Affichage des articles dont le libellé est Littérature japonaise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature japonaise. Afficher tous les articles

dimanche 23 avril 2017

"L'étrange bibliothèque" de Haruki Murakami


Murakami est connu pour ses récits plutôt orientés fantastiques avec des fanatiques et ceux qui n'accrochent pas (en tout cas, je le perçois comme tel). Il fait partie des auteurs qui me fascinent tout en ayant peur de faire partie de la seconde catégorie. J'ai déjà lu 'Underground' mais je ne pense pas qu'il représente vraiment les écrits oniriques de l'auteur, alors j'ai craqué pour ce petit livre illustré pour me mettre dans l'ambiance et sauter le cap de "Kafka sur le rivage".

Résumé

Couverture L'étrange bibliothèque 
Je m'assis sur le lit, m'enfouis le visage dans les mains. Pourquoi devais-je subir une telle épreuve ? Alors que j'étais simplement venu à la bibliothèque emprunter des livres !


 






Mon avis

Petit livre pouvant faire penser à un conte, il se lit vite tout en prenant le temps d'admirer les illustrations de ce livre avec plusieurs niveaux d'image.

J'ai aimé suivre le héros dans cette étrange bibliothèque et rencontrer avec lui la jeune fille et l'homme mouton.
Livre court mais finalement assez intense dans la situation improbable qu'il décrit.
Je suis tombée sous le charme de l'auteur et de son imagination, même si mes passages en bibliothèques risquent d'être un peu différent.
La question de la connaissance et de ses bénéfices est amenée de manière différente ainsi que son utilisation. L'importance des livres dans une société pour la transmission du savoir fait partie des messages que je retiendrais, dans une société où le numérique prend facilement la place.

Au total : Une découverte dans l'univers de Murakami, qui me convainc de tenter ma chance, un jour, avec Kafka sur le rivage.

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEglC7MDJR6g97bNCKmPubMoByqyl1mzNFdhPAIp6FKg4V7r12kXIyrTRSk074MIwcYmhr4TT3rTjjhuTN-mmw2vVPM9UGZDkrSLdy4oN2xdrcwtjgRj7p6DNSEhfFXyU1DtJefV0-YSK7wP/s320/abclogoshadow.gif
Lettre M : 73 pages

mercredi 3 juin 2015

"Underground" d'Haruki Murakami

Quand ce livre a été choisi pour le book club, j'ai eu un moment d'appréhension, car je ne suis pas sure d'apprécier le style de cet auteur, connu pour sa propension à flirter entre le réel et le fantastique.

Résumé

Couverture UndergroundLe 20 mars 1995 se produisait l'attentat le plus meurtrier jamais perpétré au Japon: en pleine heure de pointe, des adeptes de la secte Aum répandent du gaz sarin dans le métro de Tokyo, tuant douze personnes, en blessant plus de cinq mille.

Très choqué, mais aussi révolté par le traitement médiatique par trop manichéen de la tragédie, Murakami va partir à la rencontre des victimes et de leurs bourreaux: rescapés du drame et adeptes de la secte.

Au fil des entretiens apparaissent tous les grands thèmes chers à Murakami: l'étrangeté au monde, l'impossible quête d'absolu, le mal venu des profondeurs, ces little people présents en chacun de nous, incarnations des forces destructrices qui nous font basculer parfois vers l'irréparable..."


Mon avis

L'avantage de ce livre sur mes appréhensions est qu'il est ancré dans le réel, et qu'il n'y a pas une once de fantastique.

Je ne me souvenais plus de l'attaque du métro en 95 et donc je ne réalisais pas avant ce livre quel traumatisme il a pu être pour cette population. (D'un autre coté, lorsque je vois les évènements de janvier 2015, je comprends mieux cette éraflure)

Le roman est construit de manière très méthodique. Chaque chapitre présente la ligne, sa direction et  les témoignages des passagers qu'il a pu recueillir après une brève présentation des terroristes qui ont percé les sacs pleins de sarin. Chaque témoignage permet d'apporter un regard différent sur la même scène, et finalement assez identique. Il n'y a pas de franche différence de comportement entre tous, en dehors d'un Irlandais, qu'on reconnait par sa réaction qui pour la peine a déclenché une vague de panique.

