lundi 9 avril 2012

"Oh, Boy!" de Marie Aude Murail


Lu dans le cadre d’une lecture commune organisée par Luthien, je l'ai acheté initialement après pas mal d'avis positifs sur la blogosphère.

Résumé

Siméon, Morgane et Venise Morlevent se découvrent un matin sans parents. Qui va les adopter ?
Josiane, leur antipathique demi-soeur, ou leur demi-frère Bart, qui change de petit copain tous les jours et qu’ils adorent ? Le pire, c’est que Bart et Josiane se détestent...
Une histoire remarquablement ficelée, une ribambelle de personnages attachants qui ont un sens aigu de la répartie, un discours intelligent et une très appréciable ouverture d’esprit : voilà précisément ce qui rend ce livre irrésistible.



Mon avis

Un livre dont j’ai entendu parlé sur la blogosphère et que je n’aurais probablement pas remarqué sinon. 
Le titre peu évocateur et une photo de couverture assez improbable ne rendent, à mon avis, pas justice à ce livre que j’ai tout simplement dévoré, ouvert dans le métro et je n’ai pas pu m’arrêter.

Ce livre, à travers la famille Morlevent, parle de sujets très actuels tout en douceur et en finesse. Point de jugement, juste des faits, des impressions, et des sentiments.

On ne peut être que touché par cette fratrie et ses déboires. L’auteur aborde le thème de l’adoption/tutelle du point de vue des enfants, et des fratries, de la difficulté qu’on les services sociaux à ne pas les séparer. D’ailleurs le personnage du juge, un peu à l’extérieur de son rôle propre, apporte pas mal au niveau humour et dédramatisation, même si du fait de son sur-investissement, il perd à mon avis un peu de crédibilité.

Autour de cette famille, on traverse la société actuelle, les préjugés sur l’homosexualité, les femmes battues, l’accès aux soins, plein de détails qui rendent cette histoire réaliste mais sans dramatisation extrème.

Les personnages sont attachants, y compris Bart et Josiane, qui se découvrent des demis frères sœurs sur le tard et s’adaptent à leur manière à la situation. J’ai par ailleurs aimé la réaction de Bart dans son histoire avec Aimée et son mari (comprendront ce qui ont eu le livre), pas d'héroïsme en particulier.

Le seul bémol qui m’a agacé en début de lecture : Siméon, l'aîné, est forcément surdoué. J’ai parfois l’impression que dans tous les livres jeunesses, les enfants se doivent d’être surdoués, pour pouvoir amener une réflexion plus adulte. Cependant, il n’y a pas d’excès dans ce personnage et son attitude, il garde des pensées et parfois un comportement d’enfant.

L’écriture est légère, avec pas mal de touche d’humour, fluide, bref une lecture facile. Le titre s’explique assez rapidement et cette expression participe à mettre le sourire au long de ce livre.
Le ton est juste et l’histoire crédible, pas de vrai moment larmoyant (alors que çà aurait pu) et finalement, une bouffée d’espoir à la sortie de ce livre, sur une fin loin d'un conte de fées.

Au total : Une vraie découverte, un livre jeunesse riche en réflexion et en émotion sans tomber dans l’excès. Bref un coup de cœur.

Ce qu'ont en pensé les autres participants :  

Myuki : "Un petit bijou de tolérance et une belle leçon de courage et d'espoir."

Emisa :  "une histoire remplie de vérité mais aussi d'humour, tout en restant touchante."

Flof : "un sentiment d'authencité s'en dégage, nous touchant en plein coeur."

Pomm : "j’ai ris, j’ai pleuré, toutes les émotions vous guettent entre les lignes."

Reveline : "les dialogues irrévérencieux fusent et les répliques politiquement incorrectes font mouche"

Luna : "Oh, boy ! est vraiment un livre à découvrir :)"

Frankie : "un très joli livre, bien troussé et une lecture qui fait passer un superbe moment"

Melisende : "Un beau témoignage de ce que peut être la vie : difficile, avec son lot de drames, mais aussi belle grâce à l’espoir, l’amour, la famille…"

Agnes : "La finalité de l'histoire est intéressante, c'est plus un livre de courage et d'espoir."

Mimigogotte : "J'ai été touchée, émue par cette magnifique histoire, bien racontée."

Ananas :" C'est un peu comme un coup de foudre, je l'ai immédiatement commencé... pour ne plus le lâcher !"


Pimousse :" Le livre est avalé très rapidement, mélange de rires , de larmes, de joie et de frustration. "

Luthien, organisatrice :" De nombreux personnages parcourent ce roman et malgré certains traits parfois caricaturaux ou peu développés, il est impossible de ne pas s’attacher à eux."

Au total : une lecture appréciée par toutes, malgré pour certaines quelques caricatures.

samedi 7 avril 2012

Le mois de... sur BookenStock

Vous connaissez le mois de ...



C'est un rendez vous mensuel (et oui !) chez Dup et Phooka de Book en Stock.
Le principe est simple, pendant 1 mois, un auteur répond aux (nombreuses) questions des internautes.

