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dimanche 3 mai 2015

"Lignes de vie" de Graham Joyce




Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle d'Atuan, un auteur dont je n'avais jamais entendu parler, et une très belle rencontre en ce qui me concerne

Résumé

Couverture Lignes de VieCoventry, durant la Seconde Guerre mondiale.
Une famille de sept sœurs aux vies fondées sur l'amour, la tradition, l'angoisse et l'espoir, dominées par la sagesse et l'autorité d'une matriarche aussi indomptable que truculente. Des vies simples et émouvantes auxquelles se mêlent presque imperceptiblement l'étrange et le merveilleux, l'ordinaire et l'extraordinaire.
Cassie, la plus jeune des sœurs, a eu un petit garçon de père inconnu et n'a pas eu le courage de le céder à des parents adoptifs. C'est une fille fantasque et imprévisible, « la dernière fille au monde à qui laisser la garde d'un enfant » selon sa propre mère. Il est alors décidé que le petit Frank sera élevé par chacune des sœurs, à tour de rôle. Ainsi l'enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies aux lignes si différentes, dans les drames et les illusions de l'après-guerre.
Mais Frank est un enfant particulier, doué d'intuitions étonnantes ; comme sa jeune mère, sensible à des signes invisibles ; comme sa grand-mère, parfois visitée par des apparitions lui annonçant l'avenir...



Mon avis

Il ne faut pas trop se laisser embarquer par le résumé, car finalement, sous l'intrigue des" dons"  de Franck, il existe surtout une chronique de vie d'une famille anglaise, après la seconde guerre mondiale.

J'ai beaucoup aimé ces destins croisés, tous sous la coupe d'une matriarche comme il en existait dans l'ancien temps. Huit femmes de caractères, dont Martha, la mère et ses 7 filles, dénommées par ordre des voyelles, puis de l'alphabet les voyelles ne suffisant pas.

On retrouve dans ce livre de l'humour, de la bonhommie familiale, avec les tensions entre chaque, les jalousies internes mais le lien puissant qu'il existe envers et contre tout dans la fratrie. Il ne s'agit pas d'une famille idéale, ce qui nous permet de les imaginer dans un voisinage proche.

Franck fait le trait d'union entre toutes ces sœurs, devant loger parfois avec sa mère chez l'une ou l'autre au grè des décisions familiales. Par ce biais, on y découvre la vie de familles anglaises traditionnelles, que ce soit à la ferme avec Una et Tom, ou chez les jumelles bigotes, ou chez Aida et Gordon dont le métier et leur manière de l'exécuter peut dérouter. On suit aussi l'éducation de Franck, selon les différentes écoles de la vie.

Le fantastique est bien présent, mais par touche, avec parfois des explications simples, comme la réapparition de Godiva, ou le bonhomme sous le pont.
Ce qui marque dans ce livre, c'est l'ambiance entre rêve et réalité par les différentes visions de l'axe grand mère, mère, fils. La différente expression d'une même capacité, beaucoup de douceur, de tolérance des différentes opinions, modes de vie. Tous s’accommodent et se complètent.

Au total : Un livre avec peu d'action, relevé par une ambiance et des personnages charismatiques.

D'autres avis chez les Atuaniens : Nathalie, Vert, Lelf

http://s14.postimg.org/y9ox4he41/Un_genre_par_mois_avril.jpg

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Lettre J 480 pages

samedi 27 septembre 2014

Le cycle des princes d'Ambre, tome 1 de Roger Zelazny

Lu dans le cadre de la lecture commune de septembre du cercle d'Atuan, un classique de la fantasy, et un auteur dont j'entendais beaucoup parler.

Résumé : 

Couverture Le Cycle des Princes d'Ambre, tome 01 : Les neuf Princes d'AmbreAmbre est un royaume médiéval ; comme tous les autres il possède une capitale, un palais, une cour, une famille royale et des intrigues. Mais Ambre est aussi bien plus : lieu mythique considéré comme le centre de l'univers. Seul lieu réel, tous les autres n'en sont qu'un reflet, dans l'ombre, comme la Terre. Considérée comme très intéressante par la plupart des princes d'Ambre, elle leur sert de résidence secondaire, voire de cachette. Car la vie d'un prince ou d'une princesse n'est pas de tout repos. Seuls dépositaires du pouvoir quasi divin de se déplacer entre les mondes, ils n'en restent pas moins humains : au mieux rivaux, ils sont le plus souvent ennemis jurés. En effet, depuis la disparition mystérieuse d'Obéron, le père de cette grande famille, le trône est vacant et la succession des plus agitée.


Mon avis

J'avais oublié à quel point certains romans de fantasy peuvent être punchy et court !
L'histoire commence avec une évasion d'un hôpital psychiatrique, puis on aura une course poursuite dans une foret, une bataille navale, une bataille sur Terre, et encore plein d'évènements qui se succèdent à un rythme finalement assez effréné quand on voit le nombre de pages, et le nombre de rebondissement inclus dans ce premier tome. 

C'est un tome d'introduction, où il se passe des choses, peut être au détriment de l'immersion dans l'univers dans lequel Corwyn évolue. Le monde d'Ambre nous est finalement peu décrit, on comprend le concept, mais les détails restent encore assez flous dans mon esprit. Le personnage principal amnésique le redécouvre par touche de conversation, mais point d'explication longue sur le pourquoi du comment. On sent que certains passages ont de l'importance pour la suite sans vraiment savoir.

Le personnage de Corwyn est assez intriguant dans ses réflexions, sa manière de bluffer, et de retourner les situations. On le suit dans sa redécouverte de lui même, de sa famille (nombreuse comme le sous entend le titre : "Les Neuf princes d'Ambre") et d'Ambre. Il a de l'humour et de la répartie, et même s'il ne s’appesantit pas sur ses sentiments, on ressent une certaine humanité chez lui. J'aime bien le principe des atouts, des cartes majeures qui ont leur place dans le monde et l'histoire.