Je retiens cette pudeur naturelle qui se manifeste par les difficultés à obtenir les témoignages, par l'absence de détail glauque dans le contenu. Leur obsession à aller travailler quelque soit leur état physique et moral est aussi impressionnante.
Dans nos discussions lors du book club, nous avons abordé à quel point leur métier était parallèle de leur place dans la société.
L'absence d'information de la population à la fois médicale et des agents du métro sur  les effets du gaz sarin s'observe bien dans les explications qu'il trouvent pour expliquer leur malaise (migraine, rhume ...) et leur incompréhension à ce geste.



La seconde partie interroge l'autre coté, et a été ajouté dans un second temps pour l'équité de la parole. Entre l'auteur donne son avis, assez brièvement, et donne la parole à 2 médecins.
On note de la partie des membres de la secte, cette absence de remords, leur coté exclus de la société traditionnelle et la recherche d'identité trouvée chez Aum, leur difficulté à en sortir. Et la diminution de la neutralité de l'auteur.

Au total : Un livre sur les attentas du métro de Tokyo, une vision assez troublante de la société japonaise, qui met en avant nos différences de culture.

http://s17.postimg.org/yaczq617j/Un_genre_par_mois_mai.jpg

samedi 28 février 2015

[Manga] Pluto de Naoki Urasawa & Osamu Tezuka

Un manga qui a très bonne presse chez des blogopines avec un fond de SF.

Résumé


Couverture Pluto, tome 8 Editions Kana (Big) 2011Couverture Pluto, tome 7 Editions Kana (Big) 2011Couverture Pluto, tome 6 Editions Kana (Big) 2011Couverture Pluto, tome 5 Editions Kana (Big) 2010Couverture Pluto, tome 4 Editions Kana (Big) 2010Couverture Pluto, tome 3 Editions Kana (Big) 2010Couverture Pluto, tome 2 Editions Kana (Big) 2010


Couverture Pluto, tome 1 Editions Kana (Big) 2010

Le très puissant robot Mont-Blanc a été détruit sans que l'on sache par qui ou par quoi. Au même moment, un des cadres de groupe de défense sur les lois sur les robots est assassiné...
Deux affaires sans relation apparente... ? Pourtant, sur les lieux du crime, c'est le même ornement en forme de cornes qui a été retrouvé.

Le meurtrier est-il un homme ou un robot ?! Selon les lois sur les robots, c'est impossible, les robots ne peuvent s'attaquer aux hommes. Voilà une affaire sans précédent, étrange et compliquée et c'est l'inspecteur-robot Gesicht qui en est chargé ! Gesicht ne va pas tarder à découvrir l'objectif du meurtrier : éliminer les sept robots les plus forts du monde... dont lui-même, Gesicht, fait partie !


Mon avis

Je fais un avis global après avoir terminé les 8 tomes.
C'est ma première série réellement terminée en manga, et j'ai pris une bonne claque.

Par l'histoire qui est dense, riche, j'ai beaucoup aimé les différents robots, apprendre à les connaitre dans leur environnement, voir leur implication dans la guerre de Perse et leur différentes sensibilités. Tous ont vraiment leur propre histoire et personnalité, ce qui surprend même les humains de cette époque.
Gesicht l'inspecteur principal est marquant par son passé, sa manière de réfléchir et son investissement dans l’enquête et nous ouvre la porte du monde des robots, de leur concepteur répartis sur la planète entière et de l'objectif initial de cette création. Certains personnages sont particulièrement touchants, notamment Epsilon et sa vision de paix. Au delà de l'aspect futuriste robotique, la notion de retentissement sur les populations de la guerre est intéressante à découvrir.
Les relations entre les robots sont aussi bien amenées. Dans le petit monde des robots quasi-humanisés, on voit les liens d'amitié qui se sont crées au fil du temps et de leur vécu commune.

