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mardi 4 juillet 2017

"14-14" de Silène Edgar et Paul Beorn

Acheté lors des Imaginales 2015, je l'ai sorti de ma PAL suite à un avis sur FB, et l'ai dévoré en une après midi

Résumé

Couverture 14-14Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l'un de l'autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l'école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d'échanger du courrier...







Mon avis

J'ai dévoré ce livre bien écrit, et assez mignon sur la vie des 2 adolescents confrontés à leur différence de vie mais aussi leur similitudes à 100 ans d'intervalle.

J'ai apprécié les voir murir, surtout celui de 2014, et j'ai été touché par la condition des écoliers en 1914, tiraillé entre obligations familiales et surtout dans les campagnes et envie d'instruction et de changer de vie. On voit l'évolution de la situation des écoliers sur un siècle et le privilège qu'on a eu d'avoir notre scolarité actuelle.
La touche de fantastique expliquant leur correspondance est bien amenée et conclut ce livre plaisant.

Au total : Un livre jeunesse qui met en avant l'évolution des conditions de vie chez des lycéens à 100 ans d'intervalle. Bon moment détente, qui ouvre certains pans de l'histoire.


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEglC7MDJR6g97bNCKmPubMoByqyl1mzNFdhPAIp6FKg4V7r12kXIyrTRSk074MIwcYmhr4TT3rTjjhuTN-mmw2vVPM9UGZDkrSLdy4oN2xdrcwtjgRj7p6DNSEhfFXyU1DtJefV0-YSK7wP/s320/abclogoshadow.gif
Lettre E : 349 pages

dimanche 18 juin 2017

"Bouddica" de Jean Laurent Del Socorro


J'avais beaucoup aimé le "Royaume de vents et de colères", j'étais donc assez pressée de découvrir ce livre sur un personnage que je ne connais que par le biais d'un jeu vidéo.

Résumé

Couverture BoudiccaAngleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.




Mon avis

Un petite plongée dans l'Angleterre celtique ? Voila un livre qui complète bien mes dernières vacances dans la campagne et le sud de ce pays.

Contrairement à son précédent roman, Bouddica est centrée un seul personnage, féminin, redécouverte dans un second temps comme pilier de la lutte anglaise contre Rome.
Reine celte, on découvre par son histoire une partie des us et coutumes de ce peuple, notamment leur religion et l'importance des druides dans leur organisation sociétale. On peut être surpris de l'équivalence de traitement entre hommes et femmes d'ailleurs alors que la société romaine était dirigée uniquement par des hommes. L'antagonisme entre les 2 sociétés est assez bien décrit, et notamment par les incompréhensions suscitées.

Le récit est court et composé de 3 parties, comprenant les étapes clés de sa vie. Son enfance et l'apprentissage de sa condition de reine, une période de transition avant que la fibre celte ne réapparaissent et que sa condition de colonisée ne la dépasse.

J'ai aimé suivre l'évolution de cette femme entière et droite, dont l'enrichissement personnel n'est pas sa priorité, mais sa liberté. Même si l'histoire est probablement romancée (la courte bibliographie de fin montre le peu de document disponible sur cette héroïne), j'ai apprécié découvrir cette guerrière, reine des Icènes avant tout et refusant les compromis en sa défaveur. Elle porte les interrogations de chacun face à un envahisseur, faut il se soumettre et protéger un maximum de citoyen ou se battre pour sa liberté coute que coute. Que vaut la parole de l'envahisseur, quel est le bon moment pour refuser l'oppression ?

Au total : Un livre court centré sur une guerrière, assez moderne dans ses réflexions. Un peu moins prenant que le livre précédent, mais une bonne lecture plutôt historique que vraiment imaginaire.




lundi 17 avril 2017

"Le château blanc" d'Orhan Pamuk

Lu dans le cadre du Book Club, qui avait pour thème de lire un livre de cet auteur, j'ai découvert lors de nos discussions l'histoire de cet auteur, prix nobel de littérature.

Résumé

Extrait du 4ème de courverture :
  Le narrateur est un Italien de vingt ans, féru d'astronomie et de mathématiques. Capturé par des marins turcs et jeté dans la prison d'Istanbul, il se dit médecin, et est offert comme esclave à un hodja, un savant. Le maître oriental et l'esclave occidental se ressemblent de manière effrayante, éprouvent une méfiance immédiate l'un pour l'autre.





Mon Avis

Surtout ne pas lire l'ensemble du  quatrième de couverture de mon édition qui est un fait un résumé complet du livre. La dernière phrase correspondant aux dernières pages. Soit, les autres lecteurs du club avaient deviné le dénouement, il n’empêche qu'on ne lit pas de la même manière un livre quand on attend le twist qui va lancer l'histoire, alors qu'il la conclut.

Je suis ressortie assez perplexe de ma lecture.
J'ai ressenti tour au long de la lecture une envie de poursuivre ce roman, malgré une ambiance parfois assez oppressante, voire malsaine associée à un manque d'action franc. 

L'écriture de l'auteur est très centrée sur la réflexion autour du soi, des différences culturelles et de son reflet.  La plongée dans le monde ottoman du XVIIème siecle est une histoire que je méconnais actuellement ou dans son histoire plus ancienne. L'actuelle Turquie est dirigée par des sultans/pachas et profondément islamique, et le récit nous plonge dans des intrigues de cour qui sont parfois déstabilisantes.

La relation entre le narrateur et le "Maître" met en évidence cette opposition occident/orient, notamment dans certains scènes en huis clos, thème qui a l'air souvent présent dans ses autres romans.

Le livre est relativement court et malgré certains passages un peu longuet, les pages tournent rapidement.

Au total : Une découverte de cet auteur, qui après discussion au book club, n'est pas forcement le meilleur pour débuter. Je garde en tête "Mon nom est rouge" et "Istanbul" pour poursuivre ma découverte.

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Lettre P : 257 pages

dimanche 20 novembre 2016

"L'homme qui mit fin à l'histoire" de Ken Liu

Une novella qui a recu beaucoup d'échos positifs à sa sortie, sur un thème que j'apprécie.

