lundi 27 juin 2016

"Par bonheur, le lait" de Neil Gaiman

Aux imaginales, j'avais pour mission de faire dédicacer un livre de Boulet pour mon homme qui collectionne ses notes. J'ai donc pris ce petit livre, plein de ses dessins.

Résumé


Couverture Par Bonheur, le Lait 

Au petit-déjeuner, un petit garçon et sa jeune sœur s’aperçoivent qu’il n’y a plus de lait à mettre dans leurs céréales. Maman est partie en voyage, c’est donc Papa qui se met en route pour la supérette. Mais ce qui devait être une simple course se transforme en fabuleux voyage (...)








Mon avis :

Par bonheur le lait est un livre jeunesse court qui met en avant l'imagination d'un père parti chercher une bouteille de lait pour le petit déjeuner de ses enfants.

J'ai aimé ce coté loufoque omniprésent dans ce livre. L'histoire tient debout avec des dinosaures en montgolfière  (cf la couverture) mais aussi dans des vaisseaux spatiaux, des prophéties, des vampires, des pirates, des poneys, bref tout ce qui est présent dans l'imaginaire des enfants repris par un père. Les codes d'un roman d'aventures sont présents et bien exploités voir un peu moqués.

Par certains cotés ce livre m'a fait pensé à Roverandom, court avec pour cible les enfants, mais en bien plus digeste et fun, probablement car les références me sont bien plus familières.

Les illustrations sont au service du récit et apportent de quoi nous faire sourire (on y reconnait bien le trait de Boulet d'ailleurs).

Au total : Un livre court et fun que je recommande !

vendredi 24 juin 2016

"Les disparus du Clairdelune' (La Passe miroir tome 2) de Christelle Dabos

Je crois que j'ai attendu quasi 3 mois ma réservation à la bibliothèque pour lire ce second tome, et je n'ai pas regretté car j'ai dévoré cette lecture en quelques jours, alors que le premier tome m'avais laissé sur ma faim.

Résumé

Couverture La Passe-miroir, tome 2 : Les Disparus du ClairdeluneFraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ?








Mon avis

Ce second tome reprend l'intrigue juste après le précédent, avec un petit résumé pour nous remettre rapidement dans l'ambiance. J'ai trouvé le fil conducteur plus clair dans cet opus, avec les bribes de mémoire qui oriente vers les interrogations à venir. (Ah Dieu n'a pas l'air si Dieu que ca dans cet univers ...)

J'ai surtout plus accroché avec les personnages plus présents, moins étouffés par l'univers riche crée par Christelle Dabos, comme des boutons de fleurs qui éclosent, on les comprend mieux dans leur rapport avec leur environnement.

L'univers est toujours aussi fascinant, entre les pouvoirs de chaque famille et les nouvelles familles que nous découvrons, leur relation leur passif qui expliquent la structure de la société. Passé l'effet découverte un peu dense du premier tome, on s'y glisse vraiment facilement.

Les personnages principaux évoluent et de même on s'attend mieux à leur réaction et interaction. J'ai aimé découvrir un peu plus Thorn et Ophélie et leur pouvoir, les doubles facettes de ceux ci. La manière dont ils sont présentés donnent un peu cette impression d'élus pour une quete, assez classique finalement en fantasy.

Je trouve Thorn très touchant dans sa manière d’être, il semble exister un grand cœur sous une certaine couche d'hostilité.
Ophélie, si triste et transparente dans le premier tome, prend son destin en main, et ca fait plaisir de la voir se débattre de manière efficace contre la pression ambiante, mais aussi s'accepter tout simplement, ne pas imiter et rester soi.
 Le seul reproche que je pourrais faire concerne une certaine facilité dans la manière de passer les obstacles mais sans que ce soit dérangeant, de même la résolution du mystère est un peu rapide avec le 'méchant' qui donne une petite scène explicative, un peu trop ... dont les situations compliquées évoluent.

Les personnages secondaires aussi évoluent, Bérenilde semble moins hostile, Archibald déborde toujours d'humour. J'ai aimé retrouver Renard et Gaelle. La Nihiliste prend aussi son envol dans ce tome.

L'intrigue à la manière d'une enquête policière est plus linéaire, mais finalement plus accrocheuse dans ce tome. Le dénouement nous fait espérer que le troisième tome arrivera bientot !

Au total : Un second tome que j'ai bien plus apprécié que le premier, notamment car les personnages se prennent en main et que nous retrouvons cet univers riche et fantastique. J'attends le troisième tome du coup !

jeudi 23 juin 2016

"Métaquine" de Francois Rouiller

Un titre (Mélange de Dépakine* Kétamine* et Ritaline*) et un thème qui me parlent notamment sur un plan professionnel. J'ai profité des imaginales pour faire dédicacer mon livre et discuter de son inspiration avec l'auteur.

Résumé

Couverture Métaquine, tome 1 : IndicationsRégis, dernier de la classe, ne veut pas prendre de Métaquine®, le médicament qui transforme les cancres en écoliers modèles. Des millions d’enfants inadaptés bénéficient pourtant du traitement, au grand soulagement des profs et des parents. Mais Régis craint que la chimie dissolve le Duché, la contrée fabuleuse d’où son imagination tire châteaux, dinosaures et compagnons de jeu invisibles.

La mère du gamin s’est enfermée sous un casque de cybertox, son beau-père rumine des fantasmes de tueur en feuilletant d’abjects magazines. Il n’y a guère qu’une voisine, neuropsy à la retraite, pour l’aider à défendre ses rêves. Ou peut-être, en ville, cette politicienne remuante qui milite contre la distribution de psychotropes à l’école.

