dimanche 20 décembre 2015

"Tristan et Iseult" version Joseph Bédier

Un classique que j'avais lu pendant ma scolarité et qui m'avait marqué. Je me suis rendu compte à ma lecture que le milieu avait disparu de ma mémoire.

Résumé

Couverture Le roman de Tristan et Iseut Editions 10/18 1981Seigneurs, vous plait-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort?
C'est de Tristan et d'Iseut la reine.
Écoutez comment à grand' joie, à grand deuil ils s'aimèrent, puis en moururent in même jour, lui par elle, elle par lui.
Aux temps anciens, le roi Marc régnait en Cornouailles...


cf Wikipédia :
Entre 1900 et 1905, Joseph Bédier a reconstitué une version « complète » de la légende à partir de Béroul, Thomas d'Angleterre, Eilhart von Oberge et de fragments anonymes. Son ouvrage, qui a fait redécouvrir l'histoire, est devenu la version de référence pour les lecteurs non spécialistes du XXe siècle.

Mon avis

Tristan et Iseult c'est l'amour maudit, obtenu par des moyens magiques entre deux personnes non destinés au départ (surtout pour des histoires de loyauté et promesses).
C'est aussi l'amour chevalier, cette attirance forte, mais qui reste noble. Les obstacles ne parviennent pas à l’émousser voir le renforce. Leurs destinées sont liées par la magie mais on l'oublie au fur et à mesure de l'histoire portée par leur foi et leur droiture.

Je ne me souvenais pas de toutes les étapes de ce livre. L'histoire est un récit du Moyen Age, notamment par les thèmes abordés, la piété et la religion, l'amour éternel, les combats singuliers (fréquents, ambiance David contre Goliath, heureusement Tristan est un dieu de l'épée et de la ruse) Son coté chanson de geste entraine une lecture aisée avec de courts chapitres relatant une aventure de Tristan à début et fin et une trame de fond qu'est le lien entre Tristan et Yseut à partir de leur rencontre.

Tristan a ce coté parfait agaçant dans ses réussites qui s'enchainent et sa "malédiction" ne le rend que plus fort dans sa détermination et surtout sa moralité sans faille (sauf durant son petit moment d'égarement mais non lié à sa volonté).

J'ai aimé me balader dans la Cornouailles, Irlande du Moyen Age, baigné de coutumes, légendes, rivalité se transmettant de génération en génération, de géants et autres monstres des campagnes.

Au total : Un classique que je suis contente d'avoir relue et dont l'histoire entre les protagonistes était moins lisse que dans mes souvenirs.

lundi 14 décembre 2015

"L'homme de ma vie" de Yann Queffelec

Je suis toujours en difficultés sur la lettre "Q" pour le challenge ABC. Depuis 2 ans, je tente de lire "Les noces barbares" de cet auteur sans réussir à passer le cap. Croisant ce livre dans les rangées de la rentrée littéraire, le thème m'a plus parlé et je me suis lancée.

Résumé

Qui était mon père ? Un homme doux, mystérieux, sans pitié. J ai passé mon enfance auprès d un inconnu que j aimais, admirais,dérangeais. Je m étais trompé de famille, disait-il avec ironie, comme s il regrettait de m avoir engendré. Cette phrase me blessait. Moi qui voulais seulement devenir ce qu il était ou personne : avoir ses yeux bleus, ses mains, sa taille de géant, son talent. Il est parti en emportant ses secrets, presque tous.

Mon avis

Je n'ai jamais lu de livre de Queffelec père ou fils, et ce livre m'a convaincue d'essayer.

Un roman sur un père écrivain n'est pas vraiment nouveau en soi. L'histoire, malgré une certaine  linéarité, avec ses ellipses et sous entendus peut être déroutante.

On suit le père par les yeux du fils, qui l'idéalise et exprime ses frustrations d'enfant, pas forcement résolues malgré le fait qu'il semble plus mature et lucide dans la suite du roman.

Certains faits enfant prennent un œil nouveau comme adulte tout au long du roman.

Il y a de belles scènes filiales que ce soit avec sa  mère, figure phare de son enfance qui a un coté lumineux ou avec ce père dont l'incompréhension semble bilatérale. Sa mère très présente dans ce récit sans forcément l'être physiquement. On sent l'ancrage, le point d'appui, le contrepoids face à l'ennemi que devient son père. On sent surtout le manque à sa disparition, la bouée qui s'échappe alors qu'il décide de prendre le large au sens propre et figuré par son bateau.

Sa vie d'adulte m'a presque plus charmée dans son récit, sa structure que la première partie sur son enfance. Moins perdue dans les lieux, plus surprise par les réflexions soulevées et encore en cours, je l'ai trouvé plus facile à lire.

Cette histoire relate aussi la vie des parisiens dans les années 50, on y voit aussi un autre type d'éducation.
La place dans la fratrie est aussi abordée par les yeux de ce fils cadet, place connue pour être instable, tiraillée entre l'ainé et le dernier.

Son amour de l'écriture, précoce et inhibée par son père est très prégnante et présentée comme une vraie course d'obstacle. Sa vocation est précoce, probablement favorisée par son environnement littéraire, son éclosion est tardive et m'a donné envie de découvrir "les Noces Barbares".