Le fil conducteur se dévoile au fur et à mesure et éclaire les premiers tomes qui peuvent sembler initialement découses. J'ai beaucoup aimé la construction progressive de l'histoire, la montée des tensions internationales et de l'enquête.
 

Les graphismes sont assez simples sur le plan des visages et des expressions, mais sont riches dans les paysages, les détails de certaines destinations

Au total : Une très bonne série (terminée) dans un monde futuriste où les robots apprennent les émotions. Un bon policier et une enquête qui se déroule à un rythme soutenu !

jeudi 15 août 2013

Manga Time




Rien ne vaut quelques mangas en période de difficultés de lectures...

J'ai donc lu :

"Nana" d'Ai Yazawa tomes 4 (?) à 17
Couverture Nana, tome 10J'ai été très étonné du rebondissement dans le tome 9 qui fait changer totalement de direction l'une des Nanas, puis du tome 15. J'ai parfois du mal à cerner Hachi, mais je pense qu'il me manque des références culturelles sur la vie japonaise. Finalement, l'histoire est centrée sur les 2 Nanas, mais tous les autres ont leur importance et sont  bien développés, j'aime particulièrement l'évolution de Shin, et ne comprends pas vraiment le comportement de Takumi, que l'on ne voir qu'à travers les yeux des 2 Nanas. Je suis agréablement surprise du fait que les tomes arrivent à se renouveler dès qu'une pointe de lassitude me guette !
On continue donc !
Couverture Nana, tome 11










"Je ne suis pas un ange" tome 1 d'Ai Yazawa
Bon j'ai carrément moins accroché, beaucoup plus classique, que ce soit le cadre (un lycée japonais, avec costumes et traditions (un poil américaine non?), ou les protagonistes qui sont assez classiques, le bad boy au grand cœur, ce n'est pas nouveau, avec un héroine qui frise l'hystérie dans certains moments. Bref pas mon genre (mais pas une mauvaise lecture non plus :p) et un peu longuet sur certains passages...



Couverture Une sacrée mamie, tome 01
"Une sacrée mamie "Tome 1 à 3 de Yoshichi Shimada et Saburo Tahihawa

J'ai beaucoup aimé ce tome qui nous transporte dans un Japon rural et pauvre, loin de l'image que j'en ai. La relation entre Akihiro et sa grand mère est vraiment bien menée, l'évolution du jeune garçon donne envie de poursuivre cette série !





8/20

lundi 14 janvier 2013

Manga Time [1]

Comme je participe au Baby challenge Manga, mais que je ne suis pas sure d'avoir le temps ou le courage de faire un article à chaque fois, donc un petit récapitulatif mensuel me parait assez adapté !



Bride Stories tome 4 de Kaoru Mori

Une des rares séries que j'ai acheté.

On poursuit la découverte de la steppe orientale, et on fait la connaissance de 2 jumelles, qui sont épuisantes même à travers le livres et leur dessins, mais touchantes malgré tout.
J'aime comment cette série témoigne du rôle des femmes et cette impression que le mariage est la seule voie possible à cette époque.
Les dessins sont toujours aussi fouillés, mais je suis assez gênée parfois de cette impression de cri permanent notamment quand les jumelles s'expriment. L'histoire est soit plus vivante mais ça m'a perturbée...

Bref une série que j'aime bien et que je poursuivrais !





 
Sailor Moon : 1- Métamorphose de Naoko Takeuchi

Je crois que ce que j'ai aimé ce tome c'est le souvenir de la série TV que je suivais intensément dans mon enfance, car ce manga est assez fouillis, j'ai eu du mal à m'y retrouver dans les personnages.
 Sailor Moon est franchement agaçante et j'ai eu cette sensation que les personnages hurlait tout le temps (oui là aussi...).
Les traits de dessin m'ont semblé moins précis en dehors de quelques planches franchement travaillées, et l'histoire est assez floue je trouve, on comprend la quête globale, vu qu'elle est répétée à chaque chapitre, mais le hasard fait bien les choses pour la révélation des ses "copines" et la succession des évènements est assez décousue, tout en suivant toujours le même schéma.
Accessoirement, la lecture se fait à l’européenne, ce qui est finalement assez déroutant !

