mercredi 28 août 2013

"Northanger Abbey" de Jane Austen

Bouquinette a lancé le Jane Austen tour, et proposé que nous commencions pas Northanger Abbey, livre que je n'avai sjamais lu mais je connaissais déjà la série BBC qui ne m'a pas laissé de grand souvenir

Résumé

Couverture Northanger Abbey / L'abbaye de Northanger / Catherine MorlandUne jeune provinciale de bonne famille est envoyée à Bath, prendre les eaux, pour faire son apprentissage du monde et des intermittences du coeur. L'héroïne se retrouve égarée au milieu de conjonctures qui la rabaissent aux yeux du lecteur. En toute occasion, elle se comporte en référence à son livre de chevet, 'Les mystères d'Udolphe' de Mrs Radcliffe.


Mon avis

Après un début laborieux, peut être aussi du à mon décision de le lire en anglais, j'ai fini par accrocher au personnage atypique de Catherine Morland, mais aussi à sa narratrice pleine de piquant.

Effectivement Catherine est assez loin des héroïnes parfaites et de celles que je connais dans les autres romans de Jane Austen, une naiveté pire que la mienne, une imagination débordante agrémentée par ses lectures et une facilité à accorder sa confiance.
J'ai aimé la voir se dépetrer de son "amie" qui pourtant montrait assez rapidement quelques signes de fausseté, se réjouir pour son frère et s'amouracher d'Henry, notamment en le comparant à son autre prétendant.

L'arrivée à l'abbaye proprement dite est assez tardive, car la mise en place des différentes relations prennent du temps. La description de l'abbaye est assez fastidieuse, comme si le colonel nous racontait sa vie, et finalement, seules les scènes d'imagination de Catherine m'ont vraiment intéressées à ce lieu et m'ont fait sourire, notamment quand elle compare les anglais civilisés aux barbares francais, quand elle s'endort alors qu'elle avait prévu autre chose.

Au final, j'ai bien accroché à ce livre, où j'ai retrouvé finalement plus d'humour et de traits de caractère bien décrit que de romance !

Lieu anglais
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lundi 26 août 2013

"L'assassin royal, tome 4 : Le poison de la vengeance" de Robin Hobb

Alors que le tome 3 se terminait sur un fin qui méritait que l'on souffle, j'ai extirpé le 4 de ma bibliothèque, car je ne pouvais attendre de poursuivre l'aventure dans le monde des Six Duchés.
Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.





Le prologue nous résumé les différents évènements passés et nous replonge rapidement dans la vie de Fitz.











J'ai beaucoup aimé : 

- La coupure que les évènements du troisième tome ont apporté. Comment va t-il se dépatouiller de l'histoire avec Célérité et Molly ? Comment va t-il gérer son rôle de prétendant sans en être un ? A la fois résolution facile de certains conflits sous-jacents, mais aussi retournement de situation apportant un véritable souffle à l'histoire. On perd de vue certains personnages, pour un tome quasiment concentré sur le héros.
- L'histoire de Burrich, je ne me souvenais pas de son passé. On se doute qu'il percoit le Vif, voir qu'il le possède, mais à l'évocation de sa relation avec les animaux, on comprend mieux son poste et ses réactions avec Fitz quand il était jeune.
- L'apparition du Lignage, qui sera si important par la suite et la relation de Fitz avec Oeil de Nuit, qui finalement est équilibrée. Son départ fait un vide, mais semble si justifié.
- La découverte de l'Art sous un autre angle, que ce soit pour masquer la vérité, comme dans sa fuite dans le chateau, ou pour voir les souffrances de certains. Je n'arrive pas à savoir si le posséder est vraiment une bénédiction finalement.
- Visiter les Six Duchés de manière différente. Voir les duchés intérieurs, et Gué de Négoce qui m'a tant fait penser au château de Versailles. Deviner les paysages décrits par R. Hobb entre forets, champs, plaines et collines.
- Écouter Umbre et Burrich, décrypter les évènements d'un oeil extérieur. Voir comment les actes de Fitz sont perçus, alors que j'adhère totalement à ce qu'il fait (et que je n'imagine pas forcément d'autres solutions, embarquée dans l'action avec lui).
- Apercevoir Vérité, presque comme un ange gardien de Fitz. Leur relation est particulière mais vraiment forte.
- Et surtout l'évolution de Fitz, de ses entretiens initiaux avec Burrich, à la prise de son indépendance jusqu'à ses décisions plus ou moins fines qui l'amène encore un fois à se mettre en danger. Son tiraillement constant entre ses velléités bestiales, de vie simple, normale pour un homme ou un animal selon son humeur, à son implication dans la politique, les jeux de stratégie qu'il ne maitrise finalement que peu.