Au total : Un livre sur une relation filiale compliquée, écrivains de père en fils !

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21/26 Lettre Q

dimanche 13 décembre 2015

"Le théorème du homard" de Graem Simsion

Livre lu dans le cadre du book club du mois de décembre, nous étions nombreux à avoir choisi un livre "léger" pour notre proposition et celui la a été choisi !

Résumé

Couverture Le Théorème du HomardPeut-on trouver une épouse sur mesure ?
Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son « Projet Épouse », Don met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d'éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences.
Et celles-ci sont nombreuses car pour Don, la femme idéale NE DOIT PAS :
1. Fumer et boire.
2. Être végétarienne et aimer la glace à l'abricot.
3. Se lever après 6 heures.


Mais elle DOIT :
1. Faire du sport.
2. Être ponctuelle.
3. Accepter le Système de Repas Normalisé qui prévoit du homard au dîner le mardi.


Mon avis

Un savant avec une certaine intolérance au changement tente de bouleverser sa vie en cherchant une épouse, le résumé était alléchant.
J'ai globalement bien aimé ce livre qui a tenu sa promesse de lecture légère, pleine de bons sentiments avec une fin telle qu'on l'espère.

Le personnage de Don est assez caricatural dans son concept (et m'a régulièrement fait penser à un de mes anciens collègues), dans sa manière de régler sa vie pour échapper aux imprévus. Il change sa routine peut être un peu trop facilement, mais le voir évoluer était assez séduisant.

Rosie (qui porte mon surnom) est aussi un cliché de l'étudiante en psychologie qui cherche à résoudre ses soucis par cette voie. J'ai bien aimé sa manière de gérer Don, de le faire avancer dans une voie "plus ordinaire" sans le brusquer.
Ils forment un couple bancal mais assorti !

Les différents obstacles qui rencontrent amènent la légèreté que l'on souhaite, que ce soit la soirée cocktail qui m'a donné envie de tester de nouvelles choses ou la visite à New York qui  m'a fait réaliser qu'ils sont Australiens et pas anglais !

Les pages défilent et on entre facilement dans leur histoire, dans leurs quêtes respectives sans franc temps morts mais avec une certaine lassitude à un moment de voir les histoire stagner.
Le dénouement apporte le sourire que je cherche à la fin de ces lectures, et les premiers chapitres du tome suivant à la fin du livrepu m'ont donné envie de lire la suite, car au final on s'attache à ces 2 personnages, et aussi à leur entourage.

Les personnages secondaires, eux aussi, apportent leur lot d'humour mais aussi de réflexion sur notre choix de vie et ce qu'on attend de notre famille.

Au total : Un livre qui tient ses promesses. A conseiller en cette période fleur bleue que sont les fêtes de Noel !

dimanche 22 novembre 2015

"L'évangile cannibale" de Fabien Clavel

J'ai découvert, il y a peu, le challenge FrancoFou de Doris, et son mois spécial ActuSF. Ayant envie d'action, j'en ai profité pour sortir ce roman, acheté lors de imaginales 2014 sur ce résumé alléchant : Des papys vs des zombies !

Résumé

Couverture L'Evangile CannibaleAux Mûriers, l’ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussières, passe le temps qu’il lui reste à jouer les gâteux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n’avait vu en rêve le fléau s’abattre sur le monde. Et quand, après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires retrouvent la lumière et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, c’est pour s’apercevoir qu’ils sont devenus les proies de créatures encore moins vivantes qu’eux. Que la chasse commence...




Mon avis

Avec ce résumé, je m'étais imaginé une bataille de déambulateur contre des zombies. Bon, autant dire que l'action n'est pas à la hauteur de mon imagination qui avait un peu débordé du concept !

Je suis globalement déçue de ma lecture, à laquelle il manquait le fun que j’espérais. Après le lire juste après le 13 novembre n'était peut être pas le plus malin...

Dans les points positifs, j'ai aimé suivre Matthieu vieil acariâtre paranoïaque qui suit le mouvement au départ, puis prend son envol. Ses remarques acerbes, ses plans se révèlent parfois bien plus tordus qu'ils ne le semblent. Les autres personnages apportent aussi leur lots de péripétie et de difficultés. Maglia, ses "visions et sa démence, Chris le gentil bêta, il y a dans ce livre toute une palette de personnages reflétant bien notre société.
La plongée dans ce monde du troisième âge apporte une vision assez réelle des maisons de retraite, du vécu des pensionnaires et de la place de nos anciens dans notre société.
La méthode de zombification, survolée, apporte aussi des réflexions sur l'inverse, la jeunesse éternelle et à tout prix.

J'ai cependant trouvé un manque de rythme dans ce récit, un flou assez frustrant dans leur chevauchée, même si leur esprit semble tout aussi flou. Il y a assez peu de combats, et on se retrouve plutôt dans un livre de survie malgré tous leur handicaps. La scène avec Manon m'a paru par ailleurs assez superflue, mais il était intéressant de voir leur réaction face à d'autres personnages
.
Par ailleurs, j'ai été assez gênée par un manque de majuscules sur tous les prénoms, autoroute et autres mots qui habituellement en méritent.

