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dimanche 14 août 2016

Anthologie des Imaginales 2016 : Fées et Automates

Mue par l'impulsion de MarieJuliet et Blacky, j'ai fait aussi la chasse au dédicace pour l'anthologie et me suis incrustée dans leur lecture commune avec Snow et PtiteTrolle. Il n'y a pas à dire une LC ça motive à la lecture et surtout des moments de commentaires vraiment sympas (et parfois des explications sur les textes obscurs) !


Couverture Fées & Automates

 Le thème de l’anthologie des Imaginales 2016 ose le face à face entre deux personnages archétypaux provenant de mondes différents. La fée, figure principale de la rêverie médiévale, du fantastique, de la fantasy, et l’automate, un produit de la culture quasi industrielle, de la pensée scientifique, de la science-fiction. Deux univers qui s’opposent sans doute, mais dont la rencontre est propice à l’imagination et fait jaillir des étincelles. Cette anthologie va vous étonner et vous passionner.


Smoke et miroirs d'Estelle Faye

Un première nouvelle assez abrupte, séparée en trois parties assez inégales. En en discutant je crois que je suis passée à coté, et n'ai pas forcément percu le message. Après j'ai apprécié l'écriture et l'intrication des 3 parties.

Le Rouet Noir de Charlotte Bousquet

Un univers que je ne maitrise pas (Jadis, aux éditions Mnmos et qui a bénéficié d'un financement participatif), et une écriture assez travaillée. J'ai eu un peu de mal à me plonger dedans, puis tout a coulé tranquillement jusqu'au dénouement. Les fées et automates n'ont pas vraiment la première place dans cette nouvelle ...

Le crépuscule et l'Aube de Fabien Cerutti

Une nouvelle que j'ai bien aimé, dans l'univers du Batard de Kosigan. De l'action, des fées en danger et une chute porteuse d'espoir ! Il faut que me lance dans le tome 2 de la série.

Le comte et l'horloger de Benoit Renneson

Auteur que je ne connais pas et qui n'était pas présent aux imaginales. J'ai trouvé le texte assez classique et le style un peu simple. Pas mauvais mais pas transcendante.

L'énergie du désespoir d'Adrien Tomas

Je n'ai pas encore lu de livre de cet auteur, mais aux Imaginales j'avais aimé son humour lors des conférences. J'ai beaucoup aimé ce texte dynamique avec un univers bien maitrisé malgré le format nouvelle et la bonne utilisation des personnages imposés. Il y a de l'humour gras mais aussi une certaine ironie notamment dans la chute !

L'étalon de Paul Béorn

Une nouvelle assez sombre (comme la suivante). Au fur et à mesure du recueil, je vois que l'association Fées et automates tournent souvent autour des même thèmes. Elle ne me laissera pas un grand souvenir (même si l'explication du titre prête à sourire)

Magie de Noel de Gabriel Katz

Assez sombre aussi comme nouvelle, une chute assez abrupte, un peu courte... J'ai aimé voir le 16è se transformer en "no go" zone, pour les fées et les automates, pas assez exploité à mon gout.

Al de Nabil Ouali

Pas sure d'avoir tout saisi, notamment l'absence de fée de manière évidente. Un univers assez violent, et un dernier paragraphe qui termine tristement ce texte.

Le tour de Vanderville de Pierre Gaulon

Pas mal de discussion sur ce titre et notamment sa chute qui déçoit clairement. Une pirouette finale qui casse l'entrain de départ.

AuTOMate de Pierre Bordage

Assez mitigée sur ce texte, les fées et automates étaient judicieusement placés mais un coté très misogyne se dégage de ce texte. Il est de plus rempli de cliché sur les hommes informaticiens en général ce qui ne peut que m’embêter !

Son dernier coup d'échec de J.C Dunyach et Mike Rennick

Une nouvelle qui manque de fée, mais qui m'a beaucoup plu. Un univers extraterrestre bien exploité, un tournoi d'échec contre des limaces et une nouvelle qui m'a fait penser à la nouvelle de S. Zweig, "le joueur d'échec", référence à mes yeux.

