Affichage des articles dont le libellé est Challenge SFFF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Challenge SFFF. Afficher tous les articles

lundi 18 septembre 2017

"La servante écarlate" de Margaret Atwood

Intriguée par le regain d’intérêt pour ce roman, je l'ai lu (lentement mais surement en un bon mois) avant de découvrir la série télévisée.

Résumé 

Couverture La servante écarlate 
Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.





Mon avis

J'ai beaucoup apprécié cette dystopie dont certains codes sociétaux font écho à la place de la femme dans certaines sociétés actuelles et passées.

Sans être un roman féministe, j'ai apprécié découvrir le rôle attribué à chaque femme, et regrette que le roman soit centré sur un seul personnage. Defred est en effet un personnage troublant, et très réel dans sa soumission avec une pointe de transgression et met bien en avant la difficulté d'entrer vraiment en résistance, du fait des moyens de pression utilisées par les oppresseurs.

La description de la société, de la manière dont elle s'est construite ressemble un peu à l’Allemagne nazie, référence qui est confortée par la postface (qu'il faut absolument lire car elle éclaire le récit d'un œil extérieur et apporte des réponses à certains flous). Le rôle de la femme dans sa fonction procréatrice est mis en avant par le personnage principal, mais l'entourage notamment les Martha ou les domestiques restent assez mystérieuse. On sent l'oppression sous le coté lisse de la société, et les privilèges de ceux au pouvoir et qu'ils font tout pour conserver. J'ai trouvé interessant d'avoir à la fois le quotidien très monotone des servantes et de découvrir aussi l'envers du décor. Les personnages secondaires apparaissent au gré des "rencontres" de Defred, notamment selon l'évolution des familles dirigeantes et parfois apportent un éclairage complémentaire.
La place de l'enfant y est surtout abordée par le stade foetus, et il est troublant de voir qu'il est central sur ce plan là, mais que l'enfant en lui même semble détaché des préoccupations des personnages dirigeants.

Par ailleurs, l'arrivée au pouvoir des extrémistes religieux se fait par flash back régulier et montre la diminution progressive des libertés ayant permis l'instauration de cet univers. J'avoue avoir eu un peu de mal au départ avec le style froid de la narratrice et les retours au passé incessants, mais après quelques chapitres, l'alchimie se fait et les deux versants de l'histoire qui se complètent nous tiennent en haleine.
J'en profite pour saluer la fin du roman qui surprend par son ouverture.

J'ai commencé la série (épisode 5 au moment de l'écriture de l'article) et je trouve vraiment intéressant la manière dont elle complète le roman, notamment sur certains personnages secondaires, comme Moira ou Deglen. Les femmes y sont vraiment mises en avant, dans leur lutte contre l'oppression et paraissent moins passives que dans le roman.
La société y est aussi développée progressivement, et les flash back plus étoffés.

Au total : Une série et un roman qui amène une réflexion sur la place de la femme dans son coté maternel et sur la manière de résister.






dimanche 18 juin 2017

"Bouddica" de Jean Laurent Del Socorro


J'avais beaucoup aimé le "Royaume de vents et de colères", j'étais donc assez pressée de découvrir ce livre sur un personnage que je ne connais que par le biais d'un jeu vidéo.

Résumé

Couverture BoudiccaAngleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.




Mon avis

Un petite plongée dans l'Angleterre celtique ? Voila un livre qui complète bien mes dernières vacances dans la campagne et le sud de ce pays.

Contrairement à son précédent roman, Bouddica est centrée un seul personnage, féminin, redécouverte dans un second temps comme pilier de la lutte anglaise contre Rome.
Reine celte, on découvre par son histoire une partie des us et coutumes de ce peuple, notamment leur religion et l'importance des druides dans leur organisation sociétale. On peut être surpris de l'équivalence de traitement entre hommes et femmes d'ailleurs alors que la société romaine était dirigée uniquement par des hommes. L'antagonisme entre les 2 sociétés est assez bien décrit, et notamment par les incompréhensions suscitées.

Le récit est court et composé de 3 parties, comprenant les étapes clés de sa vie. Son enfance et l'apprentissage de sa condition de reine, une période de transition avant que la fibre celte ne réapparaissent et que sa condition de colonisée ne la dépasse.