Au total : Un peu déçue de roman où il m'a manqué un peu de dérision et de second degré.

Challenge Francofou

dimanche 8 novembre 2015

Challenge Halloween : Bilan

Cela fait 2 années que je me laisse entrainer par Lou et Hilde dans leur challenge Halloween. L'ambiance du groupe est toujours aussi bonne, les photos de citrouille et autres décorations apportent cette petite touche qui me lance tous les ans !
Comme toujours, je suis en ambiance Diesel et j'ai mis le temps pour atteindre mes objectifs de lecture.
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Au final dans le thème Halloween, j'ai lu
Sire Cédric : L'enfant des cimetières
Anne Rice : Entretien avec un vampire
Davy Mourier : La petite mort : la trilogie

Deux romans qui sont depuis quelques années dans ma bibliothèque et dont j'ai apprécié ma lecture, meme si Entretien avec un vampire m'a donné un peu de fil à retordre, mais probablement autant du fait de mon changement de travail et de rythme que de la lecture en elle même.

J'ai beaucoup aimé l’humour noir de Davy Mourier. Les 2 premiers tomes plus légers m'ont d'avantage convaincu que le dernier, qui conclut cependant bien cette trilogie. Je lirais d'autres titres de cet auteur.

Même si je n'ai pas publié de billets sur le blog, j'ai couvert mon Instagram de potiron, Little jack et autres courges que j'ai cuisiné régulièrement tout au long du mois d'octobre.

J'ai aussi vu quelques Twilight en film (chapitre 4 et 5) et Entretien avec un vampire (Tom Cruise, Brad Pitt et Kirsten Dunst jeunes !), qui suit bien la trame du livre que je venais de terminer !

samedi 7 novembre 2015

"Entretien avec un vampire" d'Anne Rice

Un classique du genre, lu pour le challenge Halloween.

Résumé

Couverture Chroniques des vampires, tome 01 : Entretien avec un vampireDe nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l'interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant ou l'atroce le dispute au sublime.

Mon avis

Je n'ai jamais vu le film éponyme, mais il fera parti de mes prochains visionnages.

J'ai eu du mal initialement à entrer dans l'histoire. Le récit de sa vie fait par Louis est dense et émaillé de nombreuses descriptions rendant parfois l'action assez confuse. J'ai eu parfois du mal à cerner qui parlait entre Louis, Lestat et le journaliste.

Une fois le premier tiers passé et l'arrivée de Claudia, les pages se sont enchainées sans difficultés, jusqu'à leur arrivée sur Paris. J'ai beaucoup aimé cette vision des vampires, âmes damnées qui cherchent un sens à leur vie et prennent les décisions en conséquence.

Louis est assez peu charismatique à mon gout. Il subit ses choix et surtout ceux des autres. Il m'a semblé plaintif pendant la plupart du roman. Claudia apporte vraiment un nouveau souffle et un peu de féminité dans ce roman très masculin entre Lestat, Louis et Armand. Son coté enfantin qui évolue apporte une autre vision du vampirisme et de l'évolution de chacun. J'ai aimé sa personnalité très ambivalente, et parfois aurait apprécié avoir sa version des faits.

J'ai aimé me balader dans la Nouvelle Orléans, le bayou et les plantations de coton. L'ambiance est très bien retranscrite et donne envie de visiter la Louisiane ! La visite de l'Europe est aussi particulièrement détaillée ce qui alourdit parfois l'histoire.

Le dénouement est empreint de mélancolie, apporte grand nombre de réflexion sur la vie et l'immortalité en général.

Au total : Un livre sur les vampires loin des productions de bit lit. Louis pose les questions sur le sens de sa vie immortelle, et la place des sentiments dans son mode de vie. Le rythme est parfois un peu trop lent à mon gout. Je suis cependant très intéressée par Lestat pour avoir envie de lire la suite !

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dimanche 1 novembre 2015

[Bande Dessinée] "La petite mort" de Davy Mourier

J'ai profité du mois d'octobre et du challenge Halloween pour découvrir la trilogie "La petite mort" par Davy Mourier

Résumé

Premier tome :
La Petite Mort vit des jours heureux avec Papa et Maman Mort. Il va à l'école, tombe amoureux d'une fille de sa classe et essaie de se faire des amis. Bref, à quelques détails près, la Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n'est qu'il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père. Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste !



Mon avis

Photos issues de mon Instagram !


Ces 3 tomes forment un ensemble complet, où la petite mort évolue au fur et à mesure. L'humour est omniprésent, notamment grâce aux fausses publicités (Hello Kittu !).
La petite mort rêve d'être fleuriste, mais d'abord il doit aller à l'école et subir les moqueries de ses camarades.
J'ai bien aimé les 2 premiers tomes, plein de rebondissement dans les apprentissages de la mort, dans ses conflits avec ses parents et le grand tout !
Le troisième tome est plus sombre, moins drôle et m'a moins plu même s'il est intéressant de voir le personnage principal changer de rôle et tendre à son objectif final.

