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samedi 27 mai 2017

"Mordred" de Justine Niogret

J'avais beaucoup aimé "Chien du heaume" et j'avais envie de découvrir cette auteur dans sa revisite de la légende arthurienne.

Résumé

Couverture MordredOyez la sinistre et triste histoire de Mordred, le chevalier renégat. La légende veut que Mordred, fruit des amours incestueuses d’Arthur et de sa sœur Morgause, soit un traître, un fou, un assassin. Mais ce que l’on appelle trahison ne serait-il pas un sacrifice ? Alité après une terrible blessure reçue lors d’une joute, Mordred rêve nuit après nuit pour échapper à la douleur. Il rêve de la douceur de son enfance enfuie, du fracas de ses premiers combats, de sa solitude au sein des chevaliers. Et de ses nombreuses heures passées auprès d’Arthur, du difficile apprentissage de son métier des armes et de l’amour filial.



Mon avis

Le début a été assez difficile, car je ne m'attendais pas à un roman aussi mélancolique avec une structure temporelle assez éclatée. J'ai donc mis un bon tiers du roman à me plonger dans l'histoire, à me saisir des différents repères spatiaux.

On suit Mordred dans plusieurs évènements de sa vie qui sont tous reliés au moment du récit, mais les repères temporaux sont parfois flous. Une fois cette structure apprivoisée, on rentre dans le récit, dans ce rythme lent alternant les gloires passées et de sa souffrance au quotidien.

Les thèmes abordés sont multiples, notamment, la vieillesse, l'importance de sa construction en tant qu'être qui débute dès l'enfance, la relation oncle/neveu avec Arthur que l'on voit aussi sous un autre point de vue.
Peut être, ai-je été troublée par le décalage entre les légendes arthuriennes souvent abordée dans leur coté  bataille et jeunesse et ce roman plus intimiste, centré sur la douleur, la maladie et le bilan de leur action.


Un des points forts de ce roman repose sur les personnages. Morgause, fée exilée dans sa foret, proche de la nature, respectée par ceux qui la connaissent, son "rival" au château fait réfléchir Mordred par sa mesquinerie et savoir ce qu'il cherche de la vie. Arthur, roi qui tente de tisser un lien avec son neveu, malgré nombre de non-dit et une communication pas forcément aisée.


Au total : Une revisite de la légende arthurienne, centrée sur les relations humaines et leur impact.

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Lettre N : 186 pages

dimanche 3 juillet 2016

"Black Out" de Connie Willis

Voyage dans le temps et seconde guerre mondiale, un mélange qui m'attire d'emblée !

Résumé

Couverture Blitz, tome 1 : Black-Out


En 2060, les voyages dans le temps sont devenus chose courante et de nombreux historiens partent en mission. Soudainement, le labo des voyages temporels les annule toutes et modifie les programmes. 

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce premier tome. Ayant lu sur de nombreux blogs qu'il s'agissait plus d'une plongée dans l'Angleterre en plein Blitz et assez peu de voyage dans le temps, je n'ai pas été surprise ni déçue de l'histoire.

Le point fort de ce livre est dans l'immersion dans le blitz que ce soit avec les enfants évacués de Londres, dans l'univers de vendeuses de magasin ou dans les abris anti aérien. Certains passages clés de la guerre sont aussi très bien relatés, notamment Dunkerque tout en gardant un lien avec l'intrigue fil rouge des voyageurs. D'autres passages ne semblent pas avoir de lien cependant, et j'espère que le second tome reprendra ces personnages.

Nous suivons dans ce roman trois historiens qui doivent pour valider leur études vivre le sujet relaté par une mission dans le passé. Concept surprenant mais fascinant, qui n'a jamais rêvé de remonter le temps pour voir la réalité de certains faits historiques ? Après revivre certaines scènes de guerre et donc se mettre en danger peut sembler un peu suicidaire et il existe un certain flou sur la préparation et les missions précédentes de chaque personnage présenté.

Les différents personnages suivis sont très différents de caractère et dans leur manière d'aborder les imprévus dus à leur situation et l'alternance de point de vue permet de bien rythmer le livre et l'action. J'ai bien aimé Merope et Polly, moins Mickael complètement rigide au changement de lieu, malheureusement nous les connaissons trop peu dans leur contexte de 2060 et sommes propulsées avec elle dans ce contexte historique lourd et angoissant.

Il y a cependant quelques longueurs et répétitions qui parfois font perdre le fil initial, certains arcs secondaires peu palpitant notamment car je ne suis pas une féru de Shakespeare et de ses pièces.

En me renseignant sur le livre, je découvre après lecture qu'il s’agit d'un dyptique s'intégrant dans une série plus large sur le voyage dans le temps avec le Pr Dunworthy et pour la peine, je comprends mieux le peu de détail concernant les filets, la construction des missions et le peu de présence de ce personnage qui semble pourtant central.

Au total : Un roman dense qui nous plonge au milieu du Londres des années 1940, partie que je connaissais assez peu. Je lirai sans aucun doute le second tome de ce diptyque pour voir comment la situation se dénoue.

D'autre avis chez : Tigger Lily, Blacky, Vert, Frankie, Lune,

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Lettre W : 693 pages
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SFF et diversité mini
Item 8 : Lire un livre SFFF parlant d’une ou de femme(s) dans la guerre

dimanche 21 février 2016

"Poison" de Sarah Pinborough

Une réécriture de conte, dont j'avais lu des avis positifs (mais je ne me souviens plus où) que j'ai croisé à la médiathèque lors de mon inscription.
Attention, risque de spoiler comme souvent lorsque je n'ai pas vraiment aimé !

Résumé

Couverture Contes des Royaumes, tome 1 : PoisonBlanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l'innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d'amour sincère...
... et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu'elle n'a jamais été révélée ...






Mon avis

Je n'ai pas vraiment adhéré à cette réécriture de conte.
Dès les premières pages, les détails concernant le roi auraient du me faire tiquer sur cette réécriture, un brin cru (cf les détails de sa manière d'uriner).

La trame de Blanche Neige est bien présente avec une beauté brune à la peau diaphane, une méchante belle mère obnubilée par sa beauté à elle, des nains, un prince charmant (pas si charmant mais j'y reviendrais plus tard !).