Résumé

Futur proche.
Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l'observateur d'interférer avec l'objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l'histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d'État.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l'Unité 731 se livra à l'expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d'un demi-million de personnes… L'Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces d'occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. La vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l'Histoire.



Mon avis

Entre récit SF et réflexion sur l'histoire, j'ai beaucoup aimé ce texte.

Le voyage dans le temps permet de mettre en avant une partie de l'histoire dont nous entendons peu parler dans le monde européen. Il n'y a pas que les nazis qui à priori ont fait des expériences humaines, et la récupération de leurs données post-guerre comme trésor inavouable mais utile.
L'antagonisme Japon-Chine est bien mis en avant dans ce roman et fait réfléchir sur nos préjugés envers ces 2 nations et certains évènements récents (la manifestation des asiatiques cet été). La double nationalité des personnages principaux permet de comprendre la différence de culture entre les pays asiatiques et "occidentaux" et les problèmes récurrents de compréhension qui en résulte.

La seconde partie aborde la définition de l'histoire, de modification de témoignages avec leur utilisation. Faut il inclure les témoignages riches en émotion dans les documents historiques ? La vérité est rarement unique, alors que les moments le sont et la technologie utilisés pour le voyage dans le passé met en évidence l'unicité du moment, non reproductible, à l'inverse des expériences scientifiques qui s'appuie fortement sur l'importance de la reproductibilité des expériences pour pouvoir les utiliser comme preuves.

 L'autre interrogation reste la notion de pardon et d'excuse des gouvernements et personnes contemporaines pour le passé de leur nation. Jusque quand l'Allemagne et le Japon devront-ils s'excuser des faits datant de plus de 2 générations (parfois eux même séquellaires de guerres antérieures)? La compréhension passe t-elle par le pardon ? Faut-il ouvrir les archives nationales sans intervalle de temps, pour limiter les négationnistes ?

J'ai enfin beaucoup aimé la forme de ce récit qui alterne les points de vue, scientifiques et humains permettant une richesse dans la confrontation des différents avis exposés et mettant en avant la complexité d'une seule vérité.

Au total : Un texte court mais dense, historique et philosophique sur la place et la définition de l'histoire dans notre société.

SFF et diversité mini
Item 7 : Se déroulant en Orient

dimanche 9 octobre 2016

"Ecoutez nos défaites" de Laurent Gaude

J'ai eu un petit craquage en cette rentrée littéraire entre auteur référent pour moi et bouche à oreille...
Laurent Gaude est un auteur que j'ai découvert  grâce à la blogosphère et dont l'écriture et les thèmes abordés (historiques) me bottent le plus souvent.

Résumé













Mon avis

J'avoue avoir eu du mal à me plonger dans ce récit chorale. Il me manquait des notions d'histoire internationale notamment sur la guerre de sécession et l’invasion italienne en Ethiopie. Je me suis renseignée au fur et à mesure de ma lecture sur certains protagonistes pour approfondir le sujet.

Une fois chaque personnage apprivoisé, j'ai aimé suivre le parallèle entre chaque histoire, et me poser des questions sur le concept de victoire. Les causes de la guerre peuvent sembler juste, mais finalement les vainqueurs sont-ils vraiment victorieux ? Qui paie le prix de la guerre  sur le plan humain, sur les traumatismes de chaque population ? Et surtout comment rebondir après une défaite alors que notre époque tend vers l'erreur impossible et le refus de l'échec. Cette question reste très actuelle quand on voit la situation syrienne ...
J'ai apprécié le parallèle avec cette situation dans la prise de Palmyre sous un autre angle. Les personnages "non historiques", contemporains sont touchant d'humanité et de fragilité. J'ai aimé leur rencontre et le fil qui se tissait entre eux malgré les différences.

J'ai découvert Haile Selassié, son combat, sa dignité malgré avoir dérogé au code de son peuple mais aussi Hannibal, bien plus qu'une traversée des Alpes en éléphant qui fait sa réputation et la guerre de Sécession peu connue de ce coté de l'Atlantique et tellement fondatrice pour d'autres.
Ce livre évoque l'Histoire avec les histoires, les combats de chaque remis dans leur contexte, tout en montrant leur universalité. Une lecture instructive et qui fait réfléchir.

Au total : Un début un peu difficile pour moi mais assez rapidement je me suis plongée dans ce dédale d'histoires qui font réfléchir sur le sens des défaites et des victoires.


challenge12016br

mardi 20 septembre 2016

"La valse des arbres et du ciel" de Jean Michel Guenassia


J'ai une certaine passion pour les peintres fin XIXème, dans cette peinture vivante où les paysages et personnages sont reconnaissables tout en étant plus dans le ressenti que la vision primitive. La vie de Vincent Van Gogh m'est connue dans les grandes lignes et je ne me suis jamais vraiment posé de question autre que la version officielle. J'ai dévoré de roman qui met en scène ce peintre et une jeune femme enfermée dans sa société.

Résumé

Couverture La valse des arbres et du ciel 
Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies.Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours. Et si le docteur Gachet n'avait pas été l'ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ?




Mon avis

J'ai dévoré ce roman retraçant la vie de Marguerite Gachet, sa vie provinciale, et sa relation avec sa famille notamment  son père, médecin et collectionneur d'art radin.
Portrait of Dr. Gachet.jpg
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki

Marguerite jeune fille de bonne famille idéaliste, oscillant entre femme rebelle et adolescente en crise. On sent à travers ce livre l'ambivalence dans la quête de liberté et la difficulté de tout quitter pour réaliser son rêve. La vie provinciale est bien décrite à mon avis, entre déjeuner mondain et nécessité de garder contact avec la capitale... J'avoue avoir eu une pensée pour Mme Bovary ou Maupassant mais mes souvenirs lointains de ces deux auteurs ne sont peut être pas très réels.

