samedi 16 juin 2012

"Divergent" de Veronica Roth


Un livre qui a tant fait parler de lui sur la blogosphère, notamment de part sa campagne de presse impressionnante qu’il a éveillé ma curiosité. Je remercie Sollyne pour son prêt !

Résumé :

Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
 


Mon avis

Je ressors assez mitigée de cette lecture.

J’ai trouvé ce livre assez long, et l’histoire s’emballe dans les 150 dernières pages que j’ai dévoré d’une traite. J’ai apprécié d’ailleurs qu’il se passe enfin quelque chose, que l’on sorte de l’apprentissage de Tris et de ses soucis quotidiens. 

Le principal bémol reste, pour moi, l’univers finalement assez peu décrit. (D'ailleurs je viens de comprendre en notant le résumé que l'action se passe dans Chicago...) J’ai eu de mal à me projeter dans ces histoires de factions guidées par une seule vertu, en faisant abstraction d'autres qualités, du mal à me projeter dans leur « quartiers » et à m’imaginer les lieux. Les descriptions sont assez succintes, et je n’arrive pas à comprendre l’organisation de leur société avec un train uniquement pour les audacieux, des sans factions dans des équivalents de Bidonville, la taille de chaque cité, bref j’ai eu du mal à entrer dans ce monde post je ne sais quoi d’ailleurs.

J’ai commencé en me disant qu’assez vite les bases du décors étaient plantées, on apprend en 50 pages les différentes factions, leur qualités, la notion de Divergent, mais malheureusement, ce n’est pas réellement approfondi par la suite. J’espère que dans « Insurgent » la découverte des autres factions sera plus présente.

On peut reconnaitre comme qualités une histoire assez bien montée avec des complots, des méchants et un concept de serum hallucinatoire intéressant, même si certaines ficelles sont un peu grosses, et une héroïne attachante, malgré ses tergiversations et ses amourettes. Elle murit rapidement, passe des épreuves un peu bizarres, qui parfois m’ont parues un peu gratuites, j’ai parfois trouvé un manque de « crédibilité » dans les différents décès qui émaillent son parcours.

Les personnages secondaires sont assez effacés en dehors de Quatre, dont on devine assez bien les aboutissants de leur relation. J’ai bien aimé la mère de Tris, qui sous des dessous effacés révèle une vrai force de caractère et se dévoile progressivement. Les autres, notamment ses amis de faction, sont peu présents surement du fait du coté solitaire et parfois un peu victime de Tris.

Au total : Un livre en demi teinte de mon coté. Un univers peu détaillé parsemé de bonnes idées. Cependant, la suite fera surement partie de mes lectures.

Ce livre fait partie des challenges
Mini PAL de Juin de MissBouquinaix (3)

Dystopie

vendredi 15 juin 2012

"Rosa Candida"d'Audur Ava Ólafsdóttir


Ce livre me tente depuis que je l'ai offert, sur les conseils d'un libraire à une amie. J'ai attendu la sortie poche pour l'acheter et je profite d'une lecture commune pour le sortir de ma PAL.

Résumé

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Mon avis

Passé les 150 premières pages, et son arrivée à destination, je me suis totalement retrouvée dans le monastère et le calme du village. Le début du roman est assez déstabilisant, on découvre Lobby sa famille et le début de son voyage, sans vraiment réussir à relier les scènes, et j'avoue m'être demandé pourquoi toutes ces critiques élogieuses. Puis, le charme opère, la magie est là, et on se retrouve dans un road trip européen, sans vraiment savoir exactement où nous sommes, mais c'est secondaire.

Le personnage principal est attachant, touchant dans sa quête de soi comme tout jeune adulte naïf, resté un peu longtemps dans l’adolescence. Au final, on apprend plus sur sa mère que son père et son frère. J’ai aimé sa maladresse dans ses actes, ses paroles, toujours gentilles mais parfois inappropriées.
J’ai beaucoup aimé Flora Sol et son rôle dans ce livre, l’évolution de sa relation avec Lobby, toujours présente surtout en pensée au début. Anna reste mystérieuse, mais leur triangle est intéressant à suivre, l’évolution de leur relation respective, la manière dont Anna décrit sa relation avec Flora Sol avant.
Les autres personnages secondaires apportent des touches de fantasie, notamment le moine amateur de cinéma et qui met en avant des comparaisons entre les films qu’il a vu et les situations que lui propose Lobby, la voisine à la recherche de miracles. Le père de Lobby qui se met à la cuisine et pose toujours les mêmes questions à son fils.