Tsimoka de Cindy Van Wilder

Dans l'univers des Outrepasseurs, avec des "Fés"; de la magie volée et un mélange bien amenée avec les automates, et un voyage en Afrique ! J'ai bien aimé cette nouvelle et replonger dans cette ambiance.

Le plateau des chimères de Lionel Davoust

Dernière nouvelle et une de meilleures. Des choix cornéliens pour les 2 personnages qui s'affrontent, les éléments nécessaires à la compréhension du monde dans lequel ils survivent, une fin pleine de rebondissements. Bref une bonne nouvelle.

Au total : Un recueil assez inégal avec du bon, mais pas d'excellent et du moins bon soit sur le style soit dans les idées où le thème était mal exploité, trop resté dans les classiques, trop sérieux...
Par contre je me plongerai surement dans les prochaines anthologies !

L'avis de mes co-lecteurs : MarieJuliet, Blacky, Snow, Trolle
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZIaX9EOyeLMLIvhltZNabpfHVoQlj_mVUV0rPZOUI63ERGclENgD_eF80OvQi7RBNPNF-dH8pK_i3dLXRc4XOMWh6UKThwP0udBuz5DSWDTOa3Lv4SPNxVEabzAT03gUgmwM4PuBJbj7u/s320/abc2016.jpg
LEttre X 221 pages







mardi 5 avril 2016

"L'été de l'infini" de Christopher Priest

Gagné sur le blog de Cornwall lors d'un concours pour le CRAA, je me suis rapidement laissé embarquée dans ce recueil de nouvelles assez complet, et dont la couverture est magnifique !
Article écrit en 2 fois, après avoir lu la moitié des nouvelles environ, et avoir bloqué sur l'une d'entre elle, j'ai posé le livre, écrit un mot sur chaque nouvelle pour m'en souvenir. Je viens d'y revenir, il y a quelques jours, avec un nouveau souffle en lisant notamment l'interview de l'auteur qui m'avait initialement fait craindre des spoilers mais qui finalement m'a bien éclairé sur son oeuvre et surtout le contexte.













Mon avis

L'été de l'infini est un livre très complet.

La préface explique certains aspects des nouvelles et j'ai pris le parti de la lire en plusieurs fois au cours des différentes nouvelles pour mieux les comprendre.

L'interview de l'auteur sur le film " Le prestige" m'a tenue éveillé le soir de ma réception. J'ai beaucoup aimé le livre, un peu moins le film, mais les explications sur cette adaptation, la manière dont s'est montée le film est fichtrement passionnante !
J'ai lu l'entretien avec Thomas Day après avoir fini les nouvelles et j'ai apprécié découvrir la vie de l'auteur, le retour sur sa carrière, ses succès/échecs qui ne sont pas les mêmes selon les pays où il a été publié. C. Priest a un certain recul sur son métier, et l'évolution de la SF. Finalement j'en ressors avec certaines pistes de lecture. J'ai très envie de lire la Fontaine pétrifiante et Le monde inverti en plus de la Séparation qui est déjà dans ma PAL, ainsi que certains classiques de SF comme La machine à remonter le temps de H.G Wells.

Le recueil de nouvelles est en lui même très bon, avec toujours le même style très anglais, mais des thèmes variés, une touche d'anticipation et de fantastique qui nous donne l'ambiance de l'auteur. J'ai trouvé certains textes assez longs et parfois difficiles à suivre. Je n'ai pas terminé une seule nouvelle.

L'été de l'infini retrouve l'ambiance de la seconde guerre mondiale, du fantastique s'y ajoute et fait de cette nouvelle une très bonne entrée en matière.

La tête et la main évoque le monde du spectacle dans l'excès. Une nouvelle qui fait réfléchir sur l'importance de son corps et de nos décisions le concernant.

La femme dénudée m'a marquée par son dénouement,  et surtout son actualité ... Un texte qui m'a fait froid dans le dos

Rien de l'éclat du soleil est plus orienté SF, planète et extraterrestre. La compréhension de l'autre et la tolérance en font aussi des pistes de réflexion.