Les personnages secondaires sont cools, que ce soit Ludovic, jeune homme leucémique qui devient l'ami de la Mort, ou Aude sa dulcinée qu'il n'arrive pas à séduite et encore le poisson qui permet la communication avec le grand tout et ses transformations.

Au total : Humour noir et décalé sont au rendez vous de ces 3 tomes.

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mercredi 28 octobre 2015

Challenge Francofou !



En me baladant sur la blogosphère, je suis tombée sur ce challenge qui m'a surtout intéressée dans son association avec les petites maisons d'éditions pour les mettre en valeur !

Présentation du challenge chez Doris :


Règlement :

Challenge Francofou
Les grandes lignes :
– le texte doit appartenir au genre de l’imaginaire (SFFF) et provenir d’un auteur francophone
– romans, nouvelles, novellas, recueils (collectifs ou non) et BD sont acceptés. Seront rejetés essais et poésie.
– seuls les blogueurs peuvent participer au Challenge Francofou
– chaque chronique doit être déposée dans le formulaire qui apparaîtra dans ce message dès le 1/10
– le logo du Challenge Francofou (ci-dessus) doit être bien visible sur chaque chronique, ainsi que le lien renvoyant vers ce billet (il a d’ailleurs subi un lifting)
– le blogueur valide sa participation dès la première publication d’une chronique mais attention ! Restez fairplay ! Les chroniques qui précèdent votre inscription ne pourront être retenue (on n’est pas à quelques jours près, mais ne m’envoyer pas un lien qui date d’un mois avant votre inscription)
– aucun quota minimum ni maximum, chaque blogueur peut chroniquer autant de textes qu’il le souhaite
– le Challenge Francofou est combinable à souhait avec d’autres challenges
– le Challenge Francofou débutera le jeudi 01 octobre 2015 et s’achèvera le jeudi 31 mars 2016.
Le système de points :
C’est ici que ma façon de soutenir les petites maisons d’édition entre en jeu. Z’allez comprendre :
– Toute chronique signalée via le formulaire donnera droit à 5 points
– Les chroniques sur un livre d’une des maisons d’édition qui font ou ont fait partie de l’opération « 1 mois, 1 maison, 1 achat » donneront 10 points (peu importe la date d’achat, évidemment)
– Les chroniques blabla du tiret précédent… mais chroniqué dans le mois dédié à la maison en question : 15 points !

Quelles maisons d'édition ? 
En septembre : Editions du Riez  => donne désormais droit à 10 points
En octobre : Editions ActuSF Editions du Petit Caveau (promos en octobre !) => donne droit à 15 points en Octobre
En novembre : Editions ActuSF + ??? => 15 points
En décembre : Editions ActuSF (jusqu’au 25/12) + ??? => 15 points
En janvier : ???
En février : ???
En mars : ???

Ma Pile de novembre : 

dimanche 25 octobre 2015

"L'enfant des cimetières" de Sire Cédric

Un auteur connu pour ses thrillers fantastiques, j'ai profité du challenge d'Halloween pour sortir ce livre acheté initialement pour un book club.

Résumé

Couverture L'Enfant des cimetières Editions Pocket 2011Lorsque sa collègue Aurore l'appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d'une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d'un hôpital et tue Kristel, la compagne de David.

Mon avis

J'ai apprécié ma lecture, notamment pour son rythme entrainant et la tension qui monte doucement mais surement jusqu'au deux tiers du livre environ.
C'est assez sanglant comme livre mais lisible sans excès inutile dans les détails, en dehors du prologue que j'ai trouvé vraiment trash et pas forcément dans l'ambiance globale de l'histoire.

Les personnages sont assez attachants, notamment Vauvert le policier qui tente de comprendre malgré l'intrusion du fantastique dans l'histoire. Il a ce coté cliché du flic capable de tout résoudre à lui seul, ovni dans sa brigade qui est un peu dommage.
David est intéressant à suivre, dans ses doutes sur ses reportages, et son comportement et dans la compréhension de Kristel et de son univers ésotérique.
J'ai moins aimé sa collègue, bien trop ambitieuse et dénuée de scrupules.

J'avais un peu peur que l'intrigue soit trop "fumée", trop fantaisiste pour retomber sur ses pattes. Finalement, la scène finale l'est un peu dans le dénouement de l'enfant, mais j'ai bien aimé le coté légende urbaine et les explications sur l'aide qui lui a été apportée.
La folie meurtrière de chacun est bien amenée, j'ai aimé cette plongée dans l'univers un peu psychiatrique.

Au total : Un premier tome très facile à lire avec un dénouement assez cohérent pour que j'essaie d'autres livres de cet auteur.
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dimanche 18 octobre 2015

"Le prince bâtard" de Robin Hobb

Livre que j'ai fait dédicacé lors des Imaginales, j'avais envie de me replonger dans le royaume des Six Duchés, en attendant d'avoir plus de temps pour avancer les aventuriers de la mer.