A la fin de ce premier tome, l'envie de poursuivre cette série (à priori de 5 tomes) est présente, pour mieux appréhender Corwyn, Ambre et Erbma !

Au total : Un premier tome à 100 à l'heure qui nous plonge dans le monde d'Ambre. Un tome accrocheur au niveau de l'univers et des personnages

Les avis des autres Atuaniens : Lorkahn, Lune, Nathalie, Kissifrot

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjTPgYQtDOvgK7Wgefs4CVWXj1o1KYRkGuTjQdMHQCQRqR6rBM5ogP1xHmsj8oucni05zbE7jjW8vH9iAkCkAABmbN5z7iFLd52pQyyOgpL9S11ry1F25j3KT6NrparZhDXjkL23gzqDvNP/s320/banni%C3%A8reABC2014.jpg
Lettre Z,  251 pages



lundi 4 août 2014

Terremer d'Ursula K LeGuin

J'ai découvert cet auteur avec "Le monde de Rocannon" qui m'avait beaucoup plu. Je me suis donc laissée tentée sans trop de difficultés dans cette lecture commune de Terremer.

Résumé

Couverture Terremer, tome 1 Editions Robert Laffont 2013Dan, l'Epervier, est un jeune garçon vivant sur l'île de Gont, une des nombreuses îles de Terremer. En effet, ce monde est constitué d'eau et d'une série d'archipels rassemblés en un même lieu. Epervier découvre rapidement qu'il possède le pouvoir, la capacité de se servir de la magie. Ogion le Silencieux, un sorcier, va venir le voir et lui donner son nom d'adulte, Ged. Il va aussi commencer à enseigner au jeune homme ce qu'il doit savoir, puis va l'envoyer à l'île de Roke où l'on forme les sorciers.
Là Ged va apprendre la magie, comment se servir du vrai nom secret des choses pour se servir d'elles ou pour les modifier. Mais un jour convoque l'esprit d'une morte et avec elle arrive une créature d'ombre. Alors Ged continue à apprendre puis part dans le monde, traqué par la créature, puis chasseur lui-même, jusqu'au bout du monde.


Mon avis

Ce livre se compose de 3 parties, plutôt égales qui comporte des points communs dans les personnages ou l'évolution de ceux ci, même si le vrai lien reste Terremer, ce royaume d'îles si proches mais si dissemblable dans leur culture et fonctionnement, que chaque voyage des personnages nous apporte une surprise et est finalement une ode à la tolérance.

L'autre lien est Ged, magicien puissant, que nous suivons à l'avènement de son don, en pleine puissance, puis dans le doute, dans les épreuves qui l'amènent à tester ses limites et ses motivations.
On en est proche dans le premier livre qui est finalement comme un récit initiatique assez classique, mais bien mené par l'écriture toujours juste et douce de l'auteur.
Il nous semble plus lointain, voir trouble fête dans le second chapitre, où l'accent est mis sur Tenar , héroïne attachante que nous suivons dans sa perception du monde qui semblait figé.
Il nous déboussole dans le troisième chapitre, et apporte de nombreuses réflexions sur notre vision et notre relation à la mort. Son lien avec Arren se construit un peu en miroir de sa relation avec Ogion. J'ai aimé le voir mage enfermé dans ses responsabilités, dans le maintien de l'ordre magicien.

Chaque chapitre nous montre l'apprentissage d'un jeune, Ged, puis Tenar puis Arren.
On se doute que chacun aura un rôle important à jouer dans l'évolution de Terremet et qu'ils dépasseront rapidement les limites posées par leur éducation.
Ged est un adolescent peu sympathique, assez prétentieux, qui cherche à faire ses preuves. J'ai aimé sa relation avec son maitre Ogion, son retour à ses sources dans les difficultés, puis sa manière de prendre à bras le corps la menace de l'ombre.
Tenar est bien plus attachante, dans son rôle de prêtresse endoctrinée et manipulée qui ouvre doucement les yeux et fait finalement ce qu'elle désire. On perçoit ses tiraillements, son angoisse à circuler dans les tombeaux d'Atuan. Je serais contente de la retrouver dans d'autres livres de la série.
Arren est plus le jeune prince naïf, réfléchissant peut être un peu trop à tous ses actes, avec un loyauté figée dans les concepts et peu adaptée aux épreuves qu'il traverse. Le lien qu'il tisse avec Épervier est surprenant, mais résiste au fil de l'eau et des épreuves qu'ils traversent.

L'écriture d'Ursula Le Guin est d'une douceur qu'il faut souligner. Les pages se tournent sans difficultés, même sans suspense intense. Point besoin de cliffhanger pour donner envie de poursuivre le récit. Un seul bémol quand au troisième chapitre qui m'a plus dérouté, moins classique dans sa trame finalement, plus porté par l'eau et sans but bien défini sur le début sur les 2 premiers tiers, avant la rencontre et l’accélération.

La magie est présente sans excès, une utilisation modérée et réfléchie, comme un équilibre qui se respecte. Les créatures magiques se laissent entrevoir comme un rêve, sans s'imposer. Quant aux dragons, ils sont partie intégrantes de ce monde, présents mais absents, maintien d'une certaine mémoire et magie.

Au total : Terremer est un récit classique de fantasy initiatique, bien monté et surtout magnifiquement écrit. La suite sera dans mal PAL, et je pense sortir "La main gauche de la nuit" d'ici peu de temps.