J'ai aimé suivre l'évolution de cette femme entière et droite, dont l'enrichissement personnel n'est pas sa priorité, mais sa liberté. Même si l'histoire est probablement romancée (la courte bibliographie de fin montre le peu de document disponible sur cette héroïne), j'ai apprécié découvrir cette guerrière, reine des Icènes avant tout et refusant les compromis en sa défaveur. Elle porte les interrogations de chacun face à un envahisseur, faut il se soumettre et protéger un maximum de citoyen ou se battre pour sa liberté coute que coute. Que vaut la parole de l'envahisseur, quel est le bon moment pour refuser l'oppression ?

Au total : Un livre court centré sur une guerrière, assez moderne dans ses réflexions. Un peu moins prenant que le livre précédent, mais une bonne lecture plutôt historique que vraiment imaginaire.




dimanche 16 avril 2017

"Le livre de Perle" de Timothée de Fombelle

J'ai découvert cet auteur par ma lecture de Tobie Lolness dont la blogosphère était extremement positive et j'avais beaucoup aimé cet univers onirique.

Résumé

Couverture Le livre de PerleTombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas?

Mon avis

Le livre de Perle est un conte de fée moderne en gardant certains codes.
Le livre est découpé en 3 parties, et une fois plongé dedans, il est difficile d'interrompre sa lecture.

J'ai aimé le personnage de Joshua Perle qui donne son nom au roman. Vendeur de Guimauve dans le Paris des années 30-40s, son personnage et son évolution sont vraiment le point fort du livre.
On voyage en France, mais aussi dans un monde imaginaire, où un prince tombe amoureux d'une fée avec des ennemis qui essaient de les séparer. La fée prend sa place progressivement dans le récit, pour devenir bien plus qu'une princesse de conte classique. Le lien entre les 2 mondes est ténu et la recherche d'objets confirmant l'existence du monde féérique nous replonge un peu dans l'enfance, et la pensée magique.

Comme lors de ma précédente lecture, j'ai été touchée par l'écriture si poétique de l'auteur, par la cohérence de son univers et les caractères si complexes de ses personnages.
J'apprécie les livres étiquetés jeunesse qui m'ouvrent l'esprit et apporte des pistes de réflexions sur différents thèmes, notamment la mémoire, la place des contes dans notre vie, les héros ordinaires du quotidien ...

Au total : Une nouvelle plongée dans l'univers si particulier de Timothée de Fombelle. Une lecture riche et intense.

jeudi 21 juillet 2016

"I.R.L" d'Agnès Marot

Livre acheté lors des Imaginales 2016, je l'ai lu assez rapidement attirée par le thème abordé et les échos plutot favorables.

Résumé


Couverture I.R.L.Chloé Blanche a grandi à Life City. Comme tous ses habitants, elle ignore qu'ils sont filmés en permanence. Elle ignore qu'ils sont un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. Elle ignore qu'ils sont les personnages de Play Your Life, l'émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. Elle ignore surtout à quel point ils sont manipulés. Lorsqu'elle rencontre Hilmi, le nouveau à la peau caramel, elle tombe immédiatement amoureuse. Mais ceux qui tirent les ficelles ne le lui destinent pas. C'est ainsi qu'elle découvre la nature de tous ceux qui vivent à Life City : les personnages d'un immense jeu vidéo




Mon avis

J'ai beaucoup joué aux Sims, sur ordinateur, ou plus récemment sur tablette. Ce livre apporte une vision assez futuriste de ce jeu, mélangé à priori avec Truman Show, film que je n'ai jamais vu mais qui me tente du coup !

J'ai aimé la structure du roman en 3 parties et les aller-retour dans différents moments de la vie de Chloé. La première met en place l'intrigue, et j'ai été assez surprise par l'évolution de l'histoire et notamment l'existence de la troisième partie. Il existe des petits clins d’œil qui pourront faire sourire le lecteur (comme l'adresse du personnage de Cindy !)

Chloé, adolescente IA avec des sentiments, se dévoile à nu aux habitants du monde réel qui la dirigent. Le récit débute donc avec des passages plein de lucidité où elle revient sur certains éléments de sa vie pour mettre les gens face à leur voyeurisme et à leur décision qui ont impacté sa vie sans que ceux ci ne réalisent vraiment les implications.