J'ai aimé le coté intemporel de l'histoire, le temps est court mais les évènements semblent hors du temps, les lieux sont bien décrits sans être situés sur une carte, et les descriptions de jardin donnent envie de sortir et de se promener dans un monastère.

Enfin, ce livre montre, même si ce n'est pas le thème principal, la vie d'un monastère vu par un œil étranger, et d'un village isolé, là où il n'y a plus vraiment de jeune, où les gens vivent presque en autarcie, avec peu de contact avec le monde extérieur, les grandes villes.

La fin m’a surprise, embarquée dans le quotidien, et la routine qui s’installait dans leur vie, dans les rêves de Lobby, je me suis retrouvée à relire les dernières pages, pour être sure d’avoir bien lu.

Par ailleurs cette lecture a été marquée par des échanges pour savoir quelle destination, Lobby avait bien pu choisir, et le flou laissé par l’auteur, nous permet finalement de nous approprier un peu le livre, de le confronter à ces paysages que l’on connait sans forcément les avoir regarder, à laisser notre imagination se mettre en route.

Au total : Un livre tout en douceur, un voyage européen avec Lobby. Une jolie découverte, il faut passer les 150 premières pages pour réussir à s'évader.

Qu'en ont pensé les autres participants ;

Natiora (organisatrice) : "Rosa Candida ne me laissera pas un souvenir impérissable, ce fut une agréable lecture."
Stellade : "un roman MAGNIFIQUE où foule de valeurs ont leur place."
Tete de Litote : "Malgré le fait que ce roman soit quand même fluide et très tendre, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs."
Dawn :  "Un livre sensible et touchant"
ASK : "J'ai été charmée par ce roman, où le personnage principal se transforme en homme au fil des pages. "  
Felina
Plumisa : "Je m'attendais à tout autre chose, sans savoir vraiment quoi. Me voilà donc un tantinet déçue."
Benoit : "Rosa Candida est un livre à ne pas manquer, rempli de charme comme cette fameuse rose à huit pétales qu’Arnjóltur emmène au bout du monde."

Au total : On a tous apprécié cette plongée avec Lobby et la douceur de l'écriture, il a tout de même manqué un petit quelquechose pour la plupart d'entre nous.


Et un petit challenge dans tout ca !


mercredi 13 juin 2012

Swap Tim Burton

Moutmoutyoda lanca cette idée un peu folle d'un swap sur le réalisateur Tim Burton.
J'ai trouvé un binome en la personne du trainmystérieux.

Et voila l'heure du déballage du colis :
 Puis du déballage des paquets !
 Pour résumé niveau livre :
-Coraline de Neil Gaiman, en version originale
-Sleepy Hollow de Washington Irving (un film qui me fait sursauter à chaque visionnage, en espérant que le livre soit plus doux :p)
-Les noces funebres (caché sous les autres) en VO, le livre du film !


Question gourmandise
-des Hollywood pour Mars Attack
-du chocolat : version Nesquick et version Menier


Question surprise 
-un sac trop mignon
-des boutons cousus (caché dans Coraline)
-un DVD "Penelope" avec Christina Ricci

On surpoudre de lettres et de marques pages format Jack, et le paquet est complet !
En bonus quelques images du magnifique livre (je suis contente que tu ait pensé à moi en le voyant !)



dimanche 10 juin 2012

"L’étrange vie de Nobody Owens" de Neil Gaiman


Je pars à la découverte de Neil Gaiman, un auteur dont j’entends pas mal parler, mais que je connais peu au final. Un  billet court, car même si j'ai beaucoup aimé, je ne sais quoi en dire pour laisser la découverte complète!

Résumé



" Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux..."


  
Mon avis

J’ai beaucoup aimé cette lecture, et notamment sa structure, que l’on comprend mieux quand on lit les remerciements finaux. En effet, les premiers chapitres relatent plus des aventures au cimetière, décrivent les différentes créatures que l’on peut rencontrer (goule, sorcière…) et peuvent presque être lus indépendamment, puis l’histoire avec Jack commence un peu plus tard, et alors les pages ne s’arrêtent plus de tourner.

Nobody est un garçon attachant, qui grandit doucement à l’ombre du cimetière, de ses parents adoptifs (Mr et Mme Owens), et qui fait des rencontres plus ou moins improbables parmi les tombes, en sympathisant avec « les habitants ». C’est un garçon gentil, curieux, et finalement assez débrouillard.  
J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment Silas, son tuteur plein de mystères, sa remplaçante Mme Lupescu, ou Liza son amie, qui l’aide dans pas mal de situation.