J'ai déjà participé à celui de Matthieu Gaborit en février, qui m'avait permis d'exhumer un de ses livres de ma PAL, actuellement, c'est celui de Nadia Coste, et en mai (fait ce qu'il te plait!) c'est Frédéric Mars !
(Pour les autres, je vous renvoie à la page dédiée)

A cette occasion, je vais recevoir grace au partenariat organisé à cette occasion, Non Stop, qui a pas mal fait parler de lui sur la blogosphère.

Donc on se retrouve début mai, pour ma lecture de Non Stop et les premières questions!

vendredi 6 avril 2012

"Roméo et Juliette" de William Shakespeare


J’ai enfin lu ce classique du théâtre. Tout le monde connais la trame de cette histoire et énormément de choses ont déjà été écrites sur le sujet, donc vu mes capacités d’analyse de texte, je vais plutôt pointer les choses qui m’ont surprises.

 

Mon avis

L’histoire tragique des amants de Vérone est connue et a été déclinée sous pas mal d’angles (film, peinture, sculpture, opéra et danse), les à-coté m’ont étonné.


La trame de fond m’a semblé plus axée sur la rivalité des 2 familles, sur cet esprit délétère et bien ancré dès le plus jeune âge dans les 2 clans. On déteste l’autre de père en fils, et même le Prince de Vérone, n’arrive pas à casser cette gangue de haine et de rancune. 
Pas de cour prolongée comme on trouve dans les romans actuels, quelques scènes où les protagonistes nous font part de leur sentiment, mais c’est vraiment leur situation « politique » qui est au premier plan. Comment vont-ils pouvoir sortir de leur carcan familial? Leur rencontre et leur déclaration vont finalement assez vite.

Roméo et Juliette sculpture à Central park, NYC.
Juliette est jeune et s’enflamme comme son jeune âge le permet, certains passages semblent un peu désuets dans sa manière de se lancer tête baissée dans ce mariage et dans son entêtement. Mais sa fidélité à Roméo, son attachement est touchant. J’ai bien aimé leur courage et leur débrouillardise pour duper les adultes. La famille de Roméo semble plus soutenante que celle de Juliette, même si on voit plus l'histoire du point de vue de celle-ci.

Peinture de Franck Dicksee
La nourrice et le prêtre, plus que les parents, semblent les mentors et guides des 2 protagonistes, preuve de l’éducation et de l’importance de la religion à cette époque. Les parents sont craints mais assez peu consultés et écoutés pour leur choix et leur décision. L’inverse est d’ailleurs assez vrai, en effet le père de Juliette décide du prétendant et n’écoute point sa fille.

Je ne connaissais pas Paris, et son coté amoureux éconduit et le dénouement m’a étonnée. D’ailleurs, le dernier acte m’a scotchée, j’ai tourné les pages pour connaitre les détails de cette fin pourtant archiconnue !


Dans les bémols, le principal reste les traductions assez hétérogène. Le premier E book que j’ai téléchargé m’a paru quasi incompréhensible à chaque phrase, et je me suis rendue compte des différences assez importantes entre 2 ebooks et mon livre réél que j’ai redécouvert dans ma bibliothèque. Malheureusement mon niveau d’anglais ne me permet de me lancer directement dans la langue de Shakespeare, et je le regrette.

Exemple Acte 2, scène 1 avant dernière réplique de Mercutio:

Mercutio (version Kindle bourrée de notes explicatives) : "Ce que je dis ne peut l’offenser, ce qui pourrais l’offenser serait d’évoquer quelque esprit étrange dans le cercle de sa maitresse, et de l’y laisser jusqu’à ce qu’elle l’eût conjuré et fait rentrer dans l’abîme ; cela pourrait l’irriter ; mon invocation est honnête et obligeante, et je ne conjure au nom de sa maîtresse que pour le faire apparaître."

Mercutio (version e books.com) : "Cela ne peut le fâcher ; il se fâcherait avec raison, si je faisais surgir dans le cercle de sa maîtresse un démon d’une nature étrange que je laisserais en arrêt jusqu'à ce qu’elle l’eût désarmé par ses exorcismes. Cela serait une offense : mais j’agis en enchanteur loyal et honnête ; et, au nom de sa maîtresse, c’est lui seul que je vais faire surgir."

J’ai lu la version ebooks car elle me semblait plus fluide…

Au total : j’ai découvert un classique, qui amène beaucoup plus loin que les bribes connues.


Ce livre compte pour le baby challenge théâtre, pour le challenge Amoureux de l'Irrégulière.

 

mardi 3 avril 2012

Top Ten Tuesday : Les livres improbables de ma PAL



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est actuellement repris pas Iani.
Thème de la semaine :

Les 10 livres de votre PAL (pile à lire) que vous n'avez finalement plus envie de lire


Et oui on a tous les livres achetés sur un coup de tête (comme beaucoup de mes livres finalement) et après quelques mois de stase dans ma bibliothèque, parfois j'ai un : Questcequilfaitlaceluila ? Assorti d'un je le cache encore plus loin dans ma biblio ou faut absolument que je me dépeche de le lire, il a l'air trop cool.