Les personnages sont un brin inconsistants et pas toujours cohérents.
Je pense que la palme revient à Blanche Neige qui se transforme de gentille niaise à prostituée (c'est un peu fort, mais sa nuit de noce est surprenante, j'ai cru que c'était la belle mère qui s'était métamorphosée en notre héroïne, rebondissement qui m'aurait paru bien plus intéressant à creuser). On apprend finalement ce qu'elle faisait lorsqu'elle passait tout son temps chez les nains, et cette explication nous ouvre de nouveaux horizons sur ce peuple, rarement sexué.

Mais le chasseur n'est pas mal aussi, passant de fin stratège dans la foret à obsédé en voyant une jolie fille ...
Les nains sont trop dérivés de Disney. Passer de Dormeur à Rêveur et de Grincheux à Grognon, c'est faire semblant d'originalité. Depuis, j'ai d'ailleurs relu le conte de Grimm, car je me posais la question s'ils étaient nommés (une douzaine de page si ca intéresse), et nous savons uniquement qu'ils sont sept.

Quand au prince charmant, il devient un goujat psychopathe... Effectivement ça change, du ""Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant", mais au final, j'espérais que l'histoire retomberait dans un classique un peu plus romantique. Il tombe amoureux comme dans le conte original, mais son comportement rustre après la nuit de noce (même si je comprends qu'il se sente un peu arnaqué) est complètement fumé.

Le seul personnage à peu près intéressant et cohérent est celui de la grand mère, tirée d'un autre conte qui explique en partie la magie dans la famille de la méchante.

L'histoire en elle même est surprenante, et modifie notre vision du conte de fée, entre les scènes de "sexe" qui n'ont pas grand intérêt (surtout entre Blanche Neige et le prince), le chasseur qui passe de prince charmant à pion ou le prince qui tombe amoureux et change d'avis comme de chemise.

Ce livre étant assez court, la lecture est rapide, et fait parfois lever les yeux au ciel.

Au total : Une réécriture qui ne m'a pas vraiment convaincu que ce soit par les personnages trop changeant, ou un style d'écriture assez quelconque ou il manque de poésie.
Sauf sur un malentendu, je ne pense pas lire la suite, revisite des contes de Cendrillon ou de la Belle au bois dormant.

SFF et diversité mini
Item 12, vu que j'ai relu le conte initial ! (de là à dire adorer pendant mon enfance ...)

dimanche 15 mars 2015

Challenge SFFF : Bilan

Comme ils fleurissent sur les blogs, j'en profite pour clôturer ce challenge, qui était plus dans le dénombrement de mes lectures que vraiment en les modifiant.
Je remercie Tigger Lily pour l'organisation de ce challenge !

Je termine ce challenge avec au moins 14 lectures, recensées sous le tag SFFF féminin
Beaucoup de bonnes lectures, des moins bonnes mais pas vraiment choisie du fait de partenariats.

Ce qui est sur c'est que je pense continuer d'orner mes articles de ce logo qui me plait beaucoup !


Les poids lourds :
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Hobb Robin : Les aventuriers de la mer: Premier tome de la seconde série du monde de Fitz, une première lecture m'avait laissé de marbre, cette relecture m'a convaincue de poursuivre.

Chroniques au pays des mères d'Elisabeth Vonarburg: Vrai coup de coeur de ce challenge pour moi, à la fois du fait que ce livre fait la part belle au femme et à leur place dans cette société

Terremer d'Ursula Le Guin : Autre poids lourd de la SFFF féminin que j'ai lu cette année ! Un vrai coup de coeur pour cette écriture douce et poétique, et un univers à découvrir.



Surfons sur la mode : des lectures inspirées par des lectures communes ou de trop nombreux avis sur la blogosphère (ou les 2) !

Jessica Spotwood : moins originales que les lectures précédentes, j'ai bien aimé ce livre : Sœurs Sorcières 

La selection de Kiera Cass : j'en avais beaucoup parlé notamment du fait de leur couverture, effectivement magnifique. Le contenu est moins charmant mais se lit bien quand même !

Chasseuse d'Alien de Gena Showalter : Une lecture commune, histoire de s'entrainer hors des chemins de lecture habituels !



Une bientôt classique de la littérature française contemporaine (je regrette de ne pas avoir lu Arachnae de Charlotte Bousquet pour l'occasion)


Mordre le bouclier de Justine Niogret : Suite de Chien du heaume que j'avais beaucoup aimé, un peu moins convaincue par celui ci


Pour l'opération coup de cœur : Pas de franc coup de cœur en ce qui concerne ces lectures, voir des deceptions :
De l'autre coté du mur d'Agnes Marot
Aquatilia de Berangere Tosello
Les ailes brisées de Marie Liondor
Perception d'Adeline Dias
Nouvelles d'un myrien de Sandra Moyon


Des voyages dans le temps

Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver
Une robe couleur temps de Bianca Turetsy

D'autres bilans chez Marie-Juliet, Acro, Tiger Lily;

samedi 24 janvier 2015

"Le dernier jour de ma vie" de Lauren Oliver

Lu dans le cadre du challenge ABC, je n'avais pas été convaincue par Delirium de cet auteur, mais intriguée par cette histoire à la sortie du livre

Résumé

Couverture Le Dernier Jour de ma vieSamantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt six chances. Six jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Six occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?



Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce livre, même si j'ai eu une petite surprise sur mon Kindle, car ma version numérique contient 16% de"pub" à la fin du récit (extrait de ses autres livres) et je ne m'attendais pas à une fin à ce moment la et ai été assez surprise par le choix de l'auteur.

L'histoire en elle même est assez simple, entre l'adolescente tête à claques dans son comportement et le concept de revivre la journée pour faire changer les choses, un peu comme l'effet papillon. Mais j'ai trouvé un petit quelque chose qui m'a fait tourner les pages pour savoir comment l'histoire et les personnages allaient évoluer.

Clairement Samantha fait partie des héroïnes antipathiques dans son comportement au lycée, en famille et en société en général. On trouve à travers ce livre une certaine critique de la société américaine avec leurs codes, leur structure sociale lycéenne (la fête de la St Valentin au lycée, au secours...).

