) est présente, pour mieux appréhender Corwyn, Ambre et Erbma !

Au total : Un premier tome à 100 à l'heure qui nous plonge dans le monde d'Ambre. Un tome accrocheur au niveau de l'univers et des personnages

Les avis des autres Atuaniens : Lorkahn, Lune, Nathalie, Kissifrot

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Lettre Z,  251 pages



lundi 25 août 2014

'Nord et Sud' d'Elisabeth Gaskell

Initialement acheté pour un book club, finalement ce n'est pas livre qui a été choisi malgré mes prévisions. Je me suis motivée à le lire dans le cadre d'une lecture commune prévue pour juin. Je l'ai terminé avec 2 bons mois de retard ! Une lecture dense, pour laquelle je ne peux parler de tous mes ressentis.

Résumé

Couverture Nord et SudC'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton.

Mon avis

Je m'attendais à une lecture proche des Jane Austen, et malgré une époque similaire et des difficultés de relation amoureuse entre les 2 protagonistes, j'ai trouvé cette lecture plus difficile et plutôt différente.

Différente sur le fond, derrière l'attirance inavoué de Margaret et Mr Thornton, il y a surtout le contexte politique qui prédomine, le monde industriel qui est mis au premier plan, par le regard d'une femme soit, mais les réflexions sur la montée d'une entreprise, la gestion du personnel, les grèves sont très présentes notamment dans la première partie, ce qui peut en faire une lecture assez ardue, et qui m'a déstabilisée au départ.

Il y a par ailleurs moins d'ironie que dans les livres de Jane Austen, malgré quelques tacles sur la religion. Le changement du père du Margaret nous est peu explicité, il n'y a pas vraiment de critique de la société, mais plutôt un constat assez nu des conditions de vie entre la bonne société représentée par la cousine de Margaret, inconsistante et insouciante, et la vie des ouvriers mal considérés et souvent mal compris.
Il y a finalement peu de personnages tournés en dérision, si on excepte la soeur de Mr Thornton qui semble si creuse, et loin du monde qui l'entoure.

J'ai beaucoup aimé suivre l'évolution de Margaret, son ouverture sur la vie citadine non mondaine, ses maladresses verbales et de comportement. Une héroïne imparfaite mais qui essaie, et n'est pas tournée vers la séduction et le mariage. Ses relations avec ses parents m'ont parfois laissé perplexe, aussi bien son père qui du fait de ses convictions se lance dans une nouvelle vie en emportant toute sa famille, que sa mère, assez transparente dans ce livre, malgré l'impact qu'elle a sur sa fille. Le flou entourant les choix de Mr Hale, et la maladie de sa mère m'a parfois laissé sur ma faim.
 Mr Thornton suis une progression dans sa gestion de son usine, on voit le coté ouvert et autodidacte de cet homme, notamment dans sa manière de gérer la grève et ses conséquences, de s'ouvrir au conseil, et de se rapprocher finalement des ouvriers qui sont le socle de sa manufacture. Il est touchant dans son attachement à Margaret,  et effectivement, on regrette les malentendus qui ralentissent ce dénouement si prévisible ! Sa mère, prête à un jugement rapide reste cependant une personne de confiance et conseil.
Les autres personnages sont plus vite apparus, disparus. Le personnage du parrain reste une figure assez emblématique dans son lien dans la vie de sa filleule, son rôle de conseil et de second père.
 

Les différentes ambiances de vie de Margaret sont bien retranscrites, entre les mondanités londonniennes, la nostalgie et l'atmosphère romantique de Helstone et l'industrie de Milton. On voyage nous aussi dans l'Angleterre de Margaret.

Au total : Le fond historique m'a semblé bien plus en avant que la romance, ce qui fait le charme indéniable de ce roman. Des petites longueurs dans la première partie. Je serais intéressée de voir la série BBC adaptée du roman.

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lundi 4 août 2014

Terremer d'Ursula K LeGuin

J'ai découvert cet auteur avec "Le monde de Rocannon" qui m'avait beaucoup plu. Je me suis donc laissée tentée sans trop de difficultés dans cette lecture commune de Terremer.

