mardi 3 octobre 2017

Quelques instants de lectures : Septembre 2017

QuelquesInstantsBan

Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, proposé sur le blog de Marie Juliet, qui se tient le 1er jour de chaque mois.
Son objectif est de partager nos photos de livres, de moments de lecture, du mois passé,  mis en scène. Vous pouvez taguer les photos avec : #QQInstantsLecture.

J'ai eu du mal à participer ces derniers mois du fait de la naissance de ma fille (activité très chronophage...) mais j'ai continué de prendre des photos de mes lectures (cependant bien moins nombreuses), même si le rythme s'était franchement ralenti.

Mon mois de septembre
Mes lectures
J'ai terminé Une prière pour Owen, et La servante écarlate, et lu  Conte de fées à l'usage des moyennes personnes de Boris Vian, complètement décalé, on retrouve l'univers loufoque de l'auteur, je ne suis pas sure de réussir à en faire un billet.

J'ai aussi appris à intégrer les images d'IG directement dans mon blog !

 Mes achats : Une vie de Simone Veil (car j'ai été touchée par son décès et je souhaite connaitre mieux son action), et le dernier livre d'Orsenna sur Jean de La Fontaine, que j'ai débuté et qui me plait bien.
J'ai reçu l'anthologie des Imaginales, avec des dédicaces, grâce à Blacky (que je remercie encore).
Enfin Jojo Lapin attend une relecture (qui devrait se dérouler ce week end, avec ma nièce de 5 ans)

Enfin j'ai été sélectionnée pour les matchs de la rentrée littéraire et je vais découvrir "Le jour d'avant" de Sorj Chalandon, auteur que je voulais découvrir depuis quelques années.






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lundi 2 octobre 2017

"Une prière pour Owen" de John Irving

Repéré depuis quasiment mes débuts bloguesques, mis dans ma liste ABC depuis 4 ans, sans que j'ose passer le cap, cette année était la bonne pour cette découverte !

Résumé

Owen tue la mère de John, son meilleur ami, d'une balle de base-ball perdue. À onze ans, il se proclame instrument de Dieu, et grâce à lui, John devient chrétien. C'était avant Kennedy, la guerre du Vietnam et la prolifération de l'arme nucléaire. John se souvient de son ami d'enfance, et avec une nostalgie pleine de colère, d'une certaine Amérique, égocentrique et triomphante.

Mon avis

Je n'ai pas dévoré, mais plutôt savouré ce livre riche, dense qui dépeint une Amérique des années 60-70s, en pleine guerre de Vietnam, crise des missiles et scandales présidentiels (M. Monroe, Nixon...) par le biais d'un expatrié, narrateur de la vie de son ami.
Ce livre restera dans ma mémoire à la fois pour les personnages, mais aussi pour ce regard si particulier sur certains évènements, sur l'Amérique des petites villes et l'amitié indéfectible entre Owen et le narrateur.

Le départ est étrange, et correspond au résumé. Je me suis demandée à plusieurs reprises ce qui liait les 2 personnages, puis au fur et à mesure de la lecture, on découvre l'intelligence, le charisme d'Owen qui ne demandaient qu'à s'épanouir.

L'histoire de sa vie, racontée par son ami,est faite de petites quêtes qui prennent de l'importance, de combats qui semblent perdus d'avance à la recherche d'une justice.
Il y a pas mal de passage sur la discrimination, du fait du physique d'Owen, qu'il me reste difficile de visualiser. Sa voix notamment, retranscrite en majuscule pour signifier son timbre particulier (et qui m'a fait penser à la Mort de Pratchett, plus dans mon genre actuel de lecture) et accentuer sa parole est un mystère.
La religion a aussi un place très importante. Les différentes églises sont abordées, et malgré la foi des personnages, il existe un certain recul des personnages sur leur pratique et leur croyance. Owen lui même très croyant, pensant être un instrument de Dieu reste assez distant avec l’Église en elle même.

Les personnages secondaires sont parfois caricaturaux (comme la mère de son rival à l'université) mais souvent plein de surprises et finalement la plupart du temps attachant, ce qui est surement majoré du fait de la position du narrateur lorsqu'il parle de sa famille (comme sa mère, son beau père ou sa grand mère).
Il m'est difficile d'en dire plus sur ces 700 pages intenses en réflexion et en moment de vie.
 On ressent l'incompréhension ressentie pour la guerre, dans le décompte des victimes et la motivation des engagés.

Au total : L'humanité du narrateur mais surtout d'Owen, ses convictions pacifistes éclatent au fur et à mesure de la lecture et je ne peux que vous conseiller de les découvrir et de vous laisser emporter par ce récit de vie si particulier.

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Lettre I 699 pages