Bref assez mitigée au final ! 

 



Vinland Saga tome 1 de Makoto Yukimura

Encore un manga qui ne se déroule pas au Japon, mais en Europe.
On se retrouve plongée dans l'histoire Viking, avec des batailles contre les francs, des légendes anciennes notamment sur Vinland et la découverte de l'Amérique par les Vikings.
J'ai bien aimé découvrir Thorfinn, puis Thors son père, l'histoire de leur famille, et le poids des traditions.
Les dessins sont agréable et bien détaillés, notamment pour les drakkars. On sent que l'auteur s'est bien renseigné sur ce sujet, notamment grâce à de petites notes permettant de préciser certains détails de vocabulaire.

Une série que j'aimerais bien poursuivre. 







Nana, tome 1 d'Ai Yazawa

Un manga qui se passe au japon et qui retrace la vie de 2 jeunes filles se prénommant Nana, et leur vie amoureuse dans la fin de l'adolescence, début de la vie adulte.
J'ai beaucoup aimé le thème abordé avec pas mal de pudeur, notamment en ce qui concerne les relation entre jeunes filles et hommes plus murs. Je me suis sentie pour le coup vraiment dépaysée et partie pour découvrir certains codes de la société japonaise.
Comme petit défaut, je regrette que les dessins entre les 2 histoire soient si semblables et que les personnages de la première peuvent se confondre avec ceux de la seconde.
Bref, une autre série que je vais poursuivre. Vive la bibliothèque !


Babychallenge : 3/20

dimanche 13 janvier 2013

[Haiku] [1]


Quand Ambroisie et Skelarth ont proposé comme thème le Haiku pour le mois de janvier, je me suis acheté, très enthousiaste un recueil sur le sujet !



Bon, force est de dire que la poésie et moi, il y a comme une sorte d'incompréhension. Je suis incapable de passer des heures à réfléchir aux métaphores et autres figures de style inhérent à ce style.

Donc, j'ai feuilleté ce livre qui est construit autour des saisons, lus quelques rimes ambiance libellule, neige ou nouvel an, et plutôt que de m'astreindre à le finir pour le mois de janvier, je me dis que je vais mettre celui qui correspond le mieux à mon dimanche/semaine !







Bref cette semaine, je vous propose un haïku de Bashô :

Désolation hivernale - 
dans un monde à teinte uniforme
le bruit du vent

10 jours de temps gris, pluvieux depuis le début d'année...

samedi 29 décembre 2012

"La traversée du temps" de Yasutaka Tsutsui

Acheté lors du salon du livre de Montreuil début décembre, ce livre m'a fait de l'oeil par sa couverture et son résumé.

Résumé :
4ème de couverture que j'ai un peu raccourci


Kazuko, la sérieuse et appliquée Kazuko, aurait-elle soudainement perdu la tête ? Depuis quelque temps, elle n'est plus sûre de rien.(...) 
Kazuko a l'impression de savoir à l'avance ce qui va se passer, comme si elle avait fait un saut dans le temps... Un jour, son calendrier s'est détraqué. Elle rangeait la salle de sciences naturelles quand elle a cru percevoir une silhouette, une ombre noire, avant d'être envahie par une odeur douce et nostalgique, comme de la lavande, puis elle s'est évanouie...
Il lui faut maintenant convaincre ses amis, Goro et Mazaru, ainsi que son professeur de sciences, qu'elle n'est pas folle. Et surtout découvrir d'où lui vient cet étrange pouvoir...


 




Mon avis

Je n'ai pas vu le film issu de ce livre, mais j'avoue qu'après cette lecture, je serais intéressée de le visionner.

On découvre Kazuko, jeune élève de 15 ans, et ses 2 amis Masuro et Goro dans leur quotidien scolaire, jusqu'à ce qu'un évènement étrange, teinté de parfum change le cours de leur vie bien réglée.