Je trouve son évolution assez intéressante, ses tests pour voir comment son comportement peut faire changer les choses. Certaines journées revécues sont particulièrement touchantes, notamment lorsqu'elle se rapproche de sa famille, ou déstabilisantes quand elle devient pire que ce qu'elle n'est. D'autres filles sont aussi intéressantes à suivre, que ce soit Lindsay ou Juliette.

 De même, le coté enquête qu'elle mène pour mieux comprendre son entourage, et les liens entre les personnes est bien mené. La recherche du pourquoi de certains comportement est une ouverture pour les jeunes lecteurs. Et contrairement à d'autres lecteurs, je n'ai pas trouvé de vraies répétitions dans ma lecture, les scènes identiques sont évoquées mais jamais réécrites.

On peut reprocher un certain coté moralisateur à ce roman, ambiance soit une gentille fille avec tes parents, et avec tes amies et avec tout le monde. On ne se moque pas des personnes moches et insignifiantes, on ne les humilie pas pour le plaisir ...
Et on ne choisit pas son mec pour son physique alors qu'il a un QI de moule !

Au total : Un bon livre de Young Adult, avec une fin cohérente !


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1/26 Lettre O 450 pages
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mardi 9 décembre 2014

"Une robe couleur temps" de Bianca Turetski

Recu il y a un bon moment dans le cadre d'un swap, je profite du challenge Retour vers le futur pour le sortir de ma PAL.

Résumé

Couverture Une robe couleur du temps Editions Hachette (Jeunesse) 2011 Louise, 12 ans, n'a qu'un mot à la bouche : la mode, la mode, la mode ! Alors, quand elle reçoit l'invitation des mystérieuses Glenda et Marla à une « Vente Vintage pour les Fashionistas Voyageuses », elle se voit déjà dénicher la robe de ses rêves. Elle sera la plus belle pour aller danser au bal du collège ! Au magasin, Louise a un véritable coup de foudre vestimentaire. Mais à peine a-t-elle enfilé la robe qu'elle perd connaissance. À son réveil, elle se retrouve dans la peau de Miss Baxter, actrice prodige de 17 ans, près d'un siècle dans le passé, en pleine croisière... Cette aventure magique va-t-elle virer au naufrage ?


Mon avis

Un roman court qui nous amène sur le Titanic.

J'ai aimé
La manière de voyager dans le temps, à travers les vetements et leur histoire
L'objet livre avec des illustrations, même si parfois j'ai eu l'impression que c'était un peu trop mode et n'apportait pas forcément beaucoup à l'histoire.
L'adolescente perdue aussi bien dans le présent que le passé avec des réactions relativement crédible.
L'immersion sur le Titanic, que ce soit au niveau vestimentaire, habitude de journée des classe aisée. Une revisite de l'histoire intéressante avec de nombreux clins d’œil.

Dans les bémols, ce livre est court et risque d'être rapidement oublié, car les choses sont assez peu approfondies. Il y a quelques facilités scénaristiques, avec les 2 personnages évoquant la fée de Cendrillon.

Au total : Un voyage dans le temps agréable à lire mais pas très fouillé.


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Lettre T 17/26

jeudi 27 novembre 2014

"Mordre le bouclier" de Justine Niogret

J'ai lu "Chien du heaume" il y a quelques temps (en fait 3 ans oO), qui m'a laissé un souvenir particulier grace à la fois au personnage principal qu'à l'univers dans lequel elle vit. J'ai donc entamé cette suite avec une attente assez importante et fini assez décue.

Résumé

Couverture Mordre le bouclier Editions J'ai Lu (Fantasy) 2013Castel de Broe, six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s’abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l’entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu’elle doit tuer : Herôon. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s’ouvre à celui des morts. 



Mon avis

Dans mes souvenires, le premier tome était centré sur Chien et la quête de son père (dont j'ai du mal à suivre si celle ci était résolue ou non).

Le second tome commence par introduire un nouveau personnage en la personne de Brehyr, qui va prendre en charge Chien après des blessures sévères et finalement on suit plutot sa quete à elle.
Chien part à la recherche de sa mère et de son vrai nom, mais finalement ce passage est rapide et assez décevant. On ne s'attendait pas à une mère parfaite mais celle de chien comme la plupart des personnages est une personne désabusée de la vie, à sa logique propre, et on ne peut que comprendre le caractère de Chien au vu de ses parents.

Cette recherche se termine assez vite dans le roman et il manque par la suite un fil conducteur, on est ballotté comme Chien dans ce monde, ballottés par les rencontres qu'elle fait, et par la quête de Brehyr. Il s'agit finalement d'une quête sur soi, emplie de conseils et de rencontres, mais je n'ai pas accroché à ses moments. Ce tome nous apporte quelques personnages aussi haut en couleur que Brehyr et Chien, mais finalement, je n'ai pas réussi à m'attacher à eux, à m’intéresser à leurs histoires.

Bref, je n'ai pas été happée vraiment par ce roman, par les différentes quetes personnelles des personnages et par le coté très philosophique de l'écriture, ou chacun donne sa lecon de vie, de manière plus ou moins naturelle. Peut être que le court format du roman, avec des phrases parfois trop travaillé m'a éloigné des personnages et des messages qui devaient passer.

Enfin, le premier tome se déroulait dans une certaine ambiance moyen ageuse, sans que ce soit bien déterminé, et ce flou permettait de s'immerger dans un monde parallèle, semblant différent du notre, tout en gardant certains repères. Malheureusement les nombreuses références aux croisades, et à la religion casse finalement le coté fantastique/fantasy du roman, et donne presque une ambiance historique au roman qui m'a sortie de mon imagination.

Alors il y a quand même des points positifs dans ce livre, notamment le personnage masculin de leur petit quatuor, le retour de la Salamandre, personnage mystérieux qui m'avait troublé lors de ma lecture du premier tome. Il me manquait peut etre aussi un peu de fraicheur dans ma lecture du premier tome pour bien saisir les rappels au passé.

La postface de Jaworski me convint qu'il est nécessaire que je sorte ses livres de ma bibliothèque, et apporte un certain éclairage sur la femme guerrière représentée par Brehyr, la petite et Chien !

Au total : Je n'ai pas trouvé la magie du premier tome, le charme qui m'avait permis de me souvenir de cette lecture.