J'aime comprendre par quel biais il perçoit Molly, même si cela n'est pas spécialement explicité pour le moment, j'aime voir à quel point l'histoire est cohérente.

Je suis surprise de voir à quel point la marche vers les Anciens apparait tardivement dans l'aventure. J'en ai un souvenir épuisant, de pages qui s'étirent, j'étais persuadée que certains évènements allaient se passer en plusieurs tomes, mais il ne m'en reste que 2, et je crois en être encore assez loin.

Je ne me souvenais pas qu'il y avait autant de confrontations avec Royal, autant de raisons de le détester, même s'il lui trouve des excuses. J'aime leur coté gris.

Au total : Une petite pause avant de me plonger dans les 2 derniers tomes de cette première saga !

dimanche 25 août 2013

"L'assassin royal tome 3 : La nef du crépuscule" de Robin Hobb

J'ai enchainé directement ce tome la au précédent, sous l'excuse qu'en anglais, ils ne font qu'un ! Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.




Pour la peine, il n'y a pas de résumé au début de ce tome qui reprend les évènements précédents.

Tout s'accélère dans ces pages. On comprend la rapidité du déclin de Subtil, on apprend à mieux connaitre Royal, son but et surtout son caractère, assez peu adapté au commandement.

Les réactions extérieures aux décisions de Fitz nous surprennent parfois, du fait que nous avons une vision très biaisé de la situation des Six Duchés par la vision quasi exclusive du narrateur.
Les notes de début de chapitre permettent de situer certains éléments dans un contexte plus global, même si parfois j'ai l'impression qu'elles se répètent.

J'ai aimé voir Fitz dans ses relations "amoureuses", son penchant pour Molly, son "devoir" envers Célérité. On sent qu'il n'est pas à l'aise à la fois de sa personne et surtout de sa situation globale qui l'empeche parfois de prendre les bonnes décisions.

Il est sur que d'avoir eu un éducation masculine, par des hommes totalement dévoués aux Loinvoyant n'aide pas à penser vie de famille et autonomie, mais il est étonnant de voir le manque de subtilité, et l'égoisme chronique qu'il présente, notamment avec Molly.

Kettricken est toujours aussi admirable, droite, Royal parfaitement infect et imbu de lui même.
 Je ne me souvenais plus de Sereine et Justin, de leur présence aussi sournoise, et je me dis qu'ils font aussi partie des victimes, privés de leur propres jugements. J'ai un regard bien plus critique sur l'Art et son utilisation que j'avais pu avoir à ma première lecture.
Quand à Romarin, bizarrement je me souvenais assez bien de son rôle, peut être car j'y ai vu les nombreuses allusions faite par l'auteur de sa présence.
Rien que dans ce personnage, on sent la maitrise de l'auteur dans les évènements, les caractères des personnages. Le hasard n'a pas sa place, et je n'ai pas vu de rebondissements incroyables et non cohérents. Qu'il s'agisse d'allusion récurrente ou de détails disséminés, chaque phrase à sa place dans ce récit.

Le final de ce tome fait partie, je pense, des pages qui m'avaient le plus marqué, à la fois par leur déroulement, la torture à peine lisible que par leur dénouement, qui permet de clore un chapitre de la vie de Fitz au chateau de Castelcerf.
On assiste de manière remarquable à la chute de Fitz en assez peu de pages finalement, une action sous le coup de la colère, et ses conséquences effroyables.

La fidelité d'Umbre et de Burrich, leur amitié envers Fitz, qui le leur rend peu est admirable. Je pense que dans le caractère de Fitz, son coté toujours inassouvi ne le favorise pas. Il cherche toujours plus, ne se contentant jamais de ce qu'il a, essaie d'affirmer son indépendance, autonomie, sans jamais penser qu'il n'a pas toutes les clés...