Aujourd'hui, donc, les Questcequilfaitlaceluila ?


Catégorie : Attirée par la couverture et le titre

Cendrillon d'Eric Reinhart : Bon, la couverture est chic, et le titre ambiance conte de fées,  à priori le contenu beaucoup moins...



Chaque femme est un roman d'Alexandre Jardin :Acheté le même jour que Cendrillon, bon j'ai feuilleté les premières pages et c'est assez loin des promesses du titre dans mes souvenirs.



La ou j'irais : A priori c'est le tome 2 d'une saga, il est court et jeunesse, mais je ne sais pas trop ce qui m'a pris de l'acheter..





Catégorie : Un jour je le lirais, mais vraiment pas de suite : 

Classique un jour


L'iliade d'Homere : Un livre qui me fait envie, car le grec ancien a bercé mon collège/lycée. Après il faut que je trouve une traduction pas trop âpre, car celle là...

Le prince de Machiavel : essayé un matin dans le métro, je me suis dit que c'était un peu ardu pour une lecture à moitié endormie.










Catégorie : Je vais lire en VO, ou pas...

Dome de Stephen King : en français les pavés m'effraient, alors en anglais, je me prévois 3 mois de lecture. J'en suis à hésiter à l'acheter en version française!
La couverture en tout cas est magnifique !










Et vous quelles sont les improbables de votre PAL?

La semaine prochaine :


Les 10 auteurs dont vous attendez avec impatience un nouveau livre (annoncé ou non)
 Je sens que JK Rowling va apparaitre un certain nombre de fois :p 

lundi 2 avril 2012

Bilan de mars, Perspectives d'avril

Tous les bilans sont repris chez Liliebook 


Au total ce mois ci : 6 livres lus, 5 messages


Un fin de lecture difficile pour "Demain les chiens", une petite deception avec "Les dames du lac", mais les discussions du book club m'ont donné envie de poursuivre cette saga. Une bonne surprise avec "Fondation" d'Isaac Asimov. J'ai aussi lu "la Nuit de Valognes" d'Eric Emmanuel Schmitt, que je n'ai pas encore publié, ainsi qu'une bande dessinée avec Darwin comme héros.
 








Je lis en ce moment : "Sans ame" de Gail Carriger.
Je voulais continuer la série Fondation, mais je me suis motivée pour un livre plus léger.








Bilan de mes challenges :


Challenge ABC : 3/26 Je devrais être à 7 livres, je vais essayer d'avancer un peu dans le mois

Challenge ABC imaginaire : 3/26 Pareil je vais me motiver pour avancer (d'ailleurs le livre en cours en fait partie!)

Challenge SFFF : +1 avec Fondation, donc j'en suis à 4/9 livres en SF.

Challenge Fantasy sous un chêne : 1 (les dames du lac)


Challenge terminé : Classique au coin du feu organisé par Marmotte


La fin de ce challenge signe aussi la fin de l'hiver, et le retour du beau temps!
J'ai réussi à lire 5 classiques sous ma couette, un peu plus d'un par mois!

Inscription à une challenge pour découvrir le Japon par Kesako du livre :  Objectif : 1 livre par mois sur le thème du Japon et un sous thème choisi. Pour le mois d'Avril : Un auteur en vogue lors du salon du livre.




Perspectives d'avril :

Comme le mois dernier peu d'engagements, Hunger Games tome 3 pour le 15 et un livre avec le mot "jour" pour le challenge de Calypso.
Et les mêmes que le mois dernier, car ils font partie de ma PAL urgente finalement, je dois les rendre dans 6 semaines! Accessoirement, j'aimerais continuer la trilogie Fondation d'Asimov pour ne pas la laisser trainer trop longtemps...




dimanche 1 avril 2012

"Fondation" Tome 1 d'Isaac Asimov


Lu dans le cadre d’une lecture commune, ce livre fait partie de mon challenge SFFF, et m’a été chaudement recommandé par un amateur d’Isaac Asimov

Résumé

En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici trois siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...



Mon avis

Encore un livre qui diffère de ma vision de la SF, point de pistolet laser et invention improbable dans des combats épiques et galactiques, mais plutôt une réflexion sur le fonctionnement de la société humaine et notamment la gestion de la distance.

Ce livre est divisé en 5 chapitres ou plutôt nouvelles avec un continuum sur le lieu mais pas dans le temps. Les nouvelles sont séparées le plus souvent d’un certain nombre d’années, correspondant à l’intervalle entre 2 crises "Seldon".

Seldon, grâce à la psychohistoire, prévoit la décadence de l’empire et une période de troubles plus ou moins prolongée. J’aime beaucoup cette notion d’histoire de peuple/masse, loin de l’individu qui montre des orientations globale de l’évolution d’un empire.