De l'autre coté, nous avons Vincent Van Gogh, peintre en quête de reconnaissance mais bien installé dans son type de peinture, exilé à Auvers sur Oise pour soins médicaux et qui y trouve une certaine inspiration. J'ai aimé lire ses séances de peinture imaginaire et aller jeter un coup d’œil sur les toiles décrites.
Il y a forcément plein de choses de romancées dans cette relation mais j'ai aimé suivre l'évolution de ces 2 personnes si différentes et semblables.
Les personnages secondaires sont assez transparents par ailleurs, que ce soit le frère, le prétendant ou l'amie, assez classiques, ne sont là que pour mettre en lumière Marguerite et Vincent V. Seul le père sort un peu du lot, et dénote par son cynisme et son sens un peu trop exacerbé des conventions sociales.


Vincent van Gogh - The Church in Auvers-sur-Oise, View from the Chevet - Google Art Project.jpg
Source : wikipedia
Le texte est parsemé de notes en italique, reprenant des extraits de journaux notamment. Elles permettent de resituer le contexte historique notamment artistique et politique et apporte une autre lecture à ce roman.
La thèse soulevée par ce livre est intéressante mais je ne sais quoi en penser tant elle diverge de l'histoire "officielle" du peintre.







Au total : Une plongée dans la bourgeoisie provinciale du début XX par le biais d'un des peintres phare de cette époque.

challenge12016br

vendredi 2 septembre 2016

"Un paquebot dans les arbres" de Valentine Goby

Fruit de ma participation au financement de la librairie proche de chez moi (cf le marque page sur la photo), j'ai dévoré ce texte dont les premiers échos sont positifs.

Résumé


Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.



Mon avis

Un très beau roman qui traite de thèmes que je n'ai pas forcément l'habitude de voir abordés.
 La période historique d'abord, l'après seconde guerre mondiale, l'apparition de la prise en charge sociale et médicale notamment la Sécurité Sociale pour garantir à tous un accès aux soins. Ce roman nous rappelle à quel point il s'agit d'un progrès social et la nécessité de la préserver.
L'évolution de la médecine transparait aussi durant ce récit. Effectivement Paulot et sa famille dont en partie les frais des balbutiements des thérapeutiques, ou des diagnostics. L'acceptation de la tuberculose fait écho à d'autres pathologies actuelles dont la transmission est le plus souvent fantasmée. Soixante ans plus tard, les problématiques ont évolué sur la forme mais pas sur le fond.

Les personnages sont un élément clé du livre.  

Comment ne pas vivre avec Mathilde, ses joies, ses galères, son enfance, sa rage de vivre ? 
Ce personnage est tellement vivant, tellement vrai. J'ai aimé sa détermination, ses faiblesses, sa loyauté envers sa famille.
Il y a tellement d'opposition avec sa sœur Annie, si bien décrite comme de passage, et tellement d'amour avec son frère Jacques. Elle devient malgré elle la pierre angulaire de cette famille éclatée et le subit tout en l'assumant et en maintenant son équilibre.

Mathilde qui s'entoure de personnages auxquels on ne croit pas forcément mais qui ont leur place dans son histoire, dans l'histoire.
Jeanne, adolescente touchante, l’idolâtre, son caractère et ses difficultés en font rarement un personnage clé dans les romans. Antoine, son frère, nous rappelle les dommages des guerres sur les soldats rentrés au pays. Et tous les gens du village, les aidants et les opposants ont leur place dans cette société semi rurale, proche de Paris sans en connaitre les bénéfices.

Enfin, il y a Paulot, solaire dans le début du roman avec le coeur sur la main, qui s'éteint progressivement et devient lunaire. Il reste l'homme autour duquel tourne sa famille tout en étant le point de départ de ses difficultés.

Il existe dans ce roman une critique de la société de cette époque, à travers la reconversion ratée d'Odile et Paulot, ou le peu d'avenir existant une fois entré dans le sanatorium sans parler de l'incompétence de l'assistante sociale ... Certaines scènes dans la mairie ou l'église sont des exemples de la lâcheté humaine et de notre difficulté à lâcher nos acquis sociaux et à tendre la main aux plus démunis.

Tout ceci est porté par l'écriture magnifique de Valentine Goby, qui m'avait peu touchée dans KinderZimmer, alors que le sujet était tout aussi fort, avec déjà des femmes au premier plan.
 Dans ce roman, elle se révèle vraie dans les moments pleins d'émotion sans larmoiement inutile. Elle relate sa rencontre avec la femme qui a inspiré ce roman pleine de douceur, et juste évoquée à certains moments pour nous remettre dans cette opposition actuelle/passé pas si lointain.

Au total : Un excellent moment de lecture, que je ne peux que recommander.


challenge12016br

lundi 8 août 2016

"Parle leur de bataille, de roi, d'éléphants" de Mathias Enard

Une envie de contemporain, un livre que l'on m'avais recommandé lors d'une réunion de lecture, je me suis laissée tentée par ce voyage alors que je ne me souvenais pas du résumé.

Résumé

Couverture Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.





Mon avis

Je connais assez peu la vie de Michel Ange et j'ai voyagé clairement dans Istanbul et dans la Renaissance.

J'ai aimé l'ambiance de la ville parfaitement retranscrite qui nous fait découvrir des lieux qui me sont inconnus et donnent envie de prendre le premier vol pour Constantinople. MichelAnge est un artiste qui apparait tourmenté par son art, par ses problèmes financiers.
Le statut d'artiste de l'époque m'a semblé bien retranscrit entre tiraillement artistique pur, se faire plaisir et créer des œuvres qui passeront les années, tout en étant respecté et surtout payé. La  relation entre le sculpteur et son guide fait aussi partie des forces de ce livre. L'ensemble des personnages secondaires apportent à l'ambiance et au récit.

L'intrigue est bien travaillé par ailleurs, avec cette voix, ces chapitres qui prennent tout leur valeur par la suite et donne l'envie d'une relecture.

Au total : Une plongée dans la Renaissance orientale qui m'a donné envie de connaitre mieux MichelAnge et surtout Mathias Enard, prix goncourt 2015.

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lettre E : Historique 176 pages

dimanche 3 juillet 2016

"Black Out" de Connie Willis

Voyage dans le temps et seconde guerre mondiale, un mélange qui m'attire d'emblée !

Résumé

Couverture Blitz, tome 1 : Black-Out


En 2060, les voyages dans le temps sont devenus chose courante et de nombreux historiens partent en mission. Soudainement, le labo des voyages temporels les annule toutes et modifie les programmes. 

