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dimanche 18 septembre 2016

"Manesh" de Stéphane Platteau

Il est de ces livres dont on est sûr qu'ils sont pour nous et qu'ils vont nous enchanter ...
Croisé lors de mes premières imaginales, j'ai été fasciné par l'auteur et l'univers qu'il me décrivait sans oser franchir le cap, c'est finalement grâce au club de lecture que j'ai pris le temps de découvrir ce roman et j'ai adoré !

Résumé


Quelque part dans la nordique forêt du Vyanthryr, les gabarres du capitaine Rana remontent le fleuve vers les sources sacrées où réside le Roi-diseur, l’oracle dont le savoir pourrait inverser le cours de la guerre civile. À bord, une poignée de guerriers prêts à tout pour sauver leur patrie. Mais qui, parmi eux, connaît vraiment le dessein du capitaine ? Même le Barde, son homme de confiance, n’a pas exploré tous les replis de son âme. Et lorsque les bateliers recueillent un moribond qui dérive au fil de l’eau, à des milles et des milles de toute civilisation, de nouvelles questions surgissent. Qui est Le Bâtard ? Que faisait-il dans la forêt ? Est-il un danger potentiel, ou au contraire le formidable allié qui pourrait sauver l’expédition de l’anéantissement pur et simple ?

Mon avis

Je suis rentrée très facilement dans l'univers de ce livre, sur ce fleuve entouré de foret qui m'a fait penser à l'Amazonie.
L'histoire de ce pays et les légendes qui s'y rattachent nous sont distillés peu à peu, notamment à travers le récit de Manesh. On sent rapidement l'importance des astres ce soit coté lunaire ou solaire.

Nous suivons les aventures de Manesh et des Gabarres par la voix de Fintan, à la fois journal de bord et récit mythologique. 
Manesh nous dévoile son histoire, et son épopée nous fait découvrir une partie du royaume, avant la guerre. On y parle religion, croyances anciennes. Son aventure m'a fascinée et je revenais parfois difficilement au temps présent, celui de Fintan, sur les gabarres et à leur remontée sur le fleuve.

Les Gabarres sont un espace clos, qui apportent leur lot de société humaine avec tension et moment de camaraderie. J'ai apprécié découvrir cette vie embarquée et les personnages qui s'y associent. Tous n'auront pas le même rôle ou le même intérêt mais forme un ensemble cohérent. Ces passages de quotidien nous rattache à une certaine réalité. Certaines personnages, notamment féminin gardent pleins de questions en suspens et je serais ravie de découvrir la suite, centrée à priori sur Shakti.

La foret, quant à elle, est un personnage à part entière, magique et mystérieuse, pleine de surprises et de traces du passé qui apparaissent volontairement ou se cachent.

Au total : Un univers dense que l'on apprivoise progressivement grâce aux récits croisés de Fintan et Manesh.

D'autres avis chez Anassete, Blacky qui ont déjà lu la suite et me donne envie de m'y plonger sans trop tarder ! Mais aussi chez Vert,

lundi 18 janvier 2016

"Le lecteur de cadavres" d'Antonio Garrido

Lu pour le book club du mois de janvier, un thriller historique qui m'a tenu en haleine.

Résumé

Couverture Le lecteur de cadavres
Inspiré d’un personnage réel, Le lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine Impériale du XIIIe siècle et nous relate l’extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune garçon d’origine modeste sur lequel le destin semble s’acharner. Après la mort de ses parents, l’incendie de sa maison et l’arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite sœur malade. Ci se retrouve dans les quartiers populaires de Lin’an, la capitale de l’Empire. où la vie ne vaut pas grand-chose. Il devient un des meilleurs fossoyeurs des « champs de la mort », puis, grâce à son formidable talent pour expliquer les causes d’un décès, il est accepté à la prestigieuse Académie Ming.

Mon avis

Je lis trop peu de romans historiques et assez peu de thriller, ce livre m'a donc fait sortir de mes sentiers battus.
L'histoire se passe en Chine ancienne, et j'ai apprécié le glossaire à la fin du livre qui fait des rappels historiques et de vocabulaires.
J'ai trouvé une certaine actualité dans la situation initiale du protagoniste Ci, sa pauvreté, notamment à son retour à la campagne, l'attrait de la vie citadine, sa soif de connaissance et son désir parfois bafoué de faire des études et de devenir juge. Ce personnage est surprenant dans ses capacités d'apprentissages, mais surtout dans son envie de travailler.

La première partie m'a semblé assez longue, notamment par l'avalanche de péripéties qui lui arrive. J'ai presque retrouvé un coté Fitz (L'assassin royal de Robin Hobb) dans la misère qui s'accumule. Sa capacité à rebondir, sa droiture est parfois un peu perturbante. Certaines évènements sont parfois assez peu crédibles vu la poisse qu'il dégage la plupart du temps. J'ai apprécié ses faiblesses et sautes d'humeur qui finalement le rend assez humain.
 
Dans la seconde partie, il est reconnu dans ses capacités de lecture de cadavre, et fait partie intégrante d'une enquête qui le dépasse. Je pensais que cette situation décrite dans le 4ème arriverait plus tôt. On piétine avec lui, se demandant  s'ils existent des indices cachés dans le texte et si on serait capable dans la même situation d'éclaircir les choses.

Le dénouement apporte son lot de surprises et permet une clôture de l'affaire et un éclaircissement sur certaines évènements initiaux qui m'avaient fait tiquer.

Au total : Un thriller historique bien amené, dont les pages se tournent facilement. Un personnage principal attachant malgré un coté assez masochiste et un auteur qui n'hésite pas à l'accabler de malheur.

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2/26 Lettre G 768 pages


dimanche 13 décembre 2015

"Le théorème du homard" de Graem Simsion

Livre lu dans le cadre du book club du mois de décembre, nous étions nombreux à avoir choisi un livre "léger" pour notre proposition et celui la a été choisi !

Résumé

Couverture Le Théorème du HomardPeut-on trouver une épouse sur mesure ?
Le professeur de génétique Don Tillman, génie des sciences mais absolument inapte à vivre en société, en est persuadé. Pour mener à bien son « Projet Épouse », Don met au point un questionnaire extrêmement détaillé lui permettant d'éliminer toutes les candidates qui ne répondraient pas à ses exigences.
Et celles-ci sont nombreuses car pour Don, la femme idéale NE DOIT PAS :
1. Fumer et boire.
2. Être végétarienne et aimer la glace à l'abricot.
3. Se lever après 6 heures.


Mais elle DOIT :
1. Faire du sport.
2. Être ponctuelle.
3. Accepter le Système de Repas Normalisé qui prévoit du homard au dîner le mardi.


Mon avis

Un savant avec une certaine intolérance au changement tente de bouleverser sa vie en cherchant une épouse, le résumé était alléchant.
J'ai globalement bien aimé ce livre qui a tenu sa promesse de lecture légère, pleine de bons sentiments avec une fin telle qu'on l'espère.

Le personnage de Don est assez caricatural dans son concept (et m'a régulièrement fait penser à un de mes anciens collègues), dans sa manière de régler sa vie pour échapper aux imprévus. Il change sa routine peut être un peu trop facilement, mais le voir évoluer était assez séduisant.

Rosie (qui porte mon surnom) est aussi un cliché de l'étudiante en psychologie qui cherche à résoudre ses soucis par cette voie. J'ai bien aimé sa manière de gérer Don, de le faire avancer dans une voie "plus ordinaire" sans le brusquer.
Ils forment un couple bancal mais assorti !

Les différents obstacles qui rencontrent amènent la légèreté que l'on souhaite, que ce soit la soirée cocktail qui m'a donné envie de tester de nouvelles choses ou la visite à New York qui  m'a fait réaliser qu'ils sont Australiens et pas anglais !

Les pages défilent et on entre facilement dans leur histoire, dans leurs quêtes respectives sans franc temps morts mais avec une certaine lassitude à un moment de voir les histoire stagner.
Le dénouement apporte le sourire que je cherche à la fin de ces lectures, et les premiers chapitres du tome suivant à la fin du livrepu m'ont donné envie de lire la suite, car au final on s'attache à ces 2 personnages, et aussi à leur entourage.

Les personnages secondaires, eux aussi, apportent leur lot d'humour mais aussi de réflexion sur notre choix de vie et ce qu'on attend de notre famille.

Au total : Un livre qui tient ses promesses. A conseiller en cette période fleur bleue que sont les fêtes de Noel !

jeudi 9 juillet 2015

Firmin de Sam Savage

Lu dans le cadre du book club de l'ile aux livres, une lecture qui ne correspondait pas totalement à mes attentes

Résumé

Couverture Firmin : autobiographie d'un grignoteur de livresAutobiographie d'un grignoteur de livres, Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour dans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960. Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de cœur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit. Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant. 




Mon avis

Difficile de terminer ce livre avec un avis tranché.

J'ai trouvé surtout un problème de rythme avec des passages qui m'ont paru bien long et d'autres moments plus accrocheurs. Le thème global me bottait bien, certains passages sont particulièrement pertinents dans leur message, mais je n'ai pas vraiment accroché à la forme et à ce texte.

Firmin est un rat, dernier de sa portée, que rien ne prédestine à rien. Il se découvre une passion pour la lecture, du fait de son "habitat" situé en plein cœur d'une librairie.
S'en suit un roman à la fois sur la survie d'un rat inadapté, entre chasse à la bouffe dans les cinémas érotiques, découverte du monde extérieur, confrontation avec les humains, et de l'autre coté une ode à la littérature, avec de nombreuses références et réflexions qui aiguisent notre curiosité et pensées.
Malheureusement la sauce ne prend pas trop et certains passages semblent assez mous au vue des livres abordés, et le marasme dans lequel vit Firmin devient parfois étouffant.

 La première partie dans la librairie m'a paru bien longue, et je me suis demandée si j'allais poursuivre ce livre. Un évènement déterminant pour la vie de Firmin (anodin dans notre quotidien) permet de relancer le livre, et j'ai trouvé la seconde partie plus digeste.

Parallèlement à l'histoire de Firmin, l'auteur s'attache à nous décrire la vie d'un quartier de Boston, dont l'évolution est très bien retranscrite même si le point de vue uniquement murin est frustrant.

Au total : Un livre dont je ne sors pas convaincue alors que le thème me donnait envie.

challenge Summer Short Stories of SFFF
Un rat qui pense et qui lit c'est fantastique ! 199 pages

dimanche 24 mai 2015

Kinderzimmer de Valentine Goby

Depuis quelques mois, je le mets dans mes priorités et repousse ma lecture, car le sujet est dur et demande une certaine disponibilité d'affect. Entamé il y a 2 mois, je l'ai posé, pas dans l'esprit et repris pour pouvoir participer au Book Club de Livraddict.

Résumé

Couverture KinderzimmerJe vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.



Mon avis

Je me suis dit après ma lecture qu'il allait falloir que je recense mes articles portant sur la seconde guerre mondiale, sujet assez porteur en littérature et que j'apprécie de découvrir.

Kinderzimmer apporte une angle différent, à la fois car nous voyons souvent le camp de concentration plutôt de l’œil masculin (Si j'étais un homme de Primo Levi, Maus d'Art Spiegelman) et le thème de la grossesse était plutôt tabou, comme le montre le début du livre, et le fait de la cacher aux autres prisonnières et aux gardiennes. Ce livre met en évidence le pourquoi, être une femme était risquée, une femme enceinte encore plus et réussir à survivre dans ce contexte tient du miracle.

Mon principal bémol dans cette lecture, probablement le même que "Si j'étais un homme", porte sur le fait que le contenu de ce livre est tellement difficile que je suis restée assez froide, comme une protection. J'ai, de ce fait, lu de manière assez détachée la vie de Mila/Suzanne, d'autant plus que je n'ai pas accroché au style initial assez noyé, de la narratrice principale. Il existe des ellipses, des sauts dans les noms, dans la temporalité, comme témoin du fouillis que devient l'esprit de Mila, mais qui m'a perdu sur le début.

Le récit prend ensuite un caractère plus chronologique, et on découvre l'autre face de Ravensbruck, le pillage des affaires extorquées aux prisonniers, la Kinderzimmer. Les conditions de vie sont omniprésentes, l'auteur essaie à force de répétition de nous immerger dans le dortoir, proche des toilettes, dans la crasse, la quasi absence de nourriture, d'humanité, voire de sommeil.

Il y a un déclic dans l'histoire de Mila, qui remet l'écriture dans le bon sens, avec quelque chose de moins fouillis, de plus accessible. Je n'ai pas aimé cet effet de style car il m'a perdu sur le début, mais l'apprécierais probablement plus dans une relecture, une fois la destination plus claire.

Les personnages sont intrigants, mais leur passé se perd dans la torture, leur caractère, leur différence s'atténue dans la lutte pour la survie. Dans cet enfer, il existe quelques rayons d'humanité, de soutien et de compassion qui malheureusement étaient trop rares.

Quant au dénouement avant final, il m'a dérouté, et je n'en ai pas vraiment compris l'utilité. La quête du retour à domicile est par contre bien amené. La libération oui, mais par qui et surtout comment transporter tous les déportés. Quelle prise en charge pour ces gens qui n'aspirent qu'à retrouver leur vie passée, dans quelles conditions ?
Et surtout l'épilogue nous montre bien à quel point le retour était difficile, comme une blessure ouverte à jamais et tous les livres sur le sujet sont unanimes.

Au total : Un livre dur sur le fond et étrange sur la forme qui m'a laissé de coté.

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Lettre G 250 pages

mercredi 25 février 2015

"La vie devant soi" d'Emile Ajar

Il y a des classiques difficiles d'approche. Celui la en fait partie, pour ma part en tout cas.

Résumé

Couverture La Vie devant soi Editions Folio  2003Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur".




Mon avis

J'avais entamé ce livre il y a quelques mois, laissé de coté car je n'accrochais pas particulièrement au personnage principal. Il a été choisi pour le book club de février, alors je me suis obligée à le terminer.

Autant le début est fastidieux, l’écriture laborieuse, un peu comme "Des fleurs pour Algernon", autant le dernier tiers m'a paru bien plus facile. Peut-être ai-je enfin réussi à rentrer dans le propos, peut-être est ce parce qu'on se détourne des bouts de vie du quartier de Belleville et de Madame Rosa pour arriver à un fil rouge qu'est sa din de vie.
Certaines scènes sont poignantes, notamment les discussions entre le Dr Katz et Momo, ou la scène finale qui m'a particulièrement captivée mon attention. Beaucoup de sujets abordés semblent ainsi encore et toujours d'actualité.

Pourtant ce livre avait beaucoup de chose pour me plaire, notamment des protagonistes qui se veulent attachants avec une relation forte entre eux, avec des religions que tout oppose au vue des actualités, des rebondissements, comme la manière dont Momo découvre son âge réel.

Malheureusement l'écriture m'a laissé de marbre et plus dérangée, m’empêchant d'entrer dans l'histoire et d'être émue par les aventures de Momo, ou la déchéance physique de Madame Rosa.
 De plus, mon édition spécial lycée, mettait en avant un certain humour qui m'a complètement échappé.

Au total : Je suis passée à coté de ce livre pendant les deux premiers tiers. Insuffisant pour me convaincre, mais je peux comprendre le succès de ce livre.

dimanche 25 janvier 2015

"Tobie Lolness : La fuite" de Timothée de Fombelle

Un auteur jeunesse dont j'entends beaucoup parler à la fois pour ce personnage de Tobie que pour son nouvel ouvrage : Le livre de Perle. Lu dans le cadre de la rencontre de mon club de lecture

Résumé

Couverture Tobie Lolness, tome 1 : La Vie suspendue«Tobie Lolness mesurait un millimètre et demi, ce qui n’était pas grand pour son âge.» Ainsi commence le récit des aventures du jeune Tobie, qui appartient au peuple du grand chêne. Ce peuple ne connaît pas d’autre univers que celui de l’arbre, creusant ses maisons dans les branches, traçant ses chemins dans les sillons de l’écorce, faisant travailler les charançons, élevant leurs larves pour se nourrir. Le père de Tobie, savant génial et sage, a refusé de livrer le secret d’une invention révolutionnaire qui permet de transformer la sève de l’arbre en énergie motrice. Il sait que certains s’en serviraient au détriment de l’arbre. Furieux, le Grand Conseil a condamné la famille Lolness à l’exil dans les Basses-Branches, territoire sauvage et sombre, près de la frontière des Pelés. Là pourtant, Tobie vit heureux et rencontre Elisha qui devient son amie. Mais les Lolness sont rejugés et, cette fois, condamnés à mort. Seul Tobie parvient à s'échapper. Se cachant au creux des écorces, courant parmi les branches, Tobie fuit, traqué par les siens…

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce livre malgré quelques défauts que j'ai trouvé au niveau de la cohérence de l'univers.

Le gros point fort est le nombre de thèmes différents abordés que ce soit la tolérance de l'autre, l'écologie, les conséquences de nos actes, sans jamais tomber dans l'excès ou dans la fatalité. Certains passages sont cependant peut être trop cousus de fil blanc, mais cela correspond à un livre accessible au plus jeune âge.

Tobie est un personnage attachant, exemplaire dans son courage, sa détermination et sa bonté d'âme. Les différents épreuves qu'il vit le rendent plus fort, et apportent chacune une vision de tolérance, de réflexion. Sa vision de la vie, naive mais adaptée est une vraie force pour lui et pour le récit car il reste crédible et on se fascine pour ce petit bonhomme et ses aventures.

La construction du récit avec des retours en arrière permet de garder un certain rythme et nous amène à nous interroger sur la place de chaque personnage dans la vie de Tobie et dans le récit. Chaque personne croisée a un rôle dans le récit.

Ses parents semblent bons, et attachés à leur fils. On imagine son père comme un savant fou, toujours en quête de découverte et sur une autre planète. Sa mère cache probablement un sacré caractère.
Elisha la mystérieuse se laisse découvrir au fil du tome, et apporte un peu de féminité à ce livre. J'ai hâte de voir son évolution dans le prochain tome.
Les ennemis sont pour certains très manichéens, comme Mitch, mais on se rend compte que l'auteur prend un soin particulier à faire changer de camp certains, à montrer que tout n'est pas figé, et les amis de Tobie deviennent parfois des héros de l'ombre. J'ai aimé ce coté petit détail, personne commune qui fait basculer l'histoire.

Certains passages sont particulièrement prenants (notamment dans la grotte ou la boule de gui), et on se prend à se demander ce qu'on ferait si nous étions à sa place.

Au total : Un roman jeunesse très bien rythmé qui nous amène dans un arbre au pays des tout-petits. La suite est déjà dans ma PAL !

mercredi 24 décembre 2014

"La mort s'invite à Pemberley" de P.D James

Un livre lu dans le cadre du club de lecture pour le mois de décembre

Résumé

Couverture La Mort s'invite à PemberleyRien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château.
Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d'automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d'Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s'invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.



Mon avis

J'écrit cet article après la rencontre ayant permis d'en discuter, où ce livre n'a pas du tout fait l'unanimité!

J'ai bien aimé cette lecture assez facile, qui nous permet de retrouver Elizabeth Darcy et son mari, à distance du mariage, dans une situation assez inconfortable.

Le point fort du livre reste les personnages assez fidèles à l’œuvre originale, et les nombreux clins d’œil aux différents livres de Jane Austen (notamment Anne de Persuasion). J'ai aimé retrouver l'insupportable Lydia, avoir des nouvelles de Mme Bennet qui semble toujours aussi hystérique, découvrir la bonne entente entre Bingley et Jane. Bref, un retour avec des personnages connus, ce qui permet de se plonger assez vite dans l'univers.

Après il est difficile de classer ce livre dans la catégorie Thriller, voir policier, car l’enquête est quasi inexistante, et le suspense encore plus.
 De mon coté, je n'ai pas vu la plupart des ficelles utilisées, mais peut être que je ne les cherchais pas, et je n'ai pas été assez sensible aux différentes répétitions.
Il y a quelques longueurs dans ce livre, notamment dans la présentation de l'action, le dénouement est aussi classique et ne réserve pas de surprises. Faut avouer que sans les personnages, probablement que ce livre n'aurait pas atterri dans ma bibliothèque !

Il est à noter que l'épilogue est à éviter, et apporte surtout une mauvaise touche finale pour ce livre.

Au total : Une suite à Orgueils et Préjugés qui nous permet de rencontrer les personnages à une autre période de leur vie. Ne pas s'attendre à un vrai policier, mais plus une tranche de vie.

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Lettre J : 380 pages

lundi 27 octobre 2014

"Soeurs Sorcières" de Jessica Spotwood

Livre lu dans le cadre du challenge de Frogzine et pour le Book Club de livraddict de novembre sur le thème de l'automne

Résumé

Couverture Sœurs sorcières, tome 1Cate, Maura et Tess vivent dans une Angleterre imaginaire de début du XXè siècle. À 17 ans, les femmes doivent normalement choisir entre se marier et rejoindre les ordres. Mais en plus d'être femmes, elles sont sorcières. Si quelqu'un le découvre, les Frères les enverront à l'asile ou les feront disparaître, comme toutes les autres.
Depuis la mort de leur mère, Cate vit dans la peur, avec la mission de protéger ses sœurs. Mais ses 17 ans approchent et tout s'accélère : son ami d'enfance la demande en mariage, alors qu'un autre jeune homme fait chavirer son cœur. Et bientôt, Cate doit se rendre à l'évidence : malgré tout ses efforts, le danger se referme sur elle et ses sœurs comme un étau...



Mon avis

J'ai passé un bon moment de lecture avec ce livre, qui n'est cependant pas exempt de défaut. L'histoire reprend les classiques du genre : une fratrie, de la magie, une prophétie, un évènement à effet boule de neige et un triangle amoureux, car nous sommes en YA.

Malgré ce coté assez linéaire et classique, l'utilisation et l'apprentissage de la magie sont bien menés, même si je ne suis pas totalement convaincue par les différentes communautés qui régissent la société de fin du 19ème à la Nouvelle Orléans.

Les différents personnages principaux sont pleins de forces et de faiblesses, et j'ai été surprise par le dénouement final, qui donne envie de poursuivre la série.

Cate, l'ainée, nous fait vivre sa version de l'histoire, on découvre avec elle certaines personnes du village qu'elle côtoie depuis toujours, notamment Sachi et Rory, dont l'invitation m'a pas mal stressé. Forcément, elle se doit d'avoir deux prétendants, le bien et le rebelle ! Devinez celui qu'elle va choisir. Mais elle a un troisième choix. Ses hésitation ne sont pas aussi agacantes que dans d'autres livres YA. La romance est, pour moi, au second plan dans ce livre et apporte une touche de poésie.


Maura entre dans la catégorie peste agacante et égocentrique, et je trouve dommage de voir aussi peu Tess, car la fin de l'histoire nous donne envie de mieux la connaitre. Je ne parlerais pas d'Elena, dont la nature est rapidement prévisible.
Les deux hommes sont plutôt transparents, ainsi que le père qui est vraiment peu présent. De l'autre coté, les Frères sont le prototypes des machistes qui pensent que les femmes ne sont bonnes qu'à être au foyer, et font penser à certaines sociétés actuelles.
L'ordre des sœurs m'intrigue, notamment dans sa structure et leur "secret" qui me parait un peu gros. J'espère que nous en saurons plus dans les prochains tomes.

Au total : Un premier tome dans un univers qui semble bien ficelé, des personnages attachants. Je lirai la suite, peut être en VO d'ailleurs.

Photo
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vendredi 26 septembre 2014

"Wonder" de R.J Palacio

Un livre qui a beaucoup fait parler de lui à sa sortie. Je cherchais un livre sur le thème de la rentrée scolaire, qui est d'actualité, pour un book club.

Résumé

Couverture Wonder« Je m'appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c'est sans doute pire.
Né avec une malformation faciale, Auggie n'est jamais allé à l'école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège...
Pourra-t-il convaincre les élèves qu'il est comme eux, malgré tout ?

Ne jugez pas
un livre garçon
à sa couverture son apparence »




Mon avis

Je ne suis pas aussi convaincue que la plupart des lecteurs qui ont fait de ce livre un coup de coeur.
Il permet d'aborder le handicap physique, mais aussi auditif, et ses répercussions sur la scolarité et la vie quotidienne.
L'idée de montrer le point de vue de plusieurs personnages est assez intéressante pour avoir une idée de la perception d'August par son entourage.
 J'ai beaucoup apprécié celui de sa soeur, qui parle justement de son affection pour son frère mais aussi de son épuisement à être "la soeur de", plus qu'elle même parfois. Le point de vue du son copain est cependant assez bizarre, car écrit sans majuscule, alors que tous les autres ont à peu près le même style, sans vraiment que je comprenne pourquoi ce personnage devait avoir des soucis d'écriture. Celui de la copine de Via fait partie du "un peu trop plein de bons sentiments" à mon gout.

C'est d'ailleurs le principal reproche que je fais à ce livre. Il dégouline de bons sentiments, rendant certaines scènes et le dénouement assez peu crédibles finalement. Il y a à la fois l'acceptation parfois un peu exagérée d'August, mais aussi le coté famille parfaite ouverte et qui accueille tous ces enfants qui ont du mal avec leur famille. Tellement altruiste ses parents !
Les chapitres sont archicourts pour la plupart, ce qui fait que les situations et évènements sont assez peu décrits, et qu'on passe rapidement d'une scène à une autre. Le rythme de l'histoire, pour le coup, est assez rapide et les pages tournent vite, ce qui fait un bon livre jeunesse.

Au total : Un livre plein de bons sentiments mettant en valeur le courage d'un gentil petit garcon qui n'a pas eu de chance à sa naissance. Une lecture qui ne restera pas forcément dans ma mémoire.

mardi 26 août 2014

"Quatre fille et un jean" d'Ann Brashares

Lu dans le cadre du Book Club du mercredi 27 aout sur Livraddict, j'ai dévoré ce roman d'été pendant ma trop courte semaine de vacances.

Résumé

Couverture Quatre filles et un jean, tome 1 Editions Corgi Books 2002Un jean acheté dans une boutique d'occasion va devenir le lien entre quatre adolescentes. Carmen est brune et un peu ronde, elle parle sans détour et a un problème avec son père divorcé qui lui réserve une drôle de surprise. Tibby est un garçon manqué et ne fait pas son âge. Bridget, la troisième, est blonde, superbe et sportive, volontaire jusqu'à l'erreur... La dernière est Lena la brune, très introvertie, et grecque jusque dans ses sentiments. Chacune va se retrouver séparée pour les vacances, et ce jean magique sera leur lien indéfectible, source de fidélité. 

Les couvertures françaises sont assez hideuses à mon gout...

Mon avis

J'ai aimé cette lecture qui collait parfaitement à l'esprit détente de mes vacances, et à une lecture plus soft après avoir terminé Nord et Sud !

Le concept initial est assez simple, le jean parfait qui s'adapte au morphologie des 4 adolescentes va être leur fil conducteur de leur été où elle sont séparées.
Les quatre jeunes filles sont bien identifiables les unes par rapport aux autres.

Carmen passe ses vacances avec son père mais une surprise de taille l'attend. J'ai bien aimé ce personnage, la manière très adolescente dont elle traverse l'inattendu.
Tibby, noyée dans son gilet Wallmark rencontre une jeune fille malade, et son été et sa vision initiale du film qu'elle avait prévu de tourner vont changer. Sa famille est assez étrange et finalement peu présente. L'histoire est vraiment centrée sur sa relation avec Bailey.
Bridget, la sportive agaçante drague son prof de sport. Bon, je suis moins fan, ses hésitations ou plutot son impulsivité m'a plus agacé, son histoire manquait un peu de relief.
Lena, la grecque apprend à découvrir ses grand parents, leur mode de vie, et qui rencontre l'homme parfait.

J'ai aimé que tout ne tourne pas autour des histoires de cœur qui sont souvent assez présentes dans les histoires pour adolescentes. La famille, notamment recomposée, prend une place importante finalement dans ce roman qui ne se veut pas moralisateur.
Les comportements de chacune sont assez crédibles. La touche fantastique apportée par le 'Jean' est pile comme il faut pour apporter une touche de légèreté dans les 'mini'dramas quotidiens de ces ados très américaines cependant.

Au total : Un bon divertissement pour l'été. Je me réserve la suite !

Rendez vous mercredi pour la suite de la discussion.

vendredi 28 juin 2013

"Autant en emporte le vent tome 1" de Margaret Mitchell

Lu offert lors du swap 50 états par Sofynet, il a été choisi pour le book club sur le thème de la romance historique. Je n'ai jamais vu le film s'y rapportant.

Résumé


 

En Georgie, en 1861, Scarlett O'Hara est une jeune femme fière et volontaire de la haute société sudiste. Courtisée par tous les bons partis du pays, elle n'a d'yeux que pour Ashley Wilkes malgré ses fiançailles avec sa douce et timide cousine, Melanie Hamilton. Scarlett est pourtant bien décidée à le faire changer d'avis, mais à la réception des Douze Chênes c'est du cynique Rhett Butler qu'elle retient l'attention. C'est alors que la guerre de Sécession éclate bouleversant leurs vies à jamais...





Mon avis :

Dans mon esprit, ce livre raconte une histoire d'amour impossible entre Scarlett et Rhett Butler du fait de la guerre de Secession, j'ai aussi l'image d'une chute dans les escaliers et de pleurs...

En pratique, Scarlett est une adolescente centrée sur son apparence physique (elle n'a que 16-17 ans au début du roman) avec une culture pas très large (mais cela donne certains passages cocasses, comme lorsqu'elle demande qui sont les Borgia, après avoir fait le tour des noms de familles du coin), qui reste immature tout au long de ce premier tome, et Rhett Butler, un personnage mystérieux, que l'on croise sans vraiment réussir à le cerner.
"Elle aimerait mieux mourir que de revoir sa mère en ce moment. Oui, elle aurait voulu mourir sur le champ. Comme ça, tout le monde aurait regretté d'avoir été si méchant pour elle (...)" p282
Ils sont par ailleurs entourés de personnages secondaires haut en couleur qui changent souvent mais dont on nous rappelle régulièrement l'existence (notamment la famille de Scarlett).

Finalement, difficile d'avoir un avis tranché sur cette lecture, j'ai particulièrement aimé l'époque décrite, notamment la guerre de Sécession vu de l'arrière du front, et des sudistes, dont la mentalité est, je pense, assez assez bien représentée dans ce roman. Les descriptions sont parfois un peu longuettes mais mettent vraiment dans l'ambiance et certains comportements sont parfaitement expliqués, comme le fait que les jeunes couples se baladent de famille en famille au début de leur mariage.

Je pense qu'un des points faibles de ce roman, pour moi, fut le personnage de Scarlett, qui reste une jeune fille franchement vaniteuse, sure de sa beauté et d'elle même, et dont les objectifs très d'époque (séduire et faire un beau mariage) sont assez loin de mes préoccupations.
Cependant, je lui reconnais un comportement atypique par rapport aux héroïnes actuelles, notamment dans son concept de maternité, mais probablement lié à son jeune âge et à son environnement, mais aussi une évolution qui, sur roman contemporain, m'aurait semblé invraisemblable. A noter une certaine ironie de l'auteur dans certaines de ses réflexions sur Scarlet qui apporte à ses dépens une touche d'humour, dans une histoire assez sombre, car marquée par la guerre et ses conséquences.

Comme souvent, les classiques ont une trame qui nous semble connue, et même le quatrième de couverture peut laisser à penser que l'histoire entre Scarlet et Rhett est une évidence, alors que cela ne l'est point tout au long de ce premier tome.



Au total : Une mise en bouche sur le thème de la guerre de Secession dont l'évolution m'intrigue assez pour avoir envie de poursuivre la série.

mercredi 17 avril 2013

"Jane Eyre" de Charlotte Bronte

Un classique dont j'avais eu un aperçu par L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde. Je pensais tomber sur une histoire d'amour ambiance victorienne, mais il y a bien plus que ça !

Résumé :




Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foie en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.





Mon avis :

L'affaire Jane Eyre donne des indices tout en brouillant les cartes (la petite allusion à la fin qui entraine pas mal de polémiques m'avait pas mal troublée, et finalement, je n'étais pas certaine que l'histoire se termine bien !). Je me suis plongée dans l'inconnu avec ce livre, malgré ce que j'avais déjà entendu et le fait que je l'avais déjà débuté avec échec il y a plus d'un an.

J'ai été assez impressionnée par la capacité de Mlle Bronté à inclure des rebondissements aussi forts, tout en laissant son héroïne toujours sur le même chemin, avec une volonté de fer et une crédibilité. Les pages se sont tournées à une vitesse finalement assez rapide, avec des passages qui m'ont fait pousser des exclamations de surprise.

Les premiers chapitres pourraient nous faire penser qu'il s'agit d'un enfant maltraité avec un brin de folie, mais on s'attache à cette fillette, devenue adolescente et aux différents évènements familiaux et amoureux qui mouvement sa vie. On respecte cette jeune femme déterminée qui tient son objectif, et décide de ses actes toujours selon la même ligne de conduite, même si à certains moments ses réflexions nous semblent datées, je pense que remise dans le contexte, les choix sont les bons.
Point de répit pour Jane Eyre, ni pour le lecteur, j'ai apprécié d'avoir des réponses à toutes mes questions à la fin du roman tout en ayant l'impression qu'elle ne suivait pas une ligne droite.

L'ambiance de l'Angleterre du XVIIIème siècle est vraiment bien retranscrite, à travers la condition de la femme, notamment des gens peu aisés mais nés d'une bonne famille, de leur opportunités. On retrouve les histoires familiales, qui sont vraiment bien amenées entre rivalités, jalousie et fraternité.
Les décors sont bien plantés, et nous sommes vraiment propulsés dans une autre époque.

Enfin Jane Eyre m'a permis de comprendre ce qu'était une héroïne romantique, comme décrite dans le challenge de Claudia Lucia !

Au total : Un livre qui m'a tenu en haleine pendant toute ma lecture ! Un classique qui porte bien son nom.


jeudi 28 mars 2013

"Arsène Lupin contre Herlock Sholmes" de Maurice Leblanc

Lu dans le cadre du book Club de Livraddict, j'avais déjà suivi des aventures du gentleman cambrioleur il y a peu, et découvert l'esprit de Sherlock Holmes dans le chien de Baskerville.
Petit avis rédigé après le book club, qui m'a permis de mieux appréhender certains détails et notamment de remettre ce livre dans le contexte du début du 20è siècle.

Résumé


Arsène Lupin contre Herlock Sholmès!
L'homme qui défie toutes les polices françaises contre l'as des détectives anglais. « C'est justement quand je ne comprends plus que je soupçonne Arsène Lupin », avoue le célèbre limier.
Quand deux hommes aussi intelligents s'affrontent, leur duel est un grand spectacle. Qui a subtilisé le petit secrétaire d'acajou contenant un billet de loterie gagnant? Qui a volé la lampe juive, le diamant bleu, joyau de la couronne royale de France? Qui joue les passes-murailles en plein Paris? Arsène Lupin, toujours lui, l'éternel amoureux de la Dame Blonde, plus insolent, plus ingénieux que jamais, déjouant une à une toutes les ruses de l'Anglais par d'autres ruses plus étonnantes encore.





Mon avis :

Un livre agréable en lecture, sans qu'il ne me paraisse indispensable.
Autant j'aime beaucoup le personnage de Lupin, ses magouilles, son humour, autant j'ai trouvé le tout un peu lent, notamment dans la seconde histoire.

Herlock est malmené pendant ces aventures, mais finalement son esprit logique et sa capacité à contrarier Lupin est mis en avant, notamment dans certains duels verbaux qui sont de toute beauté !

Ce que je reproche finalement à ce livre, c'est de me souvenir de quelques détails des mystifications lupinesques, sans vraiment m'être intéressée au pourquoi de l'histoire. La dame blonde avait quasiment disparu de mon esprit avant la discussion, car finalement les 2 protagonistes sont au centre, et les personnages secondaires habituels tels que Wilson/Watson et Ganimard sont bien plus transparents que dans les autres livres de ces deux hommes.

Au total : Une aventure de Mr Lupin qui me permet de comprendre l'engouement autour de ce personnage, même si je pense que ce n'est pas sa meilleure aventure.

Les autres participants du BC :
Mypianocanta (addicte jusqu'au bout du gentlemant) Stellade (qui n'a pas du tout aimé) Nathalie Reveline, Litchi, JessyViolette, Gentiane, Achille, Angele, Lycandra