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dimanche 23 avril 2017

"L'étrange bibliothèque" de Haruki Murakami


Murakami est connu pour ses récits plutôt orientés fantastiques avec des fanatiques et ceux qui n'accrochent pas (en tout cas, je le perçois comme tel). Il fait partie des auteurs qui me fascinent tout en ayant peur de faire partie de la seconde catégorie. J'ai déjà lu 'Underground' mais je ne pense pas qu'il représente vraiment les écrits oniriques de l'auteur, alors j'ai craqué pour ce petit livre illustré pour me mettre dans l'ambiance et sauter le cap de "Kafka sur le rivage".

Résumé

Couverture L'étrange bibliothèque 
Je m'assis sur le lit, m'enfouis le visage dans les mains. Pourquoi devais-je subir une telle épreuve ? Alors que j'étais simplement venu à la bibliothèque emprunter des livres !


 






Mon avis

Petit livre pouvant faire penser à un conte, il se lit vite tout en prenant le temps d'admirer les illustrations de ce livre avec plusieurs niveaux d'image.

J'ai aimé suivre le héros dans cette étrange bibliothèque et rencontrer avec lui la jeune fille et l'homme mouton.
Livre court mais finalement assez intense dans la situation improbable qu'il décrit.
Je suis tombée sous le charme de l'auteur et de son imagination, même si mes passages en bibliothèques risquent d'être un peu différent.
La question de la connaissance et de ses bénéfices est amenée de manière différente ainsi que son utilisation. L'importance des livres dans une société pour la transmission du savoir fait partie des messages que je retiendrais, dans une société où le numérique prend facilement la place.

Au total : Une découverte dans l'univers de Murakami, qui me convainc de tenter ma chance, un jour, avec Kafka sur le rivage.

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Lettre M : 73 pages

jeudi 9 mars 2017

"Le soleil des Scorta" de Laurent Gaude

En pleine réflexion sur l'auteur à présenter à mon prochain book club et en préparation d'un week end à Milan, je suis tombé sur ce roman qui traine dans ma PAL depuis 2013 (et oui...) et je l'ai dévoré le temps de mon week end, plongée dans cette Italie du Sud

 Résumé

La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite et méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobe. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut les rattraper. Le temps, cette course interminable du soleil brûlant les terres de Montepuccio, balayera ces existences de labeur et de folie. A l'histoire de cette famille hors du commun se mêle la confession de sa doyenne, Carmela, qui résonne comme un testament spirituel à destination de la descendance. Pour que ne s'éteigne jamais la fierté, cette force des Scorta.

Mon avis

Il est certain livre dont on ne sait comment en parler, tellement il y a de choses à dire tout en voulant un peu les garder pour soi !

Je me suis complètement plongée en Italie du sud grâce à ce roman. Les descriptions nous amènent dans les Pouilles, dans ce pays chaud, plein de cailloux, d'oliviers et de pécheurs.

Il s'agit d'une chronique familiale mais aussi d'un village qui montre un certain mode de vie, où les trajets étaient longs (en âne notamment), les déplacements plus calculés et un isolement géographique qui s'estompe avec le temps. Sans être un huis clos, on ressent la vie de ce village et la pression de la vie en communauté qui s'exerce, à la fois alternant entre rivalité et entraide.

La famille Scorta est quant à elle touchante et parfois déstabilisante. Elle centre le récit et le point de vue tout en permettant du fait de ses différents membres de prendre du recul. Nous sommes plongés dans la vie du début du XXème siècle où la pauvreté était monnaie courante et nous voyons les évolutions de carrière, d'objectifs et surtout de caractère de chaque membre.

J'ai aussi beaucoup aimé la succession des prêtres qui reflète à la fois leur rôle repère ou délétère, selon leur interprétation de la religion et de ses préceptes et leur intégration dans un village qu'ils découvrent.

Contrebande, trafic humain, voyage en Amérique, guerre d'Espagne, tourisme de masse, tout un siècle en fil rouge à travers la vie d'une famille ! 

Au total : Un roman familial dans l'Italie du Sud qui retrace le XXème siècle. Un Goncourt franchement accessible !

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Lettre G 321 pages

dimanche 5 mars 2017

"L'effet Churten" d'Ursula Le Guin

Recueil de 3 nouvelles dans son univers SF (Voir Le monde de Rocannon, La main gauche de la nuit), ce livre est sorti en début d'année, et j'avais envie de me replonger doucement dans cet univers.

Résumé

Dans le vaste univers de l'Ekumen, tout voyage prend des années. Difficile de garder des relations avec sa famille et ses amis lorsque l'on doit passer d'une planète à l'autre. La galaxie est une mosaïque d'histoires humaines... Jusqu'au jour où on découvre par hasard l'effet Churten, une sorte de transport instantané, abolissant les distances comme jamais entre les mondes. Encore faut-il le maîtriser et l'utiliser à bon escient...






Mon avis

L'ensemble forme un tout assez cohérent avec 3 visions de l'effet Churten et de manière sous-jacente des réflexions sur l'homme et l'humanité. Je regrette cependant qu'elle soit inégale en ce qui concerne leur accessibilité, la première étant particulièrement dense en information.

"L'histoire des Shobies"
On est plongé assez vite dans le vif du sujet avec le premier équipage à tester l'effet Churten, effet permettant de voyager à une vitesse transluminale et donc de diminuer les temps de voyage.
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire notamment du fait de la multitude de nouveaux personnages qui sont parfois difficile à identifier clairement. J'ai trouvé intéressant de mélanger des protagonistes des différents systèmes visités lors des précédents livres et à voir leur cohésion gagner.

"La danse de Ganam"
Texte plus classique avec l'arrivée sur une nouvelle planète et la confrontation entre ce que nous souhaitons y vivre et ce qui s'y passe vraiment, notamment la perception des autochtones. On y retrouve la notion d'émissaire et l'importance d'une période d'adaptation sans préjugés. La chute est bien trouvée et nous donne l'impression aussi d'avoir été touché par l'effet Churten.

"Le pécheur de la mer Intérieur"
On y retrouve aussi une découverte de planète, mais par l'intérieur et l'essai d'adaptation d'individu au monde nouveau qui s'ouvre. La recherche scientifique avance à grand pas dans cette nouvelle mais la conclusion s'avère profondément humaine et nous rappelle nos aspirations initiales et les différentes voies pour mener au bonheure. Une nouvelle touchante qui nous fait découvrir particulière la planète O et son mode de vie bien différent du notre.

