mardi 30 octobre 2012

"La ferme des animaux" de Georges Orwell



Après avoir lu 1984, je me suis lancée dans ce second classique écrit par Georges Orwell, sans déception.

Résumé



Source Livraddict
Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décide de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu'à ce qu'on puisse lire parmi les commandements : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "








Mon avis

Que dire sur ce livre et les réflexions qu’il inspire ?
Il y a à la fois le lien évident avec le communisme, de la révolution à Staline, à travers le drapeau et les personnages, notamment, le cochon Boule de Neige qui rappelle tant Trotsky.
 La manipulation de l’insconscient est forte et on voit que les idées initiales sont facilement perverties par l’attrait du gain facile et du pouvoir. On sent rapidement la dérive des ambitions et on craint le déroulement et le dénouement de l’histoire. 
On ne peut qu’apprecier cette pointe d’humour anglaise en appelant le cochon manipulateur Napoléon (initialement traduit en César !). Certaines rancunes sont tenaces. Chaque animal a un rôle bien précis dans l'organisation de la ferme et dans l'image humaine qu'il renvoie.

Mais aussi en cette rentrée sociale agitée, je ne peux que comparer les discours de Brise Babil, le chef de la propagande, avec certains discours politiques. La désinformation qu’il use et abuse pour convaincre les foules, dont seule une partie de la population peut en voir les aboutissants (tout en ayant le doute finalement) car cela les concerne, me pose la question sur la manipulation dont on fait l’objet  au quotidien pour les situations qui nousconcerne moins.

Finalement, l’éducation est la clé de la non-manipulation, à condition qu’elle soit impartiale et non orientée…
Je conseille le lien Wikipédia (trouvé sur le blog d’Olya) pour faire le lien plus précis entre la révolution communiste et l’évolution de la Ferme.

Au total : Une fable permettant une réflexion sur la société et la manipulation des foules.

D'autres avis notamment chez Olya,Lynnae, Frankie
Lettre O


Catégorie Gros mot : La Ferme !

dimanche 28 octobre 2012

"Apocalypsis : Tome 3 et 4 : Maximilian et Elias" D'Eli Essariam

Je fais les 2 d'un coup, vu la vitesse à laquelle je les ai dévoré et pour la peine j'attend le tome 5 avec beaucoup d'impatience ainsi que le mois d'Eli Essariam sur BookenStock

Résumé


"Maximilian Von Abbetz, le Cavalier Noir, est issu d’une famille autrichienne richissime, ayant su tirer profit du nazisme. Orgueilleux, cynique et charismatique, il ne fréquente que l’élite. Il jouit d’une popularité inquiétante, d’un pouvoir de séduction surnaturel qui ne laisse personne insensible, hormis sa jeune sœur qui, souffrant de cécité, restera la seule à l’aimer pour ce qu’il est réellement. Son don réside dans son apparence, qui prend les traits de l’objet de désir de celui qui le regarde. Adulé, vénéré, il pousse les êtres qui l’entourent aux pires exactions. Personne ne semble connaître son véritable visage, si tant est qu’il en ait un."


"Elias Land, le Cavalier Pâle, est sensible, introverti et mélancolique. Son physique androgyne et son bégaiement rendent ses relations aux autres difficiles, voire douloureuses. Elève brillant, il se passionne pour les sciences et découvre qu’il peut manipuler le temps et se promener dans le passé ou l’avenir. Il peut induire la maturation des maladies ou le vieillissement prématuré des êtres vivants par le toucher. Sa bienveillance et sa promptitude à culpabiliser le poussent à porter constamment des gants et à prendre d’innombrables précautions de façon obsessionnelle. Il sera le bourreau involontaire et désespéré de nombre de personnes avant de se résoudre à son destin." 



Mon avis

J'avais beaucoup aimé les tome 1 et 2, qui parlaient d'Alice et d'Edo et je me suis replongé avec une facilité déconcertante dans ces deux tomes. J'ai du hésiter à peine quelques minutes avant de sortir Elias de ma PAL, et de le terminer en 36 heures...

Maximilian, le cavalier noir, est un peu comme Alice dans sa facon de penser, de mettre mal à l'aise par sa vision de la vie et des autres. Il reste cependant attachant et assez fascinant, dans sa manière d'appréhender son pouvoir et par ses relations familiales. Encore une fois, son univers est bien décrit et tout à fait crédible, dans la relation des gens à l'argent, et dans la scolarité qu'il mène. Ce tome pose bien la question de l'identité notamment en période adolescente et de la perception des autres.

