mercredi 24 août 2016

"Omale" de Laurent Genefort

Lecture d'été du forum Planète SF, je me suis laissée tenter au vue des avis positifs de cette série. Je n'ai lu que le premier livre de cette édition, me réservant la suite pour plus tard (d'autant qu'elle semble moins entrainante que ce tome).

Résumé

Couverture Omale, intégrale, tome 1
Dans un lointain futur... trois espèces cohabitent sur Omale les humains, les Chiles et les Hodgqins. Six individus se retrouvent en possession d'un bris d'œuf et décident d'en décrypter l'inscription. Ils s'embarquent sur une nef aérienne afin d'accomplir la quête pour laquelle ils ont été élus. C'est au cours d'un vol mouvementé qu'ils apprendront progressivement à se connaître grâce au fejij, le jeu des relations chile - subtil révélateur des caractères, des personnalités et des leçons du passé.


 

Mon avis

J'ai déjà lu Points chauds du même auteur, dont j'avais aimé l'univers. J'ai retrouvé dans ce roman les même défauts que dans ma lecture précédente, un univers intéressant, dense mais tout est trop rapide, survolé.

J'ai adoré les personnages, six explorateurs différents par la race, le passé, plein de ressemblances et d'antagonisme. Leurs histoires nous sont contées au fur et à mesure, nous ouvrant l'esprit sur Omale, cette planète bien mystérieuse que ce soit par sa géographie, sa population constituée de 3 rehs ou son histoire. J'ai aimé découvrir le tout et j'ai envie de poursuivre ma plongée dans ce monde si différent. Il y a pleins de piste de réflexion dont le parallèle avec le monde actuel est assez flagrant, que ce soit la place de la technologie et de la survie à tout prix, de la tolérance des différences et de l'intégration des religions dans la société. On devine ce monde plein d'histoire et riche en référence.

Le fil conducteur est truffé cependant de facilités, notamment la réunion des 6 personnages embarqués sur la même nef, certains combats. Le rythme est soutenu avec de nombreux rebondissements, peut être trop d'ailleurs et souvent l'histoire avance d'un coup en quelques pages sans qu'on ait le temps de bien saisir l'ensemble des choses et je me suis prise à regretter des descriptions plus précises des actions.

Au total : Une lecture sympathique qui ouvre sur un univers exploité finalement sur 2 livres d'environ 1000 pages chacun qui devrait m'aider à oublier ce sentiment de trop peu.

dimanche 21 août 2016

"Harry Potter and the Cursed Child" de Jack Thorne et John Tiffany

Oui j'ai craqué et lu cette pièce de théâtre, la tentation était trop forte. J'en profite pour souligner qu'il s'agit de ma première lecture en anglais de l'année !

Résumé

Couverture Harry Potter et l'enfant maudit
Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.



Mon avis

Je savais que je risquais la déception en me lançant dans cette suite de la série qui a marqué ma post adolescence.

Effectivement j'ai assez souvent levé les yeux au ciel que ce soit dans les comportements d'Albus, digne fils de son père dans les idées foireuses et la mise en danger inutile, ou d'Harry, inchangé, voir transformé en faux père poule, mais qui ne s'occupe que d'un seul de ses enfants.

La nostalgie est toujours là et on retrouve avec plaisir les personnages qui ont fait la légende des livres, même si certains ont une évolution bizarre et peu compatible, à mon avis, avec leur âge supposé (Mac Gonagall), et d'autres sont tristement absents (Neville).

L'intrigue en elle même n'est pas vraiment claire, et ressemble plus à une succession de petites intrigues qu'à une histoire aussi complète qu'espérée et surtout un certain manque d'originalité par rapport aux anciens tomes.

Alors il y a de bonnes surprises avec des personnages qui se révèlent et qui correspondent à notre espoir, mais je ne suis pas sure que ca relève vraiment le niveau.
Je suis cependant curieuse de voir cette pièce sur scène vu le nombre de scène, d'action et de changement de point de vue, bref le manque d'unité globale ...