Au total : Un recueil de nouvelle qui complète la série de l'Ekumen, et qui me rappelle que je me dois de la poursuivre.

D'autres avis chez : Xapur,

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Lettre L : 198 pages

lundi 20 février 2017

"La horde du contrevent" d'Alain Damasio

Première lecture, ou plutôt relecture, de l'année pour moi dans le cadre de mon club lillois. J'avais découvert ce livre, 3 ans auparavant et il m'avait laissé un souvenir fort. Cette relecture a confirmé ces impressions !

Résumé


" Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.
Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime. "

Mon avis

J'ai savouré cette lecture tout du long. J'ai pu profiter de cette relecture, moins centrée sur le fil conducteur, pour mieux appréhender l'univers créé par Alain Damasio et notamment dans les "crones" et les "vifs" cherchant  et comprenant mieux les différents indices au fur et à mesure du récit.

La progression de la Horde, quête initiatique d'un groupe, m'a encore fasciné. Leur obstination, et leur cohésion tout au long de leur chemin malgré les obstacles pour cet objectif qui semble utopique fait la force de ce livre. On sent les fissures et l'esprit de solidarité qui passe au dessus pour faire face. Tous les métiers sont complémentaires et chaque membre apporte sa touche ce qui permet à la Horde d'être et de devenir celle qu'elle doit être.

Les caractères bien trempés de certains membres accompagnés de mode de narration "chorale" apporte une richesse dans le récit. On est charmé par Pietro, épaté par les connaissances d'Oroshi qui se révèle au fur et à mesure malgré un abord initial hautain, agressé par Golgoth chez qui la faille et l'humanité apparait au fur et à mesure.

On sent que l'auteur s'est amusé avec la langue française, que ce soit par le vocabulaire omniprésent autour du vent, et sa manière de le décrire en ponctuation ou par les joutes verbales de Caracole personnage à la fois fascinant et agaçant.
J'ai réfléchi à l’intérêt de l'écrit dans toute quête pour la transmission du savoir thème porté par Sov et à cette fin plus ouverte que ma première lecture ne m'avait donné l'impression.

Les discussion du club de lecture ont été de ce point enrichissante, notamment entre les fans (dont je faisais partie) et ceux qui n'avaient pas accroché au rythme, aux personnages ou à l'histoire en elle même, trouvant le l'univers ou les personnages assez froids et distants et sans empathie.

Au total : Une relecture qui m'a fait plaisir à la fois sur l'univers et sur les personnages riches et variés.
Un livre que je recommande pour une SF/Fantasy abordable !


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1/26 Lettre D 700 pages

mercredi 26 octobre 2016

"Mineure" de Yann Queffelec

"Les noces barbares" du même auteur sont sur ma liste ABC depuis que j'y participe. Ça fait 2 ans que je lis un autre livre de cet auteur, prise d'une inquiétude à l'idée de le débuter. J'ai découvert ce titre à la bibliothèque municipale et je l'ai dévoré malgré le malaise qui s'installe progressivement.

Résumé

Couverture Mineure Editions Le Livre de Poche 2010Qu'est-ce que le désir aux abords de l'âge mûr, lorsqu'on est courtisé par une jeune fille ? Sibylle a treize ans, Michel cinquante-cinq. Yann Queffélec analyse avec une minutie clinique les sentiments ambigus qui tourmentent son héros, homme marié, heureux, socialement établi, face à la passion brutale d'une adolescente aussi jeune que ses propres enfants, des jumelles. Non, il ne cédera pas...


Mon avis

Livre court qui m'a fait penser à "Délicieuses pourritures" de Joyce Carol Oates, du fait de l'inconfort induit par cette lecture.
La situation telle que le laisse deviner la couverture flirte avec les limites autorisées par notre société. Comment va s'en sortir le protagoniste ? Va t-il franchir la ligne ? Quelle est la part de fantasmé et de réel ?

J'avais peur de ne pas accrocher à ce récit à la première personne, mais le talent de l'auteur fait qu'on est plongé dans les tourmentes de cet homme, dans ses réflexions, les limites qu'il essaie de respecter. Que penser de Sybille, adolescente vue uniquement par les yeux du narrateur? Moment d'hallucinations de l'homme ou réelle manipulation de l'adolescente ? Leur confrontation  reste fascinante et angoissante dans son dénouement. Il est difficile de croire que les choses vont rester chastes et ce doute reste constant tout au long du livre.

Ce livre c'est aussi le récit d'une vie de couple telle qu'on peut le supposer après des années de mariage, entre routine et choix de vie qui entrainent parfois des frustrations. Les difficultés du couple sont aussi en avant dans les dialogues avec sa femme, ses filles. L'adultère fait partie des questions très présentes des 2 cotés. Le doute entraine t-il le passage à l'acte ?

Au final les femmes de ce livre restent bien mystérieuse, et il est curieux finalement de lire ce point de vue exclusivement masculin sur des thématiques souvent (tout du moins dans mes précédentes lectures) abordées par les femmes.

Au total : Un récit bien maitrisé entre un homme mur et une adolescente. Toujours sur le fil.

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Lettre Q : 118 pages

samedi 15 octobre 2016

"Station Eleven" d'Emily Saint John Mandel

Rentrée littéraire SF pour changer, recommandé par pas mal de monde sur le blogosphère (cf Cornwall, Blacky, Acro  ) je me suis laissée tenter sans difficultés.

Résumé

Couverture Station ElevenUne pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord.

Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…



Mon avis

Il est de ces livres dont on se rend compte de l'immersion qu'après l'avoir terminé. Il en fait partie.
J'ai tourné les pages tranquillement et me suis réservé des pauses lectures pour en profiter pleinement, choses que je n'avais pas forcément fait sur mes dernières lectures avec le même entrain.
J'ai aimé la temporalité du récit, entre présent et passé, retour en arrière et quête d'un monde meilleur. Chaque personnage prend sa place dans cette toile lentement tissée par l'auteur.

Il y a le monde moderne avec quelques pistes de réflexion sur la célébrité, les paparazzis, nos modes de communication si rapide que l'on oublie la prouesse technologique sous jacente, la place de l'art et de la bande dessinée.