Cet empire a d’ailleurs un petit coté Star Wars, avec des planètes éloignées qui font leur révolution, leur politique interne et locale. Des marchands parcourant l’espace, bref un monde qui nous semble bien lointain, même s'il fut inspiré, parait-il, de l'empire romain.

J’ai aimé la philosophie des héros, et leur manière d’esquiver plus ou moins en douceur les menaces de guerre, et de révolution politique.
Le concept de religion comme fédérateur de masses et du commerce comme créateur de manque, reste actuel, même si ce livre a été écrit dans les années 1950. Il met en évidence l’inutilité de la guerre et la résolution des crises de manière diplomatique. 

Même si j’ai apprécié l’habileté diplomatique de la plupart des personnages principaux et leur partie d’échec, j’ai quand même eu parfois le sentiment qu’il nous manquait des éléments pour bien appréhender les tenants et aboutissants de chaque manœuvre.
Par ailleurs j’aimerais bien savoir ce qui se passe sur l’autre colonie (une autre fondation envoyé de l’autre coté de l’espace)…
Certains ont pu regretter l’absence de femme dans ce livre, où effectivement elles ne sont présentes que sur quelques pages avec des attitudes peu reluisante, personnellement, cela ne m’a pas trop dérangé, et je pense que cela  colle surtout avec l’époque d’écriture.

L’écriture est quand à elle fluide, les pages s’enchainent avec peu de temps mort, et on n’est à aucun moment noyé de termes techniques incompréhensibles (ce qui a longtemps été ma vision de la SF)

Au total : Un premier tome riche en réflexion et pacifisme, me donnant envie de poursuivre rapidement cette série.

Citations : 

"Que tes principes de morale ne t’empêchent jamais de faire ce qui est juste." p147

"La violence est le dernier refuge de l’incompétence."

"Car les religions scientifiques ont le précieux avantage de toujours réussir leurs miracles et d’exaucer, à la demande, des malédictions telles que celles d’Aporat." P 138

« C’est une personnalité entièrement négative. Il ne déploie d’énergie que pour fuir ses responsabilités. »

Qu’en ont pensé les autres lectrices : 

Frankie :  
« Car bien qu'intéressante, cette Fondation reste finalement qu'une toile de fond (je n'ai toujours pas compris à quoi elle servait dans ce roman, j'ai dû louper quelque chose !) et le livre met surtout en scène des intrigues politiques, militaires puis commerciales qui m'ont franchement barbées ! »

Minidou : 
"Malgré sa simplicité au niveau du style, j'ai tout de même trouvé qu'il y avait une certaine complexité au niveau des enjeux politiques et humains liés à la Fondation,"


« Encore un SF comme je les aime, ça parle de politique et d’économie mais sans aucune incompréhension, c’est simple et génial. »

StupidGrin

Aaliz (organisatrice mais sans net)

Ce livre fait partie de
 






mardi 27 mars 2012

Top Ten Tuesday [11] : Les livres abandonnés

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est actuellement repris pas Iani.
Thème de la semaine :

Les 10 livres que vous avez abandonnés ou que vous avez eu du mal à terminer
 
Dans la catégorie des livres contemporains

"La Trilogie Berlinoise" de Phillip Kerr : Je crois que j'ai fait une overdose de Gunther à vouloir lire ce pavé en peu de temps (initialement pour la LC du 11.11). J'ai dévoré la première partie, bien aimé la seconde et lutté sur la troisième. J'aime bien l'univers, et le personnage principal, je pense que je fini de laisser décanter et je m'y replonge d'ici peu.






"Le Montespan" de Jean Teulé : Je n'ai pas accroché à l'écriture, aux détails de la vie quotidienne de l'époque qui m'ont paru superflu pour l'histoire. J'essaierais peut être le Magasin des suicides du même auteur.










Serie Fantasy à retenter

Elric de Michael Morcook : J'ai juste le souvenir que je n'ai rien compris au 50 premières pages, mais c'était il y a un bon moment. Je vais surement le retenter.

Les aventuriers de la Mer de Robin Hobb : Passer après Fitz est difficile. J'ai les 3 premiers dans ma PAL qui attendent...






Classiques



Roméo et Juliette de William Shakespeare : J'aime bien, sans plus, et surtout c'était mon livre de métro et comme je ne prends plus le métro en ce moment, ben il est au fond de mon sac (en fait au fond de mon Kindle, ce qui est pire :p). (oui je suis la reine des excuses !)

 
Mme Bovary de Gustave Flaubert : Je sais qu'on aime ou qu'on déteste, moi je me suis juste ennuyée, et arrêtée à la moitié environ. Par contre, j'avais dévoré Contre Enquete sur la mort d'Emma Bovary de Philippe Doumenc








Jane Austen : Persuasion et Emma
Le premier a souffert de mon déménagement, s'est retrouvé au fond d'un carton, alors qu'il doit me rester 50 pages à lire, c'est objectif de mes vacances.
Le second a été débuté à un moment où je voulais des lectures punchys et pleines d'action. Bon.