Mais que peuvent deux idéalistes face à un géant pharmaceutique et aux milliards de son budget marketing, alors qu’on découvre à la Métaquine® des vertus toujours plus prometteuses et que la planète entière a déjà gobé la pilule ?





Mon avis

Ce livre ne parle pas uniquement d'un traitement contre l'hyperactivité et les troubles de concentration, mais surtout d'un futur inquiétant. Les thèmes abordés sont assez riches, et contrairement à ce que je pensais, le livre n'est pas centré sur l'industrie pharmaceutique et les effets de ce médicaments miracles mais est bien plus vaste que ca.

A travers 6 personnages, l'auteur nous présente une société qui a dévié, vers la réalité virtuelle, un peu à la manière des personnages de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Les casques de réalités virtuelles sont une grande partie de l'intrigue ainsi que les sociétés et programme qui les exploitent.
 L'addiction au SimDom ou à la Métaquine nous fait réfléchir de manière plus large à nos habitudes contemporaines, scotchés à nos écrans et nos relations virtuelles ou à nos gélules qui hantent nos pharmacies. J'ai bien aimé les parties avec Aurélie qui semblent hors du monde tout en gardant une certaine pertinence.

Il y a beaucoup de courage dans la plupart des personnages présentés, que ce soit Sophie, chercheuse à la retraite, où le poids des années disparait avec un projet qui l'entraine, Clotilde prête à renverser l'industrie pharmaceutique, comme peuvent l'être certains détracteurs hargneux.
Régis, le jeune garcon est un vrai personnage à part entière, avec ses relations avec le Duché (dont je ne suis pas sure d'avoir compris l'ensemble) mais n'est pas aussi présent que le laisse sous entendre la couverture.

 La galerie des personnage est variée et j'ai bien aimé découvrir au fil du roman la manière dont ils vont s'articuler entre eux et leur place assez équivalente dans le roman pour apporter finalement une vision assez juste et non centrée sur une seule perspective. On voit notamment les opposés entre Régie cible du traitement et ceux responsables du Marketing.
Au fur et à mesure du roman, de l'utilisation plus large de la Metaquine, on se doute que certains effets ne sont pas ceux attendus, ce qui permet d'ouvrir tranquillement pour le second tome, car ceux ci ne sont pas séparables...

Au total : Un premier roman qui tient ses promesse, même plus pour moi dans une société future plongée dans une réalité virtuelle qui découvre les vertus d'un médicament miracle pour la concentration. Le second tome sera bientôt dans ma PAL !




mardi 21 juin 2016

"Notre Dame de Paris" de Victor Hugo

Un classique ! Je me suis lancé dans ce livre pour essayer de participer au BC de Livraddict de mai. Je n'en avais lu qu'un tiers pour la date prévue, mais l'histoire est telle que j'ai pris mon temps pour le terminer.

Résumé

Couverture Notre-Dame de Paris
Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers...






Mon avis

Une très bonne surprise ce livre, aussi bien sur le style que sur l'histoire dont on ne connait que des bribes au final.

Victor Hugo est capable de créer la vie dans certains détails de Notre Dame de manière si simple e si prenante. Je me suis plongée dans ce Paris du temps des rois avec un certain plaisir, me baladant en même temps que le narrateur. Soit quelques descriptions m'ont parfois paru un peu longues mais une fois la première partie lancée, elles passent bien mieux. La narration est assez troublante initialement, mais permet une vraie plongée entre omniscience et appel au lecteur pour ne pas le perdre.

Les personnages sont magiques dans leur caractère, leur description. Je me suis attachée à Quasimodo et Esmeralda, j'ai aimé découvrir leur passé, les rebondissements finaux.
L'histoire est pleine de rebondissements, de déceptions et d'espoir, j'étais emporté par ces retournements .
Derrière la toile de fond d'Esmeralda et de ses soupirants, il existe une vraie critique de la société de cette époque, entre le procès de Quasimodo, qui est totalement absurde dans son déroulement, ou le passage avec le Roi et son opportunisme.

L'importance de l'apparence est aussi vivement mis en question, Esmeralda, gitane au coeur tendre est dénoncée par les préjugés sur les gitans et accusée de sorcellerie à cause de sa chèvre. (J'ai d'ailleurs bien aimé la relation entre Gringoire, Esmeralda et Djali qui se lient en douceur de manière complètement chaste) Phoebus quand à lui trompe l'ensemble de son entourage grâce à son apparence de chevalier servant, bien plus cynique er moins bon que nos protagonistes. Frollo est le summum de l'ambivalence, et un prélude à la folie. J'ai apprécié suivre son évolution, ses doutes, ses tentatives de passer outre et de commettre alors des erreurs bien pires. Il reste un des personnages les plus fascinants car il est difficile d'anticiper ses actions.

Chaque personnage secondaire est utile, chaque petite histoire le concernant aura un effet dans l'histoire, j'aime ces livres riches qui finalement s'accorde dans un ensemble vraiment cohérent.

Dans les discussions du Book Club, la cathédrale était évoquée comme un personnage à part entière, et après avoir lu la seconde partie, j'ai mieux compris cette interrogation, nous vivons à coté de Notre Dame, résistons avec elle, souhaitons protéger ses habitants. J'ai apprécié découvrir les confins de son architecture avec Quasimodo, me dire qu'à mon prochain passage je regarderai différemment les gargouilles et recoins des étages supérieurs.

Au total : Un classique fascinant dans le fond et la forme, un style accessible et intemporel et des personnages fascinant par leur richesse de caractère. Je ne peux que le conseiller !

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9/26 : Lettre H Classique 670 pages

dimanche 5 juin 2016

Mes imaginales 2016 : Le samedi

Journée faste, longue et heureusement que le beau temps était de la partie sinon la journée aurait été étouffante sous la bulle.