Il y a le post viral, où une partie de la population a été décimé. Ce virus qui nous rappelle les psychoses grippe A, grippe aviaire. Quel serait notre réaction face à cette pandémie, s'enfermer chez soi ? Accepter les faits et choisir son lieu final ?
Si on survit quelle serait notre attitude, comment se reconstruire ? La symphonie itinérante nous permet de voir plusieurs facettes de réaction toujours sur un fond d'art musical ou littéraire et les comics sont le réel fil rouge, chose rare.
Les personnages sont touchants, que ce soit Kirsten dont on devine sa part d'ombre, Arthur dans son rôle de star immature qui enchaine les conquêtes et ne sait comment gérer sa notoriété, Miranda, artiste solitaire qui évolue au fil des pages dans sa vie personnelle et professionnelle. J'ai aimé la maturité de ces personnages, de les suivre sur plusieurs périodes clés et les liens qui les unissent.

A travers le prophète, on devine une certaine vision de la religion, de la nécessité de certains de croire en quelque chose pour rester construit mais aussi la mesquinerie de la nature humaine et ce besoin hiérarchie qui s'instaure assez naturellement. J'aurais apprécié que cet aspect soit plus creusé.

Au total : Une lecture fascinante et très humaine dans ce monde post apocalyptique.


challenge12016br
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Lettre S : 432 pages

mardi 11 octobre 2016

"Les Immortelles" de Makenzy Orcel




Je cherchais un "O" pour mon challenge ABC et l’intérêt d'une bibliothèque est de pouvoir se laisser tenter par des titres différents de nos habitudes. J'avoue que l'actualité rend ce livre d'autant plus touchant.

Résumé


Couverture Les immortelles Les Immortelles, ce sont les prostituées de Port-au-Prince. L’une d’elles prend à parti l’inconnu monté la voir au bordel. Apprenant qu’il est écrivain, elle lui propose un marché : contre son corps, écrire l’histoire des putains défuntes, emportées par le séisme sous les décombres de béton. D’une surtout : la petite, la fugueuse Shakira venue sous son aile un jour dans la haine de sa bigote de mère.





Mon avis

J'apprécie de lire parfois des ovnis que ce soit sur le fond ou la forme.

La forme de journal intime dicté par une prostitué et retranscrit par un écrivant donne une écriture  peu dans le style académique mais chargée de sensations dans la brièveté des propos. Les paragraphes sont courts le plus souvent, comme une pensée hachée qui a du mal à suivre un fil tout en gardant une cohérence dans ses digressions.

Le fond raconte le quotidien d'une prostituée qui avait pris "sous son aile" une jeune, regrettant de l'avoir mise dans ce circuit tout en se rendant compte de peu la connaitre. 
On y découvre une amitié teintée de relation maternelle. La petite et sa mère, leur point de rupture l'amenant à la fugue et La petite et la narratrice, conseil dont elle ne voulait pas être proche. On sent l'incompréhension des personnages, la volonté de liberté de celle ci, notamment par son amour de la littérature.

Leur quotidien est décrit de manière assez pudique mais donne une idée de leur condition de vie, avant le séisme et leur manière de s'adapter à l'après, de regretter les disparues souvent anonyme dans la foule.

Au total : Une plongée dans Haïti, après le séisme par un œil inhabituel mais intense.

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Lettre O : 144 pages


dimanche 21 août 2016

"Harry Potter and the Cursed Child" de Jack Thorne et John Tiffany

Oui j'ai craqué et lu cette pièce de théâtre, la tentation était trop forte. J'en profite pour souligner qu'il s'agit de ma première lecture en anglais de l'année !

Résumé

Couverture Harry Potter et l'enfant maudit
Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.



Mon avis

Je savais que je risquais la déception en me lançant dans cette suite de la série qui a marqué ma post adolescence.

Effectivement j'ai assez souvent levé les yeux au ciel que ce soit dans les comportements d'Albus, digne fils de son père dans les idées foireuses et la mise en danger inutile, ou d'Harry, inchangé, voir transformé en faux père poule, mais qui ne s'occupe que d'un seul de ses enfants.

La nostalgie est toujours là et on retrouve avec plaisir les personnages qui ont fait la légende des livres, même si certains ont une évolution bizarre et peu compatible, à mon avis, avec leur âge supposé (Mac Gonagall), et d'autres sont tristement absents (Neville).

L'intrigue en elle même n'est pas vraiment claire, et ressemble plus à une succession de petites intrigues qu'à une histoire aussi complète qu'espérée et surtout un certain manque d'originalité par rapport aux anciens tomes.

Alors il y a de bonnes surprises avec des personnages qui se révèlent et qui correspondent à notre espoir, mais je ne suis pas sure que ca relève vraiment le niveau.
Je suis cependant curieuse de voir cette pièce sur scène vu le nombre de scène, d'action et de changement de point de vue, bref le manque d'unité globale ...

Au total : Une lecture qui s'impose pour les gens qui ont grandi dans l'univers HP, mais qui ne vaut pas la série originale.

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Lettre T : 14/26
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dimanche 14 août 2016

Anthologie des Imaginales 2016 : Fées et Automates

Mue par l'impulsion de MarieJuliet et Blacky, j'ai fait aussi la chasse au dédicace pour l'anthologie et me suis incrustée dans leur lecture commune avec Snow et PtiteTrolle. Il n'y a pas à dire une LC ça motive à la lecture et surtout des moments de commentaires vraiment sympas (et parfois des explications sur les textes obscurs) !


Couverture Fées & Automates

 Le thème de l’anthologie des Imaginales 2016 ose le face à face entre deux personnages archétypaux provenant de mondes différents. La fée, figure principale de la rêverie médiévale, du fantastique, de la fantasy, et l’automate, un produit de la culture quasi industrielle, de la pensée scientifique, de la science-fiction. Deux univers qui s’opposent sans doute, mais dont la rencontre est propice à l’imagination et fait jaillir des étincelles. Cette anthologie va vous étonner et vous passionner.


Smoke et miroirs d'Estelle Faye

Un première nouvelle assez abrupte, séparée en trois parties assez inégales. En en discutant je crois que je suis passée à coté, et n'ai pas forcément percu le message. Après j'ai apprécié l'écriture et l'intrication des 3 parties.