Résumé

Couverture Terremer, tome 1 Editions Robert Laffont 2013Dan, l'Epervier, est un jeune garçon vivant sur l'île de Gont, une des nombreuses îles de Terremer. En effet, ce monde est constitué d'eau et d'une série d'archipels rassemblés en un même lieu. Epervier découvre rapidement qu'il possède le pouvoir, la capacité de se servir de la magie. Ogion le Silencieux, un sorcier, va venir le voir et lui donner son nom d'adulte, Ged. Il va aussi commencer à enseigner au jeune homme ce qu'il doit savoir, puis va l'envoyer à l'île de Roke où l'on forme les sorciers.
Là Ged va apprendre la magie, comment se servir du vrai nom secret des choses pour se servir d'elles ou pour les modifier. Mais un jour convoque l'esprit d'une morte et avec elle arrive une créature d'ombre. Alors Ged continue à apprendre puis part dans le monde, traqué par la créature, puis chasseur lui-même, jusqu'au bout du monde.


Mon avis

Ce livre se compose de 3 parties, plutôt égales qui comporte des points communs dans les personnages ou l'évolution de ceux ci, même si le vrai lien reste Terremer, ce royaume d'îles si proches mais si dissemblable dans leur culture et fonctionnement, que chaque voyage des personnages nous apporte une surprise et est finalement une ode à la tolérance.

L'autre lien est Ged, magicien puissant, que nous suivons à l'avènement de son don, en pleine puissance, puis dans le doute, dans les épreuves qui l'amènent à tester ses limites et ses motivations.
On en est proche dans le premier livre qui est finalement comme un récit initiatique assez classique, mais bien mené par l'écriture toujours juste et douce de l'auteur.
Il nous semble plus lointain, voir trouble fête dans le second chapitre, où l'accent est mis sur Tenar , héroïne attachante que nous suivons dans sa perception du monde qui semblait figé.
Il nous déboussole dans le troisième chapitre, et apporte de nombreuses réflexions sur notre vision et notre relation à la mort. Son lien avec Arren se construit un peu en miroir de sa relation avec Ogion. J'ai aimé le voir mage enfermé dans ses responsabilités, dans le maintien de l'ordre magicien.

Chaque chapitre nous montre l'apprentissage d'un jeune, Ged, puis Tenar puis Arren.
On se doute que chacun aura un rôle important à jouer dans l'évolution de Terremet et qu'ils dépasseront rapidement les limites posées par leur éducation.
Ged est un adolescent peu sympathique, assez prétentieux, qui cherche à faire ses preuves. J'ai aimé sa relation avec son maitre Ogion, son retour à ses sources dans les difficultés, puis sa manière de prendre à bras le corps la menace de l'ombre.
Tenar est bien plus attachante, dans son rôle de prêtresse endoctrinée et manipulée qui ouvre doucement les yeux et fait finalement ce qu'elle désire. On perçoit ses tiraillements, son angoisse à circuler dans les tombeaux d'Atuan. Je serais contente de la retrouver dans d'autres livres de la série.
Arren est plus le jeune prince naïf, réfléchissant peut être un peu trop à tous ses actes, avec un loyauté figée dans les concepts et peu adaptée aux épreuves qu'il traverse. Le lien qu'il tisse avec Épervier est surprenant, mais résiste au fil de l'eau et des épreuves qu'ils traversent.

L'écriture d'Ursula Le Guin est d'une douceur qu'il faut souligner. Les pages se tournent sans difficultés, même sans suspense intense. Point besoin de cliffhanger pour donner envie de poursuivre le récit. Un seul bémol quand au troisième chapitre qui m'a plus dérouté, moins classique dans sa trame finalement, plus porté par l'eau et sans but bien défini sur le début sur les 2 premiers tiers, avant la rencontre et l’accélération.

La magie est présente sans excès, une utilisation modérée et réfléchie, comme un équilibre qui se respecte. Les créatures magiques se laissent entrevoir comme un rêve, sans s'imposer. Quant aux dragons, ils sont partie intégrantes de ce monde, présents mais absents, maintien d'une certaine mémoire et magie.