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce premier tome. Ayant lu sur de nombreux blogs qu'il s'agissait plus d'une plongée dans l'Angleterre en plein Blitz et assez peu de voyage dans le temps, je n'ai pas été surprise ni déçue de l'histoire.

Le point fort de ce livre est dans l'immersion dans le blitz que ce soit avec les enfants évacués de Londres, dans l'univers de vendeuses de magasin ou dans les abris anti aérien. Certains passages clés de la guerre sont aussi très bien relatés, notamment Dunkerque tout en gardant un lien avec l'intrigue fil rouge des voyageurs. D'autres passages ne semblent pas avoir de lien cependant, et j'espère que le second tome reprendra ces personnages.

Nous suivons dans ce roman trois historiens qui doivent pour valider leur études vivre le sujet relaté par une mission dans le passé. Concept surprenant mais fascinant, qui n'a jamais rêvé de remonter le temps pour voir la réalité de certains faits historiques ? Après revivre certaines scènes de guerre et donc se mettre en danger peut sembler un peu suicidaire et il existe un certain flou sur la préparation et les missions précédentes de chaque personnage présenté.

Les différents personnages suivis sont très différents de caractère et dans leur manière d'aborder les imprévus dus à leur situation et l'alternance de point de vue permet de bien rythmer le livre et l'action. J'ai bien aimé Merope et Polly, moins Mickael complètement rigide au changement de lieu, malheureusement nous les connaissons trop peu dans leur contexte de 2060 et sommes propulsées avec elle dans ce contexte historique lourd et angoissant.

Il y a cependant quelques longueurs et répétitions qui parfois font perdre le fil initial, certains arcs secondaires peu palpitant notamment car je ne suis pas une féru de Shakespeare et de ses pièces.

En me renseignant sur le livre, je découvre après lecture qu'il s’agit d'un dyptique s'intégrant dans une série plus large sur le voyage dans le temps avec le Pr Dunworthy et pour la peine, je comprends mieux le peu de détail concernant les filets, la construction des missions et le peu de présence de ce personnage qui semble pourtant central.

Au total : Un roman dense qui nous plonge au milieu du Londres des années 1940, partie que je connaissais assez peu. Je lirai sans aucun doute le second tome de ce diptyque pour voir comment la situation se dénoue.

D'autre avis chez : Tigger Lily, Blacky, Vert, Frankie, Lune,

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Lettre W : 693 pages
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SFF et diversité mini
Item 8 : Lire un livre SFFF parlant d’une ou de femme(s) dans la guerre

lundi 18 avril 2016

"L'enfant des cavernes" de Jean R Auel

Un livre que j'ai recu dans le cadre du club de lecture pour la réunion de Noel! Je me suis rendue compte que beaucoup de mes connaissances de la blogosphère avaient une certaine affection pour ce livre. Bref petite pression dans ma découverte tant les critiques étaient positives !

Résumé

Couverture Les Enfants de la Terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes / Ayla, l'enfant de la terreIl y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s'achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l'homme s'est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu'il est aujourd'hui. Il connaît l'outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s'abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d'harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d'un lion pour se réfugier auprès d'un clan étranger. On l'adopte. Très vite, les gestes et les paroles d'Ayla suscitent l'étonnement et l'inquiétude.



Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce roman qui me sort un peu des lectures du moment.
Suivre Ayla, c'est se laisser emporter dans la préhistoire grâce à l'écriture de J. Auel, pleine de descriptions immersives et de personnages attachants.

Le monde préhistorique est très bien décrit que ce soit au niveau de la faune que de la flore. Les différentes plantes, leur usage nous amène dans un retour à la nature, avec des messages de respect complètement décalé par rapport à certains de nos comportements actuels.
Par ailleurs la place d'Ayla est un message de tolérance assez fort tout au long du roman. Différente oui, mais les faits objectifs sont parfois plus forts que les préjugés.

Les personnages sont attachants dans son ensemble et l'immersion dans le clan se fait de manière très naturelle et fluide. Ayla est peut être agacante dans sa manière de tester les limites de manière quasi permanente mais elle est touchante dans son altruisme, sa volonté de comprendre le monde qui l'entoure.
La supériorité du Sapiens sur le Néandertal vire parfois au cliché de mauvais journaux scientifiques mais je me suis concentrée sur le versant roman et moins historique. (Et je pense que remis dans le contexte de l'écriture c'est moins flagrant)

Les autres personnages du clan forment une entité parfois peu distincte mais j'ai particulièrement apprécié Brun, Creb et Iza ainsi qu'Uba. Nous les suivons plus du fait de leur position dans le clan. Leur rapport aux animaux  par le biais de leur totem est intéressant et leur religion très animiste au final. Petit bémol, il y a forcément un méchant qui est surtout bête dans cette histoire mais assez acharné !

J'ai un peu plus tiqué sur la place de la femme dans leur société, et la banalisation de la violence à leur égard (mais ma connaissance de ce versant de l'histoire n'est pas vraiment très pointue) ...

Au total : Une immersion réussie au temps des Néandantals avec Ayla et l'ensemble de clan de l'Ours. Je lirai avec plaisir la suite de ses aventures.

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7/26 lettre A 544 pages

lundi 18 janvier 2016

"Le lecteur de cadavres" d'Antonio Garrido

Lu pour le book club du mois de janvier, un thriller historique qui m'a tenu en haleine.

Résumé

Couverture Le lecteur de cadavres
Inspiré d’un personnage réel, Le lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine Impériale du XIIIe siècle et nous relate l’extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune garçon d’origine modeste sur lequel le destin semble s’acharner. Après la mort de ses parents, l’incendie de sa maison et l’arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite sœur malade. Ci se retrouve dans les quartiers populaires de Lin’an, la capitale de l’Empire. où la vie ne vaut pas grand-chose. Il devient un des meilleurs fossoyeurs des « champs de la mort », puis, grâce à son formidable talent pour expliquer les causes d’un décès, il est accepté à la prestigieuse Académie Ming.