Le Rouet Noir de Charlotte Bousquet

Un univers que je ne maitrise pas (Jadis, aux éditions Mnmos et qui a bénéficié d'un financement participatif), et une écriture assez travaillée. J'ai eu un peu de mal à me plonger dedans, puis tout a coulé tranquillement jusqu'au dénouement. Les fées et automates n'ont pas vraiment la première place dans cette nouvelle ...

Le crépuscule et l'Aube de Fabien Cerutti

Une nouvelle que j'ai bien aimé, dans l'univers du Batard de Kosigan. De l'action, des fées en danger et une chute porteuse d'espoir ! Il faut que me lance dans le tome 2 de la série.

Le comte et l'horloger de Benoit Renneson

Auteur que je ne connais pas et qui n'était pas présent aux imaginales. J'ai trouvé le texte assez classique et le style un peu simple. Pas mauvais mais pas transcendante.

L'énergie du désespoir d'Adrien Tomas

Je n'ai pas encore lu de livre de cet auteur, mais aux Imaginales j'avais aimé son humour lors des conférences. J'ai beaucoup aimé ce texte dynamique avec un univers bien maitrisé malgré le format nouvelle et la bonne utilisation des personnages imposés. Il y a de l'humour gras mais aussi une certaine ironie notamment dans la chute !

L'étalon de Paul Béorn

Une nouvelle assez sombre (comme la suivante). Au fur et à mesure du recueil, je vois que l'association Fées et automates tournent souvent autour des même thèmes. Elle ne me laissera pas un grand souvenir (même si l'explication du titre prête à sourire)

Magie de Noel de Gabriel Katz

Assez sombre aussi comme nouvelle, une chute assez abrupte, un peu courte... J'ai aimé voir le 16è se transformer en "no go" zone, pour les fées et les automates, pas assez exploité à mon gout.

Al de Nabil Ouali

Pas sure d'avoir tout saisi, notamment l'absence de fée de manière évidente. Un univers assez violent, et un dernier paragraphe qui termine tristement ce texte.

Le tour de Vanderville de Pierre Gaulon

Pas mal de discussion sur ce titre et notamment sa chute qui déçoit clairement. Une pirouette finale qui casse l'entrain de départ.

AuTOMate de Pierre Bordage

Assez mitigée sur ce texte, les fées et automates étaient judicieusement placés mais un coté très misogyne se dégage de ce texte. Il est de plus rempli de cliché sur les hommes informaticiens en général ce qui ne peut que m’embêter !

Son dernier coup d'échec de J.C Dunyach et Mike Rennick

Une nouvelle qui manque de fée, mais qui m'a beaucoup plu. Un univers extraterrestre bien exploité, un tournoi d'échec contre des limaces et une nouvelle qui m'a fait penser à la nouvelle de S. Zweig, "le joueur d'échec", référence à mes yeux.

Tsimoka de Cindy Van Wilder

Dans l'univers des Outrepasseurs, avec des "Fés"; de la magie volée et un mélange bien amenée avec les automates, et un voyage en Afrique ! J'ai bien aimé cette nouvelle et replonger dans cette ambiance.

Le plateau des chimères de Lionel Davoust

Dernière nouvelle et une de meilleures. Des choix cornéliens pour les 2 personnages qui s'affrontent, les éléments nécessaires à la compréhension du monde dans lequel ils survivent, une fin pleine de rebondissements. Bref une bonne nouvelle.

Au total : Un recueil assez inégal avec du bon, mais pas d'excellent et du moins bon soit sur le style soit dans les idées où le thème était mal exploité, trop resté dans les classiques, trop sérieux...
Par contre je me plongerai surement dans les prochaines anthologies !

L'avis de mes co-lecteurs : MarieJuliet, Blacky, Snow, Trolle
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LEttre X 221 pages







lundi 8 août 2016

"Parle leur de bataille, de roi, d'éléphants" de Mathias Enard

Une envie de contemporain, un livre que l'on m'avais recommandé lors d'une réunion de lecture, je me suis laissée tentée par ce voyage alors que je ne me souvenais pas du résumé.

Résumé

Couverture Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.





Mon avis

Je connais assez peu la vie de Michel Ange et j'ai voyagé clairement dans Istanbul et dans la Renaissance.

J'ai aimé l'ambiance de la ville parfaitement retranscrite qui nous fait découvrir des lieux qui me sont inconnus et donnent envie de prendre le premier vol pour Constantinople. MichelAnge est un artiste qui apparait tourmenté par son art, par ses problèmes financiers.
Le statut d'artiste de l'époque m'a semblé bien retranscrit entre tiraillement artistique pur, se faire plaisir et créer des œuvres qui passeront les années, tout en étant respecté et surtout payé. La  relation entre le sculpteur et son guide fait aussi partie des forces de ce livre. L'ensemble des personnages secondaires apportent à l'ambiance et au récit.

L'intrigue est bien travaillé par ailleurs, avec cette voix, ces chapitres qui prennent tout leur valeur par la suite et donne l'envie d'une relecture.

Au total : Une plongée dans la Renaissance orientale qui m'a donné envie de connaitre mieux MichelAnge et surtout Mathias Enard, prix goncourt 2015.

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lettre E : Historique 176 pages

vendredi 5 août 2016

"Dix petits nègres" d'Agatha Christie

Lu lors de ma scolarité, un de mes premiers policiers, je me souvenais du coupable et j'ai cherché pour la peine des indices au fur et à mesure !

Résumé


Couverture Dix Petits Nègres Editions Le Livre de Poche 2015Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l'île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l'élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s'élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s'étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l'île, parmi les convives ?

Mon avis :


Ce livre est un huis clos oppressant, sur une île bien mystérieuse. Les personnages sont succinctement présentés au départ, de manière assez floue initialement, mais nous les découvrons au fur et à mesure. J'avoue avoir eu quelques difficultés à repérer certains entre eux initialement.

J'ai aimé dans ce texte l'absence de policier classique, c'est à dire d’enquêteur trouvant le petit détail qui permet de faire avancer les choses.

L'explication finale en épilogue peut déstabiliser mais donne à mon avis toute la puissance de cette histoire. Nous sommes à la fois manipulés par le coupable et par l'auteur.
L'ayant déjà lu et me souvenant du final, j'ai cherché des indices tout au long du texte et il restent difficiles de les trouver. 
On s'attache à certains personnages, notamment Vera, même si les révélations nous font douter de l'humanité de chacun.

Au total : Un classique du roman policier, par une référence du genre, qui me motive à essayer d'autres écrits de l'auteur, même si je ne sais par où commencer.