Renverser une structure en place, motiver les foules pour être suivie fait partie des difficultés que rencontre Chloé et j'ai apprécié que certaines choses ne se déroulent pas comme désiré et qu'elle échoue dans certaines situations.
Ses relations avec les différents types de personnages évoluent et on sent son évolution dans ses choix. Une IA proche de l'humanité et la question de leur place dans la société est bien amenée.
Sous ce personnage la question de l'intelligence et de l'humanité est soulevée. La place du divertissement dans notre quotidien, notamment dans l'observation des autres humains à leur semi insu aussi.

Malheureusement les personnages qui tournent autour de Chloé ne sont pas assez étoffés à mon gout. J'aurais aimé percevoir le point de vue d'autres personnages du réel pour un peu plus de profondeur. Notamment, l'opposant de Chloé a ce coté manichéen un peu agaçant, mais représente à mon sens certains de nos dirigeants, plus intéressés par le contrôle des masses et leur profit personnel que par les humains. De même j'ai assez peu apprécié le personnage de Link, que j'ai trouvé assez transparent au fil du récit malgré son rôle clé.

Au total : Un roman adolescent qui pose les questions des répercussions de la télé réalité et de la limite de l'humanité dans les personnages virtuels. Sujets actuels et bien amenés.


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZIaX9EOyeLMLIvhltZNabpfHVoQlj_mVUV0rPZOUI63ERGclENgD_eF80OvQi7RBNPNF-dH8pK_i3dLXRc4XOMWh6UKThwP0udBuz5DSWDTOa3Lv4SPNxVEabzAT03gUgmwM4PuBJbj7u/s320/abc2016.jpg
Lettre M 442 pages

logo diversité petit
  1. Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant.


mardi 24 mai 2016

"Aylus" (La voie des oracles, tome 3) d'Estelle Faye

Une lecture pré Imaginales. Une série que j'aime bien du fait de son contexte historique inhabituel et des divinités nombreuses présentes. Le tome 2 se termine par un gros cliffhanger et j'avais hâte de voir le dénouement de cette série. Je n'ai pas été déçue, trouvant que ce tome au dessus des précédents.

Résumé (A ne pas lire si vous n'avez pas terminé le premier tome !)

Couverture La Voie des Oracles, tome 3 : Aylus 


 L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles.




Mon avis (Risque de spoiler si vous n'avez pas lu les précédents) :

J'ai lu ce livre en 2 jours, très contente de retrouver Thya, Enoch et Aylus et motivée par les premiers avis franchement positif (notamment ici)
Le futur alternatif proposé par l'oracle brulée, fait froid dans le dos et joue sur le classique battement d'aile d'un papillon qui entraine une tempête.
J'ai aimé ce choix, et voir les personnages de manière différente, que ce soit Aedon qui prend une autre mesure, et dont les choix s'avèrent tout aussi douteux que les autres tomes mais dont la droiture s'avère être une de ses caractéristiques, ou Aylus perdu dans son don à s'en détacher de la réalité.

Ferions nous les même choix que Thya la jeune? Un peu victime de sa destinée et de son entourage, je l'ai trouvé plus touchante et humaine que la Thya des premiers tomes qui semblait détachée de tous les évènements notamment tragiques, alors que l'Oracle brulée par sa maturité m'a éblouie et j'ai bien aimé l'évolution de ce personnage dans ce tome et ses décisions.
On découvre une autre facette d'Enoch, de ses origines et ses pouvoirs. Lui aussi a gagné en maturité et j'aurais apprécié le suivre un peu plus dans ce tome, qui est centré sur Thya et Aylus.

La grande force de ce livre est dans son Panthéon, mélange de divinités celtes et grecques, ces dieux, un peu comme dans un jeu vidéo, dont  la puissance dépend du nombre d'adorateur. Apollon est touchant et démuni, Baal aussi noir qu'on puisse l'imaginer, Zeus et Poséidon comme frères peuvent l'être, bref je me suis retrouvé plongée dans mes cours de mythologie et j'ai apprécié ce que l'auteur a fait d'eux et de leur caractère.