Des lecteurs plus convaincus : PtiteTrolle, Blacky ...


En relisant mon petit mot sur le premier tome, je me rends compte qu'avec le temps j'ai oublié la présence de l'Eglise que j'avais déjà noté à cette époque.
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Lettre N : 220 pages

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lundi 27 octobre 2014

"Soeurs Sorcières" de Jessica Spotwood

Livre lu dans le cadre du challenge de Frogzine et pour le Book Club de livraddict de novembre sur le thème de l'automne

Résumé

Couverture Sœurs sorcières, tome 1Cate, Maura et Tess vivent dans une Angleterre imaginaire de début du XXè siècle. À 17 ans, les femmes doivent normalement choisir entre se marier et rejoindre les ordres. Mais en plus d'être femmes, elles sont sorcières. Si quelqu'un le découvre, les Frères les enverront à l'asile ou les feront disparaître, comme toutes les autres.
Depuis la mort de leur mère, Cate vit dans la peur, avec la mission de protéger ses sœurs. Mais ses 17 ans approchent et tout s'accélère : son ami d'enfance la demande en mariage, alors qu'un autre jeune homme fait chavirer son cœur. Et bientôt, Cate doit se rendre à l'évidence : malgré tout ses efforts, le danger se referme sur elle et ses sœurs comme un étau...



Mon avis

J'ai passé un bon moment de lecture avec ce livre, qui n'est cependant pas exempt de défaut. L'histoire reprend les classiques du genre : une fratrie, de la magie, une prophétie, un évènement à effet boule de neige et un triangle amoureux, car nous sommes en YA.

Malgré ce coté assez linéaire et classique, l'utilisation et l'apprentissage de la magie sont bien menés, même si je ne suis pas totalement convaincue par les différentes communautés qui régissent la société de fin du 19ème à la Nouvelle Orléans.

Les différents personnages principaux sont pleins de forces et de faiblesses, et j'ai été surprise par le dénouement final, qui donne envie de poursuivre la série.

Cate, l'ainée, nous fait vivre sa version de l'histoire, on découvre avec elle certaines personnes du village qu'elle côtoie depuis toujours, notamment Sachi et Rory, dont l'invitation m'a pas mal stressé. Forcément, elle se doit d'avoir deux prétendants, le bien et le rebelle ! Devinez celui qu'elle va choisir. Mais elle a un troisième choix. Ses hésitation ne sont pas aussi agacantes que dans d'autres livres YA. La romance est, pour moi, au second plan dans ce livre et apporte une touche de poésie.


Maura entre dans la catégorie peste agacante et égocentrique, et je trouve dommage de voir aussi peu Tess, car la fin de l'histoire nous donne envie de mieux la connaitre. Je ne parlerais pas d'Elena, dont la nature est rapidement prévisible.
Les deux hommes sont plutôt transparents, ainsi que le père qui est vraiment peu présent. De l'autre coté, les Frères sont le prototypes des machistes qui pensent que les femmes ne sont bonnes qu'à être au foyer, et font penser à certaines sociétés actuelles.
L'ordre des sœurs m'intrigue, notamment dans sa structure et leur "secret" qui me parait un peu gros. J'espère que nous en saurons plus dans les prochains tomes.

Au total : Un premier tome dans un univers qui semble bien ficelé, des personnages attachants. Je lirai la suite, peut être en VO d'ailleurs.

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dimanche 12 octobre 2014

"Les aventuriers de la mer : Le vaisseau magique " de Robin Hobb

L'assassin royal est ma première série de fantasy, j'y suis donc particulièrement attachée. Ma relecture de la première trilogie l'an dernier m'a donné envie de redonner sa chance aux aventuriers de la mer, qui ne m'avait pas accroché à ma première lecture.

Résumé


Couverture Les Aventuriers de la Mer, tome 1 : Le Vaisseau Magique Editions J'ai Lu (Fantasy) 2002
Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... et font l'objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s'approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d'autres dangers se profiles à l'horizon : les serpents de mer qui infestent les océanes se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.

Mon avis

J'ai assez vite accroché à ce premier tome très introductif, assez lent au niveau de la mise en place des personnages et de l'univers, qui met plus rapidement la magie en avant.
Les vivenefs font vraiment partie des ces éléments fascinants par leur concept et leur potentiel d'évolution, surtout qu'il n'y aura à priori pas que Vivacia au premier plan.

Les autres personnages plus classiques dans leur nature m'ont moins emballé par leur caractère. On retrouve la peste rebelle égocentrique en la personne d'Althea, le beau frère colérique et à coté de la plaque, le second gentil et fidèle, la soeur effacée, le pirate ambitieux ... Bref, assez classique pour le moment.

La construction de l'histoire, en suivant plusieurs points de vue permet d'apporter un relief à l'histoire, d'imaginer les fils qui les relient et d'être moins centré sur un personnage comme dans l'Assassin Royal.

L'histoire se lance au second tiers, avec l'évènement qui permet l'éveil de la Vivacia, et qui modifie la structure de la famille d'Althea. Les choses pour la peine évoluent vite, et ce premier tome se termine en nous laissant sur notre faim, probablement car le découpage initial de la série est différent.

Au total : Une seconde tentative fructueuse qui me permet de découvrir une autre partie du monde de Fitz.


D'autres avis chez Acro, Olya et Eyrilis qui m'ont convaincu lors de leur LC

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Lettre H 11/26

mardi 9 septembre 2014

"Chroniques du pays des mères" d'Elisabeth Vonarburg

Lecture commune du cercle en janvier (après vérification 2013) proposée à plusieurs reprises par Vert, je n'ai pu m'y joindre. Le récent Ray Day, et l'article de Lisbhei, m'a convaincue de le sortir de ma PAL pendant mes vacances.

Résumé

Couverture Chroniques du Pays des Mères Editions Alire 1999Au Pays des Mères, quelque part sur une Terre dévastée du futur en train de se remettre lentement, les hommes sont très rares. Seules les Captes des Familles ­ les Mères ­ font leur enfantes avec les Mâles. Les autres femmes doivent utiliser une forme hasardeuse d'insémination artificielle.
Lisbeï et Tula ne s'en soucient pas trop : filles de la Mère de Béthély, elles grandissent ensemble, soeurs et amies. Mais Lisbeï se révèle stérile ; ne pouvant être la Mère comme elle en avait rêvé, elle doit quitter Béthély, et Tula.
Devenue « exploratrice », elle accomplira un autre de ses rêves : découvrir les secrets du lointain passé du Pays des Mères. Mais certains rêves sont difficiles à vivre...