L'avis de
Nathalie, Vert, TigerLilly, Jae_Lou, Baroona, Julien
qui m'ont accompagné dans cette lecture commune

jeudi 1 mai 2014

"Le prestige" de Christopher Priest



Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle, j'ai beaucoup aimé me plonger dnas l'univers de l'illusion, teinté d'une pointe de fantastique

Résumé : 

Couverture Le prestige 

Dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, où les numéros de magicien et le spiritisme attirent les foules, deux prestidigitateurs, Alfred Borden et Rupert Angier, se rendent célèbres grâce à l'audace de leurs tours. Cette notoriété ne les protège pas de la jalousie, et bientôt les deux hommes se lancent dans une tragique compétition, chacun mettant au point un numéro de téléportation. Quelle folie ont-ils osé commettre pour devenir le plus grand des magiciens ?



Mon avis :

La structure de ce livre est en elle même assez fascinante. Une première partie nous présentant les descendants, une troisième avec un évènement nous éclairant certains faits différemment, et le dénouement. Cependant, ces trois parties sont finalement assez courtes et permettent surtout de faire monter le mystère, et notre perplexité sur les faits anciens.
Les deuxièmes et quatrième partie nous plonge dans le monde de l'illusion du XIXème siècle avec les récit sous forme de journal des 2 protagonistes. Le second nous donnant envie de relire les parties du premier, car chacun donne sa vérité.
La partie sur Borden nous offre des coupures et entretien le mystère de la profession et de la raison de leur rivalité. Il est difficile de se faire une idée sur ce personnage, sa double vie. Il m'a semblé finalement assez antipathique.
La partie sur Angier, plus longue, parfois un peu trop, permet une vision globale des différents évènements et de leur conséquences.
On prend partie pour l'un ou l'autre des magiciens, on trépigne devant ces secrets non révélés, et on admire ceux qui le sont, même si on se fait mystifier aussi par écrit !
L'ambiance 19ème avec l'apparition de l'électricité est très bien retranscrite, et l'immersion dans l'Angleterre et les Etats-Unis est réussie.
La touche fantastique est amené par détails, sans excès et permet de croire à beaucoup d'élément de ce récit.

Au total : Un roman qui nous plonge dans une époque différente dans le monde des illusionnistes. Un récit à 3 voix qui permet de faire monter le mystère jusqu'au dénouement final.
La séparation attend dans ma PAL !

Les avis des autres membres du cercle : Julien, Marie Juliette, Nathalie

vendredi 11 avril 2014

"Au nord du monde " de Marcel Theroux

Seconde lecture commune de l'année dans le cadre du cercle d'Atuan, qui se révèle une bonne surprise.

Résumé

Couverture Au nord du monde Editions 10/18 2011Ici, dix mois par an, le climat mord la peau. Le silence règne, désormais. La ville est plus vide que le paradis.»
Au nord du monde, la terre s’étend à perte de vue, anéantie par un cataclysme. Parmi les décombres, le shérif Makepeace erre. La route porte ses pas, à la recherche d’un temps qui n’existe plus et d’une humanité à reconstruire. Ravivant à l’horizon la lueur d’une rédemption…




Mon avis

Ce livre présente le personnage de Makepeace "sherif" dans sa ville natale au nord d'un monde dont toutes les clés ne nous serons pas livrées. Mais qu'importe, nous suivons avec plaisir ce personnage, ses réflexions, ses péripéties sur la route qui mène vers son destin !
Ce livre est plein de tendresse, d'espoir mais aussi de regards lucides sur l'homme, son caractère, ses faiblesses.
Dans un monde qui pourrait être notre futur proche, l'auteur met en avant les différents comportements humains dans leur beauté mais aussi dans leur cruauté, leur vengeance.

J'ai aimé Makepeace pour sa douceur mais aussi sa force, ses réparties, ses rêves cachés et avoués, sa simplicité que nous découvrons au fur et à mesure. Un personnage qui donne une leçon de vie, d'espoir et auquel on s'attache malgré tout.

Le monde dans lequel elle vit est assez flou mais l'ambiance du nord, de l'hiver prolongé est bien mis en avant. Les thèmes de la colonisation, du travail apportent beaucoup de réflexion et de mise en miroir sur ce qui s'est déjà passé dans le monde. A croire que certaines situations vont se répéter éternellement dans la civilisation humaine, que l'esclavage est une fatalité dont nous ne pourrons nous détacher.
La plume de l'auteur est vraiment agréable, tout en pudeur nous dévoilant les caractères de chacun au fur et à mesure, enrichissant chaque caractère, et s'épargnant le manichéisme. On n'approuve pas tous les comportements mais les clés nous sont données pour les comprendre.

Au total : Un livre riche sur le plan des émotions et des surprises. Peut être certaines facilités dans le monde qui nous est proposé, mais le personnage principal mérite d'être au premier plan.

Les autres participants :

Vert
Nathalie
Lune
Cornwall

lundi 17 février 2014

La Horde du Contrevent d'Alain Damasio

Lu dans le cadre de la LC du mois de janvier du cercle d'Atuan, un livre que j'ai proposé car il s’annonçait riche et long, donc plus facile à lire en groupe

Résumé 

" Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime. "



Mon avis

J'ai terminé ce livre il y a une bonne semaine, et il persiste dans mon esprit.

La horde c'est tout d'abord des personnages, riches et variés.
Certains restent dans nos esprits, comme Caracole, le troubadour, mystérieux du début à la fin, qui nous fascine par sa poésie et sa maitrise des mots, nous intrigue par sa nature exacte.
 Golgoth, le meneur, un style qui s'identifie rapidement, un esprit tourné en totalité vers sa quête.
 Sov, le scribe qui de sa fonction est un des narrateurs principaux. Neutre dans son écrit, il est néanmoins un des personnages les plus attachants.
Oroshi qui prend de l'ampleur au fur et à mesure des pages, et dont sa fonction est essentielle à notre compréhension de cet univers.
Les autres personnages, nombreux, sont tout aussi essentiels et ont finalement dans ce récit une part qui leur est propre. Certains restent plus effacés que mon imagination l'espéraient, d'autres le temps d'un passage montrent à quel point leur présence est indispensable.