Mon avis

Je lis trop peu de romans historiques et assez peu de thriller, ce livre m'a donc fait sortir de mes sentiers battus.
L'histoire se passe en Chine ancienne, et j'ai apprécié le glossaire à la fin du livre qui fait des rappels historiques et de vocabulaires.
J'ai trouvé une certaine actualité dans la situation initiale du protagoniste Ci, sa pauvreté, notamment à son retour à la campagne, l'attrait de la vie citadine, sa soif de connaissance et son désir parfois bafoué de faire des études et de devenir juge. Ce personnage est surprenant dans ses capacités d'apprentissages, mais surtout dans son envie de travailler.

La première partie m'a semblé assez longue, notamment par l'avalanche de péripéties qui lui arrive. J'ai presque retrouvé un coté Fitz (L'assassin royal de Robin Hobb) dans la misère qui s'accumule. Sa capacité à rebondir, sa droiture est parfois un peu perturbante. Certaines évènements sont parfois assez peu crédibles vu la poisse qu'il dégage la plupart du temps. J'ai apprécié ses faiblesses et sautes d'humeur qui finalement le rend assez humain.
 
Dans la seconde partie, il est reconnu dans ses capacités de lecture de cadavre, et fait partie intégrante d'une enquête qui le dépasse. Je pensais que cette situation décrite dans le 4ème arriverait plus tôt. On piétine avec lui, se demandant  s'ils existent des indices cachés dans le texte et si on serait capable dans la même situation d'éclaircir les choses.

Le dénouement apporte son lot de surprises et permet une clôture de l'affaire et un éclaircissement sur certaines évènements initiaux qui m'avaient fait tiquer.

Au total : Un thriller historique bien amené, dont les pages se tournent facilement. Un personnage principal attachant malgré un coté assez masochiste et un auteur qui n'hésite pas à l'accabler de malheur.

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2/26 Lettre G 768 pages


dimanche 24 mai 2015

Kinderzimmer de Valentine Goby

Depuis quelques mois, je le mets dans mes priorités et repousse ma lecture, car le sujet est dur et demande une certaine disponibilité d'affect. Entamé il y a 2 mois, je l'ai posé, pas dans l'esprit et repris pour pouvoir participer au Book Club de Livraddict.

Résumé

Couverture KinderzimmerJe vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.



Mon avis

Je me suis dit après ma lecture qu'il allait falloir que je recense mes articles portant sur la seconde guerre mondiale, sujet assez porteur en littérature et que j'apprécie de découvrir.

Kinderzimmer apporte une angle différent, à la fois car nous voyons souvent le camp de concentration plutôt de l’œil masculin (Si j'étais un homme de Primo Levi, Maus d'Art Spiegelman) et le thème de la grossesse était plutôt tabou, comme le montre le début du livre, et le fait de la cacher aux autres prisonnières et aux gardiennes. Ce livre met en évidence le pourquoi, être une femme était risquée, une femme enceinte encore plus et réussir à survivre dans ce contexte tient du miracle.

Mon principal bémol dans cette lecture, probablement le même que "Si j'étais un homme", porte sur le fait que le contenu de ce livre est tellement difficile que je suis restée assez froide, comme une protection. J'ai, de ce fait, lu de manière assez détachée la vie de Mila/Suzanne, d'autant plus que je n'ai pas accroché au style initial assez noyé, de la narratrice principale. Il existe des ellipses, des sauts dans les noms, dans la temporalité, comme témoin du fouillis que devient l'esprit de Mila, mais qui m'a perdu sur le début.

Le récit prend ensuite un caractère plus chronologique, et on découvre l'autre face de Ravensbruck, le pillage des affaires extorquées aux prisonniers, la Kinderzimmer. Les conditions de vie sont omniprésentes, l'auteur essaie à force de répétition de nous immerger dans le dortoir, proche des toilettes, dans la crasse, la quasi absence de nourriture, d'humanité, voire de sommeil.

Il y a un déclic dans l'histoire de Mila, qui remet l'écriture dans le bon sens, avec quelque chose de moins fouillis, de plus accessible. Je n'ai pas aimé cet effet de style car il m'a perdu sur le début, mais l'apprécierais probablement plus dans une relecture, une fois la destination plus claire.

Les personnages sont intrigants, mais leur passé se perd dans la torture, leur caractère, leur différence s'atténue dans la lutte pour la survie. Dans cet enfer, il existe quelques rayons d'humanité, de soutien et de compassion qui malheureusement étaient trop rares.

Quant au dénouement avant final, il m'a dérouté, et je n'en ai pas vraiment compris l'utilité. La quête du retour à domicile est par contre bien amené. La libération oui, mais par qui et surtout comment transporter tous les déportés. Quelle prise en charge pour ces gens qui n'aspirent qu'à retrouver leur vie passée, dans quelles conditions ?
Et surtout l'épilogue nous montre bien à quel point le retour était difficile, comme une blessure ouverte à jamais et tous les livres sur le sujet sont unanimes.

Au total : Un livre dur sur le fond et étrange sur la forme qui m'a laissé de coté.

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Lettre G 250 pages

dimanche 3 mai 2015

"Lignes de vie" de Graham Joyce




Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle d'Atuan, un auteur dont je n'avais jamais entendu parler, et une très belle rencontre en ce qui me concerne

Résumé

Couverture Lignes de VieCoventry, durant la Seconde Guerre mondiale.
Une famille de sept sœurs aux vies fondées sur l'amour, la tradition, l'angoisse et l'espoir, dominées par la sagesse et l'autorité d'une matriarche aussi indomptable que truculente. Des vies simples et émouvantes auxquelles se mêlent presque imperceptiblement l'étrange et le merveilleux, l'ordinaire et l'extraordinaire.
Cassie, la plus jeune des sœurs, a eu un petit garçon de père inconnu et n'a pas eu le courage de le céder à des parents adoptifs. C'est une fille fantasque et imprévisible, « la dernière fille au monde à qui laisser la garde d'un enfant » selon sa propre mère. Il est alors décidé que le petit Frank sera élevé par chacune des sœurs, à tour de rôle. Ainsi l'enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies aux lignes si différentes, dans les drames et les illusions de l'après-guerre.
Mais Frank est un enfant particulier, doué d'intuitions étonnantes ; comme sa jeune mère, sensible à des signes invisibles ; comme sa grand-mère, parfois visitée par des apparitions lui annonçant l'avenir...