Mon avis

Difficile de parler d'un livre qui se révèle complexe à la fois dans sa structure que dans les multiples sujets abordés.

La forme est fascinante. Le récit est à la fois à la troisième et à la première personne. L'ensemble  est centré sur Lisbeï, à la fois par une narration centrée sur elle et par un narrateur qui nous décrypte ses pensées, fait des effets d'annonce sur la suite. Les extraits des journaux de Lisbeï nous permettent de mieux la connaitre, de voir son évolution, la maturation de sa réflexion. Cette forme surprend et déstabilise au départ, avec toujours un doute sur qui parle, qui est mis en avant.

Le postulat de départ étant un monde où la natalité masculine est faible, il y a beaucoup plus de femmes sur cette Terre postcatastrophe supposée écologique. Le voyage de Lisbeï s'est alors transformé en tentative de reconnaissance des lieux, comme s'il m'était nécessaire d'avoir au moins un repère géographique, vu ma désorientation globale, du fait du peu de description purement géographique. De plus, il était difficile de ne pas réagir à la Brétanye, la Litale, Amsterham ...

La femme est mise en avant, dans leur place dans cette société où elles sont majoritaires. Les structures matriarcales, les hommes monnaie d'échange ne sont que le reflet inverse de certaines sociétés actuelles. Les rôles sont inversés et il est difficile pour ces femmes d'entendre la parole de l'homme.
 Les différentes évolutions sociétales ont aussi entrainé des modifications de vocabulaire et grammaticales, notamment le féminin l'emporte sur le masculin, ce qui m'a demandé un bon temps d'adaptation, des doutes sur le genre de certaines.
Derrière ces questions de place, apparaissent aussi des sujets tels que l'eugénisme par la sélection de pédigree, des méthodes de conception, mais aussi des relations entre chaque personne, femmes, homme/femme, familiales.
Les différents sentiments sont mis en avant tout en pudeur et ellipse, plus dans leur conséquences que dans les actes, plus suggérés que décrits ce qui laisse souvent planer le doute sur notre lecture et notre compréhension des faits.

Derrière cette société, on ne peux que suivre Lisbeï dans sa quête de savoir, savoir d'où elle vient, ce que sont devenus les hommes du Déclin.
La quête d'identité reste forte tout au long de ce livre, notamment à travers la place de l'homme, du rôle de chacune selon sa classe Bleue/Rouge.  J'ai beaucoup aimé ses questionnements sur ce qui nous définit en temps qu'être, mais aussi en temps que personne dans une société. Lisbeï voit ce regard changer au fur et à mesure de ses choix, de ses rencontres et ainsi mesure la portée de ses actes. Mais aussi la quête du passé, pour comprendre ce qu'est advenu les sociétés précédentes. Il existe tout un questionnement sur histoire et légende, apprendre à trier les informations et à les croiser pour essayer d'atteindre une certaine réalité de faits.



Le temps est abordé à la fois par le vécu, le passé, mais aussi l'avenir. Le temps à travers la durée de vie de chacune, qui semble pondérée par la maladie, le temps par les découvertes d'artefact des temps anciens.

"Peut être franchit-on plusieurs seuils, et chaque fois on retrouve une sorte d'équilibre, mais au bout d'un certain temps, après trop de transformations, on ne peut plus. 
C'est peut-être cela, vieillir ?"  p515

"Le temps passe. Et notre temps à nous... change. Parce que nous sommes le temps. C'est cela l'Histoir, nous changeons, nous la changeons, elle nous change.
-Pas de manière successive dans la durée : simultanée" p542

La fin ouvre sur une relecture différente. Toute les clés du déclin ou de la mutation ne sont pas données, mais en un chapitre certaines choses s'éclairent et donnent envie de redécouvrir le livre.

Je n'ai pas encore parlé des personnages, tous vus par l’œil de Lisbeï ou par leurs écrits, et ils apportent à chaque fois une profondeur à l'intrigue, font avancer Lisbeï, pourtant assez solitaire vers sa place dans la société, éclairent les évènements par une opinion différentes. Les discussions sur le temps, la découverte d'artefact sont toujours très prenantes par les différents points de vue exprimés. J'aime comparer Lisbeï comme un catalyseur, sa droiture l'amène dans un chemin qu'elle ne soupçonnait pas initialement, mais qui permettent à cette société d'avancer.

Au total : Un classique SF que je ne regrette pas d'avoir enfin sorti de ma PAL et dans de bonnes conditions !

D'autres opinions :   Neph, Olya, Tortoise, Yume, Zahlya


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjTPgYQtDOvgK7Wgefs4CVWXj1o1KYRkGuTjQdMHQCQRqR6rBM5ogP1xHmsj8oucni05zbE7jjW8vH9iAkCkAABmbN5z7iFLd52pQyyOgpL9S11ry1F25j3KT6NrparZhDXjkL23gzqDvNP/s320/banni%C3%A8reABC2014.jpg

samedi 30 août 2014

"La selection" de Kiera Cass

Lu pour le challenge de Froggy, un livre qui fait le buzz surtout pour ses couvertures avec des robes de princesse.

Résumé 

Couverture La sélection, tome 135 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône.


Mon avis

Un bachelor, des candidates qui pensent devenir des princesses, dans un monde futur assez moche avec de nombreuses castes organisées selon le service rendu à Mr Ilea, qui dans un élan d''altruisme a donné son nom au nouveau pays ...

On rajoute des rebelles qui ressemblent à des hordes de sauvageons qui pillent régulièrement le chateau sans que l'on sache leur revendication.

Au milieu de monde de rêve, on découvre America, issue d'une caste pauvre, qui connait la faim et la pauvreté mais qui est si belle qu'elle passe le casting et séduit le prince par son naturel !