Au total : Terremer est un récit classique de fantasy initiatique, bien monté et surtout magnifiquement écrit. La suite sera dans mal PAL, et je pense sortir "La main gauche de la nuit" d'ici peu de temps.

L'avis de
Nathalie, Vert, TigerLilly, Jae_Lou, Baroona, Julien
qui m'ont accompagné dans cette lecture commune

samedi 28 décembre 2013

"Elric des dragons" tome 1 de Michael Morcook

Un classique de la fantasy, sorti de ma PAL grace à la LC du cercle d'Atuan

Résumé

Couverture Elric, tome 1 : Elric des Dragons Editions Pocket (Fantasy) 2005Melniboné, l'île aux Dragons, régnait jadis sur le monde. Désormais les Dragons dorment et Melniboné dépérit. Sur le trône de Rubis siège Elric, le prince albinos, dernier de sa race, nourri de drogues et d'élixirs qui le maintiennent tout juste en vie. La menace plane ; alors il rend visite au Seigneur du Chaos, Arioch, et conclut un pacte avec lui. Il s'engage ainsi sur le chemin de l'éternelle aventure : le Navire des Terres et des Mers le porte à la cité pestilentielle de Dhozkam, et son destin le pousse à franchir la Porte des Ténèbres ; au-delà, deux épées noires attendent leur maître et leur victime...


Mon avis

D'Elric, je connaissais son coté Albinos, chétif, mais assez peu le contexte.
Mon édition était agrémenté d'une préface (que j'ai lu attentivement mais dont j'ai assez peu de souvenirs) et d'une postface que j'ai survolé.

Maintenant que je l'ai refermé, j'en retiens :

- Un héros atypique par son physique et ses réflexions, atypique aussi bien dans le monde de la fantasy, que dans le notre, même si son évolution vers un voyage initiatique nous rapproche de nos habitudes de lecteur.
-Des rebondissements, dont tous ne sont pas forcément à ma portée en terme de conséquences sur le devenir de Melniboné ou des personnages.
-Des épées qui ont leur propre volonté et qui m'intriguent
-De l'action à ne plus savoir qu'en faire
-Un triangle de personnage principaux, pas amoureux pour une fois, mais dont les relation amoureuses et familiales sont au premier plan, quelques subalternes qui ont assez peu d’intérêt et de place dans l'histoire.
-Des difficultés à m'attacher aux personnages, notamment car le livre fait surtout place à l'action et assez peu au ressenti de ceux ci.
 -Une lecture facile et un premier tome assez court, séparé en 3 parties qui s'enchainent mais sont relativement distincte.
-De la magie, des élémentaires et des créatures magiques présentes sans être prédominantes.
-Un monde avec des dragons, que malheureusement nous voyons assez peu (voir pas du tout) dans ce tome.

Au total : Une lecture agréable et rapide. Un héros avec quelques atypies, mais qui ne m'ont pas donné envie d'enchainer directement sur la suite.

Les avis des autres membres du cercle d'Atuan :
 Lune, Spocky

jeudi 26 septembre 2013

"L'homme invisible" de H.G Wells

En regardant le programme du cours sur la SFFF par Coursera, je me suis rendue compte que je n'avais jamais lu le livre "L'homme invisible" alors que comme souvent son histoire me semble connue.

Résumé


"Par une froide matinée d'hiver, un homme transi se précipite dans une auberge d'un village de campagne anglaise. Il est tellement emmitouflé qu'on ne distingue pas un centimètre carré de sa peau. Il ne quitte pas sa chambre et le mystère règne derrière ses bandages qui masquent son visage. Bientôt, il ne peu plus payer sa pension et se querelle avec l'hôtesse. Puis un vol est commis au presbytère dans d'étonnantes circonstances. Du coup on soupçonne l'étranger au curieux comportement. La chasse à l'homme est ouverte."