Ce livre a fait l'objet de discussions sur le site de Livraddict, dont je vous laisse lire les détails.

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Lettre C : 221 pages

jeudi 21 juillet 2016

"I.R.L" d'Agnès Marot

Livre acheté lors des Imaginales 2016, je l'ai lu assez rapidement attirée par le thème abordé et les échos plutot favorables.

Résumé


Couverture I.R.L.Chloé Blanche a grandi à Life City. Comme tous ses habitants, elle ignore qu'ils sont filmés en permanence. Elle ignore qu'ils sont un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. Elle ignore qu'ils sont les personnages de Play Your Life, l'émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. Elle ignore surtout à quel point ils sont manipulés. Lorsqu'elle rencontre Hilmi, le nouveau à la peau caramel, elle tombe immédiatement amoureuse. Mais ceux qui tirent les ficelles ne le lui destinent pas. C'est ainsi qu'elle découvre la nature de tous ceux qui vivent à Life City : les personnages d'un immense jeu vidéo




Mon avis

J'ai beaucoup joué aux Sims, sur ordinateur, ou plus récemment sur tablette. Ce livre apporte une vision assez futuriste de ce jeu, mélangé à priori avec Truman Show, film que je n'ai jamais vu mais qui me tente du coup !

J'ai aimé la structure du roman en 3 parties et les aller-retour dans différents moments de la vie de Chloé. La première met en place l'intrigue, et j'ai été assez surprise par l'évolution de l'histoire et notamment l'existence de la troisième partie. Il existe des petits clins d’œil qui pourront faire sourire le lecteur (comme l'adresse du personnage de Cindy !)

Chloé, adolescente IA avec des sentiments, se dévoile à nu aux habitants du monde réel qui la dirigent. Le récit débute donc avec des passages plein de lucidité où elle revient sur certains éléments de sa vie pour mettre les gens face à leur voyeurisme et à leur décision qui ont impacté sa vie sans que ceux ci ne réalisent vraiment les implications.

Renverser une structure en place, motiver les foules pour être suivie fait partie des difficultés que rencontre Chloé et j'ai apprécié que certaines choses ne se déroulent pas comme désiré et qu'elle échoue dans certaines situations.
Ses relations avec les différents types de personnages évoluent et on sent son évolution dans ses choix. Une IA proche de l'humanité et la question de leur place dans la société est bien amenée.
Sous ce personnage la question de l'intelligence et de l'humanité est soulevée. La place du divertissement dans notre quotidien, notamment dans l'observation des autres humains à leur semi insu aussi.

Malheureusement les personnages qui tournent autour de Chloé ne sont pas assez étoffés à mon gout. J'aurais aimé percevoir le point de vue d'autres personnages du réel pour un peu plus de profondeur. Notamment, l'opposant de Chloé a ce coté manichéen un peu agaçant, mais représente à mon sens certains de nos dirigeants, plus intéressés par le contrôle des masses et leur profit personnel que par les humains. De même j'ai assez peu apprécié le personnage de Link, que j'ai trouvé assez transparent au fil du récit malgré son rôle clé.

Au total : Un roman adolescent qui pose les questions des répercussions de la télé réalité et de la limite de l'humanité dans les personnages virtuels. Sujets actuels et bien amenés.


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Lettre M 442 pages

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  1. Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant.


dimanche 3 juillet 2016

"Black Out" de Connie Willis

Voyage dans le temps et seconde guerre mondiale, un mélange qui m'attire d'emblée !

Résumé

Couverture Blitz, tome 1 : Black-Out


En 2060, les voyages dans le temps sont devenus chose courante et de nombreux historiens partent en mission. Soudainement, le labo des voyages temporels les annule toutes et modifie les programmes. 

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce premier tome. Ayant lu sur de nombreux blogs qu'il s'agissait plus d'une plongée dans l'Angleterre en plein Blitz et assez peu de voyage dans le temps, je n'ai pas été surprise ni déçue de l'histoire.

Le point fort de ce livre est dans l'immersion dans le blitz que ce soit avec les enfants évacués de Londres, dans l'univers de vendeuses de magasin ou dans les abris anti aérien. Certains passages clés de la guerre sont aussi très bien relatés, notamment Dunkerque tout en gardant un lien avec l'intrigue fil rouge des voyageurs. D'autres passages ne semblent pas avoir de lien cependant, et j'espère que le second tome reprendra ces personnages.

Nous suivons dans ce roman trois historiens qui doivent pour valider leur études vivre le sujet relaté par une mission dans le passé. Concept surprenant mais fascinant, qui n'a jamais rêvé de remonter le temps pour voir la réalité de certains faits historiques ? Après revivre certaines scènes de guerre et donc se mettre en danger peut sembler un peu suicidaire et il existe un certain flou sur la préparation et les missions précédentes de chaque personnage présenté.

Les différents personnages suivis sont très différents de caractère et dans leur manière d'aborder les imprévus dus à leur situation et l'alternance de point de vue permet de bien rythmer le livre et l'action. J'ai bien aimé Merope et Polly, moins Mickael complètement rigide au changement de lieu, malheureusement nous les connaissons trop peu dans leur contexte de 2060 et sommes propulsées avec elle dans ce contexte historique lourd et angoissant.

Il y a cependant quelques longueurs et répétitions qui parfois font perdre le fil initial, certains arcs secondaires peu palpitant notamment car je ne suis pas une féru de Shakespeare et de ses pièces.

En me renseignant sur le livre, je découvre après lecture qu'il s’agit d'un dyptique s'intégrant dans une série plus large sur le voyage dans le temps avec le Pr Dunworthy et pour la peine, je comprends mieux le peu de détail concernant les filets, la construction des missions et le peu de présence de ce personnage qui semble pourtant central.

Au total : Un roman dense qui nous plonge au milieu du Londres des années 1940, partie que je connaissais assez peu. Je lirai sans aucun doute le second tome de ce diptyque pour voir comment la situation se dénoue.

D'autre avis chez : Tigger Lily, Blacky, Vert, Frankie, Lune,

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Lettre W : 693 pages
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SFF et diversité mini
Item 8 : Lire un livre SFFF parlant d’une ou de femme(s) dans la guerre

mardi 21 juin 2016

"Notre Dame de Paris" de Victor Hugo

Un classique ! Je me suis lancé dans ce livre pour essayer de participer au BC de Livraddict de mai. Je n'en avais lu qu'un tiers pour la date prévue, mais l'histoire est telle que j'ai pris mon temps pour le terminer.