Résumé 
(Quatrième de couverture)
Couverture Prélude à la Citadelle des Ombres : Le Prince Bâtard 

Une des légendes les plus sombres du royaume des Six Duchés raconte l'histoire du prince Pie, doué du Vif, qui fut jeté à bas du trône par les actions de nobles courageux afin que la lignée des Loinvoyant demeure sans tare. Aujourd'hui, la vérité qui se cache derrière le mythe se dévoile grâce au récit de Félicité, compagne roturière de la princesse Prudence de Castelcerf(...)






Mon avis

Comme toujours, je me suis retrouvée happée dans cette histoire.

 Prudence, la reine servante, enfant tyrannique à souhait et Félicité, sa servante de toujours sont les protagonistes de la première partie. On y apprend les origines du vif dans la famille des Loinvoyants, même si cette magie semblait assez diffuse initialement dans le royaume.
J'ai aimé la relation entre la princesse et Félicité, si fusionnelle malgré leur différence. Le caractère de la narratrice qui connait sa place est troublant dans sa volonté d'arrondir les angles entre ses différentes influences. La place des femmes à la cour est intéressante à suivre, d'autant plus que nous suivons autant la domesticité.

La seconde partie relate l'histoire (courte) du prince Pie. Son origine, son règne marqué par les meurtres et les suspicions. Les histoires diplomatiques sont présentes depuis toujours et une succession difficile entraine la guerre.

Ce court roman nous éclaire sur un personnage très présent du fait des conséquences de son règne dans l'histoire de Fitz. L'écriture, la tension qui monte au fil des pages est toujours un plaisir. Je pense cependant qu'il faut le lire au moins après la première trilogie pour bien appréhender la place des personnages dans la suite.

Au total : Un prélude à l'assassin royal qui éclaire la vie du prince Pie, dont nous entendons beaucoup parler par les écrits lors de la saga. Je conseille.

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20/26 lettre H 146 pages

mercredi 14 octobre 2015

"Phobos" de Victor Dixen

Un livre que j'avais envie de lire après les Imaginales. Une rafale de SP m'a confirmé dans cette idée.

Résumé

Couverture Phobos, tome 1Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.



Mon avis

Ce livre tient ses promesses ! Un rythme entrainant, une intrigue qui pose question sur les téléréalités, et la privatisation de certains services, plein d'éléments sont réunis pour en faire un bon livre

L'idée d'une téléréalité dans un vaisseau spatial sort des habitudes. Il existe cependant de nombreux codes des livres jeunesses : un triangle amoureux, le cœur ou la raison, des rivalités et un enjeu qui dépasse les participants. Le personnage principal est comme toujours attachante malgré ses défauts qui s'avèrent principalement physiques (mais heureusement qu'elle est belle, française et que tous ses vêtements lui siéent à merveille ...).

La narration sous 3 modes apportent les différents points de vue permettant de bien appréhender les enjeux.
Nous voyons l'évolution de Léonor à l'intérieur du vaisseau, de l'avancée des speed dating, à ses hésitations. Par ailleurs, nous suivons Serena Mc Bee, organisatrice et méchante en chef qui nous explique de manière assez didactique ses idées vraiment machiavéliques et Andrew astronaute refoulé, dont le rôle devrait grandir dans le prochain tome.
Du fait de ses deux personnages, nous assistons parfois à d'autres speed dating que ceux de Leonor.

Les pages défilent au fur et à mesure des jours dans la capsule et nous apprenons à connaitre les personnages et projetons leur avenir. Avec qui, dans quelles conditions ? Toutes les clés ne nous sont pas données, et la fin donne envie de lire le second tome qui devrait sortir en novembre.

Au total : Un roman jeunesse dont le postulat initial change mais qui garde les codes des livres de cette catégorie, enlevant en partie l'effet de surprise. Les éléments amenés lors de ce tome me feront lire le second !

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Lettre D : 19/26 433 pages


mardi 13 octobre 2015

Top Ten Tuesday : Les pavés

J'avais comme une impression de déjà vu, et effectivement j'ai réalisé ce thème en 2012 (déjà 3 ans donc) et j'en profite pour voir si d'autres pavés se sont ajoutés à ma liste lus !


Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blog Frogzine.

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Les 10 romans lus ayant le plus de pages. (depuis le dernier TTT sur le même thème)

D'emblée je vois l'empire ultime de Brandon Sanderson tome 1 et 2. Le troisième sera dans mes lectures 2016 !

Au revoir là haut de Pierre Lemaitre lu récemment 

Terremer d'Ursula Le Guin

La horde du contrevent d'Alain Damasio

J'ai relu le premier cycle de l'assassin royal, de Robin Hobb été 2013 et les 4 premiers tomes d'Harry Potter ! 

Les revenants de Laura Kasischke

Ca me fait au total 8 livres ! Pas mal finalement. Aucune déception dans ces lectures :)

Couverture Au revoir là-haut Couverture Terremer, tome 1 Editions Robert Laffont 2013

mardi 29 septembre 2015

TTT : Les 3 meilleurs trilogies

Je retente les Top Ten, le blog organisateur a changé, et du fait de ma pause, je trouverais peut etre l'inspiration pour trouver les 10 items demandés!

Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e éditions sur le blog Frogzine.