Finale aborde le tunnel avant sa mort, ses impressions de revivre sa vie. Bien rythmée.

La cage de chrome : comment passer un message en 1 page recto verso !

Le monde du temps réel aborde les médias et la manipulation. Un peu lente, on se sent manipulé comme les personnages sans trop savoir ce qu'il en est après le dénouement.

Transplantation : Bon j'écris cet article trop tard, je n'en ai pas de grand souvenirs...

Haruspice : j'ai clairement bloquée dessus... Ces boulettes qu'il mange... J'ai fait une pause après cette nouvelle que j'avais enchainé avec Le monde du temps réel...

J'ai beaucoup aimé le "Baron" qui rappelle le monde de la magie du Prestige et l'importance des assistants.

Les effets du deuil nous ramène dans l'ambiance des illusionniste et l'Angleterre d'allure victorienne mais avec des portables. J'ai  été destabilisée par la fin, où je me suis posée la question de ma compréhension.

Errant solitaire et pâle, dernière nouvelle qui met en avant le voyage dans le temps, un peu comme un miroir à la première. J'ai aimé les réflexions sur hier-aujourd'hui-demain, sur la continuité des situations.

Au total : Un livre très dense à la fois par la qualité des nouvelles proposées que par les annexes, on découvre un auteur passionnant dans sa vision de son œuvre et la place de la science fiction. Les clés de lecture notamment dans la préface permettent aux novices de l'auteur d'apprécier les thèmes récurrents et la subtilité de certains textes. Par ailleurs si vous avez apprécié le Prestige, comme moi, le bonus offert par ce livre est un régal.

D'autres blogs en parlent (vraiment très bien !) : Lune, AcroO,

Challenge Maison : CRAAA


lundi 7 septembre 2015

"Janua Vera" de Jean Philippe Jaworski

Il est dans ma PAL depuis un temps incommensurable ! Je me suis décidée un peu sur un coup de tete à l'entamer, et je ne regrette pas !

Résumé

Couverture Récits du Vieux Royaume, tome 1 : Janua VeraNé du rêve d'un conquérant, le Vieux Royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée... Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, Aedan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries... Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain...



Mon avis

Ce recueil nous présente assez bien l'univers crée par JP Jaworski, Récits du vieux royaume un monde fantasy, plutot médiéval avec des croyances, des sorcières et des intrigues qui m'ont fait penser à Venise.
Toutes ne sont pas équivalentes, et certaines m'ont moins intéressés. J'ai enfin découvert Benvenuto, personnage principal de cet univers avec ses machinations et son franc parler!

Les différentes nouvelles :

Janua Vera : nouvelle éponyme. Le personnage du roi avec ses visions, qui tourne dans la folie est bien menée, et la chute ... J'ai aimé retrouvé son nom, comme référence dans les nouvelles suivantes.

Mauvais donne : La nouvelle la plus longue, avec Benvenuto. On rentre dans les machinations, les intrigues, et c'est d'après ce que j'ai compris, une préquelle à Gagner la guerre qui est dans ma PAL. Longue mais qui se lit avec une certaine facilité. Une de mes préférées, pleine de rebondissement, d'action, mais aussi une plongée dans une ville, un univers bien décrit et fascinant.

Le service des dames : J'ai du relire quelques passages pour me souvenir de son contenu. Un chevalier servant, une dame en détresse. Tout l'art stratégique de chacun, et de l'esprit conspirationniste du recueil dans cette nouvelle.

Une offrande très précieuse : Une histoire dont j'ai aimé la chute et le message porté. Des vétérans, des rappels des nouvelles précédentes. On sent la toile de fond, les croyances. Bref, une jolie nouvelle qui approfondit l'univers

Le conte de Suzelle : Aussi une nouvelle d'ambiance. La vie d'une jeune fille qui attend le retour de son héros. J'ai bien aimé ce petit conte qui porte si bien son nom.

Jour de guigne : Sans conteste ma préférée. Beaucoup d'humour dans le personnage de Maitre Calame. J'aime bien les antihéros maladroits !