Elias, le cavalier pâle, ce tome est addictif, peut être plus que les autres par la manière dont il est écrit, en mode flash back/prémonition/journal intime, son déroulement est vraiment différent des précédents (présentation du personnage, de sa vie de son entourage/découverte du pouvoir/expérimentation/rencontre avec les apôtres de l'infini/fin). Son pouvoir est peut être le plus intéressant et difficile à saisir. Je reste perplexe sur certaines scènes et leur cohérence car il est difficile de vraiment saisir la temporalité de ce récit et certaines subtilités de son pouvoir.
C'est peut être le tome où on sent le plus la formation de l'auteur, par ses détails sur l'hôpital et les liens entre les différents intervenants.

[spoil]

J'ai aimé les liens qui se tissent doucement au travers des tomes entre les personnages, entre Elias et Max notamment. J'avoue qu'il me reste pas mal de questions en suspens après ces 2 tomes, entre le demi frère/soeur de Max, celui d'Elias et la femme du souvenir 9 [/spoil]

Je trouve assez intéressant de voir que la mère est l'élément "soutenant" pour Edo, Elias et Max, alors que dans mes souvenirs, pour Alice, il s'agit plutôt du père, sa mère la reniant assez facilement, à croire qu'Oedipe est passé par là...

La fin du tome 4 nous présente les cavaliers prêts à se rejoindre, dans des circonstances, que l'on devine dès le premier tome qui vont être un peu chaotiques, et il tient ses promesses.
La présentation finalement parallèle des Apôtres de l'infini, nous pose pas mal de questions sur leur organisation, leur but et leur capacité.

Au total : Une série où j'accroche au concept, à l'écriture. Vivement le tome 5 (et il y a pas mal d'attente pour ce tome !)


lundi 22 octobre 2012

"Until I Die" d'Amy Plum

La suite de Die for me, déjà lu en anglais, première participation à mon challenge Lire en Anglais (plus qu'en VO dans mon cas !). C'est un tome 2, et mon avis étant assez mitigé, je risque de "spoiler" un peu.

Résumé

I wish there was only today, just right now, and no forever.

It seems fitting that I fell in love in Paris, the most beautiful city in the world. And if I pretend, I can almost believe that my life is normal and everyone I care about is safe.


But as long as I’m with Vincent, “normal” doesn’t exist. Gorgeous, charming, and witty, he’s everything you could ask for in a boyfriend—but his destiny is so much more.


Even more terrifying than his destiny are his dangerous enemies, enemies who will kill for immortality. How are Vincent and I supposed to be together forever if we’re always in danger?


I know I’ll do whatever it takes—even if it means lying to the people I love—to fight against a fate that is trying to tear us apart.


Mon avis

J'ai remarqué que mon avis a pas mal changé en lisant les 2 derniers chapitres. En effet, j'ai lutté pendant la première moitié du livre, où on suit la vie de Kate et Vincent, sans qu'il se passe réellement grand chose, avec des passages sur le croissant parfait made in Paris, mais aussi les boutiques fermées sans explications (soit..)(et qui ralentit franchement l'histoire déjà pas très rythmée). L'histoire commence poussivement dans le dernier tiers, et pour la peine, c'en est presque trop rapide. La fin m'a surprise et comme tout cliffhanger, donne envie de lire la suite, car je suis persuadée que c'est une feinte.
Je trouve cependant dommage de faire un tome quasi entier de transition et de finir par une non fin...

Dans les points positifs, je retiens les personnages, notamment celui de Kate qui garde ce coté calme que j'avais apprécié lors du premier épisode, mais son histoire avec Vincent stagne voire devient inintéressante avec une impression de faux obstacles-jemecompliquelavie, et certains passages un peu puritains m'ont gentiment fait sourire (voir citation, dans le contexte entier, bon...).

 Par contre, sa découverte des éléments clés concernant les revenants, grâce à des livres, qui sont à sa portée sont un peu faciles mais si ça prend des paaaaaaaaaages... Sa sœur Georgia est assez mal exploitée, on la voit surtout comme déclencheur d'évènements, sans rien savoir de sa vie quotidienne avec Kate.
De même, la famille de Kate semble assez protégée, alors qu'elle même est surveillée de près, et j'ai trouvé ça assez illogique.

Parmi les revenants, on retrouve Vincent, égal à lui même ambiance homme parfait, amoureux patient, et surtout Jules et Ambrose, dont on apprend peu finalement alors qu'on sent qu'il y a des choses à creuser.
 Les nouveaux arrivants sont assez manichéens, et l'explication finale ambiance Minus et Cortex est assez cliché...

