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mercredi 3 mai 2017

"Orgueil et préjugés" de Jane Austen

Relecture d'un classique que j'ai découvert en VO pour la première fois. (Je viens de me rendre compte que je ne l'avais jamais chroniqué sur ce blog...)

Résumé (pris sur livraddict)


Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.




Mon avis

Que dire de plus qui n'a déjà été dit. Orgueil et préjugés est un classique de la littérature anglaise, témoin d'un époque où les femmes étaient plus marchandises que maitre de leur destinée.

J'ai été assez surprise par l'accessibilité de ce texte en VO, probablement facilitée par le fait que je connaissais la trame principale. Mine de rien, ne l'ayant pas lu depuis un moment, j'ai été surprise de certains détails sur des personnages secondaires qui ne sont pas négligeables.

Quelque soit la version, Lydia et sa mère sont particulièrement insupportables de bêtises... Jane est assez transparente et Elizabeth garde sa place d’héroïne austenienne par sa culture, humour et répartie.

Au total : Un classique anglais abordable en VO (en tout cas en connaissant la trame) et une relecture bien sympatique ! "J'enchaine" sur Persuasion du coup.
PS : Pour une première approche, l'adaptation par le BBC est vraiment fidèle, celle avec Keira Knightley moins, mais la scène sous la pluie dans le parc est magnifique!


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEglC7MDJR6g97bNCKmPubMoByqyl1mzNFdhPAIp6FKg4V7r12kXIyrTRSk074MIwcYmhr4TT3rTjjhuTN-mmw2vVPM9UGZDkrSLdy4oN2xdrcwtjgRj7p6DNSEhfFXyU1DtJefV0-YSK7wP/s320/abclogoshadow.gif
Lettre A : 380 pages

vendredi 5 août 2016

"Dix petits nègres" d'Agatha Christie

Lu lors de ma scolarité, un de mes premiers policiers, je me souvenais du coupable et j'ai cherché pour la peine des indices au fur et à mesure !

Résumé


Couverture Dix Petits Nègres Editions Le Livre de Poche 2015Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l'île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l'élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s'élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s'étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l'île, parmi les convives ?

Mon avis :


Ce livre est un huis clos oppressant, sur une île bien mystérieuse. Les personnages sont succinctement présentés au départ, de manière assez floue initialement, mais nous les découvrons au fur et à mesure. J'avoue avoir eu quelques difficultés à repérer certains entre eux initialement.

J'ai aimé dans ce texte l'absence de policier classique, c'est à dire d’enquêteur trouvant le petit détail qui permet de faire avancer les choses.

L'explication finale en épilogue peut déstabiliser mais donne à mon avis toute la puissance de cette histoire. Nous sommes à la fois manipulés par le coupable et par l'auteur.
L'ayant déjà lu et me souvenant du final, j'ai cherché des indices tout au long du texte et il restent difficiles de les trouver. 
On s'attache à certains personnages, notamment Vera, même si les révélations nous font douter de l'humanité de chacun.

Au total : Un classique du roman policier, par une référence du genre, qui me motive à essayer d'autres écrits de l'auteur, même si je ne sais par où commencer.

Ce livre a fait l'objet de discussions sur le site de Livraddict, dont je vous laisse lire les détails.

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZIaX9EOyeLMLIvhltZNabpfHVoQlj_mVUV0rPZOUI63ERGclENgD_eF80OvQi7RBNPNF-dH8pK_i3dLXRc4XOMWh6UKThwP0udBuz5DSWDTOa3Lv4SPNxVEabzAT03gUgmwM4PuBJbj7u/s320/abc2016.jpg
Lettre C : 221 pages

mardi 9 septembre 2014

"Chroniques du pays des mères" d'Elisabeth Vonarburg

Lecture commune du cercle en janvier (après vérification 2013) proposée à plusieurs reprises par Vert, je n'ai pu m'y joindre. Le récent Ray Day, et l'article de Lisbhei, m'a convaincue de le sortir de ma PAL pendant mes vacances.