Un amour dévorant : Je crois que c'est celle qui m'a le plus ennuyée. Une nouvelle d'ambiance à nouveau sur les croyances et le fonctionnement de certaines religions. Après Jour de guigne, elle m'a paru bien fade et trop longue.

Le confident : Une plongée intimiste dans le noir. J'ai bien aimé l'évolution de cette nouvelle, les allers-retours présent/passé et de découvrir sous une autre facette la religion dont on a parlé dans 'un amour dévorant'


Au total : Un recueil de nouvelle assez inégal avec des titres entrainants (Jour de guigne, Mauvaise donne) et d'autres plus lents mais non dénués de charme (Le conte de Suzelle, Une offrande très précieuse), qui présente le vieux royaume et donne envie d'en savoir plus. L'aspect complot politique est présent et promet un Gagner la guerre plein de rebondissement.

D'autres avis chez : Minidou, Blacky, Trolle, Tiger Lilly, Jae_Lou, Vert, Lelf :

Challenge Maison : CRAAA

samedi 1 août 2015

"Ancien malade des Hôpitaux de Paris" de Daniel Pennac

J'ai découvert Daniel Pennac avec le premier tome de la saga Malaussène. Ce livre est un clin d'oeil à ma formation, vu que j'ai travaillé quasi 10 ans à l'APHP ! (assistance publique des hôpitaux de Paris)

Résumé

Couverture Ancien malade des hôpitaux de Paris

Mon avis

Un petit livre vite lu, qui ne peux que rappeler les méandres médicaux du patient qui arrive aux urgences et dont les péripéties dépend de ses symptômes.
Un symptôme, un médecin. Les difficultés de réussir à synthétiser les différents avis des spécialités d'organes est bien mis en avant dans ce livre aux allures de Dr House.

Le personnage principal n'est pas des plus sympathiques initialement, avec son rêve de carte de visite. Ses échecs successifs lui apportent un peu d'humanité et amène l'humour nécessaire à ce métier ! J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la succession des cartes selon les spécialistes.

Le médecin de garde, seul face à foultitude de patient dont l'état de gravité est inversement proportionnel à sa capacité à râler fait sourire dans la manière parfois aléatoire de faire un choix dans les priorités !
Et la chute qui éclaire le titre complète cette sympathique nouvelle !

Au total : Une nouvelle sur l'univers hospitalier et certains de ses travers !

dimanche 14 juin 2015

"Le joueur d'échec" de Stephan Zweig

Un livre que j'avais lu il y a longtemps, je l'ai récupéré lors de mon dernier passage de mes parents. Cette courte nouvelle m'avait donné le gout pour l'écriture de Stephan Zweig, cette relecture confirme mon admiration pour cet auteur.
Mise dans le contexte :


Couverture Le Joueur d'échecs"Quand ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s'est donné la mort l'année précédente au Brésil, en compagnie de sa femme. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d'homme et d'écrivain. Le joueur d'échecs est une confession à peine déguisée de cette désespérance."


Mon avis

Je ne me souvenais que vaguement de l'histoire en elle même, j'ai donc bien apprécié cette relecture.
Le talent de Zweig est marqué dans sa manière de décrire les sentiments humains. Dans ce livre, les différents protagonistes, joueurs d'échec n’y échappent pas.
J'ai apprécié la présentation du champion du monde, Czentovic, rustre paysan cupide, dont la description est parfois teinté d'ironie ou de cynisme, comparée à celle de l'inconnu dont le milieu social et le parcours s'avère si différent.
Le narrateur reste assez neutre et relate les différents évènements et histoire de chaque personnages.

Le récit de l'inconnu est empreint d'une certaine tension. Son histoire nous plonge dans son univers, sa réclusion, se posant la question de notre réaction dans une situation identique. On vit avec lui sa solitude, sa difficulté dans son isolement à pouvoir rompre la pression de ses geôliers.

Je suis souvent étonnée de lire que les camps de travail étaient connus notamment dans leur coté esclavagiste dès cette époque, sans que rien ne puisse être fait ...