Mon avis

Il ne faut pas trop se laisser embarquer par le résumé, car finalement, sous l'intrigue des" dons"  de Franck, il existe surtout une chronique de vie d'une famille anglaise, après la seconde guerre mondiale.

J'ai beaucoup aimé ces destins croisés, tous sous la coupe d'une matriarche comme il en existait dans l'ancien temps. Huit femmes de caractères, dont Martha, la mère et ses 7 filles, dénommées par ordre des voyelles, puis de l'alphabet les voyelles ne suffisant pas.

On retrouve dans ce livre de l'humour, de la bonhommie familiale, avec les tensions entre chaque, les jalousies internes mais le lien puissant qu'il existe envers et contre tout dans la fratrie. Il ne s'agit pas d'une famille idéale, ce qui nous permet de les imaginer dans un voisinage proche.

Franck fait le trait d'union entre toutes ces sœurs, devant loger parfois avec sa mère chez l'une ou l'autre au grè des décisions familiales. Par ce biais, on y découvre la vie de familles anglaises traditionnelles, que ce soit à la ferme avec Una et Tom, ou chez les jumelles bigotes, ou chez Aida et Gordon dont le métier et leur manière de l'exécuter peut dérouter. On suit aussi l'éducation de Franck, selon les différentes écoles de la vie.

Le fantastique est bien présent, mais par touche, avec parfois des explications simples, comme la réapparition de Godiva, ou le bonhomme sous le pont.
Ce qui marque dans ce livre, c'est l'ambiance entre rêve et réalité par les différentes visions de l'axe grand mère, mère, fils. La différente expression d'une même capacité, beaucoup de douceur, de tolérance des différentes opinions, modes de vie. Tous s’accommodent et se complètent.

Au total : Un livre avec peu d'action, relevé par une ambiance et des personnages charismatiques.

D'autres avis chez les Atuaniens : Nathalie, Vert, Lelf

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Lettre J 480 pages

mercredi 24 décembre 2014

"La mort s'invite à Pemberley" de P.D James

Un livre lu dans le cadre du club de lecture pour le mois de décembre

Résumé

Couverture La Mort s'invite à PemberleyRien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château.
Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d'automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d'Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s'invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.



Mon avis

J'écrit cet article après la rencontre ayant permis d'en discuter, où ce livre n'a pas du tout fait l'unanimité!

J'ai bien aimé cette lecture assez facile, qui nous permet de retrouver Elizabeth Darcy et son mari, à distance du mariage, dans une situation assez inconfortable.

Le point fort du livre reste les personnages assez fidèles à l’œuvre originale, et les nombreux clins d’œil aux différents livres de Jane Austen (notamment Anne de Persuasion). J'ai aimé retrouver l'insupportable Lydia, avoir des nouvelles de Mme Bennet qui semble toujours aussi hystérique, découvrir la bonne entente entre Bingley et Jane. Bref, un retour avec des personnages connus, ce qui permet de se plonger assez vite dans l'univers.

Après il est difficile de classer ce livre dans la catégorie Thriller, voir policier, car l’enquête est quasi inexistante, et le suspense encore plus.
 De mon coté, je n'ai pas vu la plupart des ficelles utilisées, mais peut être que je ne les cherchais pas, et je n'ai pas été assez sensible aux différentes répétitions.
Il y a quelques longueurs dans ce livre, notamment dans la présentation de l'action, le dénouement est aussi classique et ne réserve pas de surprises. Faut avouer que sans les personnages, probablement que ce livre n'aurait pas atterri dans ma bibliothèque !

Il est à noter que l'épilogue est à éviter, et apporte surtout une mauvaise touche finale pour ce livre.

Au total : Une suite à Orgueils et Préjugés qui nous permet de rencontrer les personnages à une autre période de leur vie. Ne pas s'attendre à un vrai policier, mais plus une tranche de vie.

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Lettre J : 380 pages

lundi 22 décembre 2014

"Charlotte" de David Foenkinos

Un nouveau livre de la rentrée littéraire (je n'en avais jamais autant lu je crois ...). Malgré tout le tapage autour de ce livre et des avis assez contrastés, je me suis décidé à le lire.

Résumé

Couverture Charlotte Editions Gallimard  (Blanche) 2014Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Mon avis

Je suis sortie assez mitigée de cette lecture.
Source : Wikipedia

L'histoire  de Charlotte Salomon, jeune artiste juive, m'a captivé du fait de son destin, brisé par la seconde guerre mondiale, ou plutôt l'idéologie nazie. Elle qui entra aux Beaux Arts de Berlin mais ne put suivre correctement sa scolarité du fait de sa religion.

On suit Charlotte de son enfance, marquée par les suicides, à son adolescence et sa découverte de la peinture puis sa vie de femme, en grande partie dans l'exil et dans la crainte des arrestations.

Forcément une histoire comme la sienne fait un bon départ pour un livre, d'autant plus qu'elle est tirée d'une histoire réelle, mais il m'a manqué le petit plus, un approfondissement de ses ressentis, que l'on sent uniquement supposé.

Il n'y a pas vraiment eu de choix entre biographie et roman, ce qui donne un résultat assez bancal. Les petites notes de l'auteur sur ses tentatives de rencontre avec ses souvenirs ne m'ont pas convaincue.

Dans la Délicatesse, j'avais apprécié ce style tout en douceur de David Foenkinos.
Ici, la pagination en prose m'a parfois plutôt donné l'impression de remplir le vide, d'avoir transformé une nouvelle, en roman, ce qui ajoute à ma frustration, car la vie de Charlotte semble assez creuse dans ce roman. Point de description de ses écrits ou de ses peintures, rien ne laisse la place à l'imagination du lecteur.
Le livre reste finalement assez factuel sur le peu que l'on sait de cet artiste.