Au total : Une lecture qui s'impose pour les gens qui ont grandi dans l'univers HP, mais qui ne vaut pas la série originale.

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Lettre T : 14/26
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dimanche 14 août 2016

Anthologie des Imaginales 2016 : Fées et Automates

Mue par l'impulsion de MarieJuliet et Blacky, j'ai fait aussi la chasse au dédicace pour l'anthologie et me suis incrustée dans leur lecture commune avec Snow et PtiteTrolle. Il n'y a pas à dire une LC ça motive à la lecture et surtout des moments de commentaires vraiment sympas (et parfois des explications sur les textes obscurs) !


Couverture Fées & Automates

 Le thème de l’anthologie des Imaginales 2016 ose le face à face entre deux personnages archétypaux provenant de mondes différents. La fée, figure principale de la rêverie médiévale, du fantastique, de la fantasy, et l’automate, un produit de la culture quasi industrielle, de la pensée scientifique, de la science-fiction. Deux univers qui s’opposent sans doute, mais dont la rencontre est propice à l’imagination et fait jaillir des étincelles. Cette anthologie va vous étonner et vous passionner.


Smoke et miroirs d'Estelle Faye

Un première nouvelle assez abrupte, séparée en trois parties assez inégales. En en discutant je crois que je suis passée à coté, et n'ai pas forcément percu le message. Après j'ai apprécié l'écriture et l'intrication des 3 parties.

Le Rouet Noir de Charlotte Bousquet

Un univers que je ne maitrise pas (Jadis, aux éditions Mnmos et qui a bénéficié d'un financement participatif), et une écriture assez travaillée. J'ai eu un peu de mal à me plonger dedans, puis tout a coulé tranquillement jusqu'au dénouement. Les fées et automates n'ont pas vraiment la première place dans cette nouvelle ...

Le crépuscule et l'Aube de Fabien Cerutti

Une nouvelle que j'ai bien aimé, dans l'univers du Batard de Kosigan. De l'action, des fées en danger et une chute porteuse d'espoir ! Il faut que me lance dans le tome 2 de la série.

Le comte et l'horloger de Benoit Renneson

Auteur que je ne connais pas et qui n'était pas présent aux imaginales. J'ai trouvé le texte assez classique et le style un peu simple. Pas mauvais mais pas transcendante.

L'énergie du désespoir d'Adrien Tomas

Je n'ai pas encore lu de livre de cet auteur, mais aux Imaginales j'avais aimé son humour lors des conférences. J'ai beaucoup aimé ce texte dynamique avec un univers bien maitrisé malgré le format nouvelle et la bonne utilisation des personnages imposés. Il y a de l'humour gras mais aussi une certaine ironie notamment dans la chute !

L'étalon de Paul Béorn

Une nouvelle assez sombre (comme la suivante). Au fur et à mesure du recueil, je vois que l'association Fées et automates tournent souvent autour des même thèmes. Elle ne me laissera pas un grand souvenir (même si l'explication du titre prête à sourire)

Magie de Noel de Gabriel Katz

Assez sombre aussi comme nouvelle, une chute assez abrupte, un peu courte... J'ai aimé voir le 16è se transformer en "no go" zone, pour les fées et les automates, pas assez exploité à mon gout.

Al de Nabil Ouali

Pas sure d'avoir tout saisi, notamment l'absence de fée de manière évidente. Un univers assez violent, et un dernier paragraphe qui termine tristement ce texte.

Le tour de Vanderville de Pierre Gaulon

Pas mal de discussion sur ce titre et notamment sa chute qui déçoit clairement. Une pirouette finale qui casse l'entrain de départ.

AuTOMate de Pierre Bordage

Assez mitigée sur ce texte, les fées et automates étaient judicieusement placés mais un coté très misogyne se dégage de ce texte. Il est de plus rempli de cliché sur les hommes informaticiens en général ce qui ne peut que m’embêter !

Son dernier coup d'échec de J.C Dunyach et Mike Rennick

Une nouvelle qui manque de fée, mais qui m'a beaucoup plu. Un univers extraterrestre bien exploité, un tournoi d'échec contre des limaces et une nouvelle qui m'a fait penser à la nouvelle de S. Zweig, "le joueur d'échec", référence à mes yeux.