Ce tome m'a semblé plus rythmé que les précédents, et moins linéaire (difficulté surmontée jusqu'à la prochaine), probablement aussi car les personnages sont plus nuancés, moins manichéens. Et surtout j'apprécie de lire des passages qui me donnent envie de relire les tomes précédents, d'y voir certains détails, actions sous un autre angle.

Au total : Un troisième tome qui clôt magnifiquement cette série en apportant un vrai souffle à l'histoire de Thya.

J'en profite pour féliciter le travail d'Aurelien Police sur toutes les couvertures de cette série.
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZIaX9EOyeLMLIvhltZNabpfHVoQlj_mVUV0rPZOUI63ERGclENgD_eF80OvQi7RBNPNF-dH8pK_i3dLXRc4XOMWh6UKThwP0udBuz5DSWDTOa3Lv4SPNxVEabzAT03gUgmwM4PuBJbj7u/s320/abc2016.jpg
8/26 Lettre F 352 pages

mercredi 9 mars 2016

"La passe miroir, livre 1 : Les fiancés de l'hiver" de Christelle Dabos

Un livre dont j'entends énormément parlé sur la blogosphère, j'ai profité d'une lecture commune avec partage pendant la lecture pour le lire.

Résumé

Couverture La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiverSous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.





Mon avis

Je termine ce livre assez mitigée.

Dans les bons points, il y a l'univers développé par l'auteur, intriguant, à la fois par les mondes visités, ressemblant à des iles aériennes, reliées par des dirigeable, et par les pouvoirs des différentes familles.
L'histoire est centrée sur Ophélie, appartenant à la famille des animistes dont chaque membre du clan semble avoir un pouvoir avec les objets ; elle lit l'histoire des objets et passe à travers les miroirs.
Thorn appartient quant à lui au clan des dragons, dont je ne vous dévoilerai pas les capacités. On découvre aussi les maitres des illusions, les nihilistes, les manipulateurs d'esprit. Bref tout un tas de capacités, et une guerre de pouvoir assez rondement menée.
Mon problème est d'avoir eu l'impression de survoler tout ce contexte, pour rester centrée sur Ophelie.
Hors j'ai trouvé ce personnage assez stéréotypé et fade, du genre moche à l'extérieur et belle à l'intérieur, mais pour cela il faut la connaitre, comme son grand oncle... D'ailleurs les autres membres de sa famille la dénigrent bien comme il faut, y compris sa mère qui ne pense qu'au mariage... Elle est timide effacée et pas grand monde ne s'intéresse vraiment à son opinion. D'ailleurs, la voila embarquée dans une histoire de mariage par ses aïeules, ambiance romance historique régence, où ni l'homme ni l’héroïne ne comprennent ceux qu'ils font là !
 La relation entre Thorn et Ophelie est forcément compliquée, pleine de non dits. Il l'embarque dans son pays en la laissant tout découvrir, histoire de la protéger par l'omission, en la met en pension chez sa tante pour l'éduquer.

J'aurais apprécié avoir un narrateur plus omniscient pour avoir du recul sur nombre de situation, ou un roman à plusieurs voix.

Car les personnages secondaires m'ont bien plus intéressé. Que ce soit Berenilde, impliquée jusqu'au cou dans les affaires de la cour qui se révèle à la fin du roman ou Archibald, ambassadeur atypique, plein de franchise mais dont la vision de la femme laisse perplexe.
Les esprits de famille sont aussi une véritable interrogation, nous les croisons alors qu'ils sont la base de la société dans laquelle les personnages évoluent.

L'écriture est très bien travaillée, les pages se tournent sans difficultés, sans facilités de langage.

Au total : Un premier tome plein de bonnes idées mais avec un personnage principal trop stéréotypé et une histoire de couple peu intéressante.
Je me laisserai probablement tentée par le second tome pour poursuivre l'exploration de l'univers, en espérant que les choses s'ouvrent plus sur l'univers.

Challenge Francofou

lundi 7 mars 2016

"La main gauche de la nuit" d'Ursula Le Guin

Un livre qui traine dans ma PAL depuis un bon moment, et que j'ai proposé en lecture commune pour mon club de lecture en mettant en avant le coté féministe de l'histoire ...

Résumé

Couverture La Main gauche de la nuit Editions Le Livre de Poche 2014Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n'y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l'un ou l'autre sexe. Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L'Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l'Ekumen ?