Résumé

Couverture Notre-Dame de Paris
Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers...






Mon avis

Une très bonne surprise ce livre, aussi bien sur le style que sur l'histoire dont on ne connait que des bribes au final.

Victor Hugo est capable de créer la vie dans certains détails de Notre Dame de manière si simple e si prenante. Je me suis plongée dans ce Paris du temps des rois avec un certain plaisir, me baladant en même temps que le narrateur. Soit quelques descriptions m'ont parfois paru un peu longues mais une fois la première partie lancée, elles passent bien mieux. La narration est assez troublante initialement, mais permet une vraie plongée entre omniscience et appel au lecteur pour ne pas le perdre.

Les personnages sont magiques dans leur caractère, leur description. Je me suis attachée à Quasimodo et Esmeralda, j'ai aimé découvrir leur passé, les rebondissements finaux.
L'histoire est pleine de rebondissements, de déceptions et d'espoir, j'étais emporté par ces retournements .
Derrière la toile de fond d'Esmeralda et de ses soupirants, il existe une vraie critique de la société de cette époque, entre le procès de Quasimodo, qui est totalement absurde dans son déroulement, ou le passage avec le Roi et son opportunisme.

L'importance de l'apparence est aussi vivement mis en question, Esmeralda, gitane au coeur tendre est dénoncée par les préjugés sur les gitans et accusée de sorcellerie à cause de sa chèvre. (J'ai d'ailleurs bien aimé la relation entre Gringoire, Esmeralda et Djali qui se lient en douceur de manière complètement chaste) Phoebus quand à lui trompe l'ensemble de son entourage grâce à son apparence de chevalier servant, bien plus cynique er moins bon que nos protagonistes. Frollo est le summum de l'ambivalence, et un prélude à la folie. J'ai apprécié suivre son évolution, ses doutes, ses tentatives de passer outre et de commettre alors des erreurs bien pires. Il reste un des personnages les plus fascinants car il est difficile d'anticiper ses actions.

Chaque personnage secondaire est utile, chaque petite histoire le concernant aura un effet dans l'histoire, j'aime ces livres riches qui finalement s'accorde dans un ensemble vraiment cohérent.

Dans les discussions du Book Club, la cathédrale était évoquée comme un personnage à part entière, et après avoir lu la seconde partie, j'ai mieux compris cette interrogation, nous vivons à coté de Notre Dame, résistons avec elle, souhaitons protéger ses habitants. J'ai apprécié découvrir les confins de son architecture avec Quasimodo, me dire qu'à mon prochain passage je regarderai différemment les gargouilles et recoins des étages supérieurs.

Au total : Un classique fascinant dans le fond et la forme, un style accessible et intemporel et des personnages fascinant par leur richesse de caractère. Je ne peux que le conseiller !

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9/26 : Lettre H Classique 670 pages

mercredi 25 mai 2016

"Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal

Un livre sur un sujet qui me parle, et dont les échos sont favorables. Je me suis laissée tenter.

Résumé


Couverture Réparer les vivants« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »
Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

 Mon avis

J'avoue être déçue par ce roman.

Le sujet est bien traité avec beaucoup de douceur et d'humanité, mais je n'ai pas accroché au style de l'auteur, et à sa manie de faire des digressions. A t-on besoin de savoir que tel infirmier est amateur de Karaoké et de chant dans sa vie privé, que celle ci a passé une nuit blanche du fait de son coté volage pour ressentir l'émotion de certains passages, et leur comportement ? Personnellement ces détails m'ont plus perdu que fait entrer dans l'histoire et m'a donné l'impression d'un bavardage sans but.

Les émotions des personnages sont le plus souvent très juste même si trop romancées. On vit la séance de surf avec les 3 jeunes hommes, l'attente et la massue qui tombe sur la famille de Simon.
L'ambivalence de la greffe est bien montrée que ce soit sur le plan des professionnels, notamment de l'acceptation de ce don en pleine tempête émotionnelle, que sur le plan de l'entourage à qui la décision se doit être rapide dans un temps qu'ils espèrent plus long.

J'ai apprécié ce regard juste des équipes qui se succèdent pour un même résultat, cette nécessité que chacun apporte sa touche pour atteindre le même but. Cependant, il est dommage de valoriser un seul médecin et infirmier de réanimation alors que l'équipe est souvent plus étendue. On retrouve une certaine glorification de la personne en oubliant le ciment des équipes notamment dans des services si difficiles. Et dans mon esprit, la médecin moderne doit oublier ce coté mise en avant d'une seule personne d'un service et favoriser l'équipe et les connaissances communes.

J'ai trouvé la seconde partie plus digeste, peut être m'étais-je habituée à l'écriture, attachée au personnage de Marianne et Ian et finalement était déçue de quitter ce roman. Je m'attendais à un dénouement plus long sur plein de points, et presque frustrée de ne pas savoir l'après. Avoir passé tant de temps dans les présentations de certains personnages et s’arrêter net au moment où les choses sont enfin en place. Choix déstabilisant à mon gout et qui conforte mon impression de bavardage sans but pour étoffer artificiellement le départ.


Au total : Un roman assez bavard sur un sujet sensible. Une fois passée le début, je me suis laissée entraîner dans cette aventure qui raconte mine de rien une aventure humaine fantastique.

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Lettre K 9/26 304 pages

mardi 24 mai 2016

"Aylus" (La voie des oracles, tome 3) d'Estelle Faye

Une lecture pré Imaginales. Une série que j'aime bien du fait de son contexte historique inhabituel et des divinités nombreuses présentes. Le tome 2 se termine par un gros cliffhanger et j'avais hâte de voir le dénouement de cette série. Je n'ai pas été déçue, trouvant que ce tome au dessus des précédents.

Résumé (A ne pas lire si vous n'avez pas terminé le premier tome !)

Couverture La Voie des Oracles, tome 3 : Aylus 


 L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles.