Ce livre aborde le voyage dans le temps, et on se démène avec Kasuko pour comprendre ce qui arrive, comment et les implications de ces voyages.
Les quatre personnages sont attachants et semblent bien représenter la jeunesse nippone, Kazuko, jeune fille déterminée, et assez intrépide, Goro, petit nerveux, Masuro grand réveur, et Mr Fukushima, professeur de bon conseil.
L'histoire a un petit coté déjà vu mais l'écriture est simple, les pages se tournent vite et on se laisse emporter dans la vie de ces personnages.

C'est un livre jeunesse assez court, donc je n'en dirais pas beaucoup plus mais j'ai bien aimé suivre l'évolution de Kazuko et ses amis, et les dessous (assez simples) de l'histoire.

Au total : Un livre sur le voyage dans le temps version lycée nippon.

Quartier libre de décembre
Le Winter Time challenge de Lhisbei
http://rsfblog.canalblog.com/archives/2012/12/06/25745692.html#comments

dimanche 11 novembre 2012

"La chambre rouge" de Edogawa Ranpo

Il y a des challenges, que je poursuis tranquillement et facilement malgré leurs contraintes. Celui d'Ambroisie et de Skelarth sur la découverte du Japon en fait partie.
Je l'avais quelque peu négligé (voir oublié) quand un post d'Hélène m'a rapellé à mes lectures.
Le thème du mois n'est pourtant pas dans mes favoris : Le policier, mais après un passage à la bibliothèque, ce petit livre a retenu mon attention.

Résumé

4ème de couverture :
(...) On retrouvera dans ces cinq récits -les plus célèbres d'Edogawa Ranpo- la même atmosphère et le même gout pour les mises en scène fantastiques et obsessionnelles que dans La proie et l'ombre : une logique implacable qui fait du crime une voie esthétique, où s'entremêlent perversion sexuelles, cruauté raffinée, manies et délire mentaux.








Mon avis :

Je lis assez peu de policier, alors que chaque lecture de ce genre me convainc le plus souvent, contrairement au thriller.
La chambre rouge est un recueil de 5 nouvelles, écrite dans les années 1920. On y retrouve les influences européennes et notamment quelques allusions à Sherloc Holmes.
Chaque texte est précédé d'une remise en situation de son époque et de l'accueil de la nouvelle.
Je ne ferais pas de résumé de chaque nouvelle, vue qu'elle font une vingtaine de pages chacune. Elle nous plonge toute dans l'ambiance japonaise du début du siècle et déroge chacune du meurtre/enquête/résolution ce qui en fait une lecture assez déroutante mais agréable.

La chenille nous rappelle les conséquences de la guerre, aussi dans leur pays et le vécu des "héros". Assez glauque, elle nous plonge dans ce recueil de manière froide et efficace.
La chaise Humaine, plus psychologique m'a carrément fait froid dans le dos !
Deux vies cachées m'a surprise dans la chute et pose la question de la manipulation et de l'amitié.
La chambre rouge m'a rapellé les bandes dessinées "Green Manor" dans leur ambiance
La pièce de deux sens est finalement plus classique-européenne.

Au total : Une plongée dans la littérature policière japonaise du début du 20ème siècle assez efficace et rapide.




vendredi 27 juillet 2012

[Manga 1] Thermae Roma de Mari Yamazaki


Mon premier manga ! Premier tome d’une série de 3, il établit un parallèle entre l’utilisation des bains de la Rome antique et du Japon.

Résumé :

Lucius Modestus, architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!! Entre stupeur et émerveillement, Lucius parviendra-t-il à mettre à profit cette fantastique découverte pour relancer sa carrière ?




Mon avis : 
 
Acheté plus sur un coup de tete que sur un conseil, je me suis lancé dans Thermae Roma pour ma découverte des mangas, car le thème et la couverture m’inspirait. 

Je suis donc incapable de comparer par rapport à d’autres mangas, mais j’ai bien aimé cette lecture (même si comme je suis une boulette j’ai débuté par la fin, avant de me rendre compte que je ne comprenais rien au bout de 2 pages…).

On plonge dans l’époque romaine, avec je pense des codes mangas, notamment dans les dessins et expressions de certains personnages. Lucius, architecte se transporte dans l’époque actuelle japonaise à chaque bain qu’il prend et adapte ses visions à l’époque romaine.