Il y a une certaine ressemblance entre ce récit et celui de 24 heures dans la vie d'une femme, dans le coté entretien sans jugement, rencontre entre 2 personnes qui échangent leur vie.


Au total : Une relecture qui me confirme tout le bien que je pense de cet auteur ! Une nouvelle idéale pour le découvrir.

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjipojBWk3rySB-507S0ohRHWxXRx8i83nsuplB974kVj_TZ_XwLGfF1pDtSi_07FsVnptTEfnWlXn2Svms0M1WhnhNP402DVbNjqyFrsERLdWpUAnEp2NLaPvF8vF20p3E6DAZd2Is3kGz/s1600/ABC2015.png
Lettre Z : 94 pages

dimanche 22 juin 2014

"Le sumo qui ne pouvait pas grossir" d' EE Schmitt

EES fait partie de mes auteurs chouchous, même si j'ai récemment été déçue de ses derniers livres, notamment du cycle de l'invisible que je trouve peu approfondis...

Résumé

Couverture Le Sumo qui ne pouvait pas grossirSauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler.

Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un " gros " en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsque l'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?




Mon avis

Dans ce livre du cycle de l'invisible qui reprend la philosophie de chaque religion, nous sommes plongés dans le Japon, mais pas dans le shintoisme, mais le bouddhisme zen.

Nous suivons Jun, jeune sans travail qui vend des breloques dans la rue, et sa rencontre avec un maitre du sumo qui va essayer de le faire changer de voie.

Je pense que ce livre est un des, voir le, moins bons du cycle. (avec Milarepa mais qui avait l'excuse d'être le premier)

Il y a beaucoup de facilités, trop de bon sentiments mal amenés, et assez peu de pistes de refléxion ...
Jun évolue trop vite, le format nouvelle correspond finalement assez peu au message qui essaie de passer habituellement. Le dénouement apporte assez peu dans la réflexion et pour le personnage, vu le coté académique des explications dans sa relation avec sa mère.

J'ai aussi eu l'impression que l'auteur maitrisait moins son sujet que dans les autres livres du cycle, on apprend peu sur la culture japonaise ou sur le bouddhisme, ces sujets sont survolés.

Au total : Une déception, des facilités, des lieux communs.

J'ai tout de même trouvé une petite citation :

"Tu ne penses pas assez car tu colportes, tu répètes, tu ressasses, des lieux communs, des opinions vulgaires que tu prends pour des vérités, faute de les analyser. Un perroquet prisonnier dans une cage à préjugés. Tu penses trop et pas assez parce que tu ne penses pas par toi-même." page 47

Photo

mercredi 30 octobre 2013

"Dans la nuit Mozambique" de Laurent Gaude

Court recueil de nouvelles qui m'a permis d'apprécier la plume de Laurent Gaude dans ce format.

Résumé

Couverture Dans la nuit Mozambique Editions  2011C'est par la traque puis la vengeance d'un fugitif que débute ce recueil de récits, et c'est dans l'énigme d'un meurtre inexpliqué qu'il se referme. Comme si une part de la vérité du monde - la plus inhumaine, celle qui stigmatise l'histoire intime ou collective - devait à jamais défier notre raison. De toutes époques et de tous lieux, les personnages de ce livre ont cette expérience en partage, qu'ils assument dans la proximité de la mort. Désespérés ou lucides, ils revisitent leurs illusions, admettent leurs fautes ou retiennent un instant encore les ultimes bonheurs de l'existence. 


Mon avis :

Dans la nuit Mozambique est donc un recueil de 4 nouvelles. Trois ont le thème de l'Afrique en trame de fond, que ce soit à travers l'esclavage et la superstition dans la première, la marine et le trafic dans la dernière ou la guerre et ce que nous devons aux colonies dans la troisième.

La troisième nous amène de manière étonnante à New York suivre une histoire d'amour à travers les souvenirs. Le début de celle ci m'a moyennement plu mais par la suite elle m'a beaucoup touché, la manière dont il se souvient, dont il rend hommage à sa compagne est très poétique.