Au total : Un second tome en demi teinte, rattrapé par un final donnant envie de poursuivre.
Le niveau d'anglais est assez aisé, avec peu de mot familier ou soutenu et de structure grammaticale alambiquée.

Quelques citations agacantes :

"I had wanted to call ahead of time to make sure they were open-always a good thing to do in France. Shop owners are capricious, opening and closing at their whim"

"And suddently it seemed dishonest for our bodies to join when our spirit were divided. That's not how I want this to start (...)"

Lecture commune en VO organisée par Elise.
Catégorie 3 : FantasticoEsotérique

Challenge VO 1ere participation

lundi 15 octobre 2012

[BD] Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

Une BD que j'ai lu finalement un peu par hasard, et un très jolie découverte



Mon avis


Comme je l'ai d'autant plus apprécié que je n'avais pas lu de résumé, et le 4ème de couverture est assez bref, j'ai laissé cette partie vide.

Dès les premières pages, on sent le drame sous-jacent qui va se dérouler sous nos yeux, et finalement c'est avec beaucoup de pudeur que l'auteur nous parle de l'homosexualité féminine, un sujet bien moins abordée que son versant masculin, et un sujet peu abordé classiquement.

Les dessins sont doux et délicats, et portent magnifiquement l'histoire. Les tons sont plutôt beiges, avec la note de bleu qui démarque Emma, personnage principal de l'histoire.
L'histoire est émouvante et criante de vérité sur le ressenti au moment de l'adolescence puis par la suite de certaines situations, l'évolution de Clémentine, autre personnage principal est bien amené.


Au total : une bande dessinée que je ne peux que conseiller à la fois pour le graphisme et le thème abordé !

Le blog de l'auteur aussi est à visiter !

vendredi 12 octobre 2012

"La pucelle et le démon" de Bénédicte Taffin

Intriguée par le résumé qui allie histoire et fantasy, et motivée par le Mois de Bénédicte Taffin sur Book en Stock, je me suis procurée la version numérique, que j'ai donc lu pendant mes vacances

Résumé

Le mercenaire Sidoine de Valzan est chargé d’escorter la prophétesse Jehanne. La jeune femme prétend pouvoir remettre le Dauphin sur le trône et rétablir la paix dans le royaume. Mais à son arrivée, Sidoine découvre qu’elle a été assassinée par des démons. Il lui faut absolument trouver une femme pour sauver le royaume, mais qui ? Il ne connaît personne en ces terres étrangères. Personne, hormis la prostituée avec laquelle il a passé la nuit précédente : Oriane. Oriane… Jehanne… qui verra la différence ?







Mon avis

Difficile de classer ce livre, car il reste assez proche de la réalité historique de Jeanne D'Arc (notamment grâce aux résumés en début de châpitre que j'ai bien apprécié) tout en s'en éloignant franchement, par son postulat de départ, la présence de démons et autres joyeusetés et des noms qui ont été volontairement modifiés (un des challenges du livre est donc de repérer à quoi ils correspondent dans notre réalité).

Je me suis rendue compte que je faisais partie des ces personnes qui connaissent Jeanne D'Arc et sa légende sans vraiment savoir de quoi il en retournait, et ce livre m'a donné envie de creuser un peu (un peu comme l'auteur l'a fait et nous l'explique dans les notes de fin).

J'ai bien aimé le coté fantastique de ce roman, avec des créatures riches, et variés, même l'ensemble reste assez pauvre en explication. D'ailleurs, nous poussons l'auteur à un préquelle sur l'interview de Book en Stock !

Enfin, Oriane et Sidoine forment un beau couple de protagonistes, loin des histoires parfois un peu mielleuse dans lesquelles je m'embarque dans mes lectures récentes. Leur énergie et leur caractère sont débordants et il est difficile de ne pas poursuivre sa lecture chapitre après chapitre. Le seul bémol reste parfois certains termes un peu crus, qui pour ma part, ne seraient pas forcément obligatoire pour définir les personnages et les situations.
Le premier châpitre d'ailleurs peut surprendre initialement, par son parallèle entre Sidoine et la jeune fille, bien travaillé sur le plan du rythme mais étonnant sur le plan du vocabulaire pour un livre de fantasy à certains passages.

Au total : Une lecture détente, avec une touche d'éléments nous plongeant dans notre histoire bien réelle. A conseiller !

