dimanche 2 mars 2014

"La salamandre" de Jean Christophe Rufin

Tiré au sort pour le mois de février de ma "Book Jar", JC Rufin fait partie de ces auteurs connus sur la blogosphère que j'avais envie de découvrir.

Résumé

Couverture La SalamandreCatherine, dont la vie s'organisait autour du travail avec la haine des dimanches, le secours de la télévision, l'affection d'un chat et l'usage fréquent de somnifères, tourne le dos à la France pour s'installer au Brésil. Dépassant sa condition de touriste, elle quitte l'univers des agences de voyages pour celui des favelas. La violence avec laquelle les gens se traitent entre eux ne lui est alors plus épargnée. 

Mon avis

J'avais choisi la Salamandre, plus pour son petit format que pour le résumé qui rétrospectivement ne m'inspire guère (peut être aussi du fait de l'éloge que constitue la moitié du 4ème de couverture de mon édition).

Ce livre fait partie de ceux qui mettent mal à l'aise, notamment par le sujet abordé. Une femme entre 40 et 50 ans dont les grandes lignes de vie nous seront tracés assez tardivement, s'autorise des vacances au Brésil. Le choc de culture y produit un déclic qu'elle attendait pour changer ses relations avec les hommes et la vie de manière plus générale.

 On assiste mal à l'aise à sa métamorphose qui s'apparente à une descente aux enfers par les situations vécues et les émotions mise en avant. Malgré ma gène, l'écriture de JC Rufin m'a accroché, m'a donné envie de suivre l'évolution de cette femme dans ce Brésil qui suscite de la part de beaucoup de monde un certain fantasme de vie.
Je me suis demandé si cette situation pourrait m'arriver dans un futur plus ou moins proche. De nombreux facteurs sont intriqués dans la décision du départ (dans un pays et des vacances si loin de ses habitudes) et dans les choix que Catherine fera. Il est pour moi difficile de me projeter dans sa situation, ce qui a probablement rendu aussi cette lecture plus facile.  

Catherine n'est pas un personnage que l'on apprécie pour ce qu'elle est, ni pour ses choix même s'ils sont parfois osés, car avec notre recul de lecteur, on sent venir les catastrophes et on regrette qu'elle n'ait personne pour l'aider dans ses choix.
J'ai aimé voir dans l'océan de noirceur décrit, une étincelle d'espoir, au moment où je ne m'y attendais plus. Le bon souvenir de ce livre viendra aussi de cette conclusion, comme une boucle d'humanité, cruelle mais semblant si réelle.

Au total : Une découverte payante, une héroïne que je n'oublierais pas du fait de sa trajectoire et une écriture accrocheuse.

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Lettre R 4/26

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