Pas mal de thèmes peu habituels dans les livres jeunesses sont abordés, notamment le racket à l’école, la notion d’ami imaginaire (qui fait partie de mes passages préférés avec la danse macabre).

Enfin les illustrations de chaque début de chapitre  retranscrivent bien l’ambiance du chapitre.
L’écriture peut surprendre initialement, mais correspond vraiment à un style de conte d’enfant, et nous plonge dans le monde (restreint) de Nobody.

Au total : Un personnage attachant, dont on aurait apprécié suivre d’autres aventures dans un monde intriguant qu’est la vie après la mort.

Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune, qu'en ont pensé les autres participants :

Flof13 (org)
Iani : " j'ai été conquise par ce petit roman bien particulier qui apporte une vision touchante du cimetière et des fantômes"
June : "Que de belles suprises derrière ce conte ..."
 Myuiki22 : "C'est un conte funèbre, très humain, qui prend des allures d'initiation." mais reste un peu sur sa faim
nane42 : "J'ai adoré cette histoire de fantômes, de goules et de sorcière qui ne fait pas peur."
reveline :"Une jolie histoire en somme qui aura su m’émouvoir et m’amuser mais qui aurait mérité d’être plus approfondie à mon avis."
stellade: "j'ai passé un savoureux moment avec Bod"

Donc un livre globalement apprécié, même si certains regrettent le manque d'approfondissement de certains personnages comme Silas ou les Jack !

mardi 5 juin 2012

Top Ten Tuesday : Il ne faut jamais dire jamais

Je suis très étonnée du thème de la semaine :


Les 10 livres que vous ne lirez jamais
 
Car de mon coté, je ne suis pas sure que jamais soit vraiment possible. Je ne relirais probablement pas certains livres, et c'est plutot ceux là que je vais lister, car vraiment le thème me parait assez "prétentieux" dans l'affirmative.


Le montespan de Jean Teulé que j'ai simplement trouvé vulgaire avec des petites phrases sensées nous mettre dans l'ambiance, et qui sur moi n'ont pas fait effet. Le magasin des suicides m'attend dans ma PAL tranquillement.


Récit d'un branleur de Samuel Benchetrit : je me suis juste ennuyée durant les 50 premières pages, j'ai pas spécialement envie de poursuivre...

Anges et Démons de Dan Brown : j'ai dévoré le Da Vinci Code, pas du tout celui là...


Le chuchoteur de Donato Carrisi : j'ai terminé ce livre assez déçue, et la fin ne m'a pas donné envie de relire du début pour voir ce que j'avais raté. (Un des rares de cette liste que j'ai terminé d'ailleurs)

Freedom de Johnathan Franzen : J'ai juste eu l'impression de m'être fait avoir en ouvrant ce livre, entre les promesses et ce que j'ai lu.


Emma Bovary de Gustave Flaubert: Je l'ai débuté et je crois que je ne pourrais jamais le finir. Qui sait dans pas mal d'années mais pour le moment, c'est une corvée!

Le cycle des Hérauls de Valdemar de Mercedes Lackey : Livre fantasy de mon adolescence, je pense que je serais décue par une relecture.

Les écureuils de Central Park sont triste le lundi de Katherine Pancol : car Junior me hérisse le poil dès qu'il apparait, je pense que 2 tomes auraient suffit et que le "fantastique" n'avait pas sa place.




Voyage au pays perdu de Philippe Ségur : Comme d'autre, débuté mais pas du tout envie de poursuivre. Rempli de cliché et de situation improbables et surtout inintéressantes...




Je tiens à préciser pour conclure que j'ai entamé voir fini pour quelques uns ces livres, et que ma nonenvie de relecture/lecture est personnelle et changera (ou pas) avec le temps :p

Certains ont transformé ce TTT en : Quels livres ne paraitront jamais et c'est bien dommage? J'avoue que je n'y ai pas pensé mais que c'est une bonne idée !

La semaine prochaine :

Les 10 livres à lire à la plage
 

dimanche 3 juin 2012

Bilan du mois de mai, Perspectives de juin

Je viens de me rendre compte que j'en suis à plus d'1 an de bilan mensuel! Je pense que c'est la seule rubrique que j'ai réussi à tenir.

Comme tous les mois, les bilans sont repris chez Liliebook


Au total ce mois ci : 5 livres lus, 5 chroniques (1 en retard)
Il me manque la chronique des Vampires de Londres de Fabrice Colin que j'ai beaucoup aimé. J'ai commencé mon billet mais je ne sais pas pourquoi j'ai du mal à le terminer.