 

La semaine prochaine :
Les 10 livres de votre PAL (pile à lire) que vous n'avez finalement plus envie de lire

samedi 24 mars 2012

"Les dames du lac" de Marion Zimmer Bradley


Lu dans le cadre du book club organisé sur Livraddict sur les légendes arthuriennes, il fait aussi partie de mon challenge ABC imaginaire. Cet avis a été écrit après la discussion de mercredi soir.

Résumé

La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde n'avait, depuis longtemps, inspiré un roman d'une telle envergure, d'un pareil souffle. Et, pour la première fois, ce draine épique nous est conté par une femme à travers le destin de ses principales héroïnes. Bien sûr, Merlin l'Enchanteur, Arthur et son invincible épée Excalibur, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes, exceptionnellement attachantes, qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, grande prêtresse d'Avalon, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d'Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la Fée, soeur et amante du grand roi... 



Mon avis

Je sors assez mitigée de cette lecture.

D’un coté, j’ai été transporté dans le royaume d’Angleterre et surtout d’Avalon. L’écriture est fluide, les paysages bien décrits sans excès. Finalement, l’histoire avance et on a l’impression qu’il ne s’est pas passé grand-chose, alors que est à la fin du livre est proche.

Le principal bémol est que je n’ai pas vraiment accroché aux personnages, alors qu’ils ou plutôt elles font l’originalité de ce livre.
On suit en effet, initialement Ygerne, Morgause, puis Morgane, Viviane et Guenièvre. Elles naviguent dans le monde d’Uther, Arthur et Lancelot, en essayant d’influencer leurs destinées, ou peut être les subissent-elles plutôt pour Ygerne et Guenièvre.
Même si le livre est centré sur le point de vue féminin de cette légende, j’ai trouvé les personnages assez peu  approfondis, notamment pour Ygerne et  Viviane, elles recèlent encore énormément de mystère notamment dans leur réaction et leur vie.

J’ai plus accroché à Morgane et Morgause, peut être aussi car leurs histoires de cœur n’ont jamais vraiment été au premier plan. L’initiation de Morgane est touchante, sa vie au château avant et après la naissance d’Arthur, son apprentissage de prêtresse puis sa vie de femme qui prend son destin en main après certains évènements m’ont bien plu, même s’il reste des zones d’ombre.
Le personnage de Morgause est quant à lui peu exploité (d’ailleurs j’ignorais son existence avant ce livre), mais elle reste pour moi le seul personnage féminin de ce roman vraiment attiré par le pouvoir, elle semble prendre son destin en main, et échapper un peu à la mythologie de la Déesse.

Certains passages sont vraiment mièvres, et d’autres trop longs. Après discussion, la mièvrerie fait partie de l’amour courtois que l’auteur a voulu retranscrire dans ce livre, ce qui explique certains passages avec Uther, Arthur et Lancelot, qui effectivement ne sont pas vraiment à leur avantage coté cœur, mais on sent leur puissance coté pouvoir.  

J’ai bien aimé, l’opposition entre les anciennes croyances et l’arrivée du christianisme sur les terres anglaises. Ce thème est bien traité et donne à réfléchir sur la légitimité d’une croyance, sa disparition progressive.

Au total : Un livre qui m’a donné un sentiment mitigé et qui donne à découvrir les légendes arthuriennes d’un autre œil. Les discussions du book club m’ont cependant donné envie de lire le second tome, plus axé sur la quête du Graal.

Le résumé de la discussion : ici

mercredi 21 mars 2012

Swap Fées et Dragons

Je me suis inscrite il y a peu au swap organisé par Ptitetrolle et Plumeline sur le thème "Fées et Dragons" avec Lael (que j'ai rencontré sur le forum du cercle d'Atuan).

Après hésitation, j'ai choisi les fées comme thème (plus pour découvrir que par passion extrême) et je me suis creusée la tête sur le thème des dragons pour une fana du genre, ce qui m'a permis de découvrir plein de bouquin trop tentant !



J'ai reçu mon swap hier, après quelques cris de joie, je vous met quelques photos :





Niveau livre, j'ai été gaté avec 

"La compagnie des fées" de Garry Kilworth, ambiance "Le songe d'une nuit d'été" de Shakespeare (que je vais lire avant je pense pour la peine)
"Contes de la fée verte" de Poppy Z.Brite, un auteur dont je lis pas mal de choses sur la blogosphère, ce qui me permettra donc de le découvrir, et un recueil de nouvelles (j'aime bien les nouvelles !)
Le magasine Faeries spécial Fées (d'automne 2004 :D) : Je ne sais pas où tu l'as trouvé, mais c'est trop cool, je l'ai à peine feuilleté mais je pense qu'il va passer du temps entre mes mains. D'ailleurs, il y a une nouvelle de Charlotte Bousquet dans ce livre, auteur que j'ai rencontré dimanche au salon du livre ! (j'aime cette coincidence)


Niveau surprises/gourmandise

Du thé Earl Grey supérieur qui a embaumé mon colis et mon salon,
Un gateau au chocolat et des gaufres au miel (miam!)
Un calendrier illustré par Anna Ziliz
Et surtout du fait maison : Un joli dessin/collage avec une fée et des fleurs et des marques pages, un sur le thème des fées et l'autre avec un dragon, emblème du blog de Lael !