Au total : Un tome riche en rebondissement. Le tome 4 est déjà terminé...

mercredi 21 août 2013

"L'assassin royal : L'assassin du roi" de Robin Hobb

Je poursuis ma relecture quasi frénétique de cette saga, avec un plaisir toujours renouvelé. Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre



L'histoire reprend quasi ou elle s'est achevée au dernier tome, avec Burrich et Fitz se remettant difficilement de leur attaque dans le pays des montagnes et leur trajet retour difficile vers Castelcerf.

J'ai aimé dans ce tome :

-La construction du lien entre Oeil de Nuit/Loupiaud et Fitz, de leur rencontre, où contrairement aux précédentes, Fitz n'a pas le dessus, à la construction de leur lien, et leur difficulté à trouver leur place commune

-L'histoire avec Molly que je trouve touchante. Je ne me souvenais pas qu'ils aient bénéficié de tant de complicité. L'ombre de Royal reste omniprésente, et les fréquentes allusions me font penser que bientot cela se retournera contre eux. Molly semble bien plus déterminée et au clair dans ses ambitions que ne peut l'être Fitz.

-Le couple Vérité/Kettricken écarté par le pouvoir, alors que tant semble possible entre eux. Leur différence de point de vue sur leur fonction et leur découverte mutuelle. Kettricken est un personnage que j'affectionne par son sens du devoir et par sa capacité à s'adapter. A travers elle, on en apprend plus sur le mode de vie des Six Duchés. De même l'ombre de Royal semble planer en permanence.

-Patience par son role de seconde mère envers Fitz, à distance, mais de bon conseil. Sa remarque sur Attentionnée montre à quel point l'auteur maitrise l'évolution de sa quête, tout en la recentrant dans l'intrigue.
-Le fou toujours ambigu, mais on apercoit le début du "catalyseur/changeur. Ses conseils mystérieux, son savoir associée à son incapacité à agir, les doutes sur ce qu'il est vraiment. Vraiment fascinant.

J'ai cependant trouvé quelques longueurs, notamment dans la menace des forgisés et des pirates rouges. L'intrigue avance peu, et nous sommes prisonniers comme les habitants de Castelcerf dans notre attente à voir avancer les choses, à voir les situations se débloquer.
 
On voit beaucoup moins Umbre dans ce tome, et il m'a manqué, dans sa manière de décrypter l'actualité, de permettre de voir d'un autre œil les situations vécues par Fitz. Le roi Subtil, nous semble tellement mal porter son nom. Comment ne voit il pas le rôle néfaste de son serviteur, comment se laisse t il enfermer dans sa chambre sans riposter?
On en apprend plus sur l'Art aussi, des différentes manières de le pratiquer, des différentes perceptions et utilisations possibles. Les anciens, et le roi Sagesse commence à poindre leur nez.

Au total : Un second tome dans la lignée du premier, malgré quelques longueurs. La découpe francaise fait que la fin semble abrupte, j'ai enchainé directement le troisième tome !

vendredi 16 août 2013

"Room" d'Emma Donaghue



Un livre qui a de bons échos sur la blogosphère, un quatrième de couverture assez intrigant, même si on se doute que le sujet ne sera pas très gai.

Résumé :

Couverture Room 
Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions.
Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. 




Mon avis :

Les premières pages ont été pour moi assez difficiles. J'ai eu initialement du mal à entrer dans la peau de Jack, et dans cette pièce de 9m² qu'il avait totalement apprivoisé.
Je me suis demandé pourquoi ce livre avait eu tant de succès. J'avoue avoir regardé sur la blogosphère pour comprendre l'engouement, et après ce détour, j'ai repris ma lecture, et effectivement je me suis retrouvé happé par cette mère et son enfant, leur histoire, leur réaction.