D'autres avis chez Olya et Spocky

Livre lu dans le cadre du Mois de chez Book en Stock(si vous ne l'aviez pas compris)

Lettre T


1er livre du challenge Automne de Marmotte dit feuille morte et Parchemin


mercredi 10 octobre 2012

"Bilbo le Hobbit" de J.R.R Tolkien

Lecture commune du mois de septembre du cercle d'Atuan, je me suis replongé dans ce livre, en me rendant compte qu'il ne m'en restait pas tant de souvenirs que ca...

Résumé 

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d'un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n'ont qu'une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.







Mon avis

Difficile de parler de ce livre qui fait partie des références de fantasy, notamment par son accessibilité.

J'ai de nouveau été surprise par le style de Tolkien et le rythme du récit, où les péripéties se succèdent sans forcément se ressembler (même si certains dénouements sont parfois assez similaires voire un peu faciles...), les effets d'annonce notamment au début du récit et surtout la plongée dans le monde si dense de la Terre du milieu, où mages, elfes, humains, trolls, Warg, gobelins, et dragons se côtoient et ont vécu pas mal de choses.

Les personnages sont attachants, même si les nains sont finalement assez peu différenciés dans le récit, on sent que Bilbo a quand même réussi à nouer des attaches avec certains d'entre eux.
J'ai retrouvé avec plaisir Gandalf, sa gestion globale des différentes affaires sans en faire mine, ses nombreuses relations.

J'ai redécouvert Béorn, dont je ne me souvenais plus du tout et qui reste au final assez mystérieux aussi bien dans sa nature que son histoire, et réappris à connaitre Bilbo, ce hobbit lancé dans une aventure qui le dépasse, et dont il se sort grâce à son caractère et aussi mais surtout sa chance ! D'ailleurs, je me demande pourquoi Gandalf a été le chercher.
On découvre des elfes autres qu'Elrond et Galadriel, avec d'autres modes de vie.

Gollum apparait finalement assez rapidement dans ce récit, et j'ai apprécié leur rencontre, la finesse de Bilbo, que l'on retrouvera par la suite.

On pourra cependant reprocher cette succession de péripéties sans forcément de lien entre elles, avec vraiment des petites facilités dans leur résolution, mais finalement, tout est assez bien amené pour qu'on ne se gâche pas son plaisir pendant la lecture

Au total : Une relecture qui me donne envie de me replonger dans le Seigneur des Anneaux, et de découvrir le Silmarion.

mardi 9 octobre 2012

"Hate List" de Jennifer Brown

J'ai lu pas mal d'avis positif sur ce livre étiqueté jeunesse (ici) et Karine m'a proposé de le lire dans le cadre du challenge PALàDeux.

Résumé

"
"C'est moi qui ai eu l'idée de la liste. Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meure. Est-ce qu'un jour on me pardonneras ?"

C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu'ils ont écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l'établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s'est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses? Jusqu'au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée..."



Mon avis

J'ai été assez surprise par le fait que plus qu'une explication, ce livre décrit une reconstruction, celle de Valérie, adolescente mal dans sa peau, dans le mauvais camp du lycée, après un drame ayant touché son "petit ami".
On découvre peu à peu les raisons de ses "difficultés sociales", le début de l'histoire de la Liste. Les injustices lycéennes sont présentes comme dans les séries mais aussi dans la vraie vie, et finalement, même si le passage à l'acte nous parait extrémiste, sa réalité l'est moins.
Au travers le regard de Valérie, on est vraiment plongé dans l'univers scolaire américain, ses codes, ses "méchants" et l'accessibilité aux armes dès leur plus jeune âge.

J'ai aimé le personnage de Valérie, son coté fragile et surtout assez réaliste de l'adolescente mal dans sa peau pour des raisons finalement assez banales. Elle se remet doucement en question et évolue assez positivement.
Ses parents sont aussi assez réalistes dans leur difficultés au quotidien et dans leur gestion de l'évènement. Le personnage du psy m'a paru par contre trop parfait, dans sa relation sans faille avec cette adolescente et sa manière d'être.

Au total : Une réflexion sur la violence quotidienne au lycée et ses conséquences. Un livre sur la reconstruction bien mené.

Livre lu dans le cadre du challenge PALàDeux, en binome avec Kirkou (Karine) qui a découvert de son coté " Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows"

mercredi 26 septembre 2012

"Ce que cache ton nom" de Clara Sanchez

Reçu grâce à un partenariat avec Livraddict et Marabout, j'ai participé, attirée par l'histoire.