Au total : Un livre qui a fait grand bruit mais qui m'a déçue, bien trop court et vide pour une histoire avec tant de potentiel.
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Lettre F : 220 pages



dimanche 9 novembre 2014

"Le roi disait que j'étais diable" de Clara Dupont- Monod

Livre reçu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, organisés par Price Minister.
Un livre qui m'intriguait du fait du personnage principal : Alienor d'Aquitaine, prénom de ma nièce, et figure féminine historique.

Résumé

Couverture Le roi disait que j'étais diableDepuis le XIIe siècle, Aliénor d'Aquitaine a sa légende. On l'a décrite libre, sorcière, conquérante : "le roi disait que j'étais diable", selon la formule de l'évêque de Tournai...
Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, au côté de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d'une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d'un amour impossible.
Des noces royales à la deuxième Croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Âge lumineux, qui prépare sa mue.




Mon avis

Je me suis assez vite rendue compte que je connaissais finalement assez peu cette partie de l'histoire de France, et j'ai regretté découvrir assez tard dans ma lecture les petites notes de rappel qui existait au fond du livre pour remettre l'action dans le contexte historique assez riche de l'époque.

Alienor d'Aquitaine est une reine connue surtout par les rumeurs qu'elle a engendré, mais aussi par ses mariages, et les tensions qu'ils ont engendré entre la France et l'Angleterre.
Elle apparait dans ce livre comme une jeune fille gâtée, très (trop) déterminée, passionnée et assez peu reine de son peuple, surtout gouvernante d'elle même. Son roi, Louis, nous montre à quel point une éducation de prince joue énormément sur le caractère des futurs rois à cette époque.
Alienor est un personnage fort qui s'autosuffit, une de ses femmes dont l'époque n'a pas forcément permis son épanouissement total. Que serait devenue l'Aquitaine, la France et l'Angleterre si une femme avait pu gouverner ?

La religion fait partie intégrante de ce roman, et il est intéressant de voir l'antagonisme entre Alienor, très peu portée sur ce sujet, dont le père était dit hérétique et Louis, éduqué pour s'y consacrer, et qu'un coup du sort met sur le devant de la royauté.
Louis n'est pas mis en valeur dans ce texte, personnage transi d'amour, semblant toujours indécis, sauf quand il est en transe. Monarque pieu mariée à un diable, dans le sens de la tentation, de la passion, du dynamisme.

L'alternance des points de vue m'a parfois troublé et j'oubliais qui était le protagoniste alors que les séquences sont bien marquées sur le plan typographique, les caractère bien tranchés, mais j'ai parfois trouvé que les 2 souverains s'exprimaient de manière assez similaire.

La dernière partie avec un œil extérieur m'a plu et apporte un nouvel éclairage sur ce couple assez atypique pour l'époque et donne le dénouement de la croisade, bizarrement peu enseignée dans nos cours d'histoire.

Au final : Je ne sais que penser de ce livre que j'ai trouvé parfois difficile d'accès, mais qui m'a permis de m’intéresser à une période que je connaissais peu.

Lu pour les matchs de la rentrée littéraire de Price Minister
L'avis de Lili Galipette qui l'a préselectionné.

vendredi 24 octobre 2014

"Pour seul cortège" de Laurent Gaude

J'ai découvert Laurent Gaude grace au défi organisé par unchocolatsurmonroman, et j'avais été séduite par son écriture. Je poursuis donc ma découverte de cet auteur avec ce livre, publié il y a 2 ans, qui évoque le règne d'Alexandre le Grand.

Résumé
Couverture Pour seul cortègeAlexandre le Grand va mourir.







Qui lui succédera à la tête du royaume ?
Qui perpétuera l’insatiable esprit de conquête qui l’a animé ?
Qui saura apaiser son âme ?


Mon avis

Ce bouquin à plusieurs voix m'a emporté dans la Grèce Antique, dans les chevauchées guerrières de l'époque où tout se faisait à pied ou à cheval, dans cette épopée qui l'a amenée de la Macédoine à l'Inde. J'ai aimé me balader dans le royaume crée par Alexandre, essayer de me souvenir de sa légende, et des personnages qui l'ont entouré. (Même si mon dernier souvenir est ce film un peu kitsch avec Colin Farrell)

Nous suivons donc Alexandre, à la fin de son règne, une femme dans un monastère dont l'identité nous sera révélée au fur et à mesure, ou certains généraux proches du monarque. Ils sont différenciés selon les paragraphes, leur style de récit et leur vision d'Alexandre et de l'Empire.

Leur relation se dévoile au fur et à mesure, les liens se dévoilent avec parfois une pointe de fantastique. Alexandre reste dans la légende et le livre retranscrit bien son charisme. Le personnage féminin prend de l'ampleur tout au long du roman. Sa droiture, son histoire, sa manière de voir sa place dans l'empire et l'histoire m'a beaucoup plu.

Au total : Un court roman qui nous amène dans la Grèce Antique et nous remémore la légende d'Alexandre le Grand.

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Lettre G : 12/26 176 pages
Sans titre-copie-1

lundi 29 septembre 2014

"Il est de retour" de Timur Vermes

Je ne pouvais passer à coté de ce livre, à la couverture si bien trouvée, au titre prometteur et au pitch différent des livres sur la seconde guerre mondiale

Résumé

Couverture Il est de retourA Berlin, en 2011. Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : quoi, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Tous ces Turcs qui ont pignon sur rue sont venus de leur plein gré ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour ça, il lui faut une tribune. Ca tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon filon alléchée, est toute prête à la lui fournir. La machine médiatique s'emballe et bientôt, le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise... Hitler est ravi qui n'en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste pour lui à porter l'estocade qui lui permettra d'accomplir enfin ce qu'il n'avait pu achever...

Mon avis

Je ressors un peu déçue de ce livre.

Déçue notamment par la trame narrative, qui prend le parti de la première personne. Je ne suis pas sure de pouvoir croire facilement les réflexions imaginées par l'auteur qu'il approprie à Hitler. Elles m'ont souvent laissée perplexe car elles étaient justes dans leur critique de la société actuelle mais bizarrement amenées et parfois trop travaillée pour le contexte.