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Thème de la semaine : Les 10 meilleures trilogies

Immédiatement me vient en tête :

Couverture Le Seigneur des Anneaux, tome 1 : La Communauté de l'Anneau / La Fraternité de l'Anneau Editions Pocket 1991Le seigneur des anneaux de J.R Tolkien, que j'avoue avoir découvert après avoir visionné le premier film au cinéma. J'ai eu envie de savoir qui allait détruire l'anneau, et j'avais plutôt parié sur Aragorn !

 
Couverture La Trilogie de l'Empire, tome 1 : Fille de l'Empire Editions J'ai Lu 2006 

La trilogie de l'empire de Feist et J Wurst
Un de mes premiers romans de fantasy, j'ai dévoré cette trilogie, avant même de connaitre Pug, et j'ai beaucoup aimé le jeu politique.

Couverture L'Assassin Royal, tome 01 : L'Apprenti assassin Editions France Loisirs (Piment) 2000 

L'assassin royal de Robin Hobb, même si j'ai lu la version française découpée en 6 tomes, c'est officiellement une trilogie. La aussi, une de mes références, la seule que j'ai relu jusqu'ici avec un plaisir toujours aussi intense !




Toutes ces trilogies ont été lues avant mon blog, et en dehors de l'assassin royal que j'ai relu, je ne les ai jamais mises en billet, mais je vous les recommande chaudement !



Depuis, j'ai ouvert mon blog et suivi les conseils des autres blogueuses. 
J'ai donc découvert : 

Couverture Le Puits des Mémoires, tome 1 : La Traque Editions Scrineo 2012
Le puits des mémoires de Gabriel Katz : Dernière lue pour ma part. Un bon divertissement, j'ai moins accroché au dernier tome et aux trop nombreux rebondissements. L'humour omniprésent m'a beaucoup plu !

Couverture Hunger Games, tome 1 Editions Pocket (Jeunesse) 2009
 

Hunger Games de Suzanne Collins : Un devenu classique à lire, même si mon tome préféré reste le premier, je ne peux nier une certaine réflexion sur notre société. L'adaptation en film apporte vraiment un plus.

Couverture Fils-des-Brumes, tome 1 : L'Empire ultime Editions Le Livre de Poche (Orbit) 2011

Fils des Brumes de Brandon Sanderson : J'ai dévoré le premier tome, un peu plus ramé dans le seconde, mais la fin m'a donné envie de lire le troisième qui sera, je n'en doute pas, dans la meme veine !






Pierre Bottero et ses trois trilogies : La quete d'Ewilan, les mondes d'Ewilan et Ellana (non terminée). Tant de poésie, de charme. Parfois un peu trop jeunesse, je garde un très bon souvenir de ces trilogies, et réfléchis à les offrir à mes nièces !

Couverture Le Pacte des Marchombres, tome 1 : Ellana Editions Rageot 2006Couverture Les Mondes d'Ewilan, tome 1 : La Forêt des captifs Editions Rageot 2004Couverture La Quête d'Ewilan, tome 1 : D'un monde à l'autre Editions Rageot 2003

Je remercie Livraddict de son option SAGA qui m'a permis de retrouver quelques oubliées :p

lundi 28 septembre 2015

"La nuit de feu" d'Eric Emmanuel Schmitt

Il fait partie de mes auteurs favoris, même si sur le blog, j'ai surtout chroniqué des livres qui m'avaient moins convaincus que mes premières lectures.
Dans cet essai autobiographique, il revient sur sa foi et la religion. J'ai retrouvé certaines bases du cycle de l'invisible, où les différentes religions sont approchées sous un œil extérieur permettant une grande tolérance de celle ci.

Résumé


Couverture La nuit de feu Editions Albin Michel 2015« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. » Une nuit peut changer une vie. À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard. Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg.


Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce livre.

J'ai retrouvé ce qui m'avait tant charmé dans mes premières lectures de cet auteur.
A travers son histoire et sa plongée dans le désert, on retrouve de nombreuses pistes de réflexion sur la religion, la foi et la nature humaine.
Sa relation avec le touareg est belle. Leur compréhension dans les gestes, la découverte d'un autre mode de vie entraine des interrogations sur le notre, notamment le mien très citadin.

J'aime son message de la croyance en Dieu, l'appartenance à une religion, qui cependant n'occulte pas sa vision du monde et n’empêche pas de poser des questions, au contraire est porteur de questions, sans forcément apporter des réponses. La foi est un plus sans être un mode de vie, et il ne semble pas approprié de vouloir l'imposer. Dans notre société actuelle, ce message a une certaine valeur pour moi et un certain écho.
Par ses dialogues et ses discussions avec les autres membres du groupes qui comprend aussi bien un astronome qu'une pratiquant assidue, le livre s'enrichit des réflexions de chacun, preuve qu'il est dans la discussion non dans la recherche de convaincre les autres.
Le conflit entre philosophie et science cartésienne est un classique. Les religions déroutent les sciences qui ne croient qu'en démontrant.
J'ai aimé aussi son coté pudique initialement, il vit une révélation mais l'a gardé intime pendant longtemps. Son regard sur le monde a changé, sans qu'il tente d'en faire changer immédiatement celui des autres.