Malheureusement America connait déjà l'amour en la personne d'Aspen, alors c'est trop dur pour elle de choisir ... Quand à Maxon, il a le charisme d'une moule, certaines avoueront même être là pour la couronne et non pour lui. Mais on lui pardonne au vue de son enfance dans une cage dorée. Heureusement des discussions intenses avec l'héroïne, lui montrera le vrai Iléa, là où les gens souffrent! Un soupçon de peste et de naïve dans le casting, et le tour est joué !

Comme qui dirait la mise en place de l'histoire ne m'a pas totalement convaincue, mais il y a un certain charme dans cette histoire, comme lorsque je regarde certaines émissions, fascinée par un je ne sais quoi qui me fait poursuivre.
 Derrière la téléréalité Bachelor, le triangle amoureux, j'avoue ne pas avoir trouvé grandchose qui m'apporte des réflexions. Je le classe dans dans les livres détente.

Ma lecture en anglais fut assez facile avec un vocabulaire assez simple (je n'ai pas du suivre totalement les détails vestimentaires).

Au total : Un livre qui surfe sur la vague des "dystopies" avec une touche fascinante pour America/Cendrillon. Je tenterais la suite par curiosité.

Photo http://idata.over-blog.com/4/88/97/45/Boutons/challenge-4-saisons.png

mardi 5 août 2014

Aquatilia de Berangere Tosello

Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisésUn livre jeunesse qui fait partie de l'opération Coup de Coeur 2014, un livre qui me tentait car on lit assez de peu de chose sur les sirènes, et que l'auteur porte le même nom que ma sœur !




Résumé

Couverture Aquatilia, tome 1 : Le secret de ThelmaAu cœur d’une immense cavité sous-marine demeure Aquatilia, paisible cité aquatique. C’est en ces lieux que des sirènes, hommes et femmes, vivent en toute quiétude, isolées du reste du monde. L’essence de leur vie d’immortels consiste en la méditation, à laquelle ils dispensent tout leur temps d’éveil. Les habitants d’Aquatilia ont pour but de visiter à distance d’autres lieux ou cités aquatiques par voyage astral, via leur âme. Tous travaillent avec le plus grand des plaisirs. Tous, à l’exception de Thelma. Depuis son plus jeune âge, cette sirène ne partage pas les mêmes envies que les autres et s’éloigne chaque jour, dans le plus grand des secrets, de sa cité sous-marine. Elle passe ainsi ses journées sur une petite île déserte qu’elle affectionne tout particulièrement. Cependant, à mesure que les jours défilent, le cœur de Thelma se ternit. Seule sur la plage, elle songe à une autre existence et n’assume plus ce secret qui la ronge au quotidien. Pourtant, l’idée d’abandonner Aquatilia, en particulier Artemus, son patriarche, et Dant, son ami, lui est impossible… Mais par une paisible matinée, tout bascule. Après avoir quitté sa chambre et regagné son île, Thelma fait une incroyable découverte… Le secret de la sirène sera alors plus que jamais menacé. Saura-t-elle malgré tout le préserver ? Et quel pourrait être le prix de braver ainsi l’interdit ?

Mon avis

Effectivement les sirènes c'est un thème original, leur mode de vie imaginé par l'auteur aussi.
Après, je n'ai pas été convaincue par les jours coupés en méditation/étude avec pour but de visiter du pays mentalement, et les nuits consacrées à la papote.
Pas de besoin de repas, ce sont l'équivalent de baleine avec le plancton, mais elle peuvent aussi manger du poisson grillé sans souci, ni de sommeil ... Bon, soit.

Thelma, l’héroïne n'est pas très intéressante, totalement intéressée par son nombril, insensible au sentiment de ses amis, et famille.
Il manque un quelque chose au monde des sirènes, un liant entre tous les personnages. Leur changement de comportement après la catastrophe est assez compliquée à comprendre, car on a du mal à croire au beau fixe auparavant. Les monstres entrainant la destruction de la cité, ne sont pas vraiment décrits, et font plus point Godwin, que vraiment menace de leur société.

Le personnage d'Artemus se dévoile au fur et à mesure, et est peut être le seul à éveiller ma curiosité. Celui de l'Oracle m'apparait comme fourbe, mais peut être car la vision de Disney est trop présente. Les autres sirènes sont soit féminines, soit masculines, trainent en couple sans vraiment comprendre pourquoi finalement, et on perd le charme d'une société vraiment "imaginée".

Quant au héros masculin, Constantin, j'ai trouvé que son histoire était assez mal amenée, où d'un coup tout nous est dévoilé, sans forcément grand intérêt pour l'histoire. Ce passage d'ailleurs ne m'a pas vraiment convaincu sur l’intérêt de la méditation et de l’imprégnation. Son aventure sur l'île a un relent d'île au trésor ou de Robinson Crusoé.

Enfin, mon plus gros regret est la fin abrupte qui fait que ce tome n'est pas du tout indépendant, et ce cliffhanger ne me convainc décidément pas de continuer ...

Au total : Des sirènes avec une touche d'île au Trésor, mais assez déçue au final ...

lundi 4 août 2014

Terremer d'Ursula K LeGuin

J'ai découvert cet auteur avec "Le monde de Rocannon" qui m'avait beaucoup plu. Je me suis donc laissée tentée sans trop de difficultés dans cette lecture commune de Terremer.

Résumé

Couverture Terremer, tome 1 Editions Robert Laffont 2013Dan, l'Epervier, est un jeune garçon vivant sur l'île de Gont, une des nombreuses îles de Terremer. En effet, ce monde est constitué d'eau et d'une série d'archipels rassemblés en un même lieu. Epervier découvre rapidement qu'il possède le pouvoir, la capacité de se servir de la magie. Ogion le Silencieux, un sorcier, va venir le voir et lui donner son nom d'adulte, Ged. Il va aussi commencer à enseigner au jeune homme ce qu'il doit savoir, puis va l'envoyer à l'île de Roke où l'on forme les sorciers.
Là Ged va apprendre la magie, comment se servir du vrai nom secret des choses pour se servir d'elles ou pour les modifier. Mais un jour convoque l'esprit d'une morte et avec elle arrive une créature d'ombre. Alors Ged continue à apprendre puis part dans le monde, traqué par la créature, puis chasseur lui-même, jusqu'au bout du monde.