Le matin :

Réveil pour aller voir la conférence "Indémodables héros... de la fantasy épique" avec Paul Béorn, Jean Philippe Jaworski, Pierre Pevel, Adrien Tomas animée par Christophe de Jerphanion (dit Joyeux Drille) : Ma conférence préférée du festival, un condensé de bonne humeur, plein de discussions animées où les auteurs rebondissaient sur les interventions des autres. Je vais probablement lire La geste du 6ème royaume et le livre de P. Beorn.

Puis Balade dans la bulle, à la recherche de Boulet, qui n'était pas encore arrivé ... J'ai tenté la conférence à l'espace cours, mais la sonorisation de la salle ne m'a vraiment permis d'en profiter.

Pause déjeuner intense avec les conférences du Magic Mirror 1



Trolls et autres créatures
Troll, elfes, bersekirs et autres créatures de la fantasy avec Jean Claude Dunyach (je n'aurais pas acheté son livre 2 jours avant, j'y serai allée de suite !), Fabien Fernandez (Peintre de la fresque, on s'est dit qu'une conférence sur ce thème serait surement intéressante), Damien Snyers, et Aurélie Wallenstein (et à chaque fois que je la vois en conférence, ses livres me tentent ...) Un rythme moins soutenu (ou peut être j'étais déconcentré par mon Paris Brest ...)




Puis Mondes de fantasy ... Cartographie de l'imaginaire : Très captivante avec Vincent Ferre qui parle de Tolkien de manière magnifique, Regis Goddyn qui crée son univers sur le fil, JP Jaworski qui a une carte mais ne la dévoile pas, et Sylvie Miller qui plonge ses personnages dans une Méditerranée des années 30. Autant dire que je vais surement emprunter Lasser à la bibliothèque. Après ces 2 conférences, je vais surement retente Même pas mort  de JP JAworski qui m'avait un peu laissée perplexe.


Chasse au trésor
14 heures, heure de la chasse au trésor. Animation très sympa, à se balader dans le parc, tout en réfléchissant. Même si on a manqué perdre un équipier !
Dommage que la fin ait eu un petit bug, mais je la referai avec plaisir !
Quand Blacky se fait mettre au tapis par un Mr
15h30 : Boulet  est là !!! A moi la dédicace promise à mon homme. Très sympa, discussion dans la file d'attente animée et mon Chtulu !












Tour de bulle, petite pause avec les copains, petite sieste le long de la Moselle au soleil et c'est reparti pour une dernière conférence Magie Mages et Magiciens ... Entre le bien et le mal. Très bonne conférence, bien rythmée. De la difficulté de ne pas spoiler les Outrepasseurs par Cindy Van Wilder.

Conférence Mages, magies, et magiciens


Dernier tour de Bulle, petite photo de la fresque avant mon départ, car mon train était le dimanche à l'aube.
Butin du dimanche : Boulet et cadeaux de la chasse





Dernier restaurant avec toutes les blogueuses, soirée très sympa, surtout quand le serveur grincheux a arrêté de s'occuper de nous.





Au final : PAL +6 si j'enlève le Boulet, et les livres cadeaux.


 Au total : Les Imaginales, c'est le mal pour la PAL, et la WL, mais c'est surtout, une plongée intense dans le monde de l'imaginaire portée par les auteurs souvent accessibles, des conférences pour s'informer et une ambiance toujours excellente. J'adore revoir toutes les personnes avec qui j'ai principalement des contacts virtuels tout au long de l'année et pouvoir discuter avec elles pendant tout le festival du matin au soir et en rencontrer d'autres. Bref un vrai partage de la littérature de l'imaginaire. Un gros bisou à toutes celles ou ceux qui se reconnaitront (je n'aime pas trop les listes !)

vendredi 3 juin 2016

"Memorex" de Cindy Van Wilder

Parfois, ca m'arrive de lire des nouveautés ! Un livre sur le thème de la mémoire et avec un fond d'industrie pharmaceutique, je me suis dit pourquoi pas ?

Résumé


Couverture Memorex2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l'île familiale. Un an qu'Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s'est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l'île : c'est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancoeurs que Réha ressasse depuis un an. Au coeur de l'énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.


Mon avis

J'ai beaucoup aimé lire ce page turner, terminé juste avant les Imaginales, histoire de ne pas avoir à le trimballer dans mon sac, ce qui veut dire qu'il n'est pas (et probablement ne sera pas) dédicacé.

On suit Reha, adolescente, pour une fois pas trop chiante, avec un comportement qui ne m'a pas semblé dément à la recherche de ce qui s'est réellement passé un an auparavant, lorsque la fondation crée par sa mère a été victime d'un attentat lors d'une soirée particulièrement importante.

La présentation de Reha et de sa famille amène doucement l'ambiance du roman, la tension monte dans les mails anonymes et la suspicion est présente partout.
J'ai particulièrement apprécié le huis clos, qui est bien mené, découvrir d'autres personnages, comme sa tante ou l'amie de son frère. Le rythme est enlevé entre passage d'action et article mettant dans l'ambiance. Les personnages se dévoilent au fur et à mesure tout en laissant la place aux hypothèses. Chaque chapitre donne envie de lire le suivant au plus vite !

Le dénouement surprend sans en faire trop, malgré un passage très "le méchant raconte son histoire et le temps qu'il perd lui sera fatal ...".
Mon petit bémol est finalement d'en savoir si peu sur "Mémorex", qu'il soit plus un prétexte à l'histoire alors que je l’espérais au centre. Les autres idées scientifiques développées (un peu de flou pour ne pas spoiler) nous plongent dans un futur assez inquiétant.