Mon avis

J'aime beaucoup les livre d' Ursula Le Guin, malgré leur rythme assez lent, et un manque d'action flagrant. J'apprécie surtout le fait que ses romans apportent beaucoup de pistes de réflexions, ce qui à mon avis est intéressant pour un club de lecture.

Ce roman appartient au cycle de l'Ekumen (dont j'ai déjà lu "Le monde de Rocannon"), et peut être associé à quelques nouvelles ayant lieu sur la même planète.

La planète mise en avant est particulière par son climat glaciaire, plein de neige et de glace. Le passage dans le glacier est un huis clos particulièrement oppressant. Les descriptions sont telles que je me suis sentie dans la tente avec les protagonistes, bloquée par le froid.

L'autre spécificité est sa population, androgyne, dont le genre ne se révèle qu'en de courtes périodes appelées Kemna et n'est jamais fixé. Il est ainsi étonnant de voir des dirigeants en congé "maternité" avec des conséquences sur la politique du pays.
D'ailleurs l'opposition entre les deux pays visités peuvent faire penser à la guerre froide, avec espionnage et quelques actions d'éclat aux frontières. Le second pays visité ressemble à s'y méprendre à un pays communiste dans tout sa logique de distribution au peuple.

J'ai cependant trouvé certaines longueurs qui se sont levées quand j'ai mieux perçu le dénouement du roman, et je pense plus en profiter sur une seconde lecture qui ne manquera pas d'arriver.

Quant au féminisme, j'avoue avoir eu du mal à le percevoir. Effectivement certaines discussions sur la différence de genre peuvent sembler déjà vues, mais certains participant du club de lecture nous a remis le texte dans son contexte historique, les années 60-70, ce qui permet d'apprécier les progrès parcourus.

Au total : Un roman du cycle de l'Ekumen qui nous amène sur une planète glacée avec une population déroutante. Un roman riche en réflexion à relire pour en apprécier toute sa richesse.

SFF et diversité mini
Défi  1 : une oeuvre de SF écrite par une femme

mardi 26 janvier 2016

"Royaume de vent et de colères" de Jean Laurent Del Soccoro

Acheté lors de Imaginales sur les conseils de Plume, j'ai longtemps regardé sa couverture sans oser aller plus loin. Pas de regrets d'avoir découvert ce livre qui fait partie de mes meilleures lectures depuis quelques mois !

Résumé 

Couverture Royaume de vent et de colères1596. Deux ans avant l'édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s'oppose à Henri IV, l'ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.




Mon avis

J'ai été assez surprise par la forme du livre. Nous suivons Marseille, et un passage clé de son histoire entre Huguenot, Provence et Henri IV par les yeux de 4 personnages qui se complètent. Les récits s'alternent, ils se croisent sans le savoir.

En dehors du fait que ma culture historique s'avère assez parisienne, les sièges de la Commune, ou le départ précipité de Louis XIV a fait partie intégrante de mes cours d'histoire scolaires, j'avoue que l'histoire des Flandres (et de Lille) ou de Marseille m'est bien plus obscure. J'ai donc découvert plein de personnages historiques et une autre vision des choses.

Le point fort de ce livre est sans conteste les personnages.

Axelle, femme forte guerrière dont le passé nous est conté par bribes, dont les actions sont impulsives est une vraie meneuse. Un personnage féminin fort, non dirigée par son cœur d’artichaut (qu'elle n'a pas), juste par sa morale, sa rage, tout en étant capable d'écoute.
Victoire, seconde femme forte, plus dans l'action fine, la stratégie est aussi très intéressante à découvrir. Ces deux femmes sont un régal à suivre dans leur réflexions, leur interactions notamment car elles évoluent dans un monde très masculin et font leur place. La relation de Victoire avec son "maitre" puis avec Silas montre bien les difficultés de sa position.
Le chevalier montre bien les conséquences des guerres de religion, fait transparaitre l'amour courtois (un peu comme dans une nouvelle de Jaworski), est plus posé plus calme, suivant sa route. Il dégage une certaine sérénité, mais peut paraitre parfois transparent.
Enfin Armand et Roland, couple inhabituel nous plongent dans la magie et la dépendance qui en découle. L'intrusion de Yolande apporte un certain équilibre à leur relation que j'ai beaucoup appréciée. 