Je me disais bien que j'avais moins lu en mai. Les ponts n'ont pas été propices à la lecture de mon coté.
 Un mois marqué par le TTBS et donc les lectures qui s'y rapportent, notamment le tome 2 du Poison écarlate qui m'a encore embarqué même si j'ai globalement préféré le premier tome et la découverte d'Apocalypsis. Le tome 2 semble en rupture de stock sur mon site préféré, et il n'y était pas non plus lors des Futuriales...










Du coté de mes challenges :

Forcément avec 5 livres, rien n'a vraiment avancé...
J'ai raccroché le wagon du challenge Un mot des Titres organisé par Calypso. Le prochain étant "Fille", je ne suis pas sure de participer...
+3 pour le challenge Fantasy sous un Chene qui se termine le 21 juin organisé par Marmotte
+1 pour le baby challenge Fantasy j'en suis à 9/20
+1 pour l'ABC imaginaire.


Perspectives de juin


En ce moment je lis :

- Avant d'aller dormir de S J Watson, j'en suis à la moitié et je trouve ca un peu mou pour le moment. Les révélations tardent à venir

- Rosa Candida d'Audur Ava Olafsdottir qui me surprend par son ton et son contenu, prévu pour une LC.







Autres lectures communes prévues :

L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman pour le 9/6, je me retiens de ne pas lacher le Watson pour me lancer dedans...

Le temps du twist de Joel Houssin avec le cercle d'Atuan (je vous met la vieille couverture pour vous donner le ton)






Le reste de ma PAL de juin est récapitulée ici grâce à MissBouquinaix et son mini challenge. Bon forcément j'ai envie d'en prendre d'autre (un peu comme le challenge ABC) mais je vais tenir le coup!

D'ailleurs pour faire le bilan de mes bilans, j'ai parfois l'impression de radoter dans mes perspectives. Je m'aperçois que je change assez facilement d'envie au fur et à mesure du mois, de mon humeur, de mon temps ! Bref les perspectives sont sensées m'apporter une ligne que je ne tiens jamais, d'autant plus avec ma limitation de LC par mois :p


samedi 2 juin 2012

"Jours sans faim" de Delphine de Vigan


Après avoir lu "Rien ne s’oppose à la nuit", je m’étais posé la question de lire ce livre auquel elle fait référence. Prêtée par une collègue, j’ai retrouvé avec plaisir la plume douce et sensible de Delphine de Vigan

Résumé
(source Livraddict)

Laure a 19 ans, elle est anorexique... Jours après jours, elle raconte, analyse, décrit... Trois mois d'examen de soi, d'une vie comme dans un aquarium, un livre sincère, sans rancune, sans apitoiement, juste la précision des mots et la vivacité de l'analyse. On découvre un paysage mental, captivé par ce premier roman.






Mon avis

Ecrit en 2001 sous un pseudonyme, ce livre retrace l’hospitalisation d’une anorexique, Laure. La narration est à la fois à la troisième personne, même si certains passages laissent le doute avec le « je »

Il décrit kilos par kilos, jour par jour, la bataille que se livre ces jeunes filles pour se raccrocher à la vie tout en voulant conserver le contrôle. J’ai trouvé d’ailleurs intéressant les rencontres de Laure avec d’autres anorexiques, Fatia, et Anais qui suivent une autre route, un parcours différent même si leur chemin se croise du fait de l'hospitalisation.
Du corps dénutri, sans volonté du début, elle décrit bien l’anesthésie ressentie, cette faiblesse corporelle qui la rassure presque, ses premières rencontres avec le médecin, dont on sent toute la reconnaissance qu’elle lui porte pour sa patience et son écoute.

« Anorexique. Ca commence comme Anorak, mais ça finit en hic. Dix pour cent en meurent à ce qu’il paraît. Par inadvertance peut-être. » p 20

Elle décrit le milieu hospitalier avec ses défauts, ses qualités d’un ton juste. Ce rythme artificiel mais nécessaire pour avoir un cadre, la confrontation avec les autres malades hospitalisé pour des soucis différents, leur regard, compatissant, faussement empathique, ceux qui vident leur sac en pensant tout savoir.

Et finalement, avec l’amélioration de sa situation, on observe que le prénom de Laure devient plus présent dans la narration. Initialement désignée par elle, on finit par Laure, au fur et à mesure de l’hospitalisation, de la prise en charge, on découvre des bribes de son passé, des bribes de sa vie, de ses permissions.

La transgression est présente, il faut contourner le cadre de l’hospitalisation pour se sentir exister, se sentir soi. Garder le contrôle sur la machine, sur la prise de poids, sur les autres. Les sentiments qu’elle décrit sonnent juste, et on comprend mieux la souffrance de ces jeunes, et pourquoi l’hospitalisation est le plus souvent difficile, car finalement, le cas de Laure, malgré ses difficultés est pour moi assez rare, même si le livre s’arrête avant que l’on puisse savoir si elle a rechuté.