Tsimoka de Cindy Van Wilder

Dans l'univers des Outrepasseurs, avec des "Fés"; de la magie volée et un mélange bien amenée avec les automates, et un voyage en Afrique ! J'ai bien aimé cette nouvelle et replonger dans cette ambiance.

Le plateau des chimères de Lionel Davoust

Dernière nouvelle et une de meilleures. Des choix cornéliens pour les 2 personnages qui s'affrontent, les éléments nécessaires à la compréhension du monde dans lequel ils survivent, une fin pleine de rebondissements. Bref une bonne nouvelle.

Au total : Un recueil assez inégal avec du bon, mais pas d'excellent et du moins bon soit sur le style soit dans les idées où le thème était mal exploité, trop resté dans les classiques, trop sérieux...
Par contre je me plongerai surement dans les prochaines anthologies !

L'avis de mes co-lecteurs : MarieJuliet, Blacky, Snow, Trolle
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LEttre X 221 pages







lundi 8 août 2016

"Parle leur de bataille, de roi, d'éléphants" de Mathias Enard

Une envie de contemporain, un livre que l'on m'avais recommandé lors d'une réunion de lecture, je me suis laissée tentée par ce voyage alors que je ne me souvenais pas du résumé.

Résumé

Couverture Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.





Mon avis

Je connais assez peu la vie de Michel Ange et j'ai voyagé clairement dans Istanbul et dans la Renaissance.

J'ai aimé l'ambiance de la ville parfaitement retranscrite qui nous fait découvrir des lieux qui me sont inconnus et donnent envie de prendre le premier vol pour Constantinople. MichelAnge est un artiste qui apparait tourmenté par son art, par ses problèmes financiers.
Le statut d'artiste de l'époque m'a semblé bien retranscrit entre tiraillement artistique pur, se faire plaisir et créer des œuvres qui passeront les années, tout en étant respecté et surtout payé. La  relation entre le sculpteur et son guide fait aussi partie des forces de ce livre. L'ensemble des personnages secondaires apportent à l'ambiance et au récit.

L'intrigue est bien travaillé par ailleurs, avec cette voix, ces chapitres qui prennent tout leur valeur par la suite et donne l'envie d'une relecture.

Au total : Une plongée dans la Renaissance orientale qui m'a donné envie de connaitre mieux MichelAnge et surtout Mathias Enard, prix goncourt 2015.

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lettre E : Historique 176 pages

vendredi 5 août 2016

"Dix petits nègres" d'Agatha Christie

Lu lors de ma scolarité, un de mes premiers policiers, je me souvenais du coupable et j'ai cherché pour la peine des indices au fur et à mesure !

Résumé


Couverture Dix Petits Nègres Editions Le Livre de Poche 2015Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l'île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l'élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s'élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s'étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l'île, parmi les convives ?

Mon avis :


Ce livre est un huis clos oppressant, sur une île bien mystérieuse. Les personnages sont succinctement présentés au départ, de manière assez floue initialement, mais nous les découvrons au fur et à mesure. J'avoue avoir eu quelques difficultés à repérer certains entre eux initialement.

J'ai aimé dans ce texte l'absence de policier classique, c'est à dire d’enquêteur trouvant le petit détail qui permet de faire avancer les choses.

L'explication finale en épilogue peut déstabiliser mais donne à mon avis toute la puissance de cette histoire. Nous sommes à la fois manipulés par le coupable et par l'auteur.
L'ayant déjà lu et me souvenant du final, j'ai cherché des indices tout au long du texte et il restent difficiles de les trouver. 
On s'attache à certains personnages, notamment Vera, même si les révélations nous font douter de l'humanité de chacun.

Au total : Un classique du roman policier, par une référence du genre, qui me motive à essayer d'autres écrits de l'auteur, même si je ne sais par où commencer.

Ce livre a fait l'objet de discussions sur le site de Livraddict, dont je vous laisse lire les détails.

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Lettre C : 221 pages