Bref, un super colis (et je n'ai pas parlé de l'emballage par les amies fées de Lael (Galatée, Pat, Noémie, Lidia, Jane j'espère ne pas en oublier :p) totalement dans le thème des fées !! Merci beaucoup :)

Trop contente !

mardi 20 mars 2012

Top Ten Tuesday [10] : Et si on se mettais à la VO

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.

Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et est actuellement repris pas Iani.
Thème de la semaine

Les 10 livres pour lesquels vous seriez prêts à vous mettre à la VO pour connaître la suite
  

Les livres débutés en VO et dont je vais surement lire la suite toujours en VO :

"Die for me" d'Amy Plum : Lu dans le cadre d'une lecture commune, j'ai bien aimé ce livre avec des créatures fantastiques un peu différentes. Alors vivement la suite!

"Life as we knew it" de Susan Beth Pfeffer : Bon en fait je ne suis qu'un tiers du premier tome, mais si j'accroche, je me lancerais dans la suite en anglais

"The Iron King" de Julie Kagawa : Pas encore commencé mais j'y crois !

Les suites que j'ai lu en VO parce qu'effectivement j'étais trop impatiente

Harry Potter de J.K Rowling du tome 5 au 7 comme beaucoup je pense.

Tout ca pour dire qu'au final je suis patiente, et je suis largement capable d'attendre une sortie en VF :p


La semaine prochaine : Les 10 livres que vous avez abandonnés ou que vous avez eu du mal à terminer

lundi 19 mars 2012

Lundi BD [4] : "Lydie" de Zidrou et Jordi Lafebre

Attirée par la couverture tissée ainsi que par le regard de cette femme sous la pluie, j'ai amené "Lydie" avec moi.



Résumé

4ème de couverture :
"Lydie est mon hommage au quotidien, à la solidarité humaine, à la gentillesse. C'est mal vu d'être gentil de nos jours. Pourtant, la gentillesse, c'est comme le sucre sur les fraises : ca aide à faire passer les plus acides. Et puis, après, c'est tellement bon de lécher l'assiette."  Zidrou


Mon avis :

Attirée par le visuel, je n'ai pas été décue de cette bande dessinée. Comme l'auteur le fait remarquer sur le quatrième de couverture, c'est une histoire qui rend hommage à la gentillesse, à la compréhension. Une histoire un peu hors du temps mais dont on ne peut croire qu'elle puisse se passer dans notre époque et nos grandes villes.




Camille jeune fille un peu simplette, orpheline de mère, met Lydie au monde. Lydie, morte née, réapparait quelques 2 mois après sa naissance, car sa mère n'a pas réussi à en faire le deuil, elle se met à l'imaginer proche d'elle, à la faire grandir avec elle et son grand père, du baptême à l'école, des anniversaires aux fêtes du village.

Ce livre retrace l'ambiance des villages d'autrefois, où tout n'est pas rose, mais la solidarité existait pour le travail, pour le quotidien. Les légendes participaient à la vie quotidienne et renforçaient l'unité du quartier.
Elle apporte aussi une vraie réflexion sur le deuil, sur les pertes que chacun subit et la manière de l'aborder selon notre âge, notre attachement et le contexte.

L'évolution de Camille est intéressante, elle se prend en main, trouve du travail, apprend à gérer le quotidien, passe à travers les préjugés initiaux. Les personnages secondaires sont présents, plein d'humour ou de fiel, de naïveté ou malice, plein de détails qui nous plonge encore plus dans cette impasse du bébé à moustache.


Finalement la frontière entre le réel et l'imaginaire reste tenue, surtout pour les enfants.

J'ai beaucoup apprécié les lumières des différentes cases, de l'hiver au printemps, de la tristesse à la renaissance, la nuit, le jour, le tout dans une ambiance un peu sépia, pour nous donner cette impression de plongée dans le passé. Les personnages ont des courbes douces mais reconnaissables. Texte et images se complètent sans être redondant.

Au total : Un joli moment d'émotion à travers cette bande dessinée mettant en scène un autre temps.


(Les extraits se trouvent page 7 et page 44)

samedi 17 mars 2012

"Loin des mosquées" d'Armel Job


Recu dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict et l’éditeur Robert Laffont. J'ai été très attiré par le résumé proposé qui dévoilait en fait une grande partie de l'intrigue, et concluait par :

 "Raconté du point de vue des principaux protagonistes – Evren, Derya, Yasemin et René, soumis, chacun à sa manière, au respect des traditions et aux caprices du destin –, Loin des mosquées s'apparente à une tragédie antique. À travers l'évocation des mariages arrangés, Armel Job livre ici un conte à la morale subtile sur le combat courageux des femmes pour le droit à la dignité, à l'égalité et à la liberté."