Mon avis

Comme souvent dans les classiques "éventés", l'impression de connaitre l'histoire sans jamais les avoir lu est présente et le début peut sembler long à la mise en place.
L'homme invisible entre dans une auberge pour y mener sa vie, et il y a un faux suspense sur qui est cet homme et quelle est sa nature (d'autant plus au vue du titre) et j'ai eu du mal à accrocher initialement (surement ajouté par le fait que j'ai début ma lecture en VO et que ce n'est pas le plus simple).

Puis l'histoire débute vraiment, et on se laisse prendre par ses explications, ses fuites, ses ambitions, sa manière de vivre.Le personnage en lui même est détestable dans son inhumanité et son égoïsme, mais on compatit de son malheur, tout en se demandant ce que nous ferions dans une telle situation.

J'ai eu l'impression de retrouver des similitudes avec L'Etrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson, dans la séquence de l'histoire et les explications scientifiques données, probablement du fait que les 2 nouvelles soient parues à quelques années d'intervalle.

On retrouve de nombreux thèmes correspondants aux réflexions de son époque, à la fois sur les avancées technologiques, la tolérance des différences, la frontière bien/mal.

Au total : Un classique qu'il est toujours intéressant de lire avec notre vision actuelle de la société. Nécessite un bon niveau d'anglais pour la lecture en VO !

mercredi 28 août 2013

"Northanger Abbey" de Jane Austen

Bouquinette a lancé le Jane Austen tour, et proposé que nous commencions pas Northanger Abbey, livre que je n'avai sjamais lu mais je connaissais déjà la série BBC qui ne m'a pas laissé de grand souvenir

Résumé

Couverture Northanger Abbey / L'abbaye de Northanger / Catherine MorlandUne jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du coeur. L'héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, 'Les mystères d'Udolphe' de Mrs Radcliffe.


Mon avis

Après un début laborieux, peut être aussi du à mon décision de le lire en anglais, j'ai fini par accrocher au personnage atypique de Catherine Morland, mais aussi à sa narratrice pleine de piquant.

Effectivement Catherine est assez loin des héroïnes parfaites et de celles que je connais dans les autres romans de Jane Austen, une naiveté pire que la mienne, une imagination débordante agrémentée par ses lectures et une facilité à accorder sa confiance.
J'ai aimé la voir se dépetrer de son "amie" qui pourtant montrait assez rapidement quelques signes de fausseté, se réjouir pour son frère et s'amouracher d'Henry, notamment en le comparant à son autre prétendant.

L'arrivée à l'abbaye proprement dite est assez tardive, car la mise en place des différentes relations prennent du temps. La description de l'abbaye est assez fastidieuse, comme si le colonel nous racontait sa vie, et finalement, seules les scènes d'imagination de Catherine m'ont vraiment intéressées à ce lieu et m'ont fait sourire, notamment quand elle compare les anglais civilisés aux barbares francais, quand elle s'endort alors qu'elle avait prévu autre chose.

Au final, j'ai bien accroché à ce livre, où j'ai retrouvé finalement plus d'humour et de traits de caractère bien décrit que de romance !

Lieu anglais
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEigQ0tTLMHbkHV9WzrMkuAP9oHQf1nr2aKp19lXziqg1sOfYj2VyYZXqHTBd7PuD0z4XUhAc3cpFSaCevhbbwvrKjWHaO_DpnJHK-pOzpeooYY2vrdAmtnCzauIZEc7tCgop1xhGae2g2KT/s1600/logo+JABKT4.jpg

mardi 11 juin 2013

"Seconde Fondation" d'Isaak Asimov

Troisième tome de la trilogie "Fondation" d'Isaac Asimov (Tome 1 ; Tome 2).

Résumé

 4ème de couverture, à lire si vous avez lu les 2 premiers.

Conçue par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui procure la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux ultimes vestiges de l'Empire défunt. Mais déjà une nouvelle légende prend forme : il existerait une Seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari Seldon...



Mon avis :

Le début de ce tome m'a dérouté à la fois car il poursuit l'histoire du tome précédent, alors que je pensais qu'il allait être centré sur la seconde fondation et son évolution depuis la chute du premier  empire, et par ce coté très impersonnel que j'ai ressenti.