Nous effleurons le système de magie, et j'aurais aimé en savoir plus, mieux comprendre la pierre et ses effets positifs et négatifs notamment. La magie n'étant pas omniprésente et imposante permet de garder l'histoire dans une certaine réalité.

La construction du roman est savante, avec une partie centrale qui nous dévoile le passé des personnages et donne encore plus envie de connaitre le déroulement.
Le dernier personnage phare est Gabin (Silas aussi aurait sa place dans cette catégorie), intriguant lors du roman, la nouvelle clôturant ce livre nous permet de prolonger l'histoire.

Au total : Une lecture addictive ! De la fantasy historique fine avec des personnages vraiment attachants et puissants à suivre. Un auteur qui j'espère poursuivra sa carrière !

D'autres avis chez Sia, Tiger Lilly, Blacky, Plumeline

Challenges : FrancoFou et ABC

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZIaX9EOyeLMLIvhltZNabpfHVoQlj_mVUV0rPZOUI63ERGclENgD_eF80OvQi7RBNPNF-dH8pK_i3dLXRc4XOMWh6UKThwP0udBuz5DSWDTOa3Lv4SPNxVEabzAT03gUgmwM4PuBJbj7u/s320/abc2016.jpg
3/26 Lettre D 270 pages
Challenge Francofou

samedi 7 novembre 2015

"Entretien avec un vampire" d'Anne Rice

Un classique du genre, lu pour le challenge Halloween.

Résumé

Couverture Chroniques des vampires, tome 01 : Entretien avec un vampireDe nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l'interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant ou l'atroce le dispute au sublime.

Mon avis

Je n'ai jamais vu le film éponyme, mais il fera parti de mes prochains visionnages.

J'ai eu du mal initialement à entrer dans l'histoire. Le récit de sa vie fait par Louis est dense et émaillé de nombreuses descriptions rendant parfois l'action assez confuse. J'ai eu parfois du mal à cerner qui parlait entre Louis, Lestat et le journaliste.

Une fois le premier tiers passé et l'arrivée de Claudia, les pages se sont enchainées sans difficultés, jusqu'à leur arrivée sur Paris. J'ai beaucoup aimé cette vision des vampires, âmes damnées qui cherchent un sens à leur vie et prennent les décisions en conséquence.

Louis est assez peu charismatique à mon gout. Il subit ses choix et surtout ceux des autres. Il m'a semblé plaintif pendant la plupart du roman. Claudia apporte vraiment un nouveau souffle et un peu de féminité dans ce roman très masculin entre Lestat, Louis et Armand. Son coté enfantin qui évolue apporte une autre vision du vampirisme et de l'évolution de chacun. J'ai aimé sa personnalité très ambivalente, et parfois aurait apprécié avoir sa version des faits.

J'ai aimé me balader dans la Nouvelle Orléans, le bayou et les plantations de coton. L'ambiance est très bien retranscrite et donne envie de visiter la Louisiane ! La visite de l'Europe est aussi particulièrement détaillée ce qui alourdit parfois l'histoire.

Le dénouement est empreint de mélancolie, apporte grand nombre de réflexion sur la vie et l'immortalité en général.

Au total : Un livre sur les vampires loin des productions de bit lit. Louis pose les questions sur le sens de sa vie immortelle, et la place des sentiments dans son mode de vie. Le rythme est parfois un peu trop lent à mon gout. Je suis cependant très intéressée par Lestat pour avoir envie de lire la suite !

Challenge Halloween 2015.jpg

mercredi 14 octobre 2015

"Phobos" de Victor Dixen

Un livre que j'avais envie de lire après les Imaginales. Une rafale de SP m'a confirmé dans cette idée.

Résumé

Couverture Phobos, tome 1Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.



Mon avis

Ce livre tient ses promesses ! Un rythme entrainant, une intrigue qui pose question sur les téléréalités, et la privatisation de certains services, plein d'éléments sont réunis pour en faire un bon livre

L'idée d'une téléréalité dans un vaisseau spatial sort des habitudes. Il existe cependant de nombreux codes des livres jeunesses : un triangle amoureux, le cœur ou la raison, des rivalités et un enjeu qui dépasse les participants. Le personnage principal est comme toujours attachante malgré ses défauts qui s'avèrent principalement physiques (mais heureusement qu'elle est belle, française et que tous ses vêtements lui siéent à merveille ...).