De manière assez étonnante, les femmes sont peu nombreuses mais soudées. Elles sont mises en avant par leur capacité de soin, de liaison du groupe malgré leurs aventures. De nombreux passages sont émouvants et surprenants, notamment quand elles parlent de leurs désirs d'enfant.

Ce qui fascine aussi c'est l'univers dans lequel ces personnages évoluent. Un univers contemporain, mais ancien, balayé par le vent. Une quête qui semble assez dérisoire mais qui accapare une grande partie de la société. On rencontre à travers les haltes et étapes ce qui constituent ce monde, à la fois en matière de paysages et de sociétés humaines.

J'ai beaucoup apprécié les néologismes en lien avec le vent qui permet à notre imagination de travailler sur le sens de ces mots et leur représentation.

La force de ce récit est aussi dans sa narration, alternée entre les nombreux personnages représentés par une ponctuaction qui leur est propre et devient presque naturelle lors de la lecture. Cette narration apporte un souffle à chaque évènement, entretient notre intérêt, nous donne l'impression de parler avec chacun des membres pour comprendre au mieux.

Sur les 700 pages que compte ce roman, j'ai été happée pendant les 550 premières pages, à m'imaginer la suite, à réfléchir sur les situations, les personnages. J'avoue avoir trouvé quelques longueurs dans certains monologues. 
La fin m'a surprise, car elle arrive après un passage particulièrement attendu et intense, et la retombée de la pression fait qu'il  m'a été difficile de me projeter comme j’avais pu le faire d'ici là.
 
L'univers est cependant assez bien décrit pour qu'on puisse deviner certains éléments et fils conducteurs et nous permettre presque d'en faire partie intégrante.

Au total : Un univers riche et bien amené, un roman long qui tient en haleine la plupart du temps. Des questions sur le pourquoi et comment des choses qui font que ce livre me restera en mémoire, et suggère une relecture, pour aller plus en profondeur de la nature du vent et des relations qui tissent la Horde.

Les avis de Vert, Lelf, MarieJuliette, Lorkhan, Hilde, qui furent mes compagnons de lecture

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2/26 Lettre D

samedi 28 décembre 2013

"Elric des dragons" tome 1 de Michael Morcook

Un classique de la fantasy, sorti de ma PAL grace à la LC du cercle d'Atuan

Résumé

Couverture Elric, tome 1 : Elric des Dragons Editions Pocket (Fantasy) 2005Melniboné, l'île aux Dragons, régnait jadis sur le monde. Désormais les Dragons dorment et Melniboné dépérit. Sur le trône de Rubis siège Elric, le prince albinos, dernier de sa race, nourri de drogues et d'élixirs qui le maintiennent tout juste en vie. La menace plane ; alors il rend visite au Seigneur du Chaos, Arioch, et conclut un pacte avec lui. Il s'engage ainsi sur le chemin de l'éternelle aventure : le Navire des Terres et des Mers le porte à la cité pestilentielle de Dhozkam, et son destin le pousse à franchir la Porte des Ténèbres ; au-delà, deux épées noires attendent leur maître et leur victime...


Mon avis

D'Elric, je connaissais son coté Albinos, chétif, mais assez peu le contexte.
Mon édition était agrémenté d'une préface (que j'ai lu attentivement mais dont j'ai assez peu de souvenirs) et d'une postface que j'ai survolé.

Maintenant que je l'ai refermé, j'en retiens :

- Un héros atypique par son physique et ses réflexions, atypique aussi bien dans le monde de la fantasy, que dans le notre, même si son évolution vers un voyage initiatique nous rapproche de nos habitudes de lecteur.
-Des rebondissements, dont tous ne sont pas forcément à ma portée en terme de conséquences sur le devenir de Melniboné ou des personnages.
-Des épées qui ont leur propre volonté et qui m'intriguent
-De l'action à ne plus savoir qu'en faire
-Un triangle de personnage principaux, pas amoureux pour une fois, mais dont les relation amoureuses et familiales sont au premier plan, quelques subalternes qui ont assez peu d’intérêt et de place dans l'histoire.
-Des difficultés à m'attacher aux personnages, notamment car le livre fait surtout place à l'action et assez peu au ressenti de ceux ci.
 -Une lecture facile et un premier tome assez court, séparé en 3 parties qui s'enchainent mais sont relativement distincte.
-De la magie, des élémentaires et des créatures magiques présentes sans être prédominantes.
-Un monde avec des dragons, que malheureusement nous voyons assez peu (voir pas du tout) dans ce tome.

Au total : Une lecture agréable et rapide. Un héros avec quelques atypies, mais qui ne m'ont pas donné envie d'enchainer directement sur la suite.

Les avis des autres membres du cercle d'Atuan :
 Lune, Spocky

vendredi 27 septembre 2013

"Le monde de Rocannon" d'URsula Le Guin



Premier tome du cycle de Guin, ce livre entre SF et Fantasy est intriguant, mais finalement s'avère assez court. Je l'ai lu dans le cadre de la lecture commune d'aout.

Résumé
 

Quatrième de couverture : 

Cette planète sans nom du système stellaire de Fomalhaut est l'enjeu d'un conflit entre la Ligue de tous les mondes et un Ennemi inconnu. Cinq espèces intelligentes se la partagent. Aucune n'a dépassé le niveau féodal. Certaines communiquent par la pensée. Rocannon, ethnologue, y est envoyé par la Ligue afin d'observer les peuples qui l'habitent avant l'arrivée d'une mission technologique qui assurera le développement de la société la mieux placée.
Mais l'Ennemi surgit de l'espace avant que le plan ne soit accompli.



Mon avis

Un livre court mais dense, en effet les descriptions sont omniprésentes, et permettent de découvrir le décor de la planète.
Malgré tout je suis restée assez distante des aventures de Rocannon, avec cette impression de survol de la planète, de l'univers proposé par l'auteur mais aussi des personnages.
Il effectue en effet un voyage assez long qui lui permettra d'affronter ses ennemis, rencontrera du monde plus moins acquis à sa cause (souvent moins d'ailleurs), mais finalement les évènements se succèderont rapidement et j'ai gardé cette impression de survol, peut être aussi créer par le déplacement aérien quasi omniprésent sur cette planète décrite avec peu de gravité.