 4ème de couverture

Derya a servi le café. Ma mère a porté la tasse à ses lèvres et, après la première gorgée, elle a blêmi. Ses ongles s’enfonçaient dans mon bras.
« Derya, tu n’as rien oublié ?
-Non, ma tante
-Tu es sure ?
-Tout à fait sûre.
-Mais le sucre… ?
-Il n’y a pas de sucre. »
Sa voix était très basse, mais très ferme. Ma mère s’est tournée vers ma tante.
« Qu’est-ce que ca veut dire, Selma ?
-Tu sais fort bien ce que ca veut dire quand on demande une fille en mariage et qu’elle verse du café sans sucre. »

Mon avis

Cet extrait présent sur le quatrième de couverture résume très bien l’ambiance de la famille de Derya, traditionnelle.

Le livre est un récit à 4 voix, entre les 4 personnages principaux, René, croque mort en marge de la communauté turque de sa ville belge, Evren, dernier d’une fratrie, maladroit mais travailleur, Derya, seule fille d’une famille immigrée turque et vivant en Allemagne et Yasemin jeune fille turque semblant si innocente.

J’ai été surprise par le début, je m’attendais à arriver dans une famille turque et on se retrouve avec René (qui comme son nom peut le faire supposer n’est pas turc) et son corbillard. Il nous faudra du temps pour comprendre l’importance de cet accident de corbillard.

On traverse une tranche de vie à travers ces quatre personnages bien différents que ce soit par la culture mais surtout par le caractère. Les deux jeunes femmes sous des abords plutôt calme et soumis se révèlent de vrais personnages de caractère, qui luttent comme elles peuvent contre le carcan de la tradition. Les hommes paraissent finalement plus faible et manipulables. J’ai bien aimé suivre les évènements à travers ces regards, ils mettent en évidence la différence de perception des situations selon les personnes. 

Ce livre présente le poids des traditions et des apparences confronté à la société occidentale. On n’est plongé dans les mariages arrangés, intrafamiliaux.
« Quand on prétend acheter la mariée, il arrive qu’on se réveille aux côtés d’un fauve ».
L’amour est présent sous toutes ces formes, l’amour de jeunesse, la passion, la raison, la jalousie sans être au cœur de l’histoire, il en reste un des fils conducteurs.
Mon seul petit bémol sera la résolution de l’énigme, que, soit, je n’avais pas vu venir, éclaire le premier chapitre mais m’a laissé un gout amer.

Au total : Un livre où les personnages féminins sont forts et une plongée dans la population immigrée d’origine turque.

Je m'aperçois que finalement, il m'est difficile de parler de ce livre alors que j'ai été la plupart du temps envoutée par ma lecture.

dimanche 11 mars 2012

"Demain les chiens" de Clifford D Simak


Lu dans le cadre de la lecture commune du mois de février du cercle d’Atuan, c'est typiquement un livre que je n'aurais jamais ouvert sinon...



Résumé

4ème de couverture
 " La présente édition propose pour la première fois a nous autres chiens, du monde entier, huit récits hautement symboliques qui, depuis des millénaires, sont l'objet de débats au sein de notre société. Leur origine même est un mystère. Que faut-il voir a travers la figure emblématique de "l'Homme"? Que recouvrent des concepts aussi étrangers à notre culture que ceux de "cité" ou de "noyage dans les étoiles"? Quoi qu'il en soit, il est indéniable que la transmission de ces récits aura marqué de son empreinte notre civilisation canine. Il nous a donc semblé indispensable de coucher enfin par écrit la tradition orale. Mythe ou réalité, la question reste entière. Dans sa sagesse, le lecteur tranchera. "

Mon avis

Difficile de terminer ce livre, j'ai tout au long de ma lecture été partagée entre la curiosité qui découlait des échanges et un désintérêt après chaque conte du fait de la non continuité de ceux ci au niveau temporel et des personnages, notamment pour les premiers, bref un livre dont le début peut paraitre ardu.

Le plus difficile est de se rappeler des connaissances scientifiques lors de l'écriture de ce livre et donc de passer outre les réalités scientifiques actuelles de ce livre. Il ne suffit pas d'opérer un larynx de chien pour que tous ses descendants parlent, la planète Jupiter est différente de ce qui est présenté. Bref ce livre a assez mal vieilli au niveau des bases scientifiques qu'il impose.
Par ailleurs, la vision de l’homme est assez difficile à comprendre et reste éloignée de nos préoccupations actuelles et de l'évolution de notre société. Ce livre présente une humanité voulant à tout prix quitter la terre, devenant agoraphobe sans qu'on en comprenne la réélle motivation.
Les chiens apparaissent finalement assez tardivement, et sont peu présents, alors que les préfaces de conte et le résumé pourrait nous faire croire le contraire. Leur manière de vivre est assez décevante de mon point de vue.
L’espace temps de ce livre est déroutant. Chaque conte est séparé du précédent par des centaines, des milliers d’années avec des points de repères mais qui restent le plus souvent des clins d’œil. Il est difficile de se projeter dans ce que pourra être le conte suivant. Seuls les contes 4 et 5, milieu du livre se suivent réellement. Les premiers contes posent l'histoire au sens genèse du monde actuel donc du monde dominé par les chiens, cependant on ne sait pas vraiment ce qu'il est. Les notes précédant chaque conte éclairent sur le contenu mais restent insuffisantes.
Accessoirement, la théorie de Juwain qui soutient un partie des actions des différents personnages ne m'est pas apparue comme quelque chose de limpide, autrement dit je ne suis pas sure d'avoir vraiment compris ce en quoi ca devait révolutionner l'humanité entière.