Mon avis (Risque de spoiler si vous n'avez pas lu les précédents) :

J'ai lu ce livre en 2 jours, très contente de retrouver Thya, Enoch et Aylus et motivée par les premiers avis franchement positif (notamment ici)
Le futur alternatif proposé par l'oracle brulée, fait froid dans le dos et joue sur le classique battement d'aile d'un papillon qui entraine une tempête.
J'ai aimé ce choix, et voir les personnages de manière différente, que ce soit Aedon qui prend une autre mesure, et dont les choix s'avèrent tout aussi douteux que les autres tomes mais dont la droiture s'avère être une de ses caractéristiques, ou Aylus perdu dans son don à s'en détacher de la réalité.

Ferions nous les même choix que Thya la jeune? Un peu victime de sa destinée et de son entourage, je l'ai trouvé plus touchante et humaine que la Thya des premiers tomes qui semblait détachée de tous les évènements notamment tragiques, alors que l'Oracle brulée par sa maturité m'a éblouie et j'ai bien aimé l'évolution de ce personnage dans ce tome et ses décisions.
On découvre une autre facette d'Enoch, de ses origines et ses pouvoirs. Lui aussi a gagné en maturité et j'aurais apprécié le suivre un peu plus dans ce tome, qui est centré sur Thya et Aylus.

La grande force de ce livre est dans son Panthéon, mélange de divinités celtes et grecques, ces dieux, un peu comme dans un jeu vidéo, dont  la puissance dépend du nombre d'adorateur. Apollon est touchant et démuni, Baal aussi noir qu'on puisse l'imaginer, Zeus et Poséidon comme frères peuvent l'être, bref je me suis retrouvé plongée dans mes cours de mythologie et j'ai apprécié ce que l'auteur a fait d'eux et de leur caractère.

Ce tome m'a semblé plus rythmé que les précédents, et moins linéaire (difficulté surmontée jusqu'à la prochaine), probablement aussi car les personnages sont plus nuancés, moins manichéens. Et surtout j'apprécie de lire des passages qui me donnent envie de relire les tomes précédents, d'y voir certains détails, actions sous un autre angle.

Au total : Un troisième tome qui clôt magnifiquement cette série en apportant un vrai souffle à l'histoire de Thya.

J'en profite pour féliciter le travail d'Aurelien Police sur toutes les couvertures de cette série.
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8/26 Lettre F 352 pages

dimanche 22 mai 2016

"La reine des neiges" (Les outrepasseurs, tome 2) de Cindy Van Wilder



J'ai découvert cette saga l'an dernier au moment des Imaginales. Je suis l'auteur notamment sur Twitter et je m'étais promis de lire ce second tome avant les Imaginales 2016, chose faite.

Résumé

Couverture Les Outrepasseurs, tome 2 : La Reine des NeigesLes Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…






Mon avis (Attention risque de spoiler si vous n'avez pas lu le premier tome)

J'avoue avoir eu du mal à me plonger dans ce second tome.

Le premier étant centré sur Arnaud et la malédiction des Outrepasseurs, nous faisons assez peu connaissance avec Peter, le personnage principal de ce tome. De plus ma mémoire n'étant pas très vaillante, j'avoue avoir eu du mal à me remettre en tête les différentes maisons et personnages associés. (Le petit glossaire à la fin du premier tome ne m'aurait pas forcément été de trop dans celui ci).

Une fois replongée dans l'histoire et notamment lorsque le lien entre les destinée de Peter et Arnaud m'ont semblé plus clair, j'ai dévoré les chapitres.
J'ai aimé découvrir d'autres Fés que le chasseur, notamment les Ferreux, mais aussi les Golem, découvrir en partie le fonctionnement de leur magie, et me laisser porter par les débuts de chapitres qui sont comme des légendes et qui m'ont rappelé l'assassin royal de R. Hobb.
La relation entre le Chasseur et Arnaud me déstabilise, m'éloigne de mon jugement initial. J'ai aimé les voir cohabiter, se maintenir à flot comme ils pouvaient.

Le personnage de Peter reste très adolescent dans sa rébellion et son rapport à son entourage mais il a un certain charme dans sa droiture (ou obsession). J'ai apprécié découvrir Noble sous un autre angle, le voir fragilisé et connaitre un peu mieux son passé, et regretté de voir aussi peu Shirley et Hermeline.

Le mode de fonctionnement des Outrepasseurs nous est révélé au fur et à mesure de l'histoire avec son système financier opaque, et les luttes de pouvoir. Réussir à rendre ce handicap une force et l'exploiter de manière assez cruelle, fait réfléchir à certaines situations actuelles.

L'univers décrit, que ce soit le Londres actuel très urbain, ou la mythologie réutilisée est riche et semble cohérent. Les clins d’œil nous amène en territoire connu avant de nous perdre car reprennent plus les références initiales que celles édulcorées de Disney.

Au total : Un second tome lent à démarrer mais qui permet de mettre en place toute l'organisation et différentes luttes des Outrepasseurs. La fin bien plus tonique donne envie de lire rapidement le troisième pour découvrir le dénouement final. L'univers est toujours autant travaillé, et c'est un plaisir de s'y plonger dedans.


SFF et diversité mini
Défi 2 : Littérature francophone mais non française

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7/26 Lettre V 368 pages

lundi 18 avril 2016

"L'enfant des cavernes" de Jean R Auel

Un livre que j'ai recu dans le cadre du club de lecture pour la réunion de Noel! Je me suis rendue compte que beaucoup de mes connaissances de la blogosphère avaient une certaine affection pour ce livre. Bref petite pression dans ma découverte tant les critiques étaient positives !

Résumé

Couverture Les Enfants de la Terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes / Ayla, l'enfant de la terreIl y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s'achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l'homme s'est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu'il est aujourd'hui. Il connaît l'outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s'abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d'harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d'un lion pour se réfugier auprès d'un clan étranger. On l'adopte. Très vite, les gestes et les paroles d'Ayla suscitent l'étonnement et l'inquiétude.



Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce roman qui me sort un peu des lectures du moment.
Suivre Ayla, c'est se laisser emporter dans la préhistoire grâce à l'écriture de J. Auel, pleine de descriptions immersives et de personnages attachants.

Le monde préhistorique est très bien décrit que ce soit au niveau de la faune que de la flore. Les différentes plantes, leur usage nous amène dans un retour à la nature, avec des messages de respect complètement décalé par rapport à certains de nos comportements actuels.
Par ailleurs la place d'Ayla est un message de tolérance assez fort tout au long du roman. Différente oui, mais les faits objectifs sont parfois plus forts que les préjugés.