J'ai eu du mal à différencier les différents peuples, leur mode de vie et leur aspirations, et j'aurais aimé plus m'immerger dans cette culture. Cependant, j'ai vraiment eu l'impression d'un univers cohérent, où chaque peuple et lieu ont leur intérêt et leur passé, et on se laisse porter par l'histoire et ses rebondissements.
L'histoire du collier en filigrane apporte de la cohésion aux différents chapitres.
De nombreux thèmes sont abordés dans ce livre et ouvrent les pistes de réflexion, sur les mode de communication des peuples, sur la gestion de la colonisation.


Alors j'ai bien aimé ce livre, qui apporte un univers riche, l'écriture très douce, et cette torpeur qui s'emparait de moi lors de certains passages, mais ce fut court, et j'ai parfois l'impression d'être passé à coté de quelque chose.

Les autres Atuaniens : 
Vert,
Julien,
Majhea



 

dimanche 10 mars 2013

Le maitre du haut chateau de P.K Dick

Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle d'atuan du mois de janvier, j'ai découvert cet auteur classique de la SF.

Résumé

1948, fin de la Seconde Guerre mondiale et capitulation des Alliés ; le Reich et l'Empire du Soleil levant se partagent le monde.
Vingt ans plus tard, dans les Etats-Pacifiques d'Amérique sous domination nippone, la vie a repris son cours. L'occupant a apporté avec lui sa philosophie et son art de vivre. A San Francisco, le Yi King, ou Livre des mutations, est devenu un guide spirituel pour de nombreux Américains, tel Robert Chidan, ce petit négociant en objets de collection made in USA. Certains Japonais, comme M. Tagomi, grand amateur de culture américaine d'avant-guerre, dénichent chez lui d'authentiques merveilles. D'ailleurs, que pourrait-il offrir à M. Baynes, venu spécialement de Suède pour conclure un contrat commercial avec lui ? Seul le Yi King le sait. Tandis qu'un autre livre, qu'on s'échange sous le manteau, fait également beaucoup parler de lui : Le poids de la sauterelle raconte un monde où les Alliés, en 1945, auraient gagné la Seconde Guerre mondiale...




Mon avis

Contrairement à ce que le résumé laisse entendre, le livre relatant la victoire des alliés est finalement assez secondaire dans cette histoire, passant plutôt en seconde vue par rapport à l'histoire principale se déroulant à San Francisco.

Je pense que le plus difficile pour moi dans cette lecture, ce fut la multitude de personnages, que j'ai parfois eu du mal à différencier, car s'entrecroisant sans forcément être relié entre eux, avec des noms qui m'ont parfois semblé assez similaires.
La mise en place des intrigues est assez lente, et entrecoupées des pensées intérieures de chaque personnages, parfois de manière assez longuette. Si vous feuilletez le livre, cela correspond aux passages en italique, et ils sont assez nombreux.

J'ai, malgré ces quelques défauts, beaucoup aimé ma lecture, notamment par les pistes de réflexion que cela apporte sur le comportement de chaque civilisation, notamment par la vision du Japon par les Américains.
Que se serait il passé si les japonais avaient dominé la cote Ouest des États Unis, serions nous aussi peu dans leur culture, laissés de coté comme des malpropres mal éduqués er sans valeurs ?
Comment la cohabitation Allemagne/Japon se serait elle passée, vu que leurs objectifs initiaux et le mode de fonctionnement sont totalement différents ?
Que serait devenu l'Allemagne au décès d'Hitler ?
On voit que l'auteur s'est énormément renseigné sur ces questions, et y apporte son point de vue qui malheureusement reste très centré sur les Etats Unis.
Le dénouement de chaque intrigue est parfois assez surprenant, notamment en ce qui concerne Juliana, et Frank, et il reste comme un gout d'inachevé à la fin de ma lecture.

Au total : Une première lecture de l’œuvre de Dick qui m'a bien plu par le thème abordé et les questions soulevés,  même s'il n'a pas forcément convaincu mes colecteurs. Comme une envie de sortir Ubik de ma PAL.

On en parle chez Vert, Euphémia

Challenge Winter Time Travel

mercredi 10 octobre 2012

"Bilbo le Hobbit" de J.R.R Tolkien

Lecture commune du mois de septembre du cercle d'Atuan, je me suis replongé dans ce livre, en me rendant compte qu'il ne m'en restait pas tant de souvenirs que ca...

Résumé 

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d'un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n'ont qu'une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.







Mon avis

Difficile de parler de ce livre qui fait partie des références de fantasy, notamment par son accessibilité.

J'ai de nouveau été surprise par le style de Tolkien et le rythme du récit, où les péripéties se succèdent sans forcément se ressembler (même si certains dénouements sont parfois assez similaires voire un peu faciles...), les effets d'annonce notamment au début du récit et surtout la plongée dans le monde si dense de la Terre du milieu, où mages, elfes, humains, trolls, Warg, gobelins, et dragons se côtoient et ont vécu pas mal de choses.

Les personnages sont attachants, même si les nains sont finalement assez peu différenciés dans le récit, on sent que Bilbo a quand même réussi à nouer des attaches avec certains d'entre eux.
J'ai retrouvé avec plaisir Gandalf, sa gestion globale des différentes affaires sans en faire mine, ses nombreuses relations.

J'ai redécouvert Béorn, dont je ne me souvenais plus du tout et qui reste au final assez mystérieux aussi bien dans sa nature que son histoire, et réappris à connaitre Bilbo, ce hobbit lancé dans une aventure qui le dépasse, et dont il se sort grâce à son caractère et aussi mais surtout sa chance ! D'ailleurs, je me demande pourquoi Gandalf a été le chercher.
On découvre des elfes autres qu'Elrond et Galadriel, avec d'autres modes de vie.