Après 150 pages, finalement l'histoire décolle vraiment. On apprend comment ils sont arrivés dans cette situation et on comprend les réactions de cette mère, de ce qu'elle a mis en place pour protéger au maximum son fils.
Moins l'évasion qui est soit entrainante entre la mise en place du plan, et son application, c'est vraiment la suite qui m'a épatée dans sa manière d'être présentée. En effet, la reconstruction d'une vie "normale" est rarement décrite. Les séries s’arrêtent souvent à l'arrestation et à la libération des victimes mais on assiste peu à la suite. La pression des médias, la redécouverte de la famille qui s'est reconstruit différemment et du monde qui nous entoure.
Le point de vue de Jack, qui m'a tant gêné au début du livre, est finalement plaisant, il apporte un peu de légèreté au situations abordées, même si certaines réflexions sont parfois trop matures, pour penser qu'il n'y a pas de la pensée adulte dans ses propos. Il nous montre à quel point passer d'un environnement clos, avec pour fenêtre sur l'extérieur, une télévision, au monde réel avec ses nuances, les relations humaines et sa richesse peut être difficile. Il apporte un regard neuf, vraiment différent sur certaines situations de la vie quotidienne.

Ce livre fait partie de ces livres qui hantent, dont j'ai rêvé la nuit, dont mon esprit a soulevé des hypothèses à certaines réactions maternelles qui finalement ne nous sont pas vraiment explicité ce qui permet de se projeter et nous laisse un peu d'imagination dans cette situation difficilement imaginable.
La relation mère-enfant, dans son coté fusionnel, puis l'apprentissage de la séparation est bien retranscrite. J'ai beaucoup aimé les relations qui se mettent en place avec sa famille entre découverte et méfiance.

Au total : Un début assez lent, mais rattrapé par la suite, une histoire qui fait froid dans le dos et et reste en mémoire.

15/26 lettre D changement 2



jeudi 15 août 2013

Manga Time




Rien ne vaut quelques mangas en période de difficultés de lectures...

J'ai donc lu :

"Nana" d'Ai Yazawa tomes 4 (?) à 17
Couverture Nana, tome 10J'ai été très étonné du rebondissement dans le tome 9 qui fait changer totalement de direction l'une des Nanas, puis du tome 15. J'ai parfois du mal à cerner Hachi, mais je pense qu'il me manque des références culturelles sur la vie japonaise. Finalement, l'histoire est centrée sur les 2 Nanas, mais tous les autres ont leur importance et sont  bien développés, j'aime particulièrement l'évolution de Shin, et ne comprends pas vraiment le comportement de Takumi, que l'on ne voir qu'à travers les yeux des 2 Nanas. Je suis agréablement surprise du fait que les tomes arrivent à se renouveler dès qu'une pointe de lassitude me guette !
On continue donc !
Couverture Nana, tome 11










"Je ne suis pas un ange" tome 1 d'Ai Yazawa
Bon j'ai carrément moins accroché, beaucoup plus classique, que ce soit le cadre (un lycée japonais, avec costumes et traditions (un poil américaine non?), ou les protagonistes qui sont assez classiques, le bad boy au grand cœur, ce n'est pas nouveau, avec un héroine qui frise l'hystérie dans certains moments. Bref pas mon genre (mais pas une mauvaise lecture non plus :p) et un peu longuet sur certains passages...



Couverture Une sacrée mamie, tome 01
"Une sacrée mamie "Tome 1 à 3 de Yoshichi Shimada et Saburo Tahihawa

J'ai beaucoup aimé ce tome qui nous transporte dans un Japon rural et pauvre, loin de l'image que j'en ai. La relation entre Akihiro et sa grand mère est vraiment bien menée, l'évolution du jeune garçon donne envie de poursuivre cette série !





8/20

samedi 10 août 2013

"La stratégie Ender" d'Orson Scott Card

Un classique de la SF bientôt adapté au ciné.

Résumé


Couverture Le cycle d'Ender, tome 1 : La stratégie Ender Editions Tor Books 1989Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués —, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance... et cela le dépasse.

Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité.

Et Ender n'a que six ans.


Mon avis

J'ai du mal à avoir un avis tranché sur ce livre.

Le début m'a bien accroché, à découvrir l'école de la guerre, l'évolution et l'apprentissage d'Ender. Malheureusement, je trouve qu'il est difficile de s'attacher à ce personnage car malgré l'injustice qu'il vit la plupart du temps, ses réactions, parfois empreintes de condescendance, de supériorité bien sentie  nous font ressentir une différence. De même j'ai trouvé difficile de m’imprégner du monde dans lequel il existe dont on sait des choses de manière interposée et surtout par les différents enfants. J'ai aussi trouvé quelques longueurs dans son apprentissage, dans la répétition de certaines épreuves.