Résumé

Couverture Chroniques du Pays des Mères Editions Alire 1999Au Pays des Mères, quelque part sur une Terre dévastée du futur en train de se remettre lentement, les hommes sont très rares. Seules les Captes des Familles ­ les Mères ­ font leur enfantes avec les Mâles. Les autres femmes doivent utiliser une forme hasardeuse d'insémination artificielle.
Lisbeï et Tula ne s'en soucient pas trop : filles de la Mère de Béthély, elles grandissent ensemble, soeurs et amies. Mais Lisbeï se révèle stérile ; ne pouvant être la Mère comme elle en avait rêvé, elle doit quitter Béthély, et Tula.
Devenue « exploratrice », elle accomplira un autre de ses rêves : découvrir les secrets du lointain passé du Pays des Mères. Mais certains rêves sont difficiles à vivre...



Mon avis

Difficile de parler d'un livre qui se révèle complexe à la fois dans sa structure que dans les multiples sujets abordés.

La forme est fascinante. Le récit est à la fois à la troisième et à la première personne. L'ensemble  est centré sur Lisbeï, à la fois par une narration centrée sur elle et par un narrateur qui nous décrypte ses pensées, fait des effets d'annonce sur la suite. Les extraits des journaux de Lisbeï nous permettent de mieux la connaitre, de voir son évolution, la maturation de sa réflexion. Cette forme surprend et déstabilise au départ, avec toujours un doute sur qui parle, qui est mis en avant.

Le postulat de départ étant un monde où la natalité masculine est faible, il y a beaucoup plus de femmes sur cette Terre postcatastrophe supposée écologique. Le voyage de Lisbeï s'est alors transformé en tentative de reconnaissance des lieux, comme s'il m'était nécessaire d'avoir au moins un repère géographique, vu ma désorientation globale, du fait du peu de description purement géographique. De plus, il était difficile de ne pas réagir à la Brétanye, la Litale, Amsterham ...

La femme est mise en avant, dans leur place dans cette société où elles sont majoritaires. Les structures matriarcales, les hommes monnaie d'échange ne sont que le reflet inverse de certaines sociétés actuelles. Les rôles sont inversés et il est difficile pour ces femmes d'entendre la parole de l'homme.
 Les différentes évolutions sociétales ont aussi entrainé des modifications de vocabulaire et grammaticales, notamment le féminin l'emporte sur le masculin, ce qui m'a demandé un bon temps d'adaptation, des doutes sur le genre de certaines.
Derrière ces questions de place, apparaissent aussi des sujets tels que l'eugénisme par la sélection de pédigree, des méthodes de conception, mais aussi des relations entre chaque personne, femmes, homme/femme, familiales.
Les différents sentiments sont mis en avant tout en pudeur et ellipse, plus dans leur conséquences que dans les actes, plus suggérés que décrits ce qui laisse souvent planer le doute sur notre lecture et notre compréhension des faits.

Derrière cette société, on ne peux que suivre Lisbeï dans sa quête de savoir, savoir d'où elle vient, ce que sont devenus les hommes du Déclin.
La quête d'identité reste forte tout au long de ce livre, notamment à travers la place de l'homme, du rôle de chacune selon sa classe Bleue/Rouge.  J'ai beaucoup aimé ses questionnements sur ce qui nous définit en temps qu'être, mais aussi en temps que personne dans une société. Lisbeï voit ce regard changer au fur et à mesure de ses choix, de ses rencontres et ainsi mesure la portée de ses actes. Mais aussi la quête du passé, pour comprendre ce qu'est advenu les sociétés précédentes. Il existe tout un questionnement sur histoire et légende, apprendre à trier les informations et à les croiser pour essayer d'atteindre une certaine réalité de faits.



Le temps est abordé à la fois par le vécu, le passé, mais aussi l'avenir. Le temps à travers la durée de vie de chacune, qui semble pondérée par la maladie, le temps par les découvertes d'artefact des temps anciens.

"Peut être franchit-on plusieurs seuils, et chaque fois on retrouve une sorte d'équilibre, mais au bout d'un certain temps, après trop de transformations, on ne peut plus. 
C'est peut-être cela, vieillir ?"  p515

"Le temps passe. Et notre temps à nous... change. Parce que nous sommes le temps. C'est cela l'Histoir, nous changeons, nous la changeons, elle nous change.
-Pas de manière successive dans la durée : simultanée" p542

La fin ouvre sur une relecture différente. Toute les clés du déclin ou de la mutation ne sont pas données, mais en un chapitre certaines choses s'éclairent et donnent envie de redécouvrir le livre.