Gollum apparait finalement assez rapidement dans ce récit, et j'ai apprécié leur rencontre, la finesse de Bilbo, que l'on retrouvera par la suite.

On pourra cependant reprocher cette succession de péripéties sans forcément de lien entre elles, avec vraiment des petites facilités dans leur résolution, mais finalement, tout est assez bien amené pour qu'on ne se gâche pas son plaisir pendant la lecture

Au total : Une relecture qui me donne envie de me replonger dans le Seigneur des Anneaux, et de découvrir le Silmarion.

dimanche 19 août 2012

"Fahrenheit 451" de Ray Bradbury


Lu dans le cadre de la LC du mois d’aout du cercle d’Atuan.

Résumé :
4ème de couverture
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.

Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable.




Mon avis

Ce livre est divisé en trois parties, la première partie présente l’univers dans lequel Montag vit et les événements déclencheurs de son changement.

On apprend à connaitre le Limier, chien-abeille mécanique conçu pour la traque, les pompiers et leur sortie pour bruler livres et maison, Clarisse, jeune fille qui par sa différence fascine Montag, Mildred, sa femme totalement dépourvue de réflexion voir de conscience, représentant à elle seule la dérive de notre société.

Ray Bradbury nous décrit une société pas si éloignée de la notre, où les livres ont été bannis car pas assez ancré à la réalité et pouvant propager des idées différentes, où la télévision diffuse des programmes adaptés à chaque spectateur en incrustant leur nom dans les dialogues et ressemblant à une « famille » qui reste un concept difficile à comprendre.

Montag pompier de père en fils, commence à se poser des questions sur son métier (d'ailleurs la description de l'évolution du pompier que l'on connait à leur métier est assez édifiante), la société dans laquelle il vit, et ce qu’apportaient les livres.
 L’intrigue de ce livre reste assez fine, et son intérêt est plus dans la société qu’il décrit et dans la nécessité de laisser la parole à tous, notamment par l’écrit qui permet la transmission des savoirs. Certains personnages comme le capitaine des pompiers fait assez froid dans le dos avec son discours assez plaqué, rempli de citations de livres qu’il né probablement pas lu.

Je suis assez étonnée par le manque d’espoir présent tout au long de ce livre. Contrairement aux dystopies actuelles où l’héroïne est pleine d’énergie et d’espoir et l’issue semble assez prévisible, j’ai trouvé ce livre plus sombre dans son déroulement et son message.

Le style de Bradbury est un vrai plaisir à la lecture, doux, poétique, plein de réflexions, bref un vrai régal.

Au total : Une dystopie glaçante

Citations (et j’en ai repéré pas mal pour une fois !)

« Montag n’eut que le temps d’en lire une ligne, mais elle flamboya dans son esprit, comme imprimée au fer rouge. « Le temps s’est endormi dans le soleil de l’après midi. » Il lâcha le livre. » p69

« Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. » p97

« Le soleil brûlait tous les jours. Il brûlait le Temps. »

Chez les autres Atuaniens :  Euphemia, k

Ce livre fait partie des challenges :

Challenge SFFF chez Snow
Chez Prune

Illinois pour Mr Bradbury

samedi 28 juillet 2012

"La vie secrète et remarquable de Tink Puddah" de Nick DiChario


Lecture commune du cercle d’Atuan pour le mois de juillet, on se plonge dans l’amérique du XIXème siècle avec un ET.

Résumé :

 1845, coeur des monts Adirondack, état de New York.
Alors que ses parents succombent sous les crocs des molosses d'un chasseur de grizzly, le petit Tink Puddah survit.
Au fil des années, malgré sa peau bleutée et sa silhouette étrange, il est adopté par les habitants de Skanoh Valley.
Quand il est abattu d'un coup de fusil au fond de sa cabane, tous sont sous le choc... Mais qui était vraiment Tink Puddah ?





Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce livre, à la fois par le personnage de Tink Puddah qui a effectivement eu une vie secrète et remarquable, mais aussi par le style de l’auteur lui-même et la construction du livre.

C’est finalement un livre à 2 voix. D’un coté, on suit Tink, et ses péripéties terriennes, de l’autre un pasteur, Jacob après la mort du premier dans le XIXème siècle américain. Deux personnages que tout oppose tant dans la mentalité que l'évolution, et on découvre leur rencontre et son évolution.
On apprend assez rapidement que le décès de Tink n’est pas accidentel, cependant, on plonge dans la vie de ses 2 personnages au point d’en oublier "l’enquête" en cours. Finalement, le thème est assez peu le comment, mais plutot le pourquoi, pourquoi tuer cet être qui semble fondamentalement bon, même si physiquement différent.

Jacob, comme tout bon pasteur américain puritain, montre un certain fanatisme religieux qui peut surprendre initialement, et dont je ne suis pas sure d’avoir saisi toute les références, mais son évolution est vraiment intéressante. J’ai beaucoup aimé les premières scènes le présentant, lorsqu’il s’apercoit que le village a une vie sans lui et qu'il se pose (enfin) la question de sa place parmi les habitants, pour ses qualités ou sa filiation ?

Tink nous présente son histoire avec un œil différent. Il nous présente certains rituels humains d’une manière qui nous semble absurde et sa sagesse nous apparait évidente. La différence est bien traitée et on note que pour beaucoup, elle inquiète, fait peur et entraine une certaine agressivité. Sous des apparences simples, ce livre apporte pas mal de messages et, je pense, mérite une relecture pour découvrir si il existe certains signes pouvant faire deviner la conclusion.