Résumé

Sandra, une jeune femme d'une trentaine d'années, a décidé de venir s'installer dans un village isolé de la côte est espagnole. Un peu paumée, Sandra - qui vient de quitter un emploi qu'elle détestait et un homme qu'elle n'aimait pas mais dont elle attend un enfant - ne sait pas quoi faire de sa vie. Alors qu'elle passe de longues heures sur la plage, perdue dans ses pensées, Sandra fait la connaissance des Christensen, un couple d'octogénaires norvégiens installés dans le village depuis des années. Rapidement, le lien qui unie Sandra à ce couple devient plus qu'une simple amitié. Ils la prennent sous leurs ailes, décident de l'aider et la traitent comme la petite-fille qu'ils n'ont jamais eue. Mais un vieil homme tout juste débarqué d'Argentine, Julian, va venir perturber cette union fragile. Il révèle en effet à Sandra qu'il est un survivant du camp de Mauthausen, et que les Christensen ne sont ceux qu'ils prétendent être. Donnant au départ que peu de crédit à l'histoire de Julian, Sandra, étudiant les allées et venues de Karin et Fredrik et considérant leurs silences, finit tout de même par considérer le couple de Norvégiens sous un nouveau jour. Mais elle ne réalise pas encore que la fin de son innocence met sa vie en danger.


Mon avis

La couverture et le résumé m'ont intrigué et j'ai globalement apprécié cette découverte, même si certains détails m'ont laissé un peu perplexe par moment.

J'ai craint initialement que le résumé ne dévoile toute l'intrigue, mais il n'en est rien. Ce livre nous permet de suivre en parallèle Julian, ses motivations, son passé notamment dans les camps de concentration et Sandra, jeune fille un peu paumé, en vacances dans la maison de sa soeur à la mer pour faire le point.

Il ne s'agit pas vraiment d'enquête comme je l'avais cru, mais j'avoue que j'ai parfois eu du mal à voir où l'auteur voulait nous amener et d'ailleurs à comprendre les conclusions de ce livre.
Les anciens nazis sont ils protégés grâce à une organisation sans faille? Faut il y voir le parallèle entre Sandra qui apprend à se connaitre et qui éclot telle une fleur et la décrépitude de Karin, si bien décrite, bref une réflexion sur la jeunesse et son évolution, ou sur la quête d'identité ?

De nombreux personnages tournent autour du "couple" principal constitué par Julian et Sandra, tous aussi intriguants, fourmillant de détails permettant de les resituer dans l'histoire. Cependant à voir le comportement de Sandra, les coincidences un peu grosses, certains détails m'ont paru un peu difficile à croire, d'autant que le couple et son entourage sont particulièrement soupconneux. L'explication finale éclaire certains passages sans toutefois tout expliquer.
D'ailleurs la fin va peut être un peu vite, et m'a semblé assez facile finalement.

J'ai aimé dans le personnage de Julian, ses retours au passé, les tentatives d'explication de son comportement, de sa haine tenace qu'il ne devait/doit pas être le seul à garder. Son coté à la fois paternel et amoureux, l’ambiguïté de sa relation avec Sandra. Il apporte un nouveau regard sur le vécu des camps, notamment dans ses récits sous Franco.

Au total : Un livre post seconde guerre mondiale, où certaines rancunes réapparaissent tout en essayant d'apporter des explications.

dimanche 16 septembre 2012

"Fondation et Empire" d'Isaac Asimov

Tome 2 de la série "Fondation", je me suis motivée initialement pour une lecture commune à l'entamer.

Résumé

Tandis que les crises qui secouent l'Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitise et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône. C'est alors qu'apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet ...





Mon avis

Bon, comme souvent, j'ai des souvenirs mais pas tant que ça du tome 1 quand j'entame un second tome. J'ai donc eu un peu de mal à me replonger dans les complots, les crises Seldon et la construction assez particulière de chaque partie, c'est à dire chaque chapitre met en scène un personnage différent du premier.
Malgré çà, j'ai assez rapidement accroché à ce second tome, et les révélations finales m'ont laissé scotché sur mon fauteuil, vu que je n'avais rien vu venir (bon je suis aussi d'un naturel assez naïf).

En tout cas, je suis assez contente que les crises Seldon évoluent, et que chaque résolution soit différente, que certains personnages soient récurrents, notamment le clown et Bayta qui ont une relation assez particulière mais qui tient la route. D'ailleurs, Bayta est un peu une réponse à ceux qui trouvait que la femme n'avait pas de rôle dans le premier tome.

Enfin on commence à entendre parler de la seconde fondation, et le troisième tome devrait répondre à mes questions !
Et surtout, je comprend pourquoi le Mulet reste dans les esprits !