Je n'ai pas encore parlé des personnages, tous vus par l’œil de Lisbeï ou par leurs écrits, et ils apportent à chaque fois une profondeur à l'intrigue, font avancer Lisbeï, pourtant assez solitaire vers sa place dans la société, éclairent les évènements par une opinion différentes. Les discussions sur le temps, la découverte d'artefact sont toujours très prenantes par les différents points de vue exprimés. J'aime comparer Lisbeï comme un catalyseur, sa droiture l'amène dans un chemin qu'elle ne soupçonnait pas initialement, mais qui permettent à cette société d'avancer.

Au total : Un classique SF que je ne regrette pas d'avoir enfin sorti de ma PAL et dans de bonnes conditions !

D'autres opinions :   Neph, Olya, Tortoise, Yume, Zahlya


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjTPgYQtDOvgK7Wgefs4CVWXj1o1KYRkGuTjQdMHQCQRqR6rBM5ogP1xHmsj8oucni05zbE7jjW8vH9iAkCkAABmbN5z7iFLd52pQyyOgpL9S11ry1F25j3KT6NrparZhDXjkL23gzqDvNP/s320/banni%C3%A8reABC2014.jpg

dimanche 4 mars 2012

"Printemps au Prater" suivi de "La scarlatine" de Stephan Zweig


Nanet nous a gentiment rappelé qu’il était bon d’en être à son 4ème  livre mini pour son challenge, vu que je stagne à 1, j’ai décidé de m’activer !



Résumé

Printemps au Prater et La Scarlatine sont des oeuvres de jeunesses. Toutes deux se déroulent à Vienne où l'auteur passa ses vingt premières années. Baigné d'une atmosphère magique, Printemps au Prater raconte une courte et poétique parenthèse dans la vie d'une jeune courtisane en quête d'aventure [...]. La Scarlatine décrit le tragique passage à l'âge adulte d'un tout jeune homme, venu étudier la médecine à Vienne, et qui sera consumé par une brève et fatale passion.


Mon avis

Deux nouvelles, écrites tôt dans la vie de l ‘auteur et qu’il aurait souhaité ne pas voir publié.
Deux nouvelles différentes dans les saisons, les personnages principaux et le message final, mais la plume de Stephan Zweig est bien présente, et encore une fois, j’aime !

Printemps au Prater retrace l’après midi de Lise, une jeune femme déçue de ne pas avoir sa robe pour faire la belle lors de La fête qui se déroule au Prater. Elle décide de sortir seule, et de se fondre dans la foule. Elle rencontre Hans, un jeune étudiant.

Entre nostalgie de son ancienne vie, et enthousiasme de cet après midi si différente de son quotidien, on suit Lise et Hans dans le Prater, on goute à l’ambiance de Vienne et de ses après midi ensoleillés, à la naissance d’une relation qui n’aurait jamais pu exister en temps normal. Comme toujours, les sentiments des personnages et notamment de Lise sont bien retranscrits.

La scarlatine aborde un sujet plus grave. On suit Berger, très jeune homme entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte arrivant à Vienne.

Un « gamin » timide qui s’essaie à la vie adulte dans une grande ville, sans repère, ni soutien. On suit ses tentatives d’adaptation, son début de dépression, son attachement à son voisin, car il n’existe que lui finalement dans sa nouvelle vie.  On ne peut être que touché par ce garçon, trop jeune pour la grande ville qui en attendait beaucoup mais qui est incapable d’en profiter par caractère et éducation.
La scarlatine arrive tard dans cette nouvelle, à travers un personnage inattendu mais bouleverse cet homme et son quotidien. « On le constate pour presque toutes les maladies infantiles : Les enfants triomphent d’elles, tandis que les adultes succombent. » Cette phrase résume la fin de l’histoire, et pose la question, Berger est il devenu adulte ?

Au total : Deux nouvelles qui m'ont permis de me replonger dans l'écriture de S. Zweig, un vrai bonheur.