J’ai beaucoup aimé la comparaison de la signification du bain entre les romains et les japonais modernes, l’utilisation des sources chaudes.

La trame de l’histoire n’est pas très développé et les situations se répètent un peu mais pour une découverte mangaesque, ca m’a donné envie de continuer.

Au total : Un manga entre la Rome antique et le Japon actuel qui exploite des codes des 2 époques.

Une découverte pour le challenge Sur les pages du Japon de Kesako

 

dimanche 22 avril 2012

"Le voyage à Bordeaux" de Yoko Tawada


S’inscrire à des challenges qui ont pour objectif la découverte, c’est lire des livres improbables, choisis au pif dans ma bibliothèque municipale.

Ce livre fait donc partie du challenge Sur les pages du Japon, organisé par Kesako du livre et ce mois ci, nous devions choisir un/une auteur participant au salon du livre. Pour mémoire, il faut publier un article par mois sur un thème précis, nous permettant de découvrir le Japon.

Résumé

Yuna souhaite changer d’horizon : son amie Renée lui propose de se rendre à Bordeaux pour y apprendre le français en logeant dans la maison laissée vacante par son beau-frère, Maurice. Accueillie par celui-ci, Yuna découvre Bordeaux, mais parcourt surtout au fil des pages le labyrinthe de ses souvenirs faits de multiples rencontres, d’amitiés durables ou éphémères. Sur son carnet, les idéogrammes de sa langue maternelle lui servent encore de fragile aide-mémoire.






Mon avis

Je crois que je n’ai jamais lu de livre d’auteur japonais, en dehors de Mémoire d’une geisha, de Yuki Inoue donc je suis loin d’être une spécialiste. Petit préambule qui j’espère permet d’expliquer pourquoi j’ai du mal à écrire cet avis.

J’ai aimé, on va commencer par le positif, les idéogrammes qui séparent les différents paragraphes, pas de chapitres, de section de sous partie, par contre des idéogrammes où on se prend à chercher le lien entre ces bâtonnets et le paragraphe, à comprendre leur signification.
Un des objectifs de l’auteur, dixit le 4ème de couverture, qui en raconte beaucoup trop d’ailleurs, est de mettre en avant certaines différences de culture occidento-orientale, vu que Mme Tawada écrit à la fois en allemand et en japonais.

L’histoire en elle-même est une succession de divagation dans les souvenirs de la narratrice, un mode assez particulier de récit, mais les idéogrammes permettent de faire voguer notre esprit, un peu comme Yuna, un peu comme je suis capable de le faire. Je pense que c’est grâce à ca que j’ai réussi à accrocher à ce livre, car je me rends compte que finalement, je n’ai aucune idée ou presque de la chronologie des différents évènements racontés, ni de l’âge ou de l’apparence physique de Yuna

Ce livre fait typiquement partie de ceux que j’entame puis je repose sans jamais rouvrir, avant de le ranger consciencieusement en me disant que je le recommencerais plus tard, pas parce qu’il ne me plait pas, juste parce qu’il n’y a pas l’étincelle qui donne envie de poursuivre.

Je l’ai terminé, car je devais le rendre à la bibliothèque avant mardi, mais je ne suis pas sure que la fin m’aurait manqué. Car pour moi, il n’y a pas vraiment de fin, il reste énormément de questions à la fin de ce livre sur Yuna, sa vie.

Il y a quelques passages qui m’ont fait sourire, notamment le distributeur de fruit et la suédoise du train, rares passages qui m’ont permis d’imaginer les scènes.

Au total : Un livre reposant dans sa lecture mais qui risque de ne pas me laisser de grand souvenir d’ici peu.