Au total : Un second tome encore plus entrainant que le premier une fois réhabituée au style d'Asimov et de sa Fondation.

8/9 en Science fiction !

mercredi 5 septembre 2012

Challenges de la rentrée !

Je me suis inscrite à 2 nouveaux challenges (j'ai réussi à en terminer 2 mine de rien !) sans réel objectif autre que la découverte.

Le premier se passe chez Hylyrio, avec de magnifiques logos : A la découverte de vous incontournables.

Objectif : découvrir de nouveaux auteurs, et un décompte en point.
Durée : 1 an donc jusqu’au 1er aout 2013


J'ai déjà commencé, en lisant un livre de Stephan Zweig, pas de réelle découverte pour moi, mais j'ai toujours autant de plaisir à le lire.

La liste des auteurs à découvrir :


J'ai dans ma PAL : René Barjavel, Pierre Bottero, Maxime Chattam, Agatha Christie, Tatiana de Rosnay, Ken Follet, Stephen King, Amélie Nothomb, Oliver Peru, Sire Cedric, Stendhal, Jean Teule, Fred Vargas, Emile Zola.
Ce sont pour la plupart des redécouvertes. Pas mal d'autres auteurs me tentent bien dans cette liste.

Le second se passe chez Avalon :Challenge Version Originale (Lire en Anglais)



Objectif : Lire de l'anglais !
Durée : du 1 Octobre 2012 au 1 Octobre 2013

Je me fixe comme objectif personnel 6 livres (soit 1 tous les 2 mois).
Le premier prévu est dans le cadre d'une lecture commune, il s'agit de Until I die d'Amy Plum, suite d'une de mes dernières lectures en VO.

J'ai dans ma PAL numérique et papiers : Dome de Stephen King, Miss Peregrine's Home for Peculiar Children de Ransom Riggs, Life as we knew it, qu'il faut que je termine, The Giver de Lois Lowry (coup de cœur pour pas mal de blogueurs), The Iron Fey de Julie Kagawa.

Je pense qu'on peut dire que je suis large.
Si je suis motivée, je tenterais les suites de Divergent et Éphémère, mais pas de suite !

mardi 4 septembre 2012

TTT Ma PAL d'automne

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Thème de la semaine : 

Les 10 livres à lire cet automne (Votre PAL pour cet automne) 


Que vais je lire en automne? Dans quelle lecture improbable poussée par des challenges me suis je mis en tête de découvrir?

Pour le mois de... chez Dup et Phooka, je vais tenter de lire :

- "L'enfant des cimetières" de Sire Cédric (enfin si j'ai le temps en fait car septembre défile vite...), acheté initialement pour un book club en novembre...

- "La pucelle et le démon" de Bénédicte Taffin pour octobre car le titre me fait sourire d'avance, je vais surement me le procurer en numérique.






Dans le cadre d'un partenariat :

- "Ce que cache ton nom" de Clara Sanche, en cours de lecture. Billet à paraitre le 26/9








Pour les lectures communes

- "Orgueils et Préjugés" de Jane Austen pour une lecture commune papote !

- "La peste" d'Albert Camus organisée par Bookine

- "Bilbo le Hobbit" avec le cercle d'Atuan

- "Until I die" d'Amy Plum organisé par Elise








 
Pour les book Club de Livraddict

- Je relis "Raisons et Sentiments" de Jane Austen
- 16 Lunes de Kami Garcia, bon j'avoue ne pas avoir un enthousiasme débordant sur celui la...




Pour les challenges en cours et à durée proche (PALaddict et ABC)

-Hate List de Jennifer Brown


Pile poil 10 livres, mais j'ai passé les livres du TTBS que je dois lire pour le 15 octobre (Mordre le bouclier, la foret de Mythagos et les âmes vagabondes...)



lundi 3 septembre 2012

Bilan d'aout, Perspectives de septembre

Alors que je pensais avoir un bilan assez vide, finalement, en nombre de livre, j'ai tenu la cadence, mais heureusement, il n'y avait pas de pavés dedans... Ce mois d'aout est marqué par la poursuite de ma découverte de manga, et lecture de bande dessinée, avec une petite thématique SF grâce à Fahrenheit 451 et La planète des singes.
Comme tous les mois, les bilans sont repris chez Liliebook 



Soit 8 livres et 3 mangas/BD
J'ai donc découvert Arsène Lupin, fameux gentleman, et je lirais probablement l'aiguille creuse pour le voir évoluer sur une plus longue histoire.
J'ai lu un policier qui m'a fait passer quelques nuits blanches pour continuer ma découverte.
 J'ai fini le livre de Jules Verne qui est bien plus accessible que 20 000 lieues sous les mers lu il y a maintenant 1 an... Et j'ai lu Fahrenheit 451, classique de la SF qui vaut le détour ainsi que la planète des singes.
Dans les mangas, j'ai débuté Bride Stories, et ses graphismes magnifiques !





 

Terminé !!

Qu'en est il de mes challenges :

ABC : +1 soit 8/26 (et je commence à me dire que vraiment il va être difficile à finir car il me reste quelques petits pavés dans ma liste...)
SFFF : +1 soit 8/18 (que de la SF mais des bonnes lectures globalement)
Challenge Dystopie terminé, avec des livres non prévus initialement. Il me reste La déclaration, Hunger games tome 3, Un bonheur insoutenable dans ma PAL !
Challenge EES +1
Challenge Psy terminé, et rempli avec succès : Voir ici pour le récapitulatif de l'Asile !
Terminé aussi !
Challenge Petit Bac : 9/11 Il me manque partie du Corps humain et Gros mot !
Challenge Hylyrio : 5 points !











Perspectives de septembre
 
Pour le cercle d'Atuan : "Bilbo le hobbit" de J.R. Tolkien
Pour un partenariat organisé avec Livraddict : Clara Sanchez "Ce que cache ton nom"
Pour une LC au long cours : "Orgueil et préjugés" de Jane Austen (et j'écoute en livre audio Raison et sentiment du même auteur) chez BEV.

Sinon j'ai débuté "Fondation et Empire" d'Isaac Asimov, toujours aussi intriguant.

dimanche 2 septembre 2012

"Les dix enfants que Mme Ming n'a jamais eus" d'Eric Emmanuel Schmitt


Ca fait au moins 3 mois qu’il est dans le haut de ma PAL, je profite du challenge de Calypso pour l’en sortir grace au mot « enfant ».

Résumé

 Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.





Mon avis

Mme Ming (et ses enfants) est le sixième livre du cycle de l’invisible et le 4ème que je lis.

Comme souvent dans ce cycle, le livre est court et EES nous offre une vision différente de la religion et de la culture qui s'en approche, ici le confucianisme, même si l’esprit chinois qui en découle est plus exploité.

Je me suis rendu compte qu’effectivement, alors que la Chine est un pays immense, ma connaissance de leur culture et leur patrimoine était assez limitée. Nous sommes assez peu sensibilisé à leur culture et leur histoire.

On note l’importance de la loi Mao qui interdisait aux couples d’avoir plus d’un enfant, et des conséquences potentielles sur les jeunes familles qui auraient souhaité un avenir plus nombreux. On se pose alors la question de la notion de fraternité, et de lien du sang, qui finalement se met difficilement, ou tout du moins différemment que dans notre société, en place dans une telle société.

J’ai aimé les anecdotes de Madame Ming, qui nous relate des enfants finalement assez communs, avec leurs qualités, leurs défauts donc proches de nous et attachants. Mais le livre étant un peu court, je trouve que pas mal de points sont survolés, pour arriver à un conclusion classique voire banale, de la prise de conscience de la paternité.

L’évolution du narrateur est finalement assez au second plan durant tout ce conte, et on attend comme lui de mieux connaitre les différents enfants de Mme Ming, leur devenir.

Au total : Un livre court pour une ébauche de découverte de la société chinoise.

Mot : Enfant
Cycle de l'invisible !
 

samedi 1 septembre 2012

La quête de Naguib Mahfouz


Ce que j'aime dans le challenge d'Evertkhorus, c'est me balader dans les rayons à la recherche de la destination choisie et de regarder les 4ème de couverture avant de me décider. Bref un choix au feeling, sur un auteur que je ne connais pas et juste le résumé pour me tenter.
Pour l'Egypte, mon choix s'est donc porté sur Naguib Mahfouz, écrivain prolifique et sur "La Quête" au vu du résumé. Après coup, je me rends compte que le thème rejoint celui de Mère Cuba de Wendy Guerra que j'avais choisi pour la littérature cubaine.
Est ce que la quête d'un parent permet de mieux s’immerger dans une autre culture?




Résumé
4ème de couverture


Fils unique d'une prostituée, Sabir part en quête de son père et de son identité. Saura-t-il s'extraire de la fange où le métier de sa mère l'a englué.
Sabir est tiraillé entre un amour pur et platonique pour une journaliste et sa passion pour la propriétaire de son hôtel, une beauté sans foi ni loi qui le pousse au meurtre. (...)
Choisir. A l'époque, celle des années 60, toute la vie politique et sociale égyptienne se jour sur le dilemne entre tradition et modernité.