Comme on le pense, le contexte familial difficile, la relation avec ses parents ont une part à jouer dans cette maladie. Et c’est à ce moment que le parallèle avec son dernier livre apparait, à travers les quelques scènes où Laure retrouve sa mère ou se souvient de leur vie ensemble, à travers le conflit entre ses deux parents, à travers leurs comportements toxiques, sans qu’ils s’en rendent forcément compte.

« Tu préfères papa ou un yaourt ? » p 91

« Quand Laure était enfant, sa mère voulait mourir. Elle parlait du suicide comme d’un acte très noble mais très triste aussi. »

Le transfert que Laure fait sur le Docteur Brunel est intéressant à suivre, et à travers ses mots, on voit le professionnalisme de ce médecin, pour être proche en sachant conserver de la distance, l’écouter pour mieux la soigner.

« Le docteur Brunel maintient la pression. Quand il s’approche d’elle, il garde les mains dans les poches de sa blouse. Il ne la prendra jamais dans ses bras, elle doit s’y résoudre. » p102

Au total : Un livre sur l’anorexie, qui relate le parcours hospitalier de la renutrition et le chemin personnel d’une jeune femme contre la maladie. A lire si on s'intéresse au sujet.

vendredi 1 juin 2012

"Les âmes croisées" de Pierre Bottero


Dans les challenges que j’aime suivre il y a le « Un mot, des titres » organisé par Calypso depuis un bon moment, et j’aime vraiment trouver un livre avec pour choix 1 mot qui se trouve dans le titre. Les participations sont le plus souvent très variées et intéressantes à suivre.


Bref, cette session le mot âme est à l’honneur, et un livre dans mal PAL, grâce à Paikanne, un choix tout fait donc !

Résumé


"Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ?"
Elle le savait désormais.
-Je me nomme Nawel Hélianthas...
Un vœux, un simple choix, possédait-il le pouvoir d'orienter une existence entière ?
- Je sollicite le droit et l'honneur de revêtir...
Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clé ?


 


Mon avis

J’ai découvert Pierre Bottero sur la toile, et en lisant les deux premiers tomes d’Ellana que j’avais dévoré il y a maintenant 1 an. Je me suis enfin lancée dans ce livre vu que d’après ce que j’en avais lu, est indépendant des autres trilogies et un « one shot ».

Nawel, jeune adolescente très adolescente est à un tournant de sa vie. On la découvre, elle, sa famille ses amies jusqu’au choix de sa « caste » puis dans son apprentissage. 
En fait, avec un peu de recul, je me dis que la trame de l’histoire est assez classique, dans la découverte du monde, dans l’évolution de l’héroïne de peste égoïste en jeune femme s’ouvrant sur les autres, mais la magie opère, les pages se tournent et on est plongé parmi les Perles, et les Cendres, dans les méandres politiques des Robes et des apprentis.

 Le monde est parfaitement décrit, l’équilibre entre description et action nous permet d'avancer rapidement dans la lecture, avec plaisir. On se pose des questions sur les anciens, la magie des Arcanes.

Cependant, les Âmes croisées m’ont paru très jeunesse, de part son héroïne immature et, qui  je trouve, ne progresse pas vraiment durant l’histoire dans ses réactions et aussi par les autres personnages moins fouillés, plus simplistes. Certains passages sont assez prévisibles, et effectivement, Nawel tombe des nues à chaque fois. Elle tient tête à ses parents mais plus comme une jeune fille entêtée que vraiment pour un objectif précis et juste.

Enfin, je n’ai pas lu les autres trilogies donc pas vu les liens, références, allusions, cependant, je suis étonnée de lire que ce tome est un one shot, car je trouve qu’il manque une suite. Je ne suis pas satisfaite de cette fin, alors que je commençais à  découvrir Nawel et à lui trouver des qualités, mais surtout pour son entourage, l’univers dans lequel elle évolue, les armures, la cité des Anciens à peine explorée…

Au total : Un livre que j’ai lu d’une traite, embarquée dans le monde de Nawel, mais qui m’a laissé un gout d’insatisfaction, que je relirais probablement quand j'aurais fini les autres trilogies.

Ce livre compte dans le challenge de Calypso, prochain mot pour le 15 juillet (et cela fera 1 an qu'il est lancé!) : Fille
Pour Fantasy sous un chêne de Marmotte

Et le Baby challenge Fantasy