Les personnages sont attachants dans son ensemble et l'immersion dans le clan se fait de manière très naturelle et fluide. Ayla est peut être agacante dans sa manière de tester les limites de manière quasi permanente mais elle est touchante dans son altruisme, sa volonté de comprendre le monde qui l'entoure.
La supériorité du Sapiens sur le Néandertal vire parfois au cliché de mauvais journaux scientifiques mais je me suis concentrée sur le versant roman et moins historique. (Et je pense que remis dans le contexte de l'écriture c'est moins flagrant)

Les autres personnages du clan forment une entité parfois peu distincte mais j'ai particulièrement apprécié Brun, Creb et Iza ainsi qu'Uba. Nous les suivons plus du fait de leur position dans le clan. Leur rapport aux animaux  par le biais de leur totem est intéressant et leur religion très animiste au final. Petit bémol, il y a forcément un méchant qui est surtout bête dans cette histoire mais assez acharné !

J'ai un peu plus tiqué sur la place de la femme dans leur société, et la banalisation de la violence à leur égard (mais ma connaissance de ce versant de l'histoire n'est pas vraiment très pointue) ...

Au total : Une immersion réussie au temps des Néandantals avec Ayla et l'ensemble de clan de l'Ours. Je lirai avec plaisir la suite de ses aventures.

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7/26 lettre A 544 pages

jeudi 31 mars 2016

Nymphéas noirs de Michel Bussi

Lu dans le cadre de mon club de lecture, un auteur dont on entend beaucoup parler et un thème qui me tentait.

Résumé


Couverture Nymphéas noirs
Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l'intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit tout et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.



Mon avis

Je lis assez peu de policier et j'avoue ne pas avoir particulièrement apprécié celui ci.

D'abord l'écriture, un récit à plusieurs voix où nous suivons une vieille dame avec des airs de conspiratrices, dont on sent dès le début que ce n'est pas la vraie méchante. Cette partie est écrite à la première personne et ne m'a pas vraiment intéressée du fait des trop nombreux effets d'annonce, dont je n'attendais rien.

Les autres points de vue sont à la troisième personne, nous suivons l’enquête de Laurenç Serenac sur le meurtre de l'ophtalmologue riche, cliché à lui tout seul du mec du Sud Ouest, policier dont l'instinct prime sur la logique, jeux d'humour avec son second qui m'a semblé tellement vu et revu... 
Enfin la petite Fanette, dont on sent que l'origine fait partie du mystère, mais qui n'a pas vraiment retenu mon attention. Il existe des digressions peu intéressantes sur ses copains de classe qui sont présentés comme des boulets mais rien de transcendantal.

J'ai été particulièrement agacée par les personnages. L'inspecteur qui drague à tout va, charmeur de belles femmes qui s'attire spontanément la sympathie de la plupart de la gent féminine, ou la maitresse qui cherche à séduire et à être sauvée, l'adjoint flic père et époux idéal, avec une lubie. L'image de la femme est d'ailleurs assez triste dans ce livre, elles paraissent peu combatives, femmes soumises à leur mari...

Le seul personnage intéressant a été à mon avis le peintre américain, ami mystérieux de Fanette et l'intrigue qui court autour, vrai personnage ou délire d'une enfant solitaire ?

Le vrai point positif de ce livre est la visite de Giverny et de ses alentours, les descriptions de la maison du Monet, du village et l'ensemble des informations de cette époque, qui semble bien documenté. J'ai aimé aussi découvrir le musée de Vernon et sa salle des impressionnistes!

L'enquête en elle même bénéficie d'un twist que je n'avais pas vraiment cherché donc anticiper, permettant de relier les  fils conducteurs. Il explique certains passages un peu bizarre sur les liens entre les  3 personnages féminins mis en avant.

La scène finale m'a désespéré de bons sentiments ... (L'amour toujours, je t'attendrai jusqu'au bout...) et n'étais pas vraiment nécessaire à mon avis.

Au total : Un roman policier très bien documenté sur les peintres impressionnistes, mais qui ne m'a pas vraiment convaincu ni donné envie de découvrir d'autres livres de l'auteur.

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Lettre B Policier 493 pages

mercredi 30 mars 2016

"L'opéra de Shaya" de Sylvie Laine

Un recueil de nouvelles dont j'ai lu beaucoup d'avis positifs. J'ai profité d'une promotion ActuSF pour me le procurer en numérique.

Résumé

Couverture L'Opéra de Shaya 


So-Ann, née dans un vaisseau spatial, a du mal à s’habituer aux coutumes étranges et contraignantes des mondes où se sont établis les humains. Alors quand elle entend parler de Shaya, cette planète où la faune et la flore sont en totale empathie avec ses visiteurs, elle n’hésite pas une seule seconde. Mais en vérité, qui s’adapte à qui ? Quels mystères se cachent dans ce monde qui semble idéal ?



Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles, alors que j'avais quelques appréhensions du fait du thème très "space opéra". J'ai trouvé ce recueil très homogène avec des pistes de réflexion sur la différence, le partage et découverte de l'autre. L'écriture est très douce et bien imagée.

Le premier texte est une novella et porte le titre éponyme. Le début de ma nouvelle m'a semblé un peu facile (je cherche un but dans ma vie et je croise le bon monsieur à peine arrivée sur une nouvelle planète qui me propose LA solution), mais dès l'arrivée sur Shaya, j'ai été transportée par et sur cette planète, ses adaptations et les personnages présents sur cette planète, leur fonctionnement. Le dénouement est déstabilisant, et nous pose la question du don de soi.

Le second texte : Grenade au bord du ciel, m'a moins convaincu. On découvre une lune inhabituelle et son exploration. La question du bonheur et de la quête de soi est mise en avant, un peu comme dans le texte précédent. Peut être le texte était-il trop court?

Le troisième texte : Petits arrangements intragalactiques fait partie des textes qui apportent une touche d'humour dans un recueil. Les sapinous, les bubons comestibles ont l'air de sortir d'une soirée sous substances illicites !

Le dernier texte : Un amour de sable est aussi poétique que le premier texte. La découverte de l'autre par le toucher, le partage font partie des thèmes abordés.

Au total : Un recueil de nouvelle SF homogène qui m'a fait voyager le temps de ma lecture. Je recommande !

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Lettre L : science fiction 192 pages
SFF et diversité mini
Consigne 19 : Lire un recueil de nouvelles SFFF
Challenge FrancofouChallenge Maison : CRAAA