Au total : Un bon page turner sur fond de roman d'anticipation. La plume de Cindy Van Wilder est toujours aussi plaisante alors que nous sommes à mille lieux des Outrepasseurs !

SFF et diversité mini
Item 6 : Young Adult

mardi 31 mai 2016

Mes imaginales 2016 : Le vendredi

Seconde journée et début en fanfare (heureusement que je n'avais pas prévu de petit déjeuner cette année, vu combien j'ai bien dormi pendant ce week end).

Premier tour dans la bulle pour poursuivre ma quête de dédicace de l'anthologie.

Conférence Tant qu'on a la santé !
Première conférence qui m'intéressait particulière, au vu du thème abordé et car j'avais lu un des romans présentés (Mémorex de Cindy Van Wilder) et débuté un second  (Métaquine de Francois Rouiller) : Tant qu'on a la santé : Epidémie, labos et petites gélules. J'ai bien aimé cette rencontre, et ai acheté le livre de Clément Bouhelier dans la foulée (SF à type de virus qui file Alzheimer, ca se tente)






Dédicace de Francois Rouiller  et Patrick Mc Spare
Second tour de bulle, j'en ai profité pour faire dédicacer l'anthologie par Gabriel Katz, qui m'a dessiné une Niels moche (!), Métaquine de Francois Rouiller qui a fait une petite série de personnage pour mettre sur son site (et j'ai tenté Blacky de le prendre !).







Conférence sur les villes
Petite pause repas au bord de la rivière, et nouvelle conférence : Les villes des personnages à part entière avec Lionel Davoust, Jean Laurent Del Socorro, Romain d'Huissier, Rod Marty.
De bonnes réflexions et encore des envies de lecture, que ce soit Hong Kong par Romain d'Huissier, Peakwood ou l'univers de Lionel Davoust, que m'a conseillé Blacky. Je conseille Marseille de J.L Del Socorro pour ma part (Royaume de vents et de colère)

J'ai enchainé sur Anges et Dieux : Religiosité ou nouvel horizon de la fantasy ;
moins attentive (effet fin de journée), j'ai tout de même découvert que Carina Rozenfeld n'a pas d'anges dans ses livres contrairement à ce que les couvertures laissent supposer.



Fresque à la fin du vendredi
Dernier tour de bulle, avant un restau entre bloggeuse/youtubeuse (beaucoup de Youtubeuse d'ailleurs, mais je suis old school et je n'accroche pas forcément à ce format), un de mes plaisirs des imaginales.

Je vous épargne les Gifs fait avec Marie Juliet avant de quitter la bulle et sa fresque.





Les achats du jour : 
Achats du vendredi
Prévus :
Tome 3 des Outrepasseurs, j'ai hate de découvrir la conclusion de cette trilogie
IRL d'Agnès Marot, avec qui j'ai discuté de son livre De l'autre coté du mur où je suis passée à coté. Melcouettes et TheChouille me l'ont vendu comme un Truman show/Sims

Non prévus
Marouflages de Sylvie Lainé : J'ai beaucoup aimé l'Opéra de Shaya, recueil de nouvelle du même auteur, je pense lire les nouvelles dans le désordre, après discussion avec elle et BlackWolf.
Chaos de Clément Bouhelier après la conférence du matin

Et comme tous les ans, les marques pages de l'année car je les trouve vraiment très beaux et une carte postale déjà envoyée !






lundi 30 mai 2016

Mes imaginales 2016 (1) : Préparation et première journée

Les Imaginales, festival de l'imaginaire, plutôt axé fantasy se déroule tous les ans à Epinal. C'est la troisième année consécutive que je peux en profiter. (Résumé 2015, 2014)
Cette année, afin de mieux profiter du festival, je me suis arrangée pour arriver le jeudi en début d'après midi.


Préparation : ma PAL pour les Imaginales : 

J'avais prévu de lire : 

Au final, j'ai terminé L'Eté infini, mais l'ai oublié pour la dédicace, terminé le tome 2 des outrepasseurs et c'est à peu près tout sur cette photo.

Depuis cette image, j'avais acheté et lu :
Aylus, le tome 3 de la voie des oracles d'Estelle Faye et Mémorex de Cindy Van Wilder (fini le jeudi matin avant de partir).






Les imaginales : Le jeudi :
La bulle du livre


Arrivée le jeudi en début d'après midi, récupérée à la gare par mes coloc d'un week end, j'ai débuté le festival par une conférence : L'empire : Le défendre ou le combattre, les livres d'Oliver Gay et de Lionel Davoust m'ont intrigué, et mes colocs m'ont fait la pub (ou pas) des 2 autres.


Achats du vendredi







Passage à la bulle du livre pour acheter l'anthologie et la faire dédicacer, ainsi que "L'instinct du troll" de Jean Claude Dunyach, fortement recommandé par Marie. J'en ai aussi profité pour récupérer 3 MP sur les dragons issus du livre de Marie Brennan qui sont magnifiques.


Petite balade au soleil pour découvrir l'exposition : Epinal Ville des images, entre réel et imaginaire avec les texte de Charlotte Bousquet







Et pour finir la journée en beauté, vernissage de l'exposition d'Hélène Larbaigt à la maison du Bailli, avec des crayonnées et des travaux préliminaire de l'affiche, de l'anthologie et de "L'étrange cabaret des fées désenchantées"





 Très jolis dessins, bel univers développé. Je n'ai pas craqué sur le livre mais ca risque de venir.

Bref, première journée bien remplie !

mercredi 25 mai 2016

"Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal

Un livre sur un sujet qui me parle, et dont les échos sont favorables. Je me suis laissée tenter.