Ce livre fait partie des challenges :

ABC 2012 organisé par Nanet
Challenge Amoureux
Classique au coin du feu



samedi 14 janvier 2012

"Pour une nuit d’amour" d’Emile Zola


Découvert par hasard dans la collection 2 euros, ce petit livre dont le titre fait roman à l'eau de rose m'a interpellé quand j'ai vu l'auteur qui y était associé!



Mon avis

Je ne connais de la bibliographie d’Emile Zola que Germinal et L’assommoir, des livres lus dans mon adolescence qui m’ont marqué par la noirceur de la nature humaine qui est décrite.
J’ai une vision de cet auteur assez sombre, alors quand on lit le titre et le 4ème de couverture, je n’ai pu que m’intriguer.

Ce livre est composé de 2 nouvelles, avec la même structure narrative. On est dans un monde où le bonheur, le quotidien est paisible, et arrive l’élément perturbateur. Fidèlement à mes souvenirs des romans d’Emile Zola, le dénouement  laisse scotché dans la description de la nature humaine.

Pour une nuit d’amour met en scène un triangle amoureux entre Thérèse, Colombel et Julien. Julien, le personnage principal, jeune homme pataud et mal intégré, tombe amoureux de Thérèse, sa voisine aristocrate, fraichement revenue du couvent et tente de la séduire.
Le thème est classique, on est touché par la naïveté de Julien, par le caractère franchement douteux de Thérèse et de ses relations avec les autres. La fin est une jolie pirouette un peu décevante mais finalement assez logique.

L’inondation met en scène une famille de campagne, soudée et son affrontement face au débordement de la Garonne. Louis, le patriarche a monté sa ferme, vit en famille avec plusieurs générations et fait des projets sur l’avenir avec son fils et ses petites filles. La Garonne amorce une crue et il devient question de survie. Une nuit et le monde bascule, on est happé dans cette crue, cette lutte contre les eaux et les pages tournent au rythme de la montée de l'eau jusqu’au dénouement final. (Je ne peux en dire plus sans gâcher l’effet du livre mais …).

Ces 2 nouvelles en plus du thème de l’amour et de la famille est un hommage à la nature et à la puissance des rivières/fleuves qui emportent parfois plus que ce que l’on souhaiterais leur offrir. Leur lecture est aisée entre description des lieux et des caractères et évènements.

Au total : Deux nouvelles d’un auteur classique, une manière de redécouvrir l’œuvre d’Emile Zola en douceur.

Ce livre entre dans le challenge Challenge Classique au coin du feu de Marmotte. 


jeudi 12 janvier 2012

"Le jeu de l'amour et du hasard" de Marivaux


Lu dans le cadre du challenge 1000 ans d’histoire de Bookine, on avait le choix entre 2 auteurs de théâtre : Beaumarchais ou Marivaux. J’ai choisi de découvrir Marivaux, et de relire Beaumarchais plus tard.


Résumé : 

Peut-on épouser un inconnu ? Ce n'est pas l'avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu'elle n'a jamais vu. Avant d'accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l'identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L'entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n'est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l'amour ne finisse par reconnaître les siens...

Source : Livraddict

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé cette pièce.

Le premier acte commence par les doutes de Sylvia sur ce qu’est un bon mari, et ses inquiétudes des différences qu’il peut y avoir entre le privé et le public. Ce thème reste à mon avis assez moderne, alors que cette pièce a été écrite au XVIIème siècle. Encore maintenant, on est parfois surpris de la différence de caractère entre certaines personnes entre l’être et le paraitre.

Comme le titre l’indique, la pièce va parler d’amour et donc de mariage. Le père de Sylvia lui annonce qu’il a trouvé le gendre idéal, et Sylvia propose à son père d’échanger sa place avec sa suivante pour pouvoir observer tranquillement son prétendant. La scène d’après nous met dans la confidence que Dorante, son promis a eu la même idée.

En trois scènes, la pièce est lancée, et l’on suit par la suite les aventures de Sylvia et Dorante et de Lisette et Arlequin leur suivant. La chute de la pièce est prévisible, mais son déroulement laisse place à de bonnes surprises, révélations mais pas pour le spectateur mis dès le début dans la confidence.