Le quatrième de couverture comme souvent annonce beaucoup de choses et surtout laisse à penser un vrai périple solitaire dans le désert, alors qu'il ne faut en attendre tant !

Au total : Un livre qui me réconcilie avec E.E. Schmitt, sur un thème qui lui est cher.

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dimanche 27 septembre 2015

"La logique de l'amanite" de Catherine Dousteyssier-Khoze




J'ai voulu tester la plateforme de SP en numérique NetGalley en choisissant un titre qui sort des sentiers battus de la rentrée littéraire. La logique de l'amanite, livre se déroulant en Corrèze et parlant de champignon m'a donné envie de la découverte.

 
Résumé

Couverture La logique de l'amanite Nikonor, érudit snob et acariâtre, vit retranché dans son château, en Corrèze. Il se passionne pour la mycologie (surtout cèpes et amanites) et la littérature. Au fil des pages, on va découvrir les confidences étranges qu’il nous livre sur sa famille. Pourquoi voue-t-il une telle haine à sa sœur jumelle Anastasie ? Et qu’est-il advenu de ses proches ?







Mon avis

Je crois que je suis passée à coté de ce roman.

L'histoire assez linéaire, contée du point de vue de Nikonor, m'a assez peu emballée. Il nous raconte sa vie, son œuvre auprès des cèpes, nous informe sur l'amanite mais reste très distant. Son caractère est difficile à cerner, ses digressions rendent l'espace temps compliqué à cerner.

Surtout, je n'ai pas réussi à voir le message dans ce roman.
Y a t-il une interrogation quant à sa sœur, si présente mais aussi si absente du récit ? Son obsession quasi paranoïaque (pauvre facteur) quant à Anastasie est très présente, sans qu'on en comprenne les tenants et aboutissants.
S'agit-il d'un roman sur la paranoïa sinon, de le voir s'enfoncer dans son délire de grandeur et sa conviction d'être une personne exceptionnelle, alors que rien dans le récit ne m'en a donné l'impression ?
Son éducation très vieille France dans ce château corrézien, l'étalage de ses découverte littéraire, m'a tout de même donné envie de relire certains auteurs du début du XXème siècle.
La chute de l'histoire manque aussi à mon avis d'un rebondissement, d'un twist qui permet d'éclairer le livre d'un autre regard et de comprendre toutes ces digressions champignonesques ou même sur sa vision de la vie et son passé assez trouble.

J'aurais aimé avoir un second point de vue dans ce roman, que ce soit par sa mère ou sa sœur. Les personnages féminins sont présents, et assez symptomatiques de ce misogyne enfermé dans son Œdipe non terminé.
Autre point qui m'a dérangé, ce sont toutes les expressions anglaises utilisées dans le roman avec un coté snob qui maitrise tellement bien les deux langues qu'il se sent obligé de les mélanger pour étaler sa sauce. C'est assez actuel dans notre quotidien, je ne sais pas à quel point c'est contemporain des années 50 et m'a presque semblé anachronique.

La lecture est cependant aisé, les pages se tournent vite, et on attend consciencieusement un rebondissement qui n'arrive pas. Il survole sa vie, les évènements sans franc affect (notamment au vue des nombreux enterrements qui ponctue la seconde partie du roman).

La fermeture de ce roman me permet de prendre du recul sur le personnage et de me demander si l'effet recherché n'est pas là, nous perdre dans le délire paranoïaque d'un homme ordinaire qui se croit plus, terré dans sa Corrèze.

Au total : Un livre qui m'a rapidement perdu et jamais franchement intéressé.



dimanche 20 septembre 2015

Rentrée littéraire 2015 : Mes pré-sélections


 J'avais fait un article similaire l'an dernier, qui comme souvent est assez loin de mon bilan final :

Trois de lus et pas forcément dans mes pronostics initiaux :
-La fractale des raviolis de Pierre Raufast
-Le roi disait que j'étais diable de Clara Dupont-Monod
-Charlotte de David Foenkinos

Attendent dans ma bibliothèque :
-Constellation d'Adrien Bosc
-L'île du point Némo de Jean Marie Blas de Roblès

Il me permet cependant de me souvenir des bonnes idées lectures, qui attendront au pire leur sortie poche !

Pour cette année

Déjà dans ma PAL, voir lu


La nuit de feu d'Eric Emmanuel Schmitt : Un de mes auteurs favoris, notamment quand il parle de religion car il est capable d'avoir un certain recul qui amène une réflexion. Lu pendant mes vacances, un très bon livre qui est autobiographique et reste dans cette voie de la réflexion sans propagande.

La variante chilienne de Pierre Raufast : J'avais lu l'an dernier "La fractale des raviolis" et bien aimé ce récit gigogne, je me suis dit que je tenterais ma chance avec lui cette année aussi !

La logique de l'amanite de Catherine Dousteyssuer-Khoze : Je me suis inscrite depuis peu sur Netgalley, qui propose des partenariats numériques, et j'en ai profité pour essayer ce livre, qui parle de Correze et de champignons ! Bref prochaine lecture probable.