La narration sous 3 modes apportent les différents points de vue permettant de bien appréhender les enjeux.
Nous voyons l'évolution de Léonor à l'intérieur du vaisseau, de l'avancée des speed dating, à ses hésitations. Par ailleurs, nous suivons Serena Mc Bee, organisatrice et méchante en chef qui nous explique de manière assez didactique ses idées vraiment machiavéliques et Andrew astronaute refoulé, dont le rôle devrait grandir dans le prochain tome.
Du fait de ses deux personnages, nous assistons parfois à d'autres speed dating que ceux de Leonor.

Les pages défilent au fur et à mesure des jours dans la capsule et nous apprenons à connaitre les personnages et projetons leur avenir. Avec qui, dans quelles conditions ? Toutes les clés ne nous sont pas données, et la fin donne envie de lire le second tome qui devrait sortir en novembre.

Au total : Un roman jeunesse dont le postulat initial change mais qui garde les codes des livres de cette catégorie, enlevant en partie l'effet de surprise. Les éléments amenés lors de ce tome me feront lire le second !

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjipojBWk3rySB-507S0ohRHWxXRx8i83nsuplB974kVj_TZ_XwLGfF1pDtSi_07FsVnptTEfnWlXn2Svms0M1WhnhNP402DVbNjqyFrsERLdWpUAnEp2NLaPvF8vF20p3E6DAZd2Is3kGz/s1600/ABC2015.png
Lettre D : 19/26 433 pages


samedi 10 août 2013

"La stratégie Ender" d'Orson Scott Card

Un classique de la SF bientôt adapté au ciné.

Résumé


Couverture Le cycle d'Ender, tome 1 : La stratégie Ender Editions Tor Books 1989Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués —, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance... et cela le dépasse.

Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité.

Et Ender n'a que six ans.


Mon avis

J'ai du mal à avoir un avis tranché sur ce livre.

Le début m'a bien accroché, à découvrir l'école de la guerre, l'évolution et l'apprentissage d'Ender. Malheureusement, je trouve qu'il est difficile de s'attacher à ce personnage car malgré l'injustice qu'il vit la plupart du temps, ses réactions, parfois empreintes de condescendance, de supériorité bien sentie  nous font ressentir une différence. De même j'ai trouvé difficile de m’imprégner du monde dans lequel il existe dont on sait des choses de manière interposée et surtout par les différents enfants. J'ai aussi trouvé quelques longueurs dans son apprentissage, dans la répétition de certaines épreuves.

J'ai aimé les questions qu'il soulève, notamment le fait que la menace Doryphore semble si éloignée mais si proche, que certains se posent la question de sa véracité. La conclusion nous apporte les explications de ce monde, et son ouverture vers une suite, sans que celle soit forcément nécessaire.Les jeux sur ordinateur font partie des choses que l'on souhaite voir se développer, un jeu qui évolue avec le joueur, dont les situations s'adaptent, même si la réalité qu'il transporte est finalement tout autre. J'ai aimé comprendre la réelle signification de la balade dans cet univers parallèle et son importance.
La manipulation est omniprésente, au point qu'il est difficile de savoir qui est le plus victime des choses.

Les relations entre les différents enfants sont bien exploitées, que ce soit dans la fratrie, avec le rôle central de la sœur entre ses deux frères, devant jouer médiateur, mais se retrouvant sous la coupe de l'un, emportée par le jeu qu'il mène, ou les autres enfants de l'école. On voit la manière de construire une équipe efficace et finalement solidaire, le rôle du chef qui gère, sans jamais vraiment être intégré même s'il le souhaite.
Les parents d'Ender sont cependant passifs, à la fois dans leur choix d'avoir un troisième, dans leur réaction au départ d'Ender, puis par la suite dans leur surveillance de leur 2 ainés.

Au total : Un classique de la SF qui méritera une seconde lecture pour approfondir certains points de relation, et mieux appréhender les scènes finales.

Lettre C : 14/26


mardi 11 juin 2013

"Seconde Fondation" d'Isaak Asimov

Troisième tome de la trilogie "Fondation" d'Isaac Asimov (Tome 1 ; Tome 2).