Dans toutes ces nouvelles, la violence humaine et la mort sont au rendez vous, on voit les différentes manières de l'appréhender à travers les évènements et la culture. Le colonel Barbaque ou Moshe nous semblent les plus sereins face à leur destin, ils nous livrent leur histoire comme un mémoire pour nous aider. L'incompréhension des gestes, de la vengeance est plus pregnante dans "Sang négrier" ou "Dans la nuit Mozambique".

La question du colonialisme est présente à travers le trafic humain, l'esclavage, car malgré les époques différentes, on ne peut qu'être frappé par les points communs de la première et la quatrième en ce qui concerne la condition humaine.

L'écriture de Laurent Gaude me plait toujours autant, il porte en peu de phrases, de mots de nombreuses questions et nous plonge rapidement dans ces courts récits. Les dates notées à la fin de chaque récit souligne la difficulté d'écrire finalement un court texte.

pett bac 2013

dimanche 6 octobre 2013

"L'affaire Charles Dexter Ward" de H/P Lovecraft

Un livre qui traine dans ma PAL depuis longtemps. Le challenge du mois américain m'a permis de l'en sortir !

Résumé 

Couverture L'Affaire Charles Dexter Ward Editions Creation Oneiros Books 2007Charles Dexter Ward, jeune étudiant féru d'archéologie, d'histoire et de généalogie, découvre un jour que Joseph Curwen, jugé pour sorcellerie à Salem, est un de ses ancêtres. Curieux de nature, il part à la recherche de son histoire. Dès le début de son enquête, Charles acquiert de prodigieuses connaissances historiques, compensées par une étrange amnésie du temps présent. Il développe en outre un inquiétant mimétisme avec son aïeul. Devant ces répercussions inattendues, le docteur Willett, médecin et ami de la famille Ward, part à son tour en quête.
 
 
Mon avis :

J'ai lu des nouvelles de Lovecraft lors d'une LC du cercle d'Atuan (Les contrées du rêves), mais je n'ai pas fini le recueil. J'ai le souvenir d'un monde assez fumé et d'une certaine torpeur qui m'envahissait lors de ma lecture.

Celle ci m'a semblé bien plus dynamique. J'ai assez rapidement accroché au récit, qui finalement se poursuit sous 3 angles, celui de Charles Ward, et de sa passion pour son ancêtre, celui de Joseph Curwen, le tout encadré par le récit du Docteur Willett, qu'on ne peut qu'admirer pour son sang froid et sa logique implaquable.
Le fantastique est fortement présent dans cette nouvelle à travers les mythes de la sorcellerie et du vampirisme. Tout est bien amené, les détails s'enchainent et je me suis retrouvée plongée dans cette histoire à discerner le vrai du mythe, notamment par les évocations des correspondants de Roumanie et de Hongrie.
L'ambiance devient oppressante au fur et à mesure des pages, on s'interroge sur ce qu'il se passe dans la maison, ses sous sols et la bibliothèque.
Finalement, le thème de la folie est assez peu présent, car on est assez vite convaincu comme le narrateur que Charles Ward ne perd pas la raison, mais s'investit dans une affaire qui le dépasse.

Au total : Plutot séduite par cette nouvelle fantastique !

moisamericain

vendredi 27 septembre 2013

"Le monde de Rocannon" d'URsula Le Guin



Premier tome du cycle de Guin, ce livre entre SF et Fantasy est intriguant, mais finalement s'avère assez court. Je l'ai lu dans le cadre de la lecture commune d'aout.

Résumé
 

Quatrième de couverture : 

Cette planète sans nom du système stellaire de Fomalhaut est l'enjeu d'un conflit entre la Ligue de tous les mondes et un Ennemi inconnu. Cinq espèces intelligentes se la partagent. Aucune n'a dépassé le niveau féodal. Certaines communiquent par la pensée. Rocannon, ethnologue, y est envoyé par la Ligue afin d'observer les peuples qui l'habitent avant l'arrivée d'une mission technologique qui assurera le développement de la société la mieux placée.
Mais l'Ennemi surgit de l'espace avant que le plan ne soit accompli.