Mon avis

Ce livre se compose de 3 parties, plutôt égales qui comporte des points communs dans les personnages ou l'évolution de ceux ci, même si le vrai lien reste Terremer, ce royaume d'îles si proches mais si dissemblable dans leur culture et fonctionnement, que chaque voyage des personnages nous apporte une surprise et est finalement une ode à la tolérance.

L'autre lien est Ged, magicien puissant, que nous suivons à l'avènement de son don, en pleine puissance, puis dans le doute, dans les épreuves qui l'amènent à tester ses limites et ses motivations.
On en est proche dans le premier livre qui est finalement comme un récit initiatique assez classique, mais bien mené par l'écriture toujours juste et douce de l'auteur.
Il nous semble plus lointain, voir trouble fête dans le second chapitre, où l'accent est mis sur Tenar , héroïne attachante que nous suivons dans sa perception du monde qui semblait figé.
Il nous déboussole dans le troisième chapitre, et apporte de nombreuses réflexions sur notre vision et notre relation à la mort. Son lien avec Arren se construit un peu en miroir de sa relation avec Ogion. J'ai aimé le voir mage enfermé dans ses responsabilités, dans le maintien de l'ordre magicien.

Chaque chapitre nous montre l'apprentissage d'un jeune, Ged, puis Tenar puis Arren.
On se doute que chacun aura un rôle important à jouer dans l'évolution de Terremet et qu'ils dépasseront rapidement les limites posées par leur éducation.
Ged est un adolescent peu sympathique, assez prétentieux, qui cherche à faire ses preuves. J'ai aimé sa relation avec son maitre Ogion, son retour à ses sources dans les difficultés, puis sa manière de prendre à bras le corps la menace de l'ombre.
Tenar est bien plus attachante, dans son rôle de prêtresse endoctrinée et manipulée qui ouvre doucement les yeux et fait finalement ce qu'elle désire. On perçoit ses tiraillements, son angoisse à circuler dans les tombeaux d'Atuan. Je serais contente de la retrouver dans d'autres livres de la série.
Arren est plus le jeune prince naïf, réfléchissant peut être un peu trop à tous ses actes, avec un loyauté figée dans les concepts et peu adaptée aux épreuves qu'il traverse. Le lien qu'il tisse avec Épervier est surprenant, mais résiste au fil de l'eau et des épreuves qu'ils traversent.

L'écriture d'Ursula Le Guin est d'une douceur qu'il faut souligner. Les pages se tournent sans difficultés, même sans suspense intense. Point besoin de cliffhanger pour donner envie de poursuivre le récit. Un seul bémol quand au troisième chapitre qui m'a plus dérouté, moins classique dans sa trame finalement, plus porté par l'eau et sans but bien défini sur le début sur les 2 premiers tiers, avant la rencontre et l’accélération.

La magie est présente sans excès, une utilisation modérée et réfléchie, comme un équilibre qui se respecte. Les créatures magiques se laissent entrevoir comme un rêve, sans s'imposer. Quant aux dragons, ils sont partie intégrantes de ce monde, présents mais absents, maintien d'une certaine mémoire et magie.

Au total : Terremer est un récit classique de fantasy initiatique, bien monté et surtout magnifiquement écrit. La suite sera dans mal PAL, et je pense sortir "La main gauche de la nuit" d'ici peu de temps.

L'avis de
Nathalie, Vert, TigerLilly, Jae_Lou, Baroona, Julien
qui m'ont accompagné dans cette lecture commune

mercredi 16 juillet 2014

"De l'autre coté du mur" d'Agnès Marot



Lu dans le cadre de l'OCDC 2014, dans la catégorie jeunesse.

Résumé :

Couverture De l'autre côté du MurPour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu'elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.

Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?

Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?

Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…

Mon avis :

Je ressors assez mitigée de cette lecture. A la fois, j'ai beaucoup aimé l'univers imaginé par l'auteur, cette société qui protège ses membres jusqu'à interdire le contact, dont l'évolution peut faire penser à notre société actuelle. D'un autre coté, j'ai  eu parfois l'impression d'un déjà vu, du fait de cette société très autarcique ou du contexte dans lequel ils vivent.

La mise en avant de l'art montre une certaine sensibilité, et amène des descriptions, notamment des danses de Sibel où nous sommes emportés avec elle et nous l'imaginons virevolter comme une danseuse étoile. Il est cependant dommage que les "talents" soient classés de manière si machiste. Les filles aux arts, ménage, jardinage, les hommes à la science sans plus d'explication de cette dichotomie.
De même finalement l'"Art" est assez peu explicité, que ce soit dans sa perte ou sa récupération et dans les effets présents.


Sibel ne fait pas partie des héroines auxquelles je m'attache. La description de ses sentiments, de ses hésitations ne m'a pas paru juste. Sa découverte de l'autre sexe est plutôt rigolote mais un peu surfaite. Elle est par ailleurs assez agaçante et a cette capacité à s'attirer des sympathies un peu trop facilement, mais peut être un lectorat plus jeune pourra mieux s'identifier. Les personnages d'Aylin et Aslan sont finalement peu présents, et vus principalement à travers l'héroïne ce qui ne permet pas une vision globale de leur vie.


Les "Maitres" sont très intrigants, notamment dans leur capacités, pouvoirs et manières d’accéder à leur position. J'ai regretté avoir si peu d'explications, et que leur secrets restent enfouis à la fin du roman. Il persiste beaucoup de question en suspens.
L'explication concernant le mode de vie de cette société est trop succint, et amené de manière trop abrupte.
Je me demande si un récit moins linéaire n'aurait pas atténué certaines longueurs et permis des explications moins brutales dans leur arrivée dans le récit. Certaines scènes m'ont par ailleurs parues assez confuses, notamment dans la bataille finale.


Au total : De bonnes idées, mais quelques longueurs et un personnage principal qui ne m'a pas touché.

Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisésPhoto

mardi 27 mai 2014

Chasseuse d'Alien, Tome 1 de Gena Showalter

Ce mois de mai sera marqué par quelques romances un peu fades qui polluent discrètement mais surement le challenge SFFF au féminin.
Celle ci fait partie d'une lecture commune organisée à l'occasion du premier avril par Lune ! Mais quelle bonne idée !!