J'ai aimé les questions qu'il soulève, notamment le fait que la menace Doryphore semble si éloignée mais si proche, que certains se posent la question de sa véracité. La conclusion nous apporte les explications de ce monde, et son ouverture vers une suite, sans que celle soit forcément nécessaire.Les jeux sur ordinateur font partie des choses que l'on souhaite voir se développer, un jeu qui évolue avec le joueur, dont les situations s'adaptent, même si la réalité qu'il transporte est finalement tout autre. J'ai aimé comprendre la réelle signification de la balade dans cet univers parallèle et son importance.
La manipulation est omniprésente, au point qu'il est difficile de savoir qui est le plus victime des choses.

Les relations entre les différents enfants sont bien exploitées, que ce soit dans la fratrie, avec le rôle central de la sœur entre ses deux frères, devant jouer médiateur, mais se retrouvant sous la coupe de l'un, emportée par le jeu qu'il mène, ou les autres enfants de l'école. On voit la manière de construire une équipe efficace et finalement solidaire, le rôle du chef qui gère, sans jamais vraiment être intégré même s'il le souhaite.
Les parents d'Ender sont cependant passifs, à la fois dans leur choix d'avoir un troisième, dans leur réaction au départ d'Ender, puis par la suite dans leur surveillance de leur 2 ainés.

Au total : Un classique de la SF qui méritera une seconde lecture pour approfondir certains points de relation, et mieux appréhender les scènes finales.

Lettre C : 14/26


vendredi 9 août 2013

"Les témoins de la mariée" de Dider Van Cauwelaert

Un livre qui me tentait par sa couverture et son titre, j'en ressors assez mitigée.

Résumé

Couverture Les témoins de la mariée Editions  2012« Nous étions ses meilleurs amis : il nous avait demandé d'être ses témoins. Trois jours avant le mariage, il est mort dans un accident de voiture.
Ce matin, à l'aéroport, nous attendons sa fiancée. Elle arrive de Shanghai, elle n'est au courant de rien et nous, tout ce que nous savons d'elle, c'est son prénom et le numéro de son vol.
Qui aurait pu se douter qu'un tel drame redonnerait un sens à notre vie, et nous ferait enfin découvrir le bonheur ? A nos risques et périls... Elle nous bouleverse, nous fascine, nous rend fous, mais cette Chinoise de vingt ans est-elle la femme idéale ou bien la pire des tueuses ? »


Mon avis :

Un livre qui traite du sujet du deuil de manière assez originale, car on suit les 4 meilleurs amis d'un homme, plutôt que la famille, et nous connaissons sa fameuse fiancée à travers eux.
Le livre est scindée en 4 parties, ou chacun des protagonistes prend la parole, dans une histoire qui se suit. La lecture est simple, et rapide, pour ma part lors d'une nuit d'insomnie.

Après j'avoue que j'ai du mal à accrocher au caractère assez pique assiette de ces personnages, à leur interdépendance et leur relative exclusion du monde réel, chacun nous donnant l'impression de vivre à travers le protagoniste, plus que par lui même. D'ailleurs, par opposition, la famille du défunt est finalement assez peu évoquée, et plutôt noircie.

La mariée, est quand à elle assez surprenante, et parfois peu crédible dans ses réactions, trouvant toujours la bonne attitude, le bon mot. La révélation finale, surprenante il est vrai, apporte une dernière touche d'incrédulité pour ma part, à se demander si l'auteur savait quel chemin il prenait en débutant son livre tout en me disant que plus cliché tu meurs...

Je me suis un peu retrouvé comme dans le film les petits mouchoirs, à suivre une bande de pote, éloignée de mon quotidien, à laquelle je ne peux vraiment pas m'identifier, et je suis finalement restée assez passive à ma lecture, et peu touchée par leur drame et leur humour. J'ai d'ailleurs du mal, à distance de ma lecture, à vraiment bien discerner les 3 hommes dans leur caractère.

Au total : Un livre rapide à lire, mais sans plus

13/26 Lettre V

jeudi 1 août 2013

"L'assassin royal : L'apprenti assassin" de Robin Hobb

Je suis en pleine période relecture, car la nouveauté c'est bien, mais les valeurs sures et à redécouvrir me tentent plus en ce moment.