La vie d'un petit village américain est plutôt bien décrite, avec la présence du docteur, référence scientifique et de sagesse, le shérif de la ville voisine, mais trop loin pour vraiment s'intéresser au affaires locales, l'importance de l'église et du pasteur, la misère sur les docks et la vie réelle de l'américain de base au XIX avec analphabétisme...

Au total : un livre de SF douce, avec une vision assez critique de la société américaine du XIX et de la religion fanatique

D'autres avis chez les atuaniens :Vert, Yume

Challenge 50 états, 50 billets avec le Missouri

mercredi 4 juillet 2012

"Le temps du Twist" de Joel Houssin


Un livre que je n’aurais jamais lu sans le cercle d’Atuan, le résumé était finalement bien plus alléchant que le contenu !

Résumé

L'alcoolisme comme rempart contre le virus qui menace de faire de vous un zombi, ce n'est gai qu'un temps. Pour le jour de ses seize ans, Antonin Hofa a prévu deux choses : goûter — enfin ! — aux joies du sexe et se suicider. Les amis du club des taudis humains y vont de leurs cadeaux, mais c'est d'un loup-garou fan de Led Zeppelin qu'Antonin reçoit le plus imprévisible : une buick Electra qui entraîne toute la bande dans le Londres des années 70. Du moins en apparence. Car dans ce Londres les hippies sont des fous sanguinaires, une Nouvelle Eglise répand son poison et, comble d'horreur, le Led Zeppelin ne semble pas promis à la formidable épopée qui fut la sienne ! Les plans de survie, le club ne connaît que ça. Mais comment twister le temps pour rendre les « seventies » à leurs grands mythes ? That is the question...



Mon avis

Je suis en retard sur cette lecture commune, car il m’a fallu bien 3 semaines pour passer le premier chapitre, qui est vulgaire vu que le centre d'intérêt principal d'Antonin reste sa libido frustrée, et dense sur le monde dans lequel il évolue, un futur improbable où pour survivre, il faut boire et devenir cirrhotique avant 20 ans  ...

Antonin, dont la quête durant tout le livre restera son dépucelage, est gras du ventre et recouvert du pustule, comme tout jeune de son âge, ses techniques de séductions sont aussi maladroites que la manière dont est abordée ses envies... Bref on comprend rapidement ses difficultés, et on souhaite qu'il passe à autre chose, mais un adolescent obsedé, reste un adolescent obsédé ...

Une fois le premier chapitre passé, il y a vraiment un mieux, avec la découverte de sa bande d'amis et surtout leur arrivée dans les années 60. Bon j'ai eu un peu de mal à les différencier au début, mais assez rapidement, on voit les importants et les figurants.
J’ai vraiment bien aimé le milieu du livre, quand ils se rendent compte du complot qui menace leur univers, et leur quête de Led Zeppelin, le voyage dans le temps...

Orlando est le personnage le plus intriguant de l’histoire, celui par qui le voyage démarre, cependant, son rôle est assez inconstant, un moment au centre des décisions, il se trouve par moment relegué dans un coin de l'histoire. Anita, reste la blonde cliché du livre, celle qui m’aura fait décrocher des sourires par son coté blonde vénale et arriviste. Antonin est un "héros" transparent tout au long du livre, avec un seul objectif (que je ne rappellerais pas), sans charisme.


Le final promettait beaucoup mais retombe comme un soufflet. Les pages se tournent vite à la fois par la tension de leur cyberaventure, mais aussi parce que je n'ai pas saisi les subtilités des programmes informatiques décrits. Le dénouement est mitigé pour pas mal de personnages, dont on se demande ce qu’ils sont rééllement devenus.

Au total : Un voyage dans le temps pour découvrir Led Zeppelin, difficile de le conseiller à d'autres personnes qu'au fan de Led Zep je pense du fait d'un héros transparent et de passages obscurs dans leur explications.
Catégorie Sport


Les avis des autres Atuaniens : 

Vert, Lily, Falagar, Euphémia, Lunev

lundi 28 mai 2012

"L'affaire Jane Eyre" de Jasper Fforde


Un livre qui me tentait bien de par son titre, sa réputation et sa couverture avec un dodo (animal tellement fascinant tant pas son nom que son aspect) ! J’ai profité de la lecture commune du cercle d’Atuan pour me lancer dedans.

Résumé :
Par mes soins

Dans les années 80s ou vit Thursday Next, il y a une République Galloise indépendante, la persistance de la guerre de Crimée, et surtout des services spéciaux (dit Op Specs) soit OS-? numérotés de 1 à 30. Le OS-27, où elle travaille est chargé de la littérature.
Assez rapidement Thurday est impliquée dans l'enquête concernant le vol de Martin Chuzzelwitt de Dickens, un vol sans empreinte, sans personne sur les caméras de surveillance...



Mon avis

Autant avouer tout de suite, je n’ai jamais lu Jane Eyre, j’ai tenté cet été et me suis arrêtée au bout d’une vingtaine de page en me promettant de me lancer plus tard. Pour la peine, je suis doublement motivée à tenir cette promesse, car même si je pense connaitre les tenants et aboutissant du livre, j'ai très envie de lire certains passages.

Jasper Fforde, nous amène grâce à Thursday Next dans son monde loufoque, qui passé la surprise des 100 premières pages (franchement dense pour appréhender son univers), m’a fait décroché pas mal de sourire, même si je pense avoir raté la moitié des allusions contenues dans ce livre (entre inculture et nécessité de relecture).

« Nous fûmes tous deux victimes du sens de l’humour si particulier des ChronoGardes » p 313
En fait moi aussi, vu que le chapitre d’avant, je me suis dit, ben zut, comment va-t-il régler l’histoire secondaire qui est en cours... Je me suis faite bernée plus d’une fois par l’humour des personnages et les situations qu’ils vivent.

L’action est dense mais bien menée, et on découvre le monde uchronique de l’héroïne et les différents services spéciaux qui y existent. A t-on déjà rêvé d’un service attaché au ministère de la culture pour préserver l’intégrité des œuvres littéraires ? Vous êtes-vous déjà demandé qui de Francis Bacon ou William Shakespeare a écrit Hamlet ?