Résumé


Couverture Réparer les vivants« Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »
Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

 Mon avis

J'avoue être déçue par ce roman.

Le sujet est bien traité avec beaucoup de douceur et d'humanité, mais je n'ai pas accroché au style de l'auteur, et à sa manie de faire des digressions. A t-on besoin de savoir que tel infirmier est amateur de Karaoké et de chant dans sa vie privé, que celle ci a passé une nuit blanche du fait de son coté volage pour ressentir l'émotion de certains passages, et leur comportement ? Personnellement ces détails m'ont plus perdu que fait entrer dans l'histoire et m'a donné l'impression d'un bavardage sans but.

Les émotions des personnages sont le plus souvent très juste même si trop romancées. On vit la séance de surf avec les 3 jeunes hommes, l'attente et la massue qui tombe sur la famille de Simon.
L'ambivalence de la greffe est bien montrée que ce soit sur le plan des professionnels, notamment de l'acceptation de ce don en pleine tempête émotionnelle, que sur le plan de l'entourage à qui la décision se doit être rapide dans un temps qu'ils espèrent plus long.

J'ai apprécié ce regard juste des équipes qui se succèdent pour un même résultat, cette nécessité que chacun apporte sa touche pour atteindre le même but. Cependant, il est dommage de valoriser un seul médecin et infirmier de réanimation alors que l'équipe est souvent plus étendue. On retrouve une certaine glorification de la personne en oubliant le ciment des équipes notamment dans des services si difficiles. Et dans mon esprit, la médecin moderne doit oublier ce coté mise en avant d'une seule personne d'un service et favoriser l'équipe et les connaissances communes.

J'ai trouvé la seconde partie plus digeste, peut être m'étais-je habituée à l'écriture, attachée au personnage de Marianne et Ian et finalement était déçue de quitter ce roman. Je m'attendais à un dénouement plus long sur plein de points, et presque frustrée de ne pas savoir l'après. Avoir passé tant de temps dans les présentations de certains personnages et s’arrêter net au moment où les choses sont enfin en place. Choix déstabilisant à mon gout et qui conforte mon impression de bavardage sans but pour étoffer artificiellement le départ.


Au total : Un roman assez bavard sur un sujet sensible. Une fois passée le début, je me suis laissée entraîner dans cette aventure qui raconte mine de rien une aventure humaine fantastique.

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Lettre K 9/26 304 pages

mardi 24 mai 2016

"Aylus" (La voie des oracles, tome 3) d'Estelle Faye

Une lecture pré Imaginales. Une série que j'aime bien du fait de son contexte historique inhabituel et des divinités nombreuses présentes. Le tome 2 se termine par un gros cliffhanger et j'avais hâte de voir le dénouement de cette série. Je n'ai pas été déçue, trouvant que ce tome au dessus des précédents.

Résumé (A ne pas lire si vous n'avez pas terminé le premier tome !)

Couverture La Voie des Oracles, tome 3 : Aylus 


 L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles.




Mon avis (Risque de spoiler si vous n'avez pas lu les précédents) :

J'ai lu ce livre en 2 jours, très contente de retrouver Thya, Enoch et Aylus et motivée par les premiers avis franchement positif (notamment ici)
Le futur alternatif proposé par l'oracle brulée, fait froid dans le dos et joue sur le classique battement d'aile d'un papillon qui entraine une tempête.
J'ai aimé ce choix, et voir les personnages de manière différente, que ce soit Aedon qui prend une autre mesure, et dont les choix s'avèrent tout aussi douteux que les autres tomes mais dont la droiture s'avère être une de ses caractéristiques, ou Aylus perdu dans son don à s'en détacher de la réalité.

Ferions nous les même choix que Thya la jeune? Un peu victime de sa destinée et de son entourage, je l'ai trouvé plus touchante et humaine que la Thya des premiers tomes qui semblait détachée de tous les évènements notamment tragiques, alors que l'Oracle brulée par sa maturité m'a éblouie et j'ai bien aimé l'évolution de ce personnage dans ce tome et ses décisions.
On découvre une autre facette d'Enoch, de ses origines et ses pouvoirs. Lui aussi a gagné en maturité et j'aurais apprécié le suivre un peu plus dans ce tome, qui est centré sur Thya et Aylus.

La grande force de ce livre est dans son Panthéon, mélange de divinités celtes et grecques, ces dieux, un peu comme dans un jeu vidéo, dont  la puissance dépend du nombre d'adorateur. Apollon est touchant et démuni, Baal aussi noir qu'on puisse l'imaginer, Zeus et Poséidon comme frères peuvent l'être, bref je me suis retrouvé plongée dans mes cours de mythologie et j'ai apprécié ce que l'auteur a fait d'eux et de leur caractère.

Ce tome m'a semblé plus rythmé que les précédents, et moins linéaire (difficulté surmontée jusqu'à la prochaine), probablement aussi car les personnages sont plus nuancés, moins manichéens. Et surtout j'apprécie de lire des passages qui me donnent envie de relire les tomes précédents, d'y voir certains détails, actions sous un autre angle.

Au total : Un troisième tome qui clôt magnifiquement cette série en apportant un vrai souffle à l'histoire de Thya.

J'en profite pour féliciter le travail d'Aurelien Police sur toutes les couvertures de cette série.
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8/26 Lettre F 352 pages

dimanche 22 mai 2016

"La reine des neiges" (Les outrepasseurs, tome 2) de Cindy Van Wilder



J'ai découvert cette saga l'an dernier au moment des Imaginales. Je suis l'auteur notamment sur Twitter et je m'étais promis de lire ce second tome avant les Imaginales 2016, chose faite.