Résumé

Couverture L'Assassin Royal, tome 01 : L'Apprenti assassin Editions HarperCollins (Voyager) 2006Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...


Mon avis

J'avais à peine ouvert le livre que je me suis retrouvée plongée dans le royaume des Six Duchés. La plume de Robin Hobb est vraiment captivante, et je suis contente de me retrouver dans les mémoires de Fitz.

On le découvre à 6 ans, quand son grand père le dépose aux portes du palais. En quelques pages, de nombreux personnages clés vont ainsi être présentés, et connaitre leur évolution future, permet d'apprécier au mieux les descriptions pleines de piquants ("Son cadet, lui, arborait des tons coquelicots et primevère, et le manteau qui lui tombait sur les épaules comptait en largeur le double du tissu nécessaire à couvrir un homme. (...) Et le tour délicat de ses phrases évoquait une chaîne en or contournée à coté des maillons sans apprêt du parler de Vérité"). Avec des mots précis, on découvre rapidement la différence de caractère entre Vérité et Royal et l'aversion de Fitz pour ce dernier.

Je ne me souvenais pas qu'il se passait autant de choses dans ce premier tome. Les intrigues et les apprentissages s'enchainent. Il part en mission plus de fois que je ne me souvenais.

Les magies comme le Vif et l'Art sont rapidement abordées, et on les découvre à travers les yeux de Fitz. Son apprentissage m'avait laissé des souvenirs marquants, et effectivement, Galen dans son injustice équivaut à mon souvenir.

J'aimerais faire entrer ce billet dans le challenge de Vert grâce à l'amourette totalement platonique entre Molly et Fitz. (Donc ne pas lire ce paragraphe si vous ne voulez pas en savoir plus !)
De leur rencontre dans l'enfance entre Molly Bourre Pif et Fitz, leur retrouvailles adolescentes timides et pleine de pudeur (avec leur reconnaissance épatée), jusqu'à leur presque baiser sur les collines (sans oublier la pointe de jalousie avec le capitaine qui tente de la séduire). Tout les éléments d'une love story sont présents !
J'étais contente de redécouvrir cette relation qui reste très discrète et pourtant pleine de promesse. Je me demande encore si Molly sait qui est vraiment Fitz, si elle reste aveugle pour sa protection, en gardant le nom "Le nouveau".

On pourrait aussi parler de l'amour presque filial d'Umbre et de Burrich envers Fitz, mais je crois que l'on s’échappe du thème.

J'ai presque oublié de parler de ces personnages secondaires qui sont nombreux mais tellement bien amenés et décrits qu'ils font vraiment la richesse de cette saga.
Le fou est le personnage le plus intriguant à travers son aspect, ses phrases énigmatiques, et celui que j'ai le plus envie de redécouvrir, car je pense être passé à coté de plein de choses le concernant lors de ma première lecture.
Burrich, qui malgré son aversion pour le Vif, fait preuve d'une loyauté et d'un attachement vraiment touchant pour Fitz. Umbre, personnage tout en ombre, mais que je trouve assez attachant notamment dans sa manière d'aborder sa relation avec Fitz.
Subtil, dont le nom nous parait parfois pas aussi adapté qu'il devrait l'être, avec Vérité et Royal forment le socle de la famille royale autour delaquelle se noue pas mal d'intrigues. On note la différence entre Subtil/Vérité et Royal dont les mots sont beaucoup moins posés et plus vides.
Patience et Kettricken, ces deux femmes qui initialement opposantes finissent par découvrir Fitz et lui accorder du temps voir de l'affection.
Les pirates rouges sont les ennemis, dont on sait si peu de choses, mais déjà des indices pour la suite sont disséminés.
Enfin les animaux ont un rôle important à jouer, à la fois par le Vif, mais aussi participent à l'ambiance moyenâgeuse de ce monde. Forcément, nous nous attachons à Suie, Fouinot, Martel qui jalonne l'existence de Fitz.

Au total : Une relecture de ma première saga de fantasy. Même si le schéma narratif peut paraitre classique une fois comparée aux autres (l’apprentissage, la quête d'identité), le charme de l'écriture et de Fitz me séduit toujours autant.