Je peux accrocher au fond. Accrocher à l'idée qu'à la fois, on ne peut oublier , qu'il n'est pas devenu ce qu'il était seul et que le malaise de la société laisse une porte ouverte pour les extrémistes. Mais le retournement de certains personnages est trop rapide dans le sens adhérent au personnage,(y compris chez les plus âgés) en oubliant finalement les idées qu'il véhicule sous prétexte de l'humour.

La satire de la société allemande et politique actuelle est bien présente. Il me manque surement quelques notions sur certains partis pour apprécier certaines joutes verbales et piques qui ne manquent pas. Les qualité d'orateur d'Adolf, ainsi que son sens tactique est mis en avant, et rappelle à quel point  certains arguments ont fait, font et feront probablement toujours mouche.

Le rythme est assez lent, j'ai ressenti quelques longueurs dans ce livre, et je l'ai terminé finalement avec difficultés. L'humour est faussement présent. Je n'ai pas réussi à passer sur du second degré, car finalement le personnage principal a assez peu de dérision.

Il a aussi manqué, à mon avis, une trame narrative un peu plus complexe et/ou développé. L'histoire est très linéaire et il n'y a aucune intrigue secondaire ou même une certaine répétition dans certaines séquences.

Au total : Un livre accrocheur par le titre et la couverture qui n'a pas répondu à mes attentes.

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Lettre V : 406 pages

lundi 9 juin 2014

"HHhH" de Laurent Binet

Je savais en attaquant ce livre que la seconde guerre mondiale allait être le sujet principal, mais je ne me souvenais pas spécialement du "destin" de Heindrich.

Résumé

Couverture HHhH Editions Le Livre de Poche 2011 Reinhard Heydrich, « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich », était le bras droit d’Himmler mais chez les SS, on disait « HHhH », ce qui signifiait : « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich ».





Mon avis

Je suis perplexe sur ce genre littéraire qui me semble assez fréquent récemment où l'auteur nous fait part de ses doutes sur son travail d'écriture, un peu comme Delphine deVigan dans Rien ne s'oppose à la nuit ou Limonov d'Emmanuel Carrere.

Laurent Binet nous invite dans ce livre à nous replonger dans un évènement marquant de la seconde guerre mondiale, avec l'attentat contre Reinhard Heinrich, "élaborateur" de la solution finale, nazi convaincu et extrémiste.
Finalement, il existe peu de données sur la préparation de l'attentat, sur la personnalité des résistants tchèques, et il se retrouve à mettre en avant la victime, ce qui semble le chiffonner. D'autre part, il devient fasciné par cet homme et nous aussi, et on sent la documentation riche sur plein de petits détails qu'il nous livre, sa maitrise de la narration, lorsqu'il extrapole les détails pour en faire un évènement à part entière.
 Heinrich était peu connu pour moi, probablement car il a peu influé sur le décisions locales françaises du fait de son implication en République Tchèque. On découvre aussi à travers ce livre ce qui a pu se passer dans les autres pays.

L'irruption de ces réflexions nous permet à la fois de voir ce qui se cache sous ce que nous lisons, vérité historique ou partiellement modifiée pour satisfaire une narration, parfois adaptée surtout par manque de sources, tout en cassant le rythme de lecture. Derrière la fiction, il a existé une certaine réalité mais il s'avère par moment frustrant de sortir brutalement de l'immersion créée, pour réaliser ce rappel et nous permettre de prendre du recul sur les évènements réels.

Au total : Un livre historique intéressant sur le fond, parfois maladroit sur le forme qui apporte un éclairage différent de cet évènement peu connu de la scolarité française.

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Lettre B

dimanche 20 octobre 2013

"Monsieur Georges" de Gilles Warembourg

Je remercie les éditions Atria et Livraddict pour ce partenariat qui m'a beaucoup plu.

Résumé

(Attention le quatrième de couverture dévoile une grande partie de l'intrigue, je l'ai donc raccourci.)
Couverture Monsieur Georges

Juin 1945. Monsieur Georges est de retour dans son village, après trois ans de déportation. Les habitants accueille leur instituteur en grande pompe : le maire et sa plantureuse moitié, le curé en soutane, les amis, les élèves grandis…Détruit, monsieur Georges retrouve le quotidien des Flandres françaises. Et l’humaniste désenchanté observe d’un œil sceptique le petit monde compliqué de cet univers rural étriqué. Isolé au milieu de ses concitoyens inconscients de ce qu’il a subi, monsieur Georges se mure dans le silence et s’interroge sur sa propre raison. 




Mon avis

J'ai lu beaucoup de livre à une certaine époque sur la seconde guerre mondiale et j'ai apprécié de lire sur l'après guerre immédiat. Nous rencontrons Monsieur Georges à son retour de déportation pour une autre raison que la religion, dans son village d'origine et suivons sa réinsertion notamment sociale.
J'ai vraiment aimé découvrir ses réactions face au banquet de bienvenu, de voir la gêne s'établir entre l'ancien instituteur et les différents personnages du village, l’incompréhension du vécu de l'autre. Comment occuper le quotidien après ces 3 années ? Comment vivre sans penser à ce qu'il a fait, et ne pas penser à l’innocence toute relative de certains ?

L’enquête policière finalement prend assez peu de place, il est intéressant de suivre à la fois l'évolution de Monsieur Georges, notamment ses réflexions sur le mal, et ses causes (même si certains passages en italique m'ont parus obscurs) et les secrets que chaque village recèle. La paix est signé, mais les rancœurs restent, les actes avant, pendant et même après restent présents. Les langues se délient au fur et à mesure. On devine que la paix dans le quotidien a pris bien plus de temps que la signature d'un traité.

Le personnage de Monsieur Georges est touchant, et bien amené. On suit ses doutes sur les différents sujets, on perçoit son malaise quasi constant. La question de la reconstruction, du retour des camps de concentration est rarement évoquée, et je l'ai vraiment trouvé bien traitée. On ne peut que deviner ce qu'ils ont enduré mais pas la difficulté du retour à la vie "normale".
Le personnage de Marieke symbolise le changement, par sa jeunesse tout en gardant le respect de l'ancien et contraste notamment avec celui de Jean qui nous perd dans ses rancœurs et ses réflexions.

Au total : Un livre sur la reconstruction suite au camp d'extermination bien mené !