J’ai aimé le raisonnement de Sylvia, même si parfois elle est devenue un peu trop manipulatrice à mon gout et j’ai été étonnée de voir que son père la laissait participer à cette mascarade, soucieux du bien être de sa fille. On est dans le mariage arrangé mais courtois, où la bonne entente des époux est souhaité.

Au total : Une pièce sur le thème de l’amour d’une surprenante modernité.

L'avis de Céline qui a choisi la même pièce pour ce challenge.

Cette pièce fait donc partie du challenge 1000 ans de littérature organisé par Bookine, mais aussi du challenge classique au coin du feu de Marmotte, et enfin du baby challenge théatre de Livraddict !



mardi 10 janvier 2012

"Le Horla" de Guy de Maupassant



Livre faisant partie de mon challenge 26-26 (ABC), mais aussi des classiques au coin du feu.

J’ai profité d’une lecture commune sur le blog de l’Ogresse de Paris (et de son challenge des fous) pour le sortir de ma PAL



Mon avis

Ce livre est resté un de mes traumatismes de collège, ambiance je n’ai rien compris alors qu’on l’avait pas étudié pendant de longues semaines...
La relecture fut beaucoup plus simple pour moi et j'ai passé un très bon moment. Cette nouvelle se présente sous forme d’un journal intime, où le narrateur, à la première personne raconte ses doutes, ses émotions à l’apparition d’évènements étranges dans son appartement.
On voit la progression vers la folie de ce personnage, ses essais de remise dans la réalité de ce qu’il (pense) voit, son emprisonnement mental.
J’ai bien aimé l’alternance de période d’accalmie et d’agitation, et la montée progressive jusqu’au dénouement final, qui peut surprendre.
La dernière phrase résume parfaitement l’esprit du narrateur tout en nous laissant un mince doute sur ce qu’il va suivre.
En plus de cette description de la folie, on retrouve la vie quotidienne d’un moyen bourgeois de province, avec domestiques, virée dans la grande ville qui ancre le récit dans la réalité.

Au total : Une relecture qui m’a permis de passer outres mes appréhensions.

La suite est constituée de nouvelles bien plus classiques chez Maupassant (je pense) avec des versions cyniques de l’amour (Ah le procès pour la pèche) du couple et de la vie quotidienne provinciale. Toujours agréables à lire !

C'est le 3ème livre que j'ai lu sur mon Kindle, et les nouvelles sont différentes de la version papier que je m'étais achetée.


Ce livre fait donc partie de mon challenge ABC organisé par Nanet (1/26), mais aussi du challenge de Marmotte. et enfin du challenge Maupassant chez Margotte !

Qu’en ont pensé les autres participants de la LC : 

L'ogresse de Paris : organisatrice : (qui l'a aussi étudié au collège!), elle a "adoré cette plongée dans les abîmes de la personnalité troublée de cet homme."

Mazel : fait un rappel de la biographie et bibliographie de Maupassant . "L'aspect fantastique du récit vient du doute créé chez les lecteurs quant à la démence du narrateur – ou à la réalité des faits qu'il rapporte : sa cohabitation avec un être surnaturel."



"Les malheurs de Sophie" de la Comtesse de Ségur


Lu dans le cadre d’une lecture commune sur LA et faisant partie de challenge « Classiques au coin du feu » de Marmotte



Mon avis

C’est un livre jeunesse, et du fait difficile de dire que j’ai adoré, mais je suis contente de l’avoir découvert (un peu la même sensation que lorsque j’ai lu Alice au pays des merveilles)

Sophie est une petite fille de 4 ans avec un caractère assez difficile pour son âge, gourmande au possible, envieuse et colérique. On suit ses "mésaventures" de la vie quotidienne où participent régulièrement Paul son cousin.

Le livre est divisé en courts chapitres, qui fonctionnent toujours sur la même structure, petite présentation, situation où on préssent ce que sa mère apellera les « idées », qui sont en fait mauvaises, réalisation de la bétise, morale de l’histoire.

J’avoue que Sophie a une imagination parfois débordante (même si l’épisode du thé m’a rappelé mon enfance à la campagne) et malgré ses bons sentiments tombe souvent dans le faux. Paul est le petit garcon idéal, raisonnable, le cœur sur la main… (un peu trop non ?) La mère de Sophie a quand à elle une certaine idée de l’éducation et essaie de transmettre ses valeurs.