Résumé (Pas la peine de lire en vrai, il vaut mieux ne s'attendre à rien)

Couverture Chasseuses d'aliens, tome 1 : Fatal rendez-vous Editions J'ai Lu 2007Traqueuse d'aliens aux méthodes musclées, Mia Snow fait partie d'une brigade d'élite qui a pour vocation d'imposer la loi humaine aux hordes d'extraterrestres de tous poils débarqués à New Chicago. Pro du close-combat, Mia sait se faire respecter dans cet univers masculin où le sordide le dispute au macabre. Suite à un meurtre à l'étrange mise en scène, les soupçons se portent sur une Arcadienne, peut-être la pire des races aliens. Mia se met en chasse et croise bientôt la mute d'un immense guerrier arcadien à la chevelure de neige et aux pouvoirs déconcertants. Kiryn se joue d'elle mais cherche pourtant à l'aiguiller dans son enquête. Pourquoi ? Et surtout pourquoi éprouve-t-elle une attirance irrésistible pour cet ennemi ? Elle qu'on dit froide, voire insensible, aurait-elle finalement un cœur ?


Mon avis

Bon pour faire court, c'est une romance, mais pas trop marquée coté sentiment ou scène un peu chaude, car Mia, l'héroine est plutôt une dure à cuire et un garçon manqué, histoire de plaire à son pôpa qui l'aime moins que ses frères.

Pour l'ambiance, on rajoute des Aliens, beaux, frais et toujours propres qui m'ont évoqué les Draeni de Blizzard (je ne sais pas trop pourquoi) avec des pouvoirs super cools, genre X-Men.

Forcément il y a une méchante qui en veut trop à tout le monde, mais surtout à Mia, car elles ont un secret en commun (ouuuuuh je fais monter le suspense, mais je ne dirais rien, pour ne pas gâcher la surprise).

Le "héros" aime sa sœur et Mia plus que tout, mais sans trop savoir pourquoi (nous non plus d'ailleurs, car elle a un bon caractère de cochon, mais beaucoup d'amis qui apparaissent au fur et à mesure qu'elle en a besoin)

Bon le scénario m'a laissé perplexe, l’enquête devient dissolue au fur et à mesure, ce qui permet de lire les 2/3 du livre en diagonale, pour comprendre quelques fils conducteurs : qui est la grande méchante, pourquoi, avant la bouquet final qui permet une résolution favorable de tous les soucis de Mia mais pas que !

Au total : Une lecture qui tient ses promesses (qui heureusement ne sont pas énormes), et qui se lit vite. Vite lu mais aussi vite oublié !

Les autres victimes du poisson d'avril (et je suis la dernière) : Cornwall, Vert Jae_Lou, Lhisbei, Lune, et Tigger Lilly


 

samedi 3 mai 2014

"Les ailes brisées" de Marie Liondor



Je m'étais fixé comme objectif de rattraper mon retard de lecture pour l'opération coup de coeur, avec ce 10ème livre, je suis pile à l'heure !

Résumé : (4 ème qui spoile le bon tiers du livre ...)

« Il leva le bras et un silence soudain s'abattit sur eux,le vent cessa de souffler, les feuilles s'immobilisèrent et tout se figea dans une effrayante inertie. »

Qui donc est Robyn ?
D'où viennent ses dons exceptionnels ?

Ce sont les questions que se pose Manon en croisant la route de cet être angélique aux étranges yeux émeraude.
Mais lorsque la réponse lui apparaît, à la suite d'un terrible accident de la route, elle apprend que leur histoire a véritablement commencé il y a plus de deux siècles...


Mon avis

Je n'ai pas aimé ce livre.

Parce que c'est une romance sans surprise ni vrai mystère, ni petit truc en plus. La nature de Robyn est rapidement dévoilée sans que ce soit une curiosité ni porté par un suspense haletant. Ils tombent amoureux au premier regard. Tout reste chaste et platonique, on ne sent pas une once de passion entre eux. Ils aiment se faire des câlins sans passer à l'acte, et la présence de l'autre leur suffit (je n'ai pas trouvé de dialogue relevant le niveau entre eux) Leurs embrouilles de couple ne semblent pas réelles. C'est long pour pas grand chose ...

Le concept d'âme soeur tel qu'il est présenté ne m'a pas convaincue. Le retour dans le passé d'Opaline explique finalement peu de choses, car l'histoire se répète et nous embrouille sur le présent, sans apporter plus que le fameux "faits l'un pour l'autre". Je ne me souvenais plus des derniers évènements du présent quand l'interlude s'est terminé (mais peut être aussi car je n'étais pas du tout prise dans l'histoire).

Robyn est "mystérieux" et surtout moyennement compréhensible, ses hésitations m'ont laissée de marbre, ainsi que les zones d'ombre qui l'entouraient. Quand à Manon, c'est l'éloge de la fille simple, qui aime sa famille plus que tout, qui a un boulot gagne pain uniquement et qui est trop gentille, voir fade... Il est difficile de s'identifier à cette fille qui se laisse facilement marcher dessus, qui a une vie qui s'articule autour de la maison de ses grands parents et de son boulot de caissière qu'elle a dégoté par piston... Mais heureusement l'amour de sa vie que le travail d'ostréiculteur déprime va réussir à trouver un métier qui gagne bien pour qu'elle devienne femme au foyer (j'extrapole un peu) ! ( Au secours la modernité !)
Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisésIls s'aiment envers et contre tout, ils s'aiment et ils s'aiment. Ce livre dégouline de mots gentils et de fleurs, trop pour être crédible ou m'émouvoir. Les scènes finales sont le happy end de trop qui m'ont fait refermer ce livre avec plaisir (le chat, l'église le vétérinaire, pour celle qui l'ont lu ...).

Par ailleurs, je l'aurais plus classé dans la catégorie imaginaire, plutôt que contemporain, car ce qui prime c'est la nature non humaine de Robyn. Il est dommage que ce qui entoure cette particularité soit aussi peu développé. Quant aux capacités de Manon, elles apparaissent et disparaissent, au bon vouloir de l'histoire, alors que le concept d'aura colorée autour des gens mériteraient plus d'approfondissement.

Au total : Une romance avec une touche fantastique pas très palpitante !
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