Mon avis

Un livre court mais dense, en effet les descriptions sont omniprésentes, et permettent de découvrir le décor de la planète.
Malgré tout je suis restée assez distante des aventures de Rocannon, avec cette impression de survol de la planète, de l'univers proposé par l'auteur mais aussi des personnages.
Il effectue en effet un voyage assez long qui lui permettra d'affronter ses ennemis, rencontrera du monde plus moins acquis à sa cause (souvent moins d'ailleurs), mais finalement les évènements se succèderont rapidement et j'ai gardé cette impression de survol, peut être aussi créer par le déplacement aérien quasi omniprésent sur cette planète décrite avec peu de gravité.

J'ai eu du mal à différencier les différents peuples, leur mode de vie et leur aspirations, et j'aurais aimé plus m'immerger dans cette culture. Cependant, j'ai vraiment eu l'impression d'un univers cohérent, où chaque peuple et lieu ont leur intérêt et leur passé, et on se laisse porter par l'histoire et ses rebondissements.
L'histoire du collier en filigrane apporte de la cohésion aux différents chapitres.
De nombreux thèmes sont abordés dans ce livre et ouvrent les pistes de réflexion, sur les mode de communication des peuples, sur la gestion de la colonisation.


Alors j'ai bien aimé ce livre, qui apporte un univers riche, l'écriture très douce, et cette torpeur qui s'emparait de moi lors de certains passages, mais ce fut court, et j'ai parfois l'impression d'être passé à coté de quelque chose.

Les autres Atuaniens : 
Vert,
Julien,
Majhea



 

dimanche 21 avril 2013

"La babysitter" de Gudule

J'ai profité de l'offre Bragelonne numérique pour découvrir cet auteur à priori incontournable de l'horreur infantile.

Résumé

Étrange gouvernante pour de très bizarres enfants...
Et si la rassurante baby-sitter se laissait dominer peu à peu par la sauvage et sanglante violence que contiennent les contes de fées qu'elle lit le soir aux enfants ? Les deux gamins pourront-ils échapper à celle qui tout d'un coup se prend pour l'ogre et traque les chères têtes blondes ?
Le grand méchant loup se lèche les babines...








Mon avis

J'ai fini un peu perdue à la fin de ce livre. Perdu de ce que ce je pensais, ce que j'aurais du/pu penser au vue des différentes situations décrites.

Les évènements m'ont mises assez mal à l'aise. On suit l'histoire alternativement du point de vue des enfants et de la baby-sitter.
D'un coté la réaction des enfants devant leur babysitter nous fait réfléchir sur l'instinct de survie de chacun, tout en me disant que certaines réactions ne sont pas forcément très crédibles pour des enfants de 9 ans.
D'un autre coté l'histoire personnelle de la babysitter m'a semblé assez banale, mais son développement est bien amené et participe à l'ambiance de ce livre.

L'alternance de point de vue, la tension omniprésente, les différents contes m'ont fait tourner les pages sans pause, d'autant plus qu'il s'agit d'une nouvelle assez courte.
J'ai par ailleurs bien aimé revisiter les différents contes classiques, même si je me suis rendue compte que j'en avais souvent entendu parlé sans forcément les avoir déjà lus.

La fin est surprenante de part son déroulement, et laisse une place à notre imagination pour la suite, et les conclusions que nous pouvons en tirer.

Au total : Une nouvelle dont les pages défilent rapidement, qui m'a tout de même laissé une sensation inconfortable.

3ème lecture !



vendredi 22 février 2013

"Milarepa" d'EE Schmitt

Le cycle de l'invisible de Mr Schmidt me fascine dans sa capacité à nous présenter les religions d'une autre manière. Dans "Milarepa", le bouddhisme est à l'honneur.

Résumé :

Simon fait un rêve récurrent : quoique vivant à Paris aujourd’hui, il est l’oncle de Milarepa, un ermite tibétain du XIe siècle, qui éprouve une haine farouche à l’égard de son neveu. Simon comprend peu à peu qu’il revit le long égarement spirituel qu’a connu l’ermite - dont il serait la réincarnation - jusqu’à sa rédemption.