Résumé

Couverture Les Outrepasseurs, tome 2 : La Reine des NeigesLes Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…






Mon avis (Attention risque de spoiler si vous n'avez pas lu le premier tome)

J'avoue avoir eu du mal à me plonger dans ce second tome.

Le premier étant centré sur Arnaud et la malédiction des Outrepasseurs, nous faisons assez peu connaissance avec Peter, le personnage principal de ce tome. De plus ma mémoire n'étant pas très vaillante, j'avoue avoir eu du mal à me remettre en tête les différentes maisons et personnages associés. (Le petit glossaire à la fin du premier tome ne m'aurait pas forcément été de trop dans celui ci).

Une fois replongée dans l'histoire et notamment lorsque le lien entre les destinée de Peter et Arnaud m'ont semblé plus clair, j'ai dévoré les chapitres.
J'ai aimé découvrir d'autres Fés que le chasseur, notamment les Ferreux, mais aussi les Golem, découvrir en partie le fonctionnement de leur magie, et me laisser porter par les débuts de chapitres qui sont comme des légendes et qui m'ont rappelé l'assassin royal de R. Hobb.
La relation entre le Chasseur et Arnaud me déstabilise, m'éloigne de mon jugement initial. J'ai aimé les voir cohabiter, se maintenir à flot comme ils pouvaient.

Le personnage de Peter reste très adolescent dans sa rébellion et son rapport à son entourage mais il a un certain charme dans sa droiture (ou obsession). J'ai apprécié découvrir Noble sous un autre angle, le voir fragilisé et connaitre un peu mieux son passé, et regretté de voir aussi peu Shirley et Hermeline.

Le mode de fonctionnement des Outrepasseurs nous est révélé au fur et à mesure de l'histoire avec son système financier opaque, et les luttes de pouvoir. Réussir à rendre ce handicap une force et l'exploiter de manière assez cruelle, fait réfléchir à certaines situations actuelles.

L'univers décrit, que ce soit le Londres actuel très urbain, ou la mythologie réutilisée est riche et semble cohérent. Les clins d’œil nous amène en territoire connu avant de nous perdre car reprennent plus les références initiales que celles édulcorées de Disney.

Au total : Un second tome lent à démarrer mais qui permet de mettre en place toute l'organisation et différentes luttes des Outrepasseurs. La fin bien plus tonique donne envie de lire rapidement le troisième pour découvrir le dénouement final. L'univers est toujours autant travaillé, et c'est un plaisir de s'y plonger dedans.


SFF et diversité mini
Défi 2 : Littérature francophone mais non française

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7/26 Lettre V 368 pages

mercredi 27 avril 2016

"Les dossiers Dresden : Avis de tempête" de Jim Butcher

Lu dans le cadre de mon club de lecture, il était dans ma PAL numérique depuis un bout de temps, car quelques blogueuses recommandent fortement cette série

Résumé

Couverture Les Dossiers Dresden, tome 01 : Dans l'oeil du cyclone / Avis de tempête

Mon avis

Lu pendant quelques heures de train, ce livre est addictif, par l'humour dégagé par son personnage principal assez nonchalant et autocritique, mais aussi par un style simple et des rebondissements à foison. Bref il a rempli son rôle de divertissement. L'action étant rapide, il y a peu de temps mort.

Cependant, j'ai eu parfois du mal à accrocher au personnage. Harry Dresden mage puissant mais réduit à une vie de misère, plein d'humour mais cependant peu exploité à mon gout.
Les personnages secondaires notamment les femmes sont aussi assez peu décrites notamment Karrin, policière avec laquelle il collabore régulièrement, où on sent un manque de complicité. Le tout manque un peu de liant et d'approfondissement des caractères. De même le tenancier du bar mériterait d'être approfondi. Comme il s'agit d'un premier tome, on peut supposer les croiser à nouveau et découvrir un peu leur passé et personnalité.

L'histoire en elle même débute par des enquêtes à priori sans lien, et dont les évènements vont se croiser jusqu'à la résolution, ce qui permet de lire ce tome de manière indépendante, sans se sentir obligé de poursuivre.

La magie est présente sans être surexploitée, et les mythes et légendes locales sont bien intégrées à la réflexion du magicien et apporte du charme aux livres. On voyage dans les grands lacs et dans le Chicago underground, même si les descriptions ne sont pas très nombreuses.

Au total : Un premier tome qui met en place un univers et un personnage principal atypique. Une lecture détente.

mardi 26 avril 2016

"Roverandom" de J.R.R. Tolkien

Me baladant dans ma librairie préférée, mon regard est tombé sur ce livre de Tolkien, dont je n'avais entendu parlé et qui se situe dans un univers différent de la Terre du Milieu.

Résumé 

Couverture Roverandom

Voici un conte inédit. Roverandom a été écrit en 1925 pour consoler d'un « gros chagrin » le jeune Michael Tolkien qui, en jouant sur la plage, avait perdu son jouet, un petit chien. À partir de cet épisode assez banal, son père a imaginé l'histoire d'un chien réel qui connaît d'extraordinaires aventures pour s'être montré insolent envers un magicien.





Mon avis

J'ai ramé pour lire ce livre.

Je n'ai lu qu'une seule fois la trilogie du seigneur des anneaux, après avoir découvert le premier film au cinéma et deux fois Bilbo, sans lien franc avec les films.