(J'ai coupé 2 lignes qui dévoile une partie plus lointaine de l'histoire.)




Mon avis :

Je referme ce livre un peu perplexe.

La mère de Sabir meurt en lui avouant que son père qu'il croyait disparu, est en fait en vie et qu'il pourra le sortir de la misère dans laquelle il vit depuis qu'elle a été en prison.

Il passe alors d'Alexandrie, ville de son enfance, où les lieux et les gens lui sont parfaitement connus et réciproquement, au Caire, capitale par excellence, ville de tentation et d'optimisme.

On plonge rapidement dans l'ambiance du Caire, de la pension/hôtel dans laquelle il habite, les cafés, les arcades et autres détails bien retranscrits.
Le narrateur oscille pendant sa recherche entre espoir et désespoir au gré du téléphone et de ses rencontres. On assiste impuissant, au cheminement de cet homme qui tente de changer, de se montrer sous son meilleur jour mais qui s'embourbe dans les mensonges et la trahison.
Sabir est en effet tiraillé entre 2 femmes dont il pense être tombé amoureux. A travers ses deux femmes, on retrouve je pense l'univers dont il rêve avec Ihlem, jeune femme de bonne famille, avec le cœur sur la main, et celui dont il essaie de s'échapper avec Karima, aguicheuse, arriviste, lui rappelant parfois sa mère.

L'écriture de Naguib Mahfouz est vive et incisive, les chapitres se raccourcissent au fur et à mesure que le rythme s’accélère. La présence du "Tu" devient de plus en plus présente comme pour nous prendre à partie. Aurions nous fait les mêmes choix que le personnage principal ? Laisserions nous la passion nous emporter au delà de la raison ? (qui dans mon cas a résonné comme un écho au livre de Stephan Zweig récemment lu)

Finalement, je me suis laissée emportée par l'histoire de Sabir mais je ne suis pas sure d'en retenir beaucoup de choses. Un peu de fatalité dans l'existence, une peu d'illusion quand au dénouement, rêve ou réalité ? La folie passagère et la manipulation des femmes ? Quant à l'Egypte, on est finalement à  notre époque assez loin des pyramides et des pharaons.

Je me laisserais tout de même tenter par d'autres livres de cet auteur.

Le voyage s'est fait avec :

"24h dans la vie d'une femme" de S. Zweig

Bookine a lancé une lecture commune sur ce titre qui est dans ma PAL depuis un petit moment, et d'un auteur que j'apprécie particulièrement.

Résumé
4ème de couverture

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive.





Mon avis

Comme toujours, l'écriture de Stephan Zweig, fine et délicate peut nous amener partout (ou presque je pense).
Dans 24 heures dans le vie d'une femme, on parle de passion amoureuse (réciproque?), de tradition, de bonnes mœurs et de la France (enfin d'une pension sur la côte d'Azur).

Peut on abandonner une vie qui se déroule parfaitement aux yeux de la société pour une amourette? Une femme peut elle succomber au coup de foudre sans que la société entière ne la rejette?
Le narrateur en est persuadé, et sa rencontre avec Mme va lui apporter de nouveaux arguments.

Ce livre est court (environ 100 pages) mais dense, riche en évènements (24h c'est long quand on ne fait pas de tour du cadran), et rebondissements (prévisibles mais pour lequel on prie s'être trompé).
Il nous décrit une promenade en calèche le long d'une corniche ou des scènes de casino comme si on y était.  On imagine des mains nerveuses passer, se toucher. La fascination nous gagne comme la narratrice, pour savoir quel va être le prochain mouvement sans forcément que le visage du joueur nous soit dévoilé.

Mais surtout il nous parle de sentiment, du cœur que la raison ne peut atteindre, et comme souvent, on ne peut que se sentir concerné par ce qu'on lit.

Bref, j'ai beaucoup aimé ce livre de Zweig, et je pense m'attaquer à "La confusion des sentiments" ou "Le monde d'hier : Souvenirs d'un européen"

Qu'en ont pensé les autres participants ?

- Bookine (organisatrice) : "On envie à la fois les vingt-quatre heures vécues par cette femme et en même temps on est heureux de n’être que spectateurs."
- (InkofmyLife)
- Nefertari
- Ollie :  est moins convaincue : "J'ai lu ce récit de façon tellement détachée que je n'ai réussi à m'attacher à personne."
- Salsera15
- TetedeLitote
- Yayanoux

Challenge : 
Pour Stefan Zweig !