Cependant, une certaine poésie se dégage de ces contes et on retrouve l'idée d'histoire à lire le soir pour faire dormir les enfants, une histoire que l'on peut finalement écouter sans trop se focaliser sur les détails (notamment scientifiques), et parfois de l’humour dans certaines situations.
Je ne sais pas qui entre les Webster (famille humaine suivie à travers les différents contes) et leur robot Jenkins a la palme de la gaffe attitude… Après j'ai retrouvé des références qui n'ont pas lieu d'être mais qui mon fait sourire, notamment les mutants et leur chateau, un peu ambiance X men.

Enfin, chaque conte, une fois passées les improbabilités scientifiques, apporte son lot de question, notamment sur notre comportement et devenir. Plus que la forme, c’est le fond qui est intéressant, mais il reste finalement assez obscur à la fin de ma lecture. Difficile de se poser des questions quand une partie de l'histoire nous échappe par incohérence ou incompréhension. Un livre qui pourrait être intéressant dans une relecture, vu que la forme de conte serait apprivoisée, mais pour le moment, bon...

Au total : Un livre un peu dépassé dans ses propos mais qui apporte tout de même une certaine réflexion sur l’évolution de la condition humaine.

Les autres Atuaniens en parlent : 

Spocky : Mon billet est probablement aussi brouillon que ce livre mais j'ai eu beaucoup de mal à faire le point.
Endea : Il va m'être très difficile de rédiger un billet sur ce livre avec lequel j'ai partagé une relation toute en ambivalence 

 

Ce livre fait partie du challenge SFFF de Snow !!
...  

dimanche 4 mars 2012

"Printemps au Prater" suivi de "La scarlatine" de Stephan Zweig


Nanet nous a gentiment rappelé qu’il était bon d’en être à son 4ème  livre mini pour son challenge, vu que je stagne à 1, j’ai décidé de m’activer !



Résumé

Printemps au Prater et La Scarlatine sont des oeuvres de jeunesses. Toutes deux se déroulent à Vienne où l'auteur passa ses vingt premières années. Baigné d'une atmosphère magique, Printemps au Prater raconte une courte et poétique parenthèse dans la vie d'une jeune courtisane en quête d'aventure [...]. La Scarlatine décrit le tragique passage à l'âge adulte d'un tout jeune homme, venu étudier la médecine à Vienne, et qui sera consumé par une brève et fatale passion.


Mon avis

Deux nouvelles, écrites tôt dans la vie de l ‘auteur et qu’il aurait souhaité ne pas voir publié.
Deux nouvelles différentes dans les saisons, les personnages principaux et le message final, mais la plume de Stephan Zweig est bien présente, et encore une fois, j’aime !

Printemps au Prater retrace l’après midi de Lise, une jeune femme déçue de ne pas avoir sa robe pour faire la belle lors de La fête qui se déroule au Prater. Elle décide de sortir seule, et de se fondre dans la foule. Elle rencontre Hans, un jeune étudiant.

Entre nostalgie de son ancienne vie, et enthousiasme de cet après midi si différente de son quotidien, on suit Lise et Hans dans le Prater, on goute à l’ambiance de Vienne et de ses après midi ensoleillés, à la naissance d’une relation qui n’aurait jamais pu exister en temps normal. Comme toujours, les sentiments des personnages et notamment de Lise sont bien retranscrits.

La scarlatine aborde un sujet plus grave. On suit Berger, très jeune homme entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte arrivant à Vienne.

Un « gamin » timide qui s’essaie à la vie adulte dans une grande ville, sans repère, ni soutien. On suit ses tentatives d’adaptation, son début de dépression, son attachement à son voisin, car il n’existe que lui finalement dans sa nouvelle vie.  On ne peut être que touché par ce garçon, trop jeune pour la grande ville qui en attendait beaucoup mais qui est incapable d’en profiter par caractère et éducation.
La scarlatine arrive tard dans cette nouvelle, à travers un personnage inattendu mais bouleverse cet homme et son quotidien. « On le constate pour presque toutes les maladies infantiles : Les enfants triomphent d’elles, tandis que les adultes succombent. » Cette phrase résume la fin de l’histoire, et pose la question, Berger est il devenu adulte ?

Au total : Deux nouvelles qui m'ont permis de me replonger dans l'écriture de S. Zweig, un vrai bonheur.

Ce livre fait partie des challenges :

ABC 2012 organisé par Nanet
Challenge Amoureux
Classique au coin du feu