Je suis assez marquée par le traitement des animaux dans ce livre, que de maltraitance, de violence (Pauvre petit ane). Je suis assez étonnée que les animaux aient une place aussi importante dans la vie des enfants de cet âge, avec une accessibilité aussi facile.

Enfin, chaque histoire est marquée par une morale bien pensante (avec des petites touches (il faut donner aux pauvres) qui marque la volonté réelle de l’auteur.

Au total : Un classique de littérature jeunesse, que je ferais probablement lire à mes nièces.

Catégorie prénom

Qu'en ont pensé les autres participantes :

Dex : Cette lecture est "rafraichissante, pimpante, elle est très simple et sans complication."
Les petits poissons

JoanKingdom : "cette lecture commune qui m’a fait retomber en enfance et qui m’a donné envie de lire la suite"
Histoire préférée :Les sourcils coupés

Marmotte : Met en évidence pas mal de défaut, notamment sur la structure, les personnages mais au final : "Un récit facile à lire, des personnages attachants, mais j’ai préféré les autres livres mettant en scène Sophie, moins simplistes."

Chouppye : a beaucoup aimé

Ellcrys : "Au final, c'est un excellent moment que j'ai passé avec cette lecture, entre nostalgie et découverte.
Elle (La comtesse de Ségur) dépeint magnifiquement certains traits, tel que le mensonge, la désobéissance, la colère..."

Grenouille : "Sophie est orgueilleuse, capricieuse, coléreuse & gourmande mais elle a ce petit côté de l'innocence qui fait craquer !"
Histoire préférée : La boite à ouvrage

Nane : "Ce livre fait partie de mes livres doudous,"

Bebere : "Niveau bêtises, elle est reine. j'ai pris du plaisir à relire ce livre"

Caramelmanon : "J'ai bien aimé les autres personnages dont Paul qui est l'opposé de Sophie"

Au final : Un livre qui permet la retombée dans l'enfance à travers les défauts d'une fillette de 4 ans !

jeudi 1 décembre 2011

"L'invitation à la valse" d'Alexandre Dumas


Je me balade de temps en temps dans une petite librairie d’occasion juste à coté de chez moi. Il y a 2 semaines, je suis tombé sur ce petit livre, avec ce titre, cet auteur et cette couverture qui m'ont fait l’acheter sans trop réfléchir.


Résumé
4ème de couverture
Une comédie en un acte. Quadrille éblouissant d’où surgit à la fin le « mystère » de l’amour.

Mon avis

J’ai lu ce livre en une journée, le temps d’un aller-retour en métro.

Cette petite comédie ne comporte qu’un acte et quelques 70 pages.

La scène se passe dans le salon de Mme D’Ivry, jeune veuve qui attend son amoureux, parti quelques 7 ans plus tot en Algérie alors qu’elle était déjà mariée et qui revient. S’y croisent aussi sa sœur Mathilde et son avocat Mr De Sor, et les domestiques (Rose et Pierre). La pièce commence par la révision du piano, et le rafraichissement du salon de Mme d'Ivry pour préparer la venue, le lendemain matin de Maurice, capitaine de Spahis (et accessoirement son cousin).

Bon j’avoue que Maurice ne fais pas partie des prénoms qui m’évoquent  au premier abord un grand romantisme (plutôt des histoires de poisson et de mousse au chocolat), mais après ce petit livre, je peux revisiter ma position.

Dans cette pièce on y parle de l’attente de l’être aimé entre fantasme et réalité, mais aussi convenance dans ce XIX siècle.
Dumas est surtout connu pour ses romans à ambiance historique, mais j'avoue avoir apprécié cette pièce de théâtre.

Au total : Une pièce de théâtre courte, une lecture facile et surtout très agréable.

Je débute ainsi le challenge de Marmotte : Classiques au coin du feu (ou sur un strapontin de métro pour le coup), et je pense qu’il peut s’inscrire dans le challenge romantique de ClaudiaLucia. Je reparlerais lors de mon bilan de ces 2 challenges!