On retrouve dans ce roman ce qui fait le charme de l'écriture de Tolkien, c'est à dire cette propension au digressions les plus improbables.
 Roverandom part de l'histoire d'un chiot qui se comporte mal envers un sorcier qui lui lance un sort le rétrécissant. Nous suivons donc un chiot dans sa quête de retour à son état de base. Cette recherche va nous embarquer sur la Lune, au fond des mers, à la rencontre de nombreux sorciers et autres créatures imaginaires. Sur le principe, c'est mignon, en pratique c'est assez long, et peu cohérent, comme un rêve ou une histoire d'enfant où tout ne s'imbrique pas forcément de manière très fluide pour un oeil extérieur.

Ce livre contient de nombreuses références au monde de Tolkien et aux traditions anglaises, ce qui explique le grand nombre de notes présentes pour un livre si petit. Je m'y suis un peu noyée du coup, en ne saisissant pas forcément le sens final des choses et en ne me fascinant pas pour tous ces détails.


Le monde développé par l'auteur est foisonnant de détails, d'idées qui le rend riche en rebondissement, mais parfois on peut aussi regretter de ne survoler que certains lieux, et personnages. (et de s'attarder chez d'autres)

Au total : Un roman pour enfant pas aussi accessible que je l'espérais.



mercredi 20 avril 2016

"Légion" tome 1 et 2 de Brandon Sanderson



Un auteur que j'apprécie beaucoup, j'ai croisé ce court récit lors d'un de mes  passages à la médiathèque.

Résumé


Couverture Légion, tome 2 : A fleur de peauCouverture Légion, tome 1« Mon nom est Légion, parce que nous sommes nombreux. » Ainsi parle le démon dans l’Évangile de Marc.

 Le héros de cette nouvelle, Stephen Leeds, surnommé Légion, est un être multiple : très intelligent, il peut apprendre n’importe quoi en très peu de temps, mais extériorise tous ses savoirs sous forme d’hallucinations, qui sont autant d’aspects de lui-même. 
Il vit reclus dans une grande maison, entouré de ces nombreuses entités hallucinatoires, toutes dotées de compétences hautement spécialisées. Il est riche, car il loue ses services à qui peut se les payer. Un jour, il est engagé pour enquêter sur la disparition d’un scientifique, inventeur d’un objet très particulier : un appareil photo capable de prendre des photos du passé…

 

Mon avis

J'ai beaucoup aimé ces livres courts mais finalement assez denses.

Le personnage principal est très intriguant avec ses multiples personnalités se révélant comme des hallucinations. Chacune ayant une personnalité propre, il est difficile de s'y perdre. Je ne citerais que JC, paranoïaque ancien marine qui me fait souvent sourire par ses interventions décapante! Par ailleurs, il est capable de créer des hallucinations avec des capacités intéressantes pour l'instant donné. Je m'attache aussi comme le personnage principal à certaines de ses personnalités qui apportent une aide réelle mais non exagérée la plupart du temps.

Le concept est donné, simple mais fascinant, et porté par Brandon Sanderson, on a des romans qui se dévorent.

L'intrigue des deux tomes est bien menée, un peu policière, courte mais intéressante et terminée à la fin du roman. Le premier aborde des notions politiques et est peut être un peu plus fantastique, le second plus scientifique avec des questions sur la portée des découvertes et les réserves qu'il faut garder. Le fil rouge est assez discret et pour le moment peu développé.
 
Au total : Une nouvelle série par Brandon Sanderson, portée par un personnage atypique et des romans courts permettant une vraie détente. Je recommande.

lundi 18 avril 2016

"L'enfant des cavernes" de Jean R Auel

Un livre que j'ai recu dans le cadre du club de lecture pour la réunion de Noel! Je me suis rendue compte que beaucoup de mes connaissances de la blogosphère avaient une certaine affection pour ce livre. Bref petite pression dans ma découverte tant les critiques étaient positives !

Résumé

Couverture Les Enfants de la Terre, tome 1 : Le Clan de l'ours des Cavernes / Ayla, l'enfant de la terreIl y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s'achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l'homme s'est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu'il est aujourd'hui. Il connaît l'outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s'abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d'harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d'un lion pour se réfugier auprès d'un clan étranger. On l'adopte. Très vite, les gestes et les paroles d'Ayla suscitent l'étonnement et l'inquiétude.



Mon avis

J'ai beaucoup aimé ce roman qui me sort un peu des lectures du moment.
Suivre Ayla, c'est se laisser emporter dans la préhistoire grâce à l'écriture de J. Auel, pleine de descriptions immersives et de personnages attachants.

Le monde préhistorique est très bien décrit que ce soit au niveau de la faune que de la flore. Les différentes plantes, leur usage nous amène dans un retour à la nature, avec des messages de respect complètement décalé par rapport à certains de nos comportements actuels.
Par ailleurs la place d'Ayla est un message de tolérance assez fort tout au long du roman. Différente oui, mais les faits objectifs sont parfois plus forts que les préjugés.

Les personnages sont attachants dans son ensemble et l'immersion dans le clan se fait de manière très naturelle et fluide. Ayla est peut être agacante dans sa manière de tester les limites de manière quasi permanente mais elle est touchante dans son altruisme, sa volonté de comprendre le monde qui l'entoure.
La supériorité du Sapiens sur le Néandertal vire parfois au cliché de mauvais journaux scientifiques mais je me suis concentrée sur le versant roman et moins historique. (Et je pense que remis dans le contexte de l'écriture c'est moins flagrant)

Les autres personnages du clan forment une entité parfois peu distincte mais j'ai particulièrement apprécié Brun, Creb et Iza ainsi qu'Uba. Nous les suivons plus du fait de leur position dans le clan. Leur rapport aux animaux  par le biais de leur totem est intéressant et leur religion très animiste au final. Petit bémol, il y a forcément un méchant qui est surtout bête dans cette histoire mais assez acharné !