Résumé

 4ème de couverture, à lire si vous avez lu les 2 premiers.

Conçue par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui procure la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux ultimes vestiges de l'Empire défunt. Mais déjà une nouvelle légende prend forme : il existerait une Seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari Seldon...



Mon avis :

Le début de ce tome m'a dérouté à la fois car il poursuit l'histoire du tome précédent, alors que je pensais qu'il allait être centré sur la seconde fondation et son évolution depuis la chute du premier  empire, et par ce coté très impersonnel que j'ai ressenti.

Fondation est dans mon esprit un livre très politique, de rebondissements divers auquel on s'attend rarement, mais assez bien écrit pour qu'on se sente concerné par ce qui arrive aux personnages. Dans la première partie de ce tome, je me suis vraiment sentie extérieure aux évènements, et décue de ressentir peu de chose à chaque rebondissement.
La seconde partie était plus cohérente à mes souvenirs dans son déroulement, et probablement aussi dans les nombreuses références au fameux plan Seldon. Elle m'a en tout cas bien plus accroché, et j'ai été heureuse de voir que des personnages féminins avaient leur importance, plus que dans les précédents tomes.

Ce que je retiens de cette lecture, c'est qu'il faut être bien éveillé, et probablement lire les différents tomes de manière bien plus rapproché que ce j'ai fait. En effet, en prenant ce troisième tome, j'ai eu du mal à me remémorer certains évènements et personnages, et je pense que ce livre m'aurait bien plus marqué si j'avais réussi à relier tous les épisodes.

J'aime dans ces écrits, le coté très politique et assez peu guerrier sur l'avenir d'une civilisation plus que sur un personnage précis. Il nous rappelle l'importance d'une trajectoire globale pouvant être cependant influencé par des évolutions personnelles.

Finalement, on en apprend bien peu sur la seconde fondation, et le mystère s'insinue en nous : Existe elle vraiment ? Le plan Seldon va t-il fonctionner ou être déjoué ? Quel est le rôle d'Arkady, cette jeune fille intrépide qui rêve du plan Seldon et de son ancêtre ?

Au total : Un troisième tome débutant doucement, mais finissant sur les notes habituelles. La suite est prévue dans mes lectures, même si les échos sont moins bons.

Lettre A 9/26

mardi 30 octobre 2012

"La ferme des animaux" de Georges Orwell



Après avoir lu 1984, je me suis lancée dans ce second classique écrit par Georges Orwell, sans déception.

Résumé



Source Livraddict
Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décide de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu'à ce qu'on puisse lire parmi les commandements : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "








Mon avis

Que dire sur ce livre et les réflexions qu’il inspire ?
Il y a à la fois le lien évident avec le communisme, de la révolution à Staline, à travers le drapeau et les personnages, notamment, le cochon Boule de Neige qui rappelle tant Trotsky.
 La manipulation de l’insconscient est forte et on voit que les idées initiales sont facilement perverties par l’attrait du gain facile et du pouvoir. On sent rapidement la dérive des ambitions et on craint le déroulement et le dénouement de l’histoire. 
On ne peut qu’apprecier cette pointe d’humour anglaise en appelant le cochon manipulateur Napoléon (initialement traduit en César !). Certaines rancunes sont tenaces. Chaque animal a un rôle bien précis dans l'organisation de la ferme et dans l'image humaine qu'il renvoie.

Mais aussi en cette rentrée sociale agitée, je ne peux que comparer les discours de Brise Babil, le chef de la propagande, avec certains discours politiques. La désinformation qu’il use et abuse pour convaincre les foules, dont seule une partie de la population peut en voir les aboutissants (tout en ayant le doute finalement) car cela les concerne, me pose la question sur la manipulation dont on fait l’objet  au quotidien pour les situations qui nousconcerne moins.

Finalement, l’éducation est la clé de la non-manipulation, à condition qu’elle soit impartiale et non orientée…
Je conseille le lien Wikipédia (trouvé sur le blog d’Olya) pour faire le lien plus précis entre la révolution communiste et l’évolution de la Ferme.

Au total : Une fable permettant une réflexion sur la société et la manipulation des foules.

D'autres avis notamment chez Olya,Lynnae, Frankie, 
Lettre O


Catégorie Gros mot : La Ferme !