Fondation est dans mon esprit un livre très politique, de rebondissements divers auquel on s'attend rarement, mais assez bien écrit pour qu'on se sente concerné par ce qui arrive aux personnages. Dans la première partie de ce tome, je me suis vraiment sentie extérieure aux évènements, et décue de ressentir peu de chose à chaque rebondissement.
La seconde partie était plus cohérente à mes souvenirs dans son déroulement, et probablement aussi dans les nombreuses références au fameux plan Seldon. Elle m'a en tout cas bien plus accroché, et j'ai été heureuse de voir que des personnages féminins avaient leur importance, plus que dans les précédents tomes.

Ce que je retiens de cette lecture, c'est qu'il faut être bien éveillé, et probablement lire les différents tomes de manière bien plus rapproché que ce j'ai fait. En effet, en prenant ce troisième tome, j'ai eu du mal à me remémorer certains évènements et personnages, et je pense que ce livre m'aurait bien plus marqué si j'avais réussi à relier tous les épisodes.

J'aime dans ces écrits, le coté très politique et assez peu guerrier sur l'avenir d'une civilisation plus que sur un personnage précis. Il nous rappelle l'importance d'une trajectoire globale pouvant être cependant influencé par des évolutions personnelles.

Finalement, on en apprend bien peu sur la seconde fondation, et le mystère s'insinue en nous : Existe elle vraiment ? Le plan Seldon va t-il fonctionner ou être déjoué ? Quel est le rôle d'Arkady, cette jeune fille intrépide qui rêve du plan Seldon et de son ancêtre ?

Au total : Un troisième tome débutant doucement, mais finissant sur les notes habituelles. La suite est prévue dans mes lectures, même si les échos sont moins bons.

Lettre A 9/26

mercredi 17 avril 2013

"Jane Eyre" de Charlotte Bronte

Un classique dont j'avais eu un aperçu par L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde. Je pensais tomber sur une histoire d'amour ambiance victorienne, mais il y a bien plus que ça !

Résumé :




Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foie en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.





Mon avis :

L'affaire Jane Eyre donne des indices tout en brouillant les cartes (la petite allusion à la fin qui entraine pas mal de polémiques m'avait pas mal troublée, et finalement, je n'étais pas certaine que l'histoire se termine bien !). Je me suis plongée dans l'inconnu avec ce livre, malgré ce que j'avais déjà entendu et le fait que je l'avais déjà débuté avec échec il y a plus d'un an.

J'ai été assez impressionnée par la capacité de Mlle Bronté à inclure des rebondissements aussi forts, tout en laissant son héroïne toujours sur le même chemin, avec une volonté de fer et une crédibilité. Les pages se sont tournées à une vitesse finalement assez rapide, avec des passages qui m'ont fait pousser des exclamations de surprise.

Les premiers chapitres pourraient nous faire penser qu'il s'agit d'un enfant maltraité avec un brin de folie, mais on s'attache à cette fillette, devenue adolescente et aux différents évènements familiaux et amoureux qui mouvement sa vie. On respecte cette jeune femme déterminée qui tient son objectif, et décide de ses actes toujours selon la même ligne de conduite, même si à certains moments ses réflexions nous semblent datées, je pense que remise dans le contexte, les choix sont les bons.
Point de répit pour Jane Eyre, ni pour le lecteur, j'ai apprécié d'avoir des réponses à toutes mes questions à la fin du roman tout en ayant l'impression qu'elle ne suivait pas une ligne droite.

L'ambiance de l'Angleterre du XVIIIème siècle est vraiment bien retranscrite, à travers la condition de la femme, notamment des gens peu aisés mais nés d'une bonne famille, de leur opportunités. On retrouve les histoires familiales, qui sont vraiment bien amenées entre rivalités, jalousie et fraternité.
Les décors sont bien plantés, et nous sommes vraiment propulsés dans une autre époque.

Enfin Jane Eyre m'a permis de comprendre ce qu'était une héroïne romantique, comme décrite dans le challenge de Claudia Lucia !

Au total : Un livre qui m'a tenu en haleine pendant toute ma lecture ! Un classique qui porte bien son nom.