J'ai un peu plus tiqué sur la place de la femme dans leur société, et la banalisation de la violence à leur égard (mais ma connaissance de ce versant de l'histoire n'est pas vraiment très pointue) ...

Au total : Une immersion réussie au temps des Néandantals avec Ayla et l'ensemble de clan de l'Ours. Je lirai avec plaisir la suite de ses aventures.

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7/26 lettre A 544 pages

mardi 5 avril 2016

"L'été de l'infini" de Christopher Priest

Gagné sur le blog de Cornwall lors d'un concours pour le CRAA, je me suis rapidement laissé embarquée dans ce recueil de nouvelles assez complet, et dont la couverture est magnifique !
Article écrit en 2 fois, après avoir lu la moitié des nouvelles environ, et avoir bloqué sur l'une d'entre elle, j'ai posé le livre, écrit un mot sur chaque nouvelle pour m'en souvenir. Je viens d'y revenir, il y a quelques jours, avec un nouveau souffle en lisant notamment l'interview de l'auteur qui m'avait initialement fait craindre des spoilers mais qui finalement m'a bien éclairé sur son oeuvre et surtout le contexte.













Mon avis

L'été de l'infini est un livre très complet.

La préface explique certains aspects des nouvelles et j'ai pris le parti de la lire en plusieurs fois au cours des différentes nouvelles pour mieux les comprendre.

L'interview de l'auteur sur le film " Le prestige" m'a tenue éveillé le soir de ma réception. J'ai beaucoup aimé le livre, un peu moins le film, mais les explications sur cette adaptation, la manière dont s'est montée le film est fichtrement passionnante !
J'ai lu l'entretien avec Thomas Day après avoir fini les nouvelles et j'ai apprécié découvrir la vie de l'auteur, le retour sur sa carrière, ses succès/échecs qui ne sont pas les mêmes selon les pays où il a été publié. C. Priest a un certain recul sur son métier, et l'évolution de la SF. Finalement j'en ressors avec certaines pistes de lecture. J'ai très envie de lire la Fontaine pétrifiante et Le monde inverti en plus de la Séparation qui est déjà dans ma PAL, ainsi que certains classiques de SF comme La machine à remonter le temps de H.G Wells.

Le recueil de nouvelles est en lui même très bon, avec toujours le même style très anglais, mais des thèmes variés, une touche d'anticipation et de fantastique qui nous donne l'ambiance de l'auteur. J'ai trouvé certains textes assez longs et parfois difficiles à suivre. Je n'ai pas terminé une seule nouvelle.

L'été de l'infini retrouve l'ambiance de la seconde guerre mondiale, du fantastique s'y ajoute et fait de cette nouvelle une très bonne entrée en matière.

La tête et la main évoque le monde du spectacle dans l'excès. Une nouvelle qui fait réfléchir sur l'importance de son corps et de nos décisions le concernant.

La femme dénudée m'a marquée par son dénouement,  et surtout son actualité ... Un texte qui m'a fait froid dans le dos

Rien de l'éclat du soleil est plus orienté SF, planète et extraterrestre. La compréhension de l'autre et la tolérance en font aussi des pistes de réflexion.

Finale aborde le tunnel avant sa mort, ses impressions de revivre sa vie. Bien rythmée.

La cage de chrome : comment passer un message en 1 page recto verso !

Le monde du temps réel aborde les médias et la manipulation. Un peu lente, on se sent manipulé comme les personnages sans trop savoir ce qu'il en est après le dénouement.

Transplantation : Bon j'écris cet article trop tard, je n'en ai pas de grand souvenirs...

Haruspice : j'ai clairement bloquée dessus... Ces boulettes qu'il mange... J'ai fait une pause après cette nouvelle que j'avais enchainé avec Le monde du temps réel...

J'ai beaucoup aimé le "Baron" qui rappelle le monde de la magie du Prestige et l'importance des assistants.

Les effets du deuil nous ramène dans l'ambiance des illusionniste et l'Angleterre d'allure victorienne mais avec des portables. J'ai  été destabilisée par la fin, où je me suis posée la question de ma compréhension.

Errant solitaire et pâle, dernière nouvelle qui met en avant le voyage dans le temps, un peu comme un miroir à la première. J'ai aimé les réflexions sur hier-aujourd'hui-demain, sur la continuité des situations.

Au total : Un livre très dense à la fois par la qualité des nouvelles proposées que par les annexes, on découvre un auteur passionnant dans sa vision de son œuvre et la place de la science fiction. Les clés de lecture notamment dans la préface permettent aux novices de l'auteur d'apprécier les thèmes récurrents et la subtilité de certains textes. Par ailleurs si vous avez apprécié le Prestige, comme moi, le bonus offert par ce livre est un régal.

D'autres blogs en parlent (vraiment très bien !) : Lune, AcroO,

Challenge Maison : CRAAA


lundi 4 avril 2016

[Roman graphique] Le sculpteur de Scott McCLoud

Recu dans le cadre de l'opération Price Minister pour le festival d'Angoulème, un roman graphique qui me tentait bien par le thème abordé. J'avoue avoir eu une petite surprise quand j'ai vu l'épaisseur de ce livre, mais aucune déception à la fin de ma lecture

Résumé

Couverture Le Sculpteur 

David Smith consacre sa vie à l'art – jusqu'à l'extrême. Grâce à un pacte avec le diable, le jeune artiste voit son rêve d'enfance réalisé : pouvoir sculpter tout ce qu'il souhaite, à mains nues. Mais ce pouvoir hors norme ne vient pas sans prix... il ne lui reste que 200 jours à vivre, pendant lesquels décider quoi créer d'inoubliable est loin d'être simple. D'autant que rencontrer l'amour de sa vie le 11ème jour ