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lundi 2 octobre 2017

"Une prière pour Owen" de John Irving

Repéré depuis quasiment mes débuts bloguesques, mis dans ma liste ABC depuis 4 ans, sans que j'ose passer le cap, cette année était la bonne pour cette découverte !

Résumé

Owen tue la mère de John, son meilleur ami, d'une balle de base-ball perdue. À onze ans, il se proclame instrument de Dieu, et grâce à lui, John devient chrétien. C'était avant Kennedy, la guerre du Vietnam et la prolifération de l'arme nucléaire. John se souvient de son ami d'enfance, et avec une nostalgie pleine de colère, d'une certaine Amérique, égocentrique et triomphante.

Mon avis

Je n'ai pas dévoré, mais plutôt savouré ce livre riche, dense qui dépeint une Amérique des années 60-70s, en pleine guerre de Vietnam, crise des missiles et scandales présidentiels (M. Monroe, Nixon...) par le biais d'un expatrié, narrateur de la vie de son ami.
Ce livre restera dans ma mémoire à la fois pour les personnages, mais aussi pour ce regard si particulier sur certains évènements, sur l'Amérique des petites villes et l'amitié indéfectible entre Owen et le narrateur.

Le départ est étrange, et correspond au résumé. Je me suis demandée à plusieurs reprises ce qui liait les 2 personnages, puis au fur et à mesure de la lecture, on découvre l'intelligence, le charisme d'Owen qui ne demandaient qu'à s'épanouir.

L'histoire de sa vie, racontée par son ami,est faite de petites quêtes qui prennent de l'importance, de combats qui semblent perdus d'avance à la recherche d'une justice.
Il y a pas mal de passage sur la discrimination, du fait du physique d'Owen, qu'il me reste difficile de visualiser. Sa voix notamment, retranscrite en majuscule pour signifier son timbre particulier (et qui m'a fait penser à la Mort de Pratchett, plus dans mon genre actuel de lecture) et accentuer sa parole est un mystère.
La religion a aussi un place très importante. Les différentes églises sont abordées, et malgré la foi des personnages, il existe un certain recul des personnages sur leur pratique et leur croyance. Owen lui même très croyant, pensant être un instrument de Dieu reste assez distant avec l’Église en elle même.

Les personnages secondaires sont parfois caricaturaux (comme la mère de son rival à l'université) mais souvent plein de surprises et finalement la plupart du temps attachant, ce qui est surement majoré du fait de la position du narrateur lorsqu'il parle de sa famille (comme sa mère, son beau père ou sa grand mère).
Il m'est difficile d'en dire plus sur ces 700 pages intenses en réflexion et en moment de vie.
 On ressent l'incompréhension ressentie pour la guerre, dans le décompte des victimes et la motivation des engagés.

Au total : L'humanité du narrateur mais surtout d'Owen, ses convictions pacifistes éclatent au fur et à mesure de la lecture et je ne peux que vous conseiller de les découvrir et de vous laisser emporter par ce récit de vie si particulier.

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEglC7MDJR6g97bNCKmPubMoByqyl1mzNFdhPAIp6FKg4V7r12kXIyrTRSk074MIwcYmhr4TT3rTjjhuTN-mmw2vVPM9UGZDkrSLdy4oN2xdrcwtjgRj7p6DNSEhfFXyU1DtJefV0-YSK7wP/s320/abclogoshadow.gif
Lettre I 699 pages

dimanche 5 mars 2017

"L'effet Churten" d'Ursula Le Guin

Recueil de 3 nouvelles dans son univers SF (Voir Le monde de Rocannon, La main gauche de la nuit), ce livre est sorti en début d'année, et j'avais envie de me replonger doucement dans cet univers.

Résumé

Dans le vaste univers de l'Ekumen, tout voyage prend des années. Difficile de garder des relations avec sa famille et ses amis lorsque l'on doit passer d'une planète à l'autre. La galaxie est une mosaïque d'histoires humaines... Jusqu'au jour où on découvre par hasard l'effet Churten, une sorte de transport instantané, abolissant les distances comme jamais entre les mondes. Encore faut-il le maîtriser et l'utiliser à bon escient...






Mon avis

L'ensemble forme un tout assez cohérent avec 3 visions de l'effet Churten et de manière sous-jacente des réflexions sur l'homme et l'humanité. Je regrette cependant qu'elle soit inégale en ce qui concerne leur accessibilité, la première étant particulièrement dense en information.

"L'histoire des Shobies"
On est plongé assez vite dans le vif du sujet avec le premier équipage à tester l'effet Churten, effet permettant de voyager à une vitesse transluminale et donc de diminuer les temps de voyage.
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire notamment du fait de la multitude de nouveaux personnages qui sont parfois difficile à identifier clairement. J'ai trouvé intéressant de mélanger des protagonistes des différents systèmes visités lors des précédents livres et à voir leur cohésion gagner.

"La danse de Ganam"
Texte plus classique avec l'arrivée sur une nouvelle planète et la confrontation entre ce que nous souhaitons y vivre et ce qui s'y passe vraiment, notamment la perception des autochtones. On y retrouve la notion d'émissaire et l'importance d'une période d'adaptation sans préjugés. La chute est bien trouvée et nous donne l'impression aussi d'avoir été touché par l'effet Churten.

"Le pécheur de la mer Intérieur"
On y retrouve aussi une découverte de planète, mais par l'intérieur et l'essai d'adaptation d'individu au monde nouveau qui s'ouvre. La recherche scientifique avance à grand pas dans cette nouvelle mais la conclusion s'avère profondément humaine et nous rappelle nos aspirations initiales et les différentes voies pour mener au bonheure. Une nouvelle touchante qui nous fait découvrir particulière la planète O et son mode de vie bien différent du notre.

Au total : Un recueil de nouvelle qui complète la série de l'Ekumen, et qui me rappelle que je me dois de la poursuivre.

D'autres avis chez : Xapur,

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEglC7MDJR6g97bNCKmPubMoByqyl1mzNFdhPAIp6FKg4V7r12kXIyrTRSk074MIwcYmhr4TT3rTjjhuTN-mmw2vVPM9UGZDkrSLdy4oN2xdrcwtjgRj7p6DNSEhfFXyU1DtJefV0-YSK7wP/s320/abclogoshadow.gif
Lettre L : 198 pages

dimanche 20 novembre 2016

"L'homme qui mit fin à l'histoire" de Ken Liu

Une novella qui a recu beaucoup d'échos positifs à sa sortie, sur un thème que j'apprécie.

Résumé

Futur proche.
Deux scientifiques mettent au point un procédé révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée, pour une seule et unique personne, et sans aucune possibilité pour l'observateur d'interférer avec l'objet de son observation. Une révolution qui promet la vérité sur les périodes les plus obscures de l'histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d'État.
Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le général Shiro Ishii, l'Unité 731 se livra à l'expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d'un demi-million de personnes… L'Unité 731, à peine reconnue par le gouvernement japonais en 2002, passée sous silence par les forces d'occupation américaines pendant des années, est la première cible de cette invention révolutionnaire. La vérité à tout prix. Quitte à mettre fin à l'Histoire.



Mon avis

Entre récit SF et réflexion sur l'histoire, j'ai beaucoup aimé ce texte.

Le voyage dans le temps permet de mettre en avant une partie de l'histoire dont nous entendons peu parler dans le monde européen. Il n'y a pas que les nazis qui à priori ont fait des expériences humaines, et la récupération de leurs données post-guerre comme trésor inavouable mais utile.
L'antagonisme Japon-Chine est bien mis en avant dans ce roman et fait réfléchir sur nos préjugés envers ces 2 nations et certains évènements récents (la manifestation des asiatiques cet été). La double nationalité des personnages principaux permet de comprendre la différence de culture entre les pays asiatiques et "occidentaux" et les problèmes récurrents de compréhension qui en résulte.

La seconde partie aborde la définition de l'histoire, de modification de témoignages avec leur utilisation. Faut il inclure les témoignages riches en émotion dans les documents historiques ? La vérité est rarement unique, alors que les moments le sont et la technologie utilisés pour le voyage dans le passé met en évidence l'unicité du moment, non reproductible, à l'inverse des expériences scientifiques qui s'appuie fortement sur l'importance de la reproductibilité des expériences pour pouvoir les utiliser comme preuves.

 L'autre interrogation reste la notion de pardon et d'excuse des gouvernements et personnes contemporaines pour le passé de leur nation. Jusque quand l'Allemagne et le Japon devront-ils s'excuser des faits datant de plus de 2 générations (parfois eux même séquellaires de guerres antérieures)? La compréhension passe t-elle par le pardon ? Faut-il ouvrir les archives nationales sans intervalle de temps, pour limiter les négationnistes ?

J'ai enfin beaucoup aimé la forme de ce récit qui alterne les points de vue, scientifiques et humains permettant une richesse dans la confrontation des différents avis exposés et mettant en avant la complexité d'une seule vérité.

Au total : Un texte court mais dense, historique et philosophique sur la place et la définition de l'histoire dans notre société.

SFF et diversité mini
Item 7 : Se déroulant en Orient

dimanche 3 juillet 2016

"Black Out" de Connie Willis

Voyage dans le temps et seconde guerre mondiale, un mélange qui m'attire d'emblée !

Résumé

Couverture Blitz, tome 1 : Black-Out


En 2060, les voyages dans le temps sont devenus chose courante et de nombreux historiens partent en mission. Soudainement, le labo des voyages temporels les annule toutes et modifie les programmes. 

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce premier tome. Ayant lu sur de nombreux blogs qu'il s'agissait plus d'une plongée dans l'Angleterre en plein Blitz et assez peu de voyage dans le temps, je n'ai pas été surprise ni déçue de l'histoire.

Le point fort de ce livre est dans l'immersion dans le blitz que ce soit avec les enfants évacués de Londres, dans l'univers de vendeuses de magasin ou dans les abris anti aérien. Certains passages clés de la guerre sont aussi très bien relatés, notamment Dunkerque tout en gardant un lien avec l'intrigue fil rouge des voyageurs. D'autres passages ne semblent pas avoir de lien cependant, et j'espère que le second tome reprendra ces personnages.

Nous suivons dans ce roman trois historiens qui doivent pour valider leur études vivre le sujet relaté par une mission dans le passé. Concept surprenant mais fascinant, qui n'a jamais rêvé de remonter le temps pour voir la réalité de certains faits historiques ? Après revivre certaines scènes de guerre et donc se mettre en danger peut sembler un peu suicidaire et il existe un certain flou sur la préparation et les missions précédentes de chaque personnage présenté.

Les différents personnages suivis sont très différents de caractère et dans leur manière d'aborder les imprévus dus à leur situation et l'alternance de point de vue permet de bien rythmer le livre et l'action. J'ai bien aimé Merope et Polly, moins Mickael complètement rigide au changement de lieu, malheureusement nous les connaissons trop peu dans leur contexte de 2060 et sommes propulsées avec elle dans ce contexte historique lourd et angoissant.

Il y a cependant quelques longueurs et répétitions qui parfois font perdre le fil initial, certains arcs secondaires peu palpitant notamment car je ne suis pas une féru de Shakespeare et de ses pièces.

En me renseignant sur le livre, je découvre après lecture qu'il s’agit d'un dyptique s'intégrant dans une série plus large sur le voyage dans le temps avec le Pr Dunworthy et pour la peine, je comprends mieux le peu de détail concernant les filets, la construction des missions et le peu de présence de ce personnage qui semble pourtant central.

Au total : Un roman dense qui nous plonge au milieu du Londres des années 1940, partie que je connaissais assez peu. Je lirai sans aucun doute le second tome de ce diptyque pour voir comment la situation se dénoue.

D'autre avis chez : Tigger Lily, Blacky, Vert, Frankie, Lune,

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Lettre W : 693 pages
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SFF et diversité mini
Item 8 : Lire un livre SFFF parlant d’une ou de femme(s) dans la guerre

lundi 27 juin 2016

"Par bonheur, le lait" de Neil Gaiman

Aux imaginales, j'avais pour mission de faire dédicacer un livre de Boulet pour mon homme qui collectionne ses notes. J'ai donc pris ce petit livre, plein de ses dessins.

Résumé


Couverture Par Bonheur, le Lait 

Au petit-déjeuner, un petit garçon et sa jeune sœur s’aperçoivent qu’il n’y a plus de lait à mettre dans leurs céréales. Maman est partie en voyage, c’est donc Papa qui se met en route pour la supérette. Mais ce qui devait être une simple course se transforme en fabuleux voyage (...)








Mon avis :

Par bonheur le lait est un livre jeunesse court qui met en avant l'imagination d'un père parti chercher une bouteille de lait pour le petit déjeuner de ses enfants.

J'ai aimé ce coté loufoque omniprésent dans ce livre. L'histoire tient debout avec des dinosaures en montgolfière  (cf la couverture) mais aussi dans des vaisseaux spatiaux, des prophéties, des vampires, des pirates, des poneys, bref tout ce qui est présent dans l'imaginaire des enfants repris par un père. Les codes d'un roman d'aventures sont présents et bien exploités voir un peu moqués.

Par certains cotés ce livre m'a fait pensé à Roverandom, court avec pour cible les enfants, mais en bien plus digeste et fun, probablement car les références me sont bien plus familières.

Les illustrations sont au service du récit et apportent de quoi nous faire sourire (on y reconnait bien le trait de Boulet d'ailleurs).

Au total : Un livre court et fun que je recommande !

mercredi 27 avril 2016

"Les dossiers Dresden : Avis de tempête" de Jim Butcher

Lu dans le cadre de mon club de lecture, il était dans ma PAL numérique depuis un bout de temps, car quelques blogueuses recommandent fortement cette série

Résumé

Couverture Les Dossiers Dresden, tome 01 : Dans l'oeil du cyclone / Avis de tempête

Mon avis

Lu pendant quelques heures de train, ce livre est addictif, par l'humour dégagé par son personnage principal assez nonchalant et autocritique, mais aussi par un style simple et des rebondissements à foison. Bref il a rempli son rôle de divertissement. L'action étant rapide, il y a peu de temps mort.

Cependant, j'ai eu parfois du mal à accrocher au personnage. Harry Dresden mage puissant mais réduit à une vie de misère, plein d'humour mais cependant peu exploité à mon gout.
Les personnages secondaires notamment les femmes sont aussi assez peu décrites notamment Karrin, policière avec laquelle il collabore régulièrement, où on sent un manque de complicité. Le tout manque un peu de liant et d'approfondissement des caractères. De même le tenancier du bar mériterait d'être approfondi. Comme il s'agit d'un premier tome, on peut supposer les croiser à nouveau et découvrir un peu leur passé et personnalité.

L'histoire en elle même débute par des enquêtes à priori sans lien, et dont les évènements vont se croiser jusqu'à la résolution, ce qui permet de lire ce tome de manière indépendante, sans se sentir obligé de poursuivre.

La magie est présente sans être surexploitée, et les mythes et légendes locales sont bien intégrées à la réflexion du magicien et apporte du charme aux livres. On voyage dans les grands lacs et dans le Chicago underground, même si les descriptions ne sont pas très nombreuses.

Au total : Un premier tome qui met en place un univers et un personnage principal atypique. Une lecture détente.

mercredi 20 avril 2016

"Légion" tome 1 et 2 de Brandon Sanderson



Un auteur que j'apprécie beaucoup, j'ai croisé ce court récit lors d'un de mes  passages à la médiathèque.

Résumé


Couverture Légion, tome 2 : A fleur de peauCouverture Légion, tome 1« Mon nom est Légion, parce que nous sommes nombreux. » Ainsi parle le démon dans l’Évangile de Marc.

 Le héros de cette nouvelle, Stephen Leeds, surnommé Légion, est un être multiple : très intelligent, il peut apprendre n’importe quoi en très peu de temps, mais extériorise tous ses savoirs sous forme d’hallucinations, qui sont autant d’aspects de lui-même. 
Il vit reclus dans une grande maison, entouré de ces nombreuses entités hallucinatoires, toutes dotées de compétences hautement spécialisées. Il est riche, car il loue ses services à qui peut se les payer. Un jour, il est engagé pour enquêter sur la disparition d’un scientifique, inventeur d’un objet très particulier : un appareil photo capable de prendre des photos du passé…

 

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ces livres courts mais finalement assez denses.

Le personnage principal est très intriguant avec ses multiples personnalités se révélant comme des hallucinations. Chacune ayant une personnalité propre, il est difficile de s'y perdre. Je ne citerais que JC, paranoïaque ancien marine qui me fait souvent sourire par ses interventions décapante! Par ailleurs, il est capable de créer des hallucinations avec des capacités intéressantes pour l'instant donné. Je m'attache aussi comme le personnage principal à certaines de ses personnalités qui apportent une aide réelle mais non exagérée la plupart du temps.

Le concept est donné, simple mais fascinant, et porté par Brandon Sanderson, on a des romans qui se dévorent.

L'intrigue des deux tomes est bien menée, un peu policière, courte mais intéressante et terminée à la fin du roman. Le premier aborde des notions politiques et est peut être un peu plus fantastique, le second plus scientifique avec des questions sur la portée des découvertes et les réserves qu'il faut garder. Le fil rouge est assez discret et pour le moment peu développé.
 
Au total : Une nouvelle série par Brandon Sanderson, portée par un personnage atypique et des romans courts permettant une vraie détente. Je recommande.

lundi 18 avril 2016

"L'enfant des cavernes" de Jean R Auel

Un livre que j'ai recu dans le cadre du club de lecture pour la réunion de Noel! Je me suis rendue compte que beaucoup de mes connaissances de la blogosphère avaient une certaine affection pour ce livre. Bref petite pression dans ma découverte tant les critiques étaient positives !

Résumé

Couverture Les Enfants de la Terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes / Ayla, l'enfant de la terreIl y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s'achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l'homme s'est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu'il est aujourd'hui. Il connaît l'outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s'abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d'harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d'un lion pour se réfugier auprès d'un clan étranger. On l'adopte. Très vite, les gestes et les paroles d'Ayla suscitent l'étonnement et l'inquiétude.



Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce roman qui me sort un peu des lectures du moment.
Suivre Ayla, c'est se laisser emporter dans la préhistoire grâce à l'écriture de J. Auel, pleine de descriptions immersives et de personnages attachants.

Le monde préhistorique est très bien décrit que ce soit au niveau de la faune que de la flore. Les différentes plantes, leur usage nous amène dans un retour à la nature, avec des messages de respect complètement décalé par rapport à certains de nos comportements actuels.
Par ailleurs la place d'Ayla est un message de tolérance assez fort tout au long du roman. Différente oui, mais les faits objectifs sont parfois plus forts que les préjugés.

Les personnages sont attachants dans son ensemble et l'immersion dans le clan se fait de manière très naturelle et fluide. Ayla est peut être agacante dans sa manière de tester les limites de manière quasi permanente mais elle est touchante dans son altruisme, sa volonté de comprendre le monde qui l'entoure.
La supériorité du Sapiens sur le Néandertal vire parfois au cliché de mauvais journaux scientifiques mais je me suis concentrée sur le versant roman et moins historique. (Et je pense que remis dans le contexte de l'écriture c'est moins flagrant)

Les autres personnages du clan forment une entité parfois peu distincte mais j'ai particulièrement apprécié Brun, Creb et Iza ainsi qu'Uba. Nous les suivons plus du fait de leur position dans le clan. Leur rapport aux animaux  par le biais de leur totem est intéressant et leur religion très animiste au final. Petit bémol, il y a forcément un méchant qui est surtout bête dans cette histoire mais assez acharné !

J'ai un peu plus tiqué sur la place de la femme dans leur société, et la banalisation de la violence à leur égard (mais ma connaissance de ce versant de l'histoire n'est pas vraiment très pointue) ...

Au total : Une immersion réussie au temps des Néandantals avec Ayla et l'ensemble de clan de l'Ours. Je lirai avec plaisir la suite de ses aventures.

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7/26 lettre A 544 pages

lundi 4 avril 2016

[Roman graphique] Le sculpteur de Scott McCLoud

Recu dans le cadre de l'opération Price Minister pour le festival d'Angoulème, un roman graphique qui me tentait bien par le thème abordé. J'avoue avoir eu une petite surprise quand j'ai vu l'épaisseur de ce livre, mais aucune déception à la fin de ma lecture

Résumé

Couverture Le Sculpteur 

David Smith consacre sa vie à l'art – jusqu'à l'extrême. Grâce à un pacte avec le diable, le jeune artiste voit son rêve d'enfance réalisé : pouvoir sculpter tout ce qu'il souhaite, à mains nues. Mais ce pouvoir hors norme ne vient pas sans prix... il ne lui reste que 200 jours à vivre, pendant lesquels décider quoi créer d'inoubliable est loin d'être simple. D'autant que rencontrer l'amour de sa vie le 11ème jour ne vient rien faciliter.



Mon avis

Ce roman graphique est un coup de cœur, à la fois pour le graphisme et l'histoire retracée.

David Smith, nom ordinaire au destin qui l'est moins, sculpteur talentueux dès le plus jeune âge, repéré tôt qui se grille auprès des acheteurs sur des erreurs de jeunesse.
Nous le découvrons vers 25 ans
à la recherche du succès perdu, dans une dépression assez profonde.
J'ai aimé ressentir par les cases les émotions de David ressentir de l'empathie juste sur les traits et les situations.
Il faut pour apprécier ce livre aimer les personnages malmenés par leur auteur ; il n'existe que quelques pages, jours de répit dans ce récit.

Sa rencontre avec Harry va changer sa vie, et surtout sa manière de sculpter. Je me suis attachée à ce David torturé qui apprend à transmettre les émotions à la pierre et à associer le soi et ce que les autres recherchent dans une sculpture.




Les personnages qui gravitent autour de lui sont tout aussi intéressants, que ce soit Ollie, dont l'amitié est indefectible ou Meg forte et fragile à la fois, fantasque et décalée qui apporte ce vent de folie au sérieux initial de David tout en lui apportant une certaine stabilité. Leurs relations sont fortes, subissent des étapes, des épreuves mais restent crédibles.


Les dessins sont extrêmement forts, soutenus par du texte qui n'est jamais prépondérant et tout en douceur du fait des choix de couleurs, blanc, gris, noir et bleu. Le trait est bien net, et apporte le mouvement ou l'émotion qui suffit à comprendre la scène.







Les pages sont parfois libres de texte, souvent avec un premier tiers sur tout la largeur de la page, et un second tiers avec des marges, ce qui lui donne un profil assez particulier et permet de repérer finalement les passages forts, lorsque l'émotion prend tout la page. 

On peut survoler ce livre en tournant les pages ou prendre le temps d'apprécier les détails de chaque case et se laisser porter par l'émotion et la ville de New York très bien retranscrite.

Au total : Un très beau roman graphique sur le thème de l'âme damnée. Des dessins forts qui portent une histoire universelle. Je le recommande vivement.

lundi 7 mars 2016

"La main gauche de la nuit" d'Ursula Le Guin

Un livre qui traine dans ma PAL depuis un bon moment, et que j'ai proposé en lecture commune pour mon club de lecture en mettant en avant le coté féministe de l'histoire ...

Résumé

Couverture La Main gauche de la nuit Editions Le Livre de Poche 2014Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n'y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l'un ou l'autre sexe. Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L'Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l'Ekumen ?


Mon avis

J'aime beaucoup les livre d' Ursula Le Guin, malgré leur rythme assez lent, et un manque d'action flagrant. J'apprécie surtout le fait que ses romans apportent beaucoup de pistes de réflexions, ce qui à mon avis est intéressant pour un club de lecture.

Ce roman appartient au cycle de l'Ekumen (dont j'ai déjà lu "Le monde de Rocannon"), et peut être associé à quelques nouvelles ayant lieu sur la même planète.

La planète mise en avant est particulière par son climat glaciaire, plein de neige et de glace. Le passage dans le glacier est un huis clos particulièrement oppressant. Les descriptions sont telles que je me suis sentie dans la tente avec les protagonistes, bloquée par le froid.

L'autre spécificité est sa population, androgyne, dont le genre ne se révèle qu'en de courtes périodes appelées Kemna et n'est jamais fixé. Il est ainsi étonnant de voir des dirigeants en congé "maternité" avec des conséquences sur la politique du pays.
D'ailleurs l'opposition entre les deux pays visités peuvent faire penser à la guerre froide, avec espionnage et quelques actions d'éclat aux frontières. Le second pays visité ressemble à s'y méprendre à un pays communiste dans tout sa logique de distribution au peuple.

J'ai cependant trouvé certaines longueurs qui se sont levées quand j'ai mieux perçu le dénouement du roman, et je pense plus en profiter sur une seconde lecture qui ne manquera pas d'arriver.

Quant au féminisme, j'avoue avoir eu du mal à le percevoir. Effectivement certaines discussions sur la différence de genre peuvent sembler déjà vues, mais certains participant du club de lecture nous a remis le texte dans son contexte historique, les années 60-70, ce qui permet d'apprécier les progrès parcourus.

Au total : Un roman du cycle de l'Ekumen qui nous amène sur une planète glacée avec une population déroutante. Un roman riche en réflexion à relire pour en apprécier toute sa richesse.

SFF et diversité mini
Défi  1 : une oeuvre de SF écrite par une femme

dimanche 21 février 2016

"Poison" de Sarah Pinborough

Une réécriture de conte, dont j'avais lu des avis positifs (mais je ne me souviens plus où) que j'ai croisé à la médiathèque lors de mon inscription.
Attention, risque de spoiler comme souvent lorsque je n'ai pas vraiment aimé !

Résumé

Couverture Contes des Royaumes, tome 1 : PoisonBlanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l'innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d'amour sincère...
... et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu'elle n'a jamais été révélée ...






Mon avis

Je n'ai pas vraiment adhéré à cette réécriture de conte.
Dès les premières pages, les détails concernant le roi auraient du me faire tiquer sur cette réécriture, un brin cru (cf les détails de sa manière d'uriner).

La trame de Blanche Neige est bien présente avec une beauté brune à la peau diaphane, une méchante belle mère obnubilée par sa beauté à elle, des nains, un prince charmant (pas si charmant mais j'y reviendrais plus tard !).

Les personnages sont un brin inconsistants et pas toujours cohérents.
Je pense que la palme revient à Blanche Neige qui se transforme de gentille niaise à prostituée (c'est un peu fort, mais sa nuit de noce est surprenante, j'ai cru que c'était la belle mère qui s'était métamorphosée en notre héroïne, rebondissement qui m'aurait paru bien plus intéressant à creuser). On apprend finalement ce qu'elle faisait lorsqu'elle passait tout son temps chez les nains, et cette explication nous ouvre de nouveaux horizons sur ce peuple, rarement sexué.

Mais le chasseur n'est pas mal aussi, passant de fin stratège dans la foret à obsédé en voyant une jolie fille ...
Les nains sont trop dérivés de Disney. Passer de Dormeur à Rêveur et de Grincheux à Grognon, c'est faire semblant d'originalité. Depuis, j'ai d'ailleurs relu le conte de Grimm, car je me posais la question s'ils étaient nommés (une douzaine de page si ca intéresse), et nous savons uniquement qu'ils sont sept.

Quand au prince charmant, il devient un goujat psychopathe... Effectivement ça change, du ""Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant", mais au final, j'espérais que l'histoire retomberait dans un classique un peu plus romantique. Il tombe amoureux comme dans le conte original, mais son comportement rustre après la nuit de noce (même si je comprends qu'il se sente un peu arnaqué) est complètement fumé.

Le seul personnage à peu près intéressant et cohérent est celui de la grand mère, tirée d'un autre conte qui explique en partie la magie dans la famille de la méchante.

L'histoire en elle même est surprenante, et modifie notre vision du conte de fée, entre les scènes de "sexe" qui n'ont pas grand intérêt (surtout entre Blanche Neige et le prince), le chasseur qui passe de prince charmant à pion ou le prince qui tombe amoureux et change d'avis comme de chemise.

Ce livre étant assez court, la lecture est rapide, et fait parfois lever les yeux au ciel.

Au total : Une réécriture qui ne m'a pas vraiment convaincu que ce soit par les personnages trop changeant, ou un style d'écriture assez quelconque ou il manque de poésie.
Sauf sur un malentendu, je ne pense pas lire la suite, revisite des contes de Cendrillon ou de la Belle au bois dormant.

SFF et diversité mini
Item 12, vu que j'ai relu le conte initial ! (de là à dire adorer pendant mon enfance ...)

samedi 16 janvier 2016

"La cinquième vague" de Rick Yancey

Initialement dans ma liste ABC de 2015, j'ai ramé pour le terminer, malgré un début sur les chapeaux de roue. Je me contenterais peut etre de l'adaptation cinéma pour les prochains tomes

Résumé

Couverture La 5e vague, tome 11ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive...
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule
.

Mon avis

J'ai refermé ce livre assez mitigée dans mon avis.

J'ai aimé le concept de vague et d'invasion extraterrestre un peu différente de ce qu'il en est d'habitude. Le début de l'histoire, très ambiance survie, met la pression et fait défiler les pages.

Puis patatras arrivent les hommes. Les 2 hommes de la vie de Cassie, le fameux Ben, dont on devine vite l'identité quand s'ouvre sa partie, et Evan qui m'a un peu plus surprise dans sa véritable identité, même si Cassie pas forcément très maligne sur le coup nous aiguille pas mal. Héroïne capable de survivre au pire, avec un cœur d'artichaut et de midinette...

Quand au cœur de l'intrigue, récupérer son frère et garder son nounours en mémoire pour se souvenir de son passé, le tout en survivant dans des situations extrêmes, bon j'ai été moyennement convaincue. Et les personnages croisés par Ben dans le centre sont aussi tellement téléphonés... Bref des clichés et de moments de soupirs de mon coté.
Il s'agit d'un premier tome et çà se sent, le dénouement nous laisse un peu en plan, alors que les personnages décollent.

L'autre point agaçant, ce sont certaines longueurs, notamment la rencontre entre Cassie et Evan, et l'apprentissage de Ben auraient pu être plus punchy.
Certains faits sont assez simples à deviner,  l'auteur nous lance un peu trop de pistes et au final les révélations n'en sont pas, bref quelques pétards mouillés par ci par là.

Les personnages sont trop classiques notamment Ben, beau gosse footballeur du lycée dont les muscles ne servent à rien en condition de survie, Cassie, nunuche transparente du même lycée qui se révèle une survivante sans pitié et Evan fermier au grand cœur qui se révèle tellement plus. Quand le bouseux se révèle être intelligent, mignon et musclé...

Quand aux extraterrestres, on ne connait pas grand chose à part qu'ils ont presque trouvé le moyen de détruire l'humanité en quelques mois. Leur but final est assez abstrait pour le moment, et leur motivation pour détruire l'humanité mais en conserver un bout m'a aussi laissé perplexe.

Pourtant, certains passages sont vraiment bien trouvés et on survit avec Cassie en doutant sur l'avenir et ses décisions.

Au total : Un roman qui a fait le buzz avec des qualités dans sa manière de voir les extraterrestres notamment. Cependant des longueurs et de clichés qui ne me motivent pas vraiment à lire la suite.

samedi 7 novembre 2015

"Entretien avec un vampire" d'Anne Rice

Un classique du genre, lu pour le challenge Halloween.

Résumé

Couverture Chroniques des vampires, tome 01 : Entretien avec un vampireDe nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l'interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant ou l'atroce le dispute au sublime.

Mon avis

Je n'ai jamais vu le film éponyme, mais il fera parti de mes prochains visionnages.

J'ai eu du mal initialement à entrer dans l'histoire. Le récit de sa vie fait par Louis est dense et émaillé de nombreuses descriptions rendant parfois l'action assez confuse. J'ai eu parfois du mal à cerner qui parlait entre Louis, Lestat et le journaliste.

Une fois le premier tiers passé et l'arrivée de Claudia, les pages se sont enchainées sans difficultés, jusqu'à leur arrivée sur Paris. J'ai beaucoup aimé cette vision des vampires, âmes damnées qui cherchent un sens à leur vie et prennent les décisions en conséquence.

Louis est assez peu charismatique à mon gout. Il subit ses choix et surtout ceux des autres. Il m'a semblé plaintif pendant la plupart du roman. Claudia apporte vraiment un nouveau souffle et un peu de féminité dans ce roman très masculin entre Lestat, Louis et Armand. Son coté enfantin qui évolue apporte une autre vision du vampirisme et de l'évolution de chacun. J'ai aimé sa personnalité très ambivalente, et parfois aurait apprécié avoir sa version des faits.

J'ai aimé me balader dans la Nouvelle Orléans, le bayou et les plantations de coton. L'ambiance est très bien retranscrite et donne envie de visiter la Louisiane ! La visite de l'Europe est aussi particulièrement détaillée ce qui alourdit parfois l'histoire.

Le dénouement est empreint de mélancolie, apporte grand nombre de réflexion sur la vie et l'immortalité en général.

Au total : Un livre sur les vampires loin des productions de bit lit. Louis pose les questions sur le sens de sa vie immortelle, et la place des sentiments dans son mode de vie. Le rythme est parfois un peu trop lent à mon gout. Je suis cependant très intéressée par Lestat pour avoir envie de lire la suite !

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dimanche 18 octobre 2015

"Le prince bâtard" de Robin Hobb

Livre que j'ai fait dédicacé lors des Imaginales, j'avais envie de me replonger dans le royaume des Six Duchés, en attendant d'avoir plus de temps pour avancer les aventuriers de la mer.

Résumé 
(Quatrième de couverture)
Couverture Prélude à la Citadelle des Ombres : Le Prince Bâtard 

Une des légendes les plus sombres du royaume des Six Duchés raconte l'histoire du prince Pie, doué du Vif, qui fut jeté à bas du trône par les actions de nobles courageux afin que la lignée des Loinvoyant demeure sans tare. Aujourd'hui, la vérité qui se cache derrière le mythe se dévoile grâce au récit de Félicité, compagne roturière de la princesse Prudence de Castelcerf(...)






Mon avis

Comme toujours, je me suis retrouvée happée dans cette histoire.

 Prudence, la reine servante, enfant tyrannique à souhait et Félicité, sa servante de toujours sont les protagonistes de la première partie. On y apprend les origines du vif dans la famille des Loinvoyants, même si cette magie semblait assez diffuse initialement dans le royaume.
J'ai aimé la relation entre la princesse et Félicité, si fusionnelle malgré leur différence. Le caractère de la narratrice qui connait sa place est troublant dans sa volonté d'arrondir les angles entre ses différentes influences. La place des femmes à la cour est intéressante à suivre, d'autant plus que nous suivons autant la domesticité.

La seconde partie relate l'histoire (courte) du prince Pie. Son origine, son règne marqué par les meurtres et les suspicions. Les histoires diplomatiques sont présentes depuis toujours et une succession difficile entraine la guerre.

Ce court roman nous éclaire sur un personnage très présent du fait des conséquences de son règne dans l'histoire de Fitz. L'écriture, la tension qui monte au fil des pages est toujours un plaisir. Je pense cependant qu'il faut le lire au moins après la première trilogie pour bien appréhender la place des personnages dans la suite.

Au total : Un prélude à l'assassin royal qui éclaire la vie du prince Pie, dont nous entendons beaucoup parler par les écrits lors de la saga. Je conseille.

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20/26 lettre H 146 pages

mercredi 26 août 2015

"Ainsi naissent les fantomes" de Lisa Tuttle

Un recueil de nouvelle qui semble faire l'unanimité sur la blogosphère, une découverte pour ma part du fantastique.

Résumé 

"En 2004, j’ouvrais mon recueil Serpentine sur cette dédicace : À Lisa Tuttle, dont les livres m’ont appris que les plus effrayants des fantômes sont ceux qu’on porte en soi. Ils étaient toujours là, ces fantômes : entre les pages des textes que je découvrais en cherchant la matière qui composerait ce recueil. »
Mélanie Fazi

Mon avis : 

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en lisant ce recueil. J'ai été marqué par une écriture très fine, très dense, où les émotions sont très bien retranscrites, l'angoisse présente.
Le format nouvelle correspond parfaitement à ces textes, les chutes sont toujours intenses, et j'ai fait une pause entre 2 nouvelles pour pouvoir les digérer.

Les différentes nouvelles :
  • Rêves captifs (Closet Dreams) : La première nouvelle qui met bien dans l'ambiance. La tension est palpable tout le long de l'histoire, et l'évasion de cet enfant reste un mystère, jusqu'à la chute, glacante... 
  • L'Heure en plus (The Extra Hour) : Un thème plus classique : peux t-on allonger nos journées ? comment faire pour concilier toutes nos passions et obligations? L'idée est intéressante, mais comme je le découvrirais après, la chute est assez inquiétante.
  • Le Remède (The Cure) : Une nouvelle plus SF, qui parle handicap, homosexualité, et trace une vision assez pessimiste du futur et de notre capacité de communication.
  • Ma pathologie (My Pathology) :  La maternité et l'alchimie sont les thèmes principaux. Les mystères qui entourent la narratrice principale s'éclaircissent pour laisser place à une vérité qui nous plonge dans nos réflexions. La frontière avec l'irréel est toujours aussi ténue et réaliste.  Une de celles qui m'ont le plus laissé réfléchir.
  • Mezzo-Tinto ("The Mezzotint") : Un tableau fait écho à un recueil de nouvelles. La aussi la chute m'a surprise.
  • La Fiancée du dragon (The Dragon's Bride) : Nouvelle la plus longue, mais finalement moins prenante. La réaction du narrateur est parfois surprenant. La chute plus classique. J'ai bien aimé l'ambiance anglaise bien retranscrite et la maitrise de la tension tout au long de l'histoire.
  • Le vieux Mr Boudreaux ajouté dans ma version. Nouvelle courte qui nous plonge dans les bayous de Louisiane.
Au total : Un recueil de nouvelles assez égal en qualité et en thématiques abordées. Je lirais d'autres livres de Lisa Tuttle, et le recueil de Melanie Fazi, traductrice de ce recueil, qui est dans ma PAL.

D'autres avis chez : Vert, Jae_Lou, MarieJuliet, PtiteTrolle,  Sia, BlackWolf, TigerLilly
Challenge Maison : CRAAA
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Lettre T : 320 pages

vendredi 24 juillet 2015

"Le temps n'est rien" d'Audrey Niffenegger

Livre dont j'ai entendu parlé en bien sur Livraddict, j'ai eu du mal à me décider à le sortir de ma PAL. Finalement, comme il me permettait d'avancer dans 2 challenges je me suis lancée et j'ai eu une certaine addiction à cette lecture !

Résumé

Couverture Le Temps n'est rien / De toute éternité"Je l'aime. II représente tout pour moi. Je l'ai attendu toute ma vie et à présent il est là. (J'ai du mal à m'expliquer.) Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange... [..] Tout est déjà arrivé. Tout en même temps. "
Nous avons tous déjà eu cette impression d'avoir rencontré une personne quelque part avant, ou de l'avoir connue dans une autre vie... Et si c'était dans un autre temps ?

Quand Henry, bibliothécaire, voit arriver Claire, une artiste séduisante, il ne peut croire à l'incroyable : ils se connaissent depuis des décennies, même s'il ne s'en souvient pas. Car Henry est atteint d'une maladie qui le propulse dans le temps. Il a rencontré Claire alors qu'elle était enfant et va sans cesse partir et revenir à des époques de leurs vies respectives...



Mon avis

Une histoire de chronodéficience, comme un clin d'oeil à certains aspects de mon métier.

J'ai beaucoup aimé ce livre et notamment sa construction. De flash back en moments présents, de la rencontre aux difficultés du quotidien de ce couple atypique, nous suivons cette histoire à deux voix. Celle de Claire, ancrée dans le présent, qui attend le futur et celle de Henry entre passé et présent. Il est intéressant de voir certains évènements connus de l'un mais pas de l'autre.

On s'attache assez peu au phénomène de transfert mais plus aux conséquences de ces transferts, et à cette histoire qui se crée dans le présent dans le futur et où finalement chaque évènement semble écrit à l'avance. Malgré la volonté de contrôle d'Henry et l'aide de ses médecins, le phénomène reste assez flou dans son fonctionnement et apporte un certain lot de frustration à la fois pour Henry, ses médecins mais aussi pour le lecteur.

J'ai beaucoup aimé suivre la relation entre Claire et Henry, avec leur différence d'âge marquée au début et qui s'amenuise avec le temps. Leur rencontre représente bien ce moment confus où les rôles s'inversent entre eux. Leur relation murit, s'enrichit. Les tensions sur les sujets de leur quotidien est comme un écho à certaines situations qui ancrent leur histoire dans le réel.

Les personnages secondaires apportent à cette histoire dans leur imperfections, que ce soit les parents de chacun qui se révèlent finalement à leur enfant, où leur entourage dans la compréhension de la "coquetterie" d'Henry. Il est intéressant de découvrir la réaction de chacun lors de l'annonce.
A travers les voyages dans le temps, j'ai trouvé assez présente la question des maladies mentales et de la mort, à travers plusieurs visages de leur entourage. La question de la dépression notamment est abordée, comme témoin d'une certaine société qui dysfonctionne.

La romance est présente dans le coté destiné de Henry pour Claire et inversement, mais Henry est loin du prince charmant, et leur histoire hors des chemins classiques, éloigne ce livre d'un rose idyllique et apporte de la profondeur à leur histoire. Leur amour est fort avec un coté surréaliste dans son expression et la foi de l'un en l'autre.

Au total : Voyage dans le temps, romance, un bon roman d'été que je ne regrette pas d'avoir lu.


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Lettre N 521 pages Romance

jeudi 9 juillet 2015

Firmin de Sam Savage

Lu dans le cadre du book club de l'ile aux livres, une lecture qui ne correspondait pas totalement à mes attentes

Résumé

Couverture Firmin : autobiographie d'un grignoteur de livresAutobiographie d'un grignoteur de livres, Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour dans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960. Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de cœur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit. Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant. 




Mon avis

Difficile de terminer ce livre avec un avis tranché.

J'ai trouvé surtout un problème de rythme avec des passages qui m'ont paru bien long et d'autres moments plus accrocheurs. Le thème global me bottait bien, certains passages sont particulièrement pertinents dans leur message, mais je n'ai pas vraiment accroché à la forme et à ce texte.

Firmin est un rat, dernier de sa portée, que rien ne prédestine à rien. Il se découvre une passion pour la lecture, du fait de son "habitat" situé en plein cœur d'une librairie.
S'en suit un roman à la fois sur la survie d'un rat inadapté, entre chasse à la bouffe dans les cinémas érotiques, découverte du monde extérieur, confrontation avec les humains, et de l'autre coté une ode à la littérature, avec de nombreuses références et réflexions qui aiguisent notre curiosité et pensées.
Malheureusement la sauce ne prend pas trop et certains passages semblent assez mous au vue des livres abordés, et le marasme dans lequel vit Firmin devient parfois étouffant.

 La première partie dans la librairie m'a paru bien longue, et je me suis demandée si j'allais poursuivre ce livre. Un évènement déterminant pour la vie de Firmin (anodin dans notre quotidien) permet de relancer le livre, et j'ai trouvé la seconde partie plus digeste.

Parallèlement à l'histoire de Firmin, l'auteur s'attache à nous décrire la vie d'un quartier de Boston, dont l'évolution est très bien retranscrite même si le point de vue uniquement murin est frustrant.

Au total : Un livre dont je ne sors pas convaincue alors que le thème me donnait envie.

challenge Summer Short Stories of SFFF
Un rat qui pense et qui lit c'est fantastique ! 199 pages

dimanche 21 juin 2015

Moon de Karen Bao

Un 4ème de couverture qui m'intriguait, et une envie de lire de la jeunesse !

Résumé (que j'ai raccourci car en dit un peu trop)

Couverture Moon, tome 1 : La révolte de la colombeJeune fille douce et discrète, Phaet, 15 ans, habite la base IV sur la Lune. Quand sa mère, Mira, est arrêtée, elle n’a plus le choix : elle doit subvenir aux besoins de sa famille, et s’engage dans la Milice, l’armée brutale et totalitaire qui a pourtant incarcéré sa mère.
 Phaet croyait pouvoir tout arranger avec sa nouvelle position… les ennuis ne font que commencer.






Mon avis

J'ai été très agréablement surprise par ce livre.
L'histoire initialement m'a évoqué "La stratégie Ender" par le coté initiatique dans l'espace, et talent jeune, mais rapidement ce livre prend son envol.

Phaet habite sur la Lune, après une colonisation du fait d'un environnement terrien devenu défavorable. Le contexte en lui même est assez plausible. Nous ne connaissons que la base où elle vit, mais découvrons le coté oppressant de leur vie, entre écran intégré dans leur main, vie extrêmement contrôlée dans les propos et les faits.

J'ai bien aimé la complexification progressive de l'intrigue, notamment avec l'apport de la politique et les différents rebondissements. J'imaginais que son entrainement à la milice prendrait le tome entier, mais la suite s'est avérée être bien plus prenante, notamment car nous découvrons la famille de Phaet, d'Umbriel et la vie de la milice. La place du journalisme, de la liberté d'expression et de la propagande est abordée de plusieurs points de vue, et apporte un écho à notre actualité.

Le décor est bien planté que ce soit culturel ou géographique, on sent un travail sur le contexte qui permet une bonne immersion.

Les différents personnages sont intéressants et nuancés, que ce soit les parents d'Umbriel, ou le frère de Phaet. Sa mère révèle bien des surprises et leur réactions sont le plus souvent plausibles.
Il existe quelques facilités dans les apprentissages de l’héroïne, mais la fin nous apporte une part d'explication sur l'aide dont elle a pu bénéficier.
 Les relations de Phaet avec Wes et Umbriel me font par contre craindre un triangle amoureux bien trop vu, même si pour le moment, nous en sommes assez loin !
 

Au total : Un premier tome de dystopie bien prenant. La suite sera dans ma PAL !

lundi 30 mars 2015

Taliesin de Stephen R. Lawhead

Lu dans le cadre de mon club de lecture, je me suis lancée avec un enthousiasme modéré de cette version de la légende arthurienne

Résumé

Couverture Le Cycle de Pendragon, tome 1 : TaliesinFuyant l'engloutissement de l'Atlantide, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes. Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d'un Empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. De la rencontre de ces deux civilisations, et de l'union de la jeune princesse atlante avec le barde Taliesin, naîtra celui que chacun connaît désormais sous le nom de Merlin.





Mon avis, écrit après la rencontre.

J'avoue ne pas avoir terminé ce livre après avoir entendu les discussions de la réunion.

Le livre est divisé en 3 parties, où dans chacune, nous suivons en alternance Taliesin, enfant puis jeune homme et Charis, princesse en Atlantide.
Les péripéties de chacun sont assez nombreuses, et j'ai beaucoup aimé suivre Elphin, père de Taliesin et voir sa rencontre avec sa femme et son évolution.

Malheureusement, ce livre comporte, à mon gout, beaucoup de trop de descriptions. Je me suis noyée dans les détails de chaque champ traversé, chaque vêtement porté, et ai lu une partie principalement sur les dialogues pour avoir l'impression d'avancer. Je me suis clairement ennuyé une partie de ma lecture.
Et il faut beaucoup trop de pages pour voir arriver l'annonce de la quatrième de couverture.

Les aventures sur l'Atlantide m'ont pas mal intéressées sur les traditions comme la danse taurine, où les évènements nous portent dans l'arène avec les protagonistes, les différents dieux présents et leur culte. Mais parfois, le lien avec la suite paraissait assez obscur.
L'histoire en Bretagne est plus convaincante par ses personnages et l'évolution de chacun.

Au total : Un livre assez long, qui revisite le mythe arthurien, sans m'avoir convaincu.

Seconde participation

mercredi 18 mars 2015

"Sukkwan Island" de David Vann

Je ne serais pas incapable de savoir quand j'ai entendu parler de ce livre au départ, mais depuis qu'il est dans ma PAL, je me dis qu'il faut que je le cale dans mes lectures. Rien ne vaut une journée pleine de transport !

Résumé

Couverture Sukkwan IslandUne île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.





Mon avis

Pour une fois, je trouve la quatrième très pertinente, qui donne envie, sans en dire trop.
Ce qui est sur, c'est que j'ai cru le fameux rebondissement au premier quart, avant qu'une seconde claque m’assomme à la moitié du livre environ.

L'ambiance est pesante dès les premières lignes. La personnalité du fils et du père intrigue. Rapidement, le père nous parait malade mentalement, et la question de pourquoi apparait.
La survie et la cohabitation apparaissent comme de vrais défis pour ces 2 êtres qui semblent peu se connaitre. La prise de conscience tardive du père sur ses relations avec son fils apporte une explication sur les premières scènes et sur sa manière de réfléchir.

C'est difficile de dire qu'on aime ce livre, les personnages sont peu attachants, le père égoïste au possible, dépressif, et malsain au sens propre du terme ou le fils dont les réflexions toutes adolescentes ne sont pas des plus innovantes.

Roy nous accompagne dans cette première partie, à la découverte de cette ile et de son père. Ses doutes sur sa situation, sa manière d'évoluer dans ses réflexions le rendent finalement assez proche d'une certaine réalité.
L'écriture est immersive tout en nous laissant un peu à l'écart, notamment par  les dialogues écrits un peu comme "La route" avec l'absence de ponctuation franche.

Jim nous accompagne dans la seconde partie, dans sa descente dans la folie, nous interrogeant sur notre manière de réagir dans des situations semblables, tout en me rappelant que finalement, la probabilité que je me trouve dans un évènement similaire est proche du néant, notamment car l'appel de la nature n'est pas trop mon truc.

Alors que penser de ce livre, on est effectivement plongé dans la nature humaine, dans ce qui a de plus noir, de plus malsain.
Nous sommes dans les vices de certains hommes, dans la transmission père-fils. Autant certains livres mettent en évidence la beauté de cette relation, ici nous sommes plutôt dans l'anormalité d'une relation paternelle, dans l'absence de protection maternelle finalement et dans l'inversion des rôles.

Je n'avais pas ressenti cette ambiance aussi malsaine depuis ma lecture de "Délicieuses pourritures"  à la fois de fascination et de répulsion, le besoin de poser le livre pour ne pas être "trop" dedans.

Au total : Une lecture intéressante, dérangeante. Une ambiance très bien retranscrite, des émotions qui passent avec peu de mot.

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Lettre V 6/26 199 pages