J’ai beaucoup aimé l’héroïne, le fait qu’elle n’ait pas 20 ans, qu’elle ait un passé un peu guerrier. Son histoire d’amour en suspens ne m’a pas follement intéressée, mais j’ai bien apprécié son intégration dans le dénouement final.
La famille de Thursday, entre sa mère, un peu barrée, son frère révérend, son père agent secret qui traverse les époques et surtout son oncle, sorte de Léonard est juste magique. L’imagination de Mycroft (et probablement de l’auteur) est sans fin et ses inventions sont un régal à imaginer et à découvrir. Bref un des personnages les plus attachants.

Par ailleurs, si vous voulez savoir pourquoi un dodo est représenté en couverture dans une boîte de conserve, il suffit de lire les premiers chapitres pour avoir la réponse, et « rêver » de conserve identique !
Comme souvent, il ne vaux mieux pas lire le 4ème de couverture…

Au total : Une plongée dans l’uchronie et le monde décalé de Thursday Next. Ne pas s’arrêter aux premiers chapitres qui amènent énormément d’informations en peu de pages, car la suite est juste excellente ! A bientôt pour le tome 2.

Catégorie Personne

dimanche 11 mars 2012

"Demain les chiens" de Clifford D Simak


Lu dans le cadre de la lecture commune du mois de février du cercle d’Atuan, c'est typiquement un livre que je n'aurais jamais ouvert sinon...



Résumé

4ème de couverture
 " La présente édition propose pour la première fois a nous autres chiens, du monde entier, huit récits hautement symboliques qui, depuis des millénaires, sont l'objet de débats au sein de notre société. Leur origine même est un mystère. Que faut-il voir a travers la figure emblématique de "l'Homme"? Que recouvrent des concepts aussi étrangers à notre culture que ceux de "cité" ou de "noyage dans les étoiles"? Quoi qu'il en soit, il est indéniable que la transmission de ces récits aura marqué de son empreinte notre civilisation canine. Il nous a donc semblé indispensable de coucher enfin par écrit la tradition orale. Mythe ou réalité, la question reste entière. Dans sa sagesse, le lecteur tranchera. "

Mon avis

Difficile de terminer ce livre, j'ai tout au long de ma lecture été partagée entre la curiosité qui découlait des échanges et un désintérêt après chaque conte du fait de la non continuité de ceux ci au niveau temporel et des personnages, notamment pour les premiers, bref un livre dont le début peut paraitre ardu.

Le plus difficile est de se rappeler des connaissances scientifiques lors de l'écriture de ce livre et donc de passer outre les réalités scientifiques actuelles de ce livre. Il ne suffit pas d'opérer un larynx de chien pour que tous ses descendants parlent, la planète Jupiter est différente de ce qui est présenté. Bref ce livre a assez mal vieilli au niveau des bases scientifiques qu'il impose.
Par ailleurs, la vision de l’homme est assez difficile à comprendre et reste éloignée de nos préoccupations actuelles et de l'évolution de notre société. Ce livre présente une humanité voulant à tout prix quitter la terre, devenant agoraphobe sans qu'on en comprenne la réélle motivation.
Les chiens apparaissent finalement assez tardivement, et sont peu présents, alors que les préfaces de conte et le résumé pourrait nous faire croire le contraire. Leur manière de vivre est assez décevante de mon point de vue.
L’espace temps de ce livre est déroutant. Chaque conte est séparé du précédent par des centaines, des milliers d’années avec des points de repères mais qui restent le plus souvent des clins d’œil. Il est difficile de se projeter dans ce que pourra être le conte suivant. Seuls les contes 4 et 5, milieu du livre se suivent réellement. Les premiers contes posent l'histoire au sens genèse du monde actuel donc du monde dominé par les chiens, cependant on ne sait pas vraiment ce qu'il est. Les notes précédant chaque conte éclairent sur le contenu mais restent insuffisantes.
Accessoirement, la théorie de Juwain qui soutient un partie des actions des différents personnages ne m'est pas apparue comme quelque chose de limpide, autrement dit je ne suis pas sure d'avoir vraiment compris ce en quoi ca devait révolutionner l'humanité entière.

Cependant, une certaine poésie se dégage de ces contes et on retrouve l'idée d'histoire à lire le soir pour faire dormir les enfants, une histoire que l'on peut finalement écouter sans trop se focaliser sur les détails (notamment scientifiques), et parfois de l’humour dans certaines situations.
Je ne sais pas qui entre les Webster (famille humaine suivie à travers les différents contes) et leur robot Jenkins a la palme de la gaffe attitude… Après j'ai retrouvé des références qui n'ont pas lieu d'être mais qui mon fait sourire, notamment les mutants et leur chateau, un peu ambiance X men.

Enfin, chaque conte, une fois passées les improbabilités scientifiques, apporte son lot de question, notamment sur notre comportement et devenir. Plus que la forme, c’est le fond qui est intéressant, mais il reste finalement assez obscur à la fin de ma lecture. Difficile de se poser des questions quand une partie de l'histoire nous échappe par incohérence ou incompréhension. Un livre qui pourrait être intéressant dans une relecture, vu que la forme de conte serait apprivoisée, mais pour le moment, bon...

Au total : Un livre un peu dépassé dans ses propos mais qui apporte tout de même une certaine réflexion sur l’évolution de la condition humaine.

Les autres Atuaniens en parlent : 

Spocky : Mon billet est probablement aussi brouillon que ce livre mais j'ai eu beaucoup de mal à faire le point.
Endea : Il va m'être très difficile de rédiger un billet sur ce livre avec lequel j'ai partagé une relation toute en ambivalence 

 

Ce livre fait partie du challenge SFFF de Snow !!
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