Mon avis :

Je pense qu'il va être aussi court que ce livre.
J'ai assez moyennement accroché, je n'ai pas retrouvé ces petites piques au détour d'une phrase qui soulève la réflexion voire la discussion.

Milarepa et le narrateur sont assez peu attachants, plutôt arrogants et j'ai eu l'impression que le bouddhisme s’arrêtait à renoncer au biens matériels...

L'évolution de Milarepa et la notion de réincarnation ne m'a pas spécialement charmé non plus.

Bref : Je suis déçue de ce tome que j'ai trouvé assez survolé.

Un autre conte !

samedi 16 février 2013

"La mécanique du coeur" de Mathias Malzieu

Déjà tenté il y a quelques années, j'avais abandonné au bout de quelques pages, sans accrocher à Little Jack. J'avoue que ma relecture fut bien plus satisfaisante, comme quoi laisser retomber le buzz a parfois du bon !

Résumé

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve.
Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve...










Mon avis :

Le monde décrit dans ce livre mélange du victorien (voir Steampunk ?), du fantastique tout en gardant cette pointe de réalité, notamment dans les voyages et les lieux décrits.

Little Jack est un garçon attachant, ayant survécu difficilement, on le voit grandir, et découvrir le monde qui l'entoure. On suit ses amours débutantes et balbutiantes, et sa fascination pour Miss Acacia.

Comme on pourrait s'en douter, les embuches sont présentes, mais bien amenés et résolues sans trop de facilités.
Les personnages secondaires sont attachants avec chacun leur personnalités. Finalement pas de manichéisme, y compris pour le voyou de l'école.

J'ai souvent lu sur la poésie de ce texte, j'avoue que certains passages m'ont semblé trop, trop alambiqués, un peu trop lourd pour apprécier.
Le texte est court et le voyage est malheureusement de courte durée...

Au total : Il ne me reste plus qu'à écouter l'album et entendre le fameux Andalucia de Jean Rochefort que j'ai cru entendre lors de ma lecture !

Merci à Plumeline pour ce prêt !
Vu que les contes sont acceptés




mercredi 12 décembre 2012

La saison des challenges !

La nouvelle année approche et avec elle les challenges bonnes résolution et les annuels, et les autres.
Bref un petit message, histoire de me souvenir de toutes mes inscriptions !
Je résiste pour le moment aux challenges ABC et ABC imaginaire vu mon échec à ceux de 2012, et surtout vu que j'adore faire des listes mais beaucoup moins les lire !
 
Challenge Winter Time Travel par Lhisbei :

Au programme Uchronie et Voyage dans le temps (une des listes tentatrices )
Du 21/12 au 21/3


Dans ma PAL
Le temps n'est rien d'Audrey Niffeneger
Leviathan de Scott Westerfield
Black Out de Connie Willis


Challenge "Je lis des nouvelles" chez Lune
Un genre que j'aime bien, et je pense que ma PAL est assez conséquente !
Du 12.12.12 au 11.12.13
    Moi je l'aime bien en Rose !
  • Niveau "Mini-lecteur/Mini-lectrice" ou encore "Je lis des nouvelles et des novellas et je commence à trouver ça plaisant" : lire et chroniquer 6 nouvelles ou recueils ou novellas.
J'ai fait une petite photo de ce que j'ai trouvé dans ma PAL papier, la numérique, je préfère ne pas l'énumérer de suite...
15 livres, je ferais peut être un truc plus classe plus tard !



Le challenge Petit Bac 2013 d'Enna, car je l'ai fini cette année, avec 1 mois d'avance et en plus elle a modifié les catégories !
Du 1/1/13 au 31/12/13


Les nouvelles catégories : Prénom, Lieu, Animal, Objet, Couleur, Partie du corps, Phénomène météorologique, Chiffre/Nombre, Sentiment, Gros mot
Je travaille sur mes listes, tout en sachant que je ne m'y tiendrais pas !