Pour le mois de mai : Adepte du bentô, fan de sushi ou grand buveur d'alcool japonais, invitez-nous à votre table par le biais d'une recette que vous avez préparé ou que vous avez vu.



jeudi 27 octobre 2011

"Mémoires d'une geisha" de Yuki Inoue


Lu dans le cadre du Book Club de livraddict sur le Japon



Résumé : 
4ème de couverture

Née en 1892, vendue à l'âge de huit ans, Kinu Yamaguchi fera l'apprentissage du dur métier de geisha. C'est un peu l'envers du décor qu'elle raconte : avant de porter le kimono de soie, il lui faudra vivre un apprentissage rigoureux, étudier tous les arts de divertissement et endurer pour cela privations, exercices physiques traumatisants, soumission aux coups sous les ordres de la " Mère " et des " grandes sœurs ". Après son initiation sexuelle, elle s'enfuira, puis reviendra vivre dans le " quartier réservé " avant de devenir elle-même patronne d'une maison de geishas. Récit bouleversant, description édifiante de la vie de tous les jours dans l'intimité d'une okiya, avec ses cérémonies, ses coutumes, ses fêtes et ses jeux. On y entend des histoires de plaisirs, de chagrins, de courage aussi, qui éclairent sous un jour nouveau ce monde fermé sur lequel l'Occident ne cesse de s'illusionner.

Mon avis

Je ne connais quasiment rien à la culture japonaise, ni même à l’histoire du Japon, cependant j’ai bien aimé ce livre qui suit la vie de Kinu, une jeune fille devenue geisha, à la suite d’un apprentissage difficile puis propriétaire d’une maison de geisha.

Je ne connaissais que le visage poudré et les kimonos de ce métier, et au final, sous des aspects de garante des traditions japonaises, se cache une éducation difficile, souvent après « la vente » des petites filles par leur famille (d’origine sociale défavorisée) à une maison de geisha qui « investit » dans leur éducation, et qu’elles devront rembourser une fois devenue adulte. La frontière entre esclavagisme/prostitution et vie de geisha est très difficile à cerner notamment à notre époque ou le droit des femmes et des enfants est plus présent et dans une société avec une culture et des traditions très différentes des notres. Le livre met cependant bien en avant, ce contrat déséquilibré signé par la famille des jeunes filles avec le remboursement de sommes qui s’étalent sur 5 à 10 ans facilement. Kinu nous parle de la « chance » qu’elle a eu de rester toujours dans la même maison, de ne pas avoir été revendu et d’avoir été dans une maison dite de première classe.

La première partie raconte l’enfance de Kinu jusqu'à son intronisation en tant que geisha officielle. La seconde, sa vie de geisha jusqu’à son arrêt puis la création de sa propre maison. Tous ses événements sont rythmés par l’histoire du Japon, entre guerre Russo-japonaise, crise boursière et seconde guerre mondiale, crise boursière de 1929.

Kinu reste une femme volontaire qui malgré le peu d’accès à l’éducation (autre que celle des arts) a appris à lire et a essayé de s’intéresser au monde extérieur, même si sa rencontre avec celui-ci sera difficile. Le récit est à la troisième personne, écrit comme un témoignage de l’époque avec peu de retranscription des paroles de Kinu.

Je reste presque marquée de voir à quel point la prostitution était présente dans cette catégorie sociale, ainsi que quasiment la polygamie avec le concept de protecteur. Les contrats signés entre les parents et la maison de geisha restent aussi très hors d’époque actuelle, même si on peut les rapprocher des escorts girls… 
Cependant, il reste le seul livre que j’ai lu sur ce métier et rapporte uniquement une période donnée dans un quartier donné, la vision de ce livre est centrée sur sa propre expérience à Kanazawa et elle note les progrès dans la considération de ce métier, et son abandon progressif.

J’ai aussi été marqué par la manière dont ce livre pointe les inégalités sociales dans ce pays au début de XXè siècle, avec l’abnégation et la résignation de certains personnages dans leur vie et dans leur espoir (notamment le frère de Kinu) et dont le lien familial pourtant très étiré dans leur enfance est resté fort. Kinu reste proche de sa mère et surtout de son frère et de sa sœur, participant même à l’éducation d’une de ses nièce, et est soutenue dans son projet de création d’une okiya par sa sœur elle-même geisha.

Au total :  Un livre nous montrant à travers un témoignage la vie des geisha du début du XXè siècle.