Repéré, notamment grâce à Lire et son supplément Cultura, mais aussi sur les blogs que je lis.

"La terre qui penche" de Carole Martinez, car dans la même veine que "Du domaine des murmures" que j'avais beaucoup aimé, et dont je garde un souvenir assez fort.

"Kafka à Paris" de Xavier Mauméjean, je suis sure d'en avoir entendu parler en bien et le pitch me tente ! D'ailleurs il a failli faire partie de mes achats lors de ma précédente virée.

"Ce pays qui te ressemble" de Tobie Nathan, lu par Lelf, sa critiqué élogieuse m'a donné envie de me plonger dans cet Égypte que je connais peu.

"Les nuits de la laitue" de Vanessa Barbara, lu par Sia, le contenu loufoque et policier promet une belle lecture.

"Magique aujourd'hui" d'Isabelle Jarry : Un futur où on serait accro à nos droides. Quand je vois notre attachement à nos smartphone, probablement que nous n'en serons pas loin. Bref je suis intriguée !

Et enfin, deux essais

"Libres d'aimer : les Cougars dans la littérature" de Clelia  Renucci : car le thème des cougars est très présent dans notre société (moins qu'il y a quelques temps je trouve). Un livre qui reprend des exemple dès le XVIIIè !

"Femmes de l'âme : Les pionnières de la psychanalyse" de'ISabelle Mons : Remise en avant des femmes psychanalystes qui ont joué aussi un role dans la propagation de ce courant. Une thème qui m'intéresse !

J'en ai profité pour m'inscrire au challenge rentrée littéraire, organisé depuis quelques années par Herisson. Les inscriptions sont par ici !

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samedi 19 septembre 2015

"Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre

Il y a des auteurs où les circonstances font qu'en peu de temps, les lectures s'enchainent. Ce livre fait partie de mon challenge avec LilieSiChouette.

Résumé (4ème de couverture (raccourci))

Couverture Au revoir là-haut
Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant mais brisé, est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion.
(...)
 Bien au-delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, Au revoir là-haut est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'État, à la famille, à la morale patriotique responsables de leur enfer.

 Mon avis

Un livre dont on a beaucoup parlé à sa sortie, notamment grâce au fait qu'il est gagné le prix Goncourt.

Je suis contente de l'avoir lu à distance de tout le battage médiatique car je pense que j'aurais été déçue.

Je ne peux nier les qualités de ce récit. La première partie nous amène dans le champ de bataille de manière tellement incisive. J'ai ressenti les scènes de chaos autant qu'en film ou série, ressenti le désarroi d'Albert.
Après cette première partie tellement intense, j'ai ressenti un coup de mou, qui repart assez tardivement, probablement lié aussi au quatrième de couverture que l'on attend.

L'après guerre est difficile pour ces soldats blessés. Leur égo, amour propre en a pris un coup et on découvre la manière de chacun de le gérer. J'ai aimé les différents personnages, leur manière de se croiser et d'attendre la rencontre finale qui finalement n'a pas le rebondissement que je souhaitais.

Albert,antihéros par excellence, est touchant, maladroit. Son évolution est particulièrement touchante. La force de ce récit est de l'avoir rendu vivant, d'avoir cette impression qu'on pourrait le croiser dans la rue. Les descriptions sont réalistes sans être trop présentes et j'étais capable de m'imaginer Paris et les personnages qui déambulent dans les quartiers cités.

Edouard m'a laissé plus de marbre, mais je pense que son caractère très ambivalent y est pour quelque chose. L'envie de compatir, l'empathie s'éloigne au fur et à mesure. Ses difficultés de santé sont le centre du roman, et donne une image complémentaire de la Chambre des officiers de Marc Dugain (une de mes première chronique d'ailleurs).

De l'autre coté, on a ceux moins touchés par la guerre, notamment Henri, officier considéré comme un héros pour les hautes sphères de l'armée, mais qui du point de vue des soldats l'est beaucoup moins. Un homme antipathique pour plein de raisons et dont on espère et attend la chute tout au long du récit.
Son pendant est le père d'Edouard, homme touchant dont on découvre les failles au fur et à mesure du roman. Leur lien, Madeleine, nous montre l'image d'une femme forte sous des dessous fades. J'ai beaucoup aimé sa douceur et sa manière de gérer sa vie, dans une époque difficile pour les femmes.

Deux escroqueries se déroulent sous nos yeux dans ce contexte d'après guerre et pose la question de la mémoire des héros. Que peux t-on attendre de l'Etat, quel est le prix à mettre pour ces martyrs, victimes de la guerre ? Le but final des deux est le même : l'argent. Cependant l'une nous semble moins difficile à admettre que l'autre. La question des motivations de chacun, de leur humanité apporte une pondération à ces délits.

Au total : Un livre dense avec des histoires et des personnages qui se croisent. Une récit d'après guerre qui met en avant la difficulté de réinsertion des soldats et la corruption. Une jolie découverte malgré un peu creux de narration après la première partie. L'écriture est très visuelle et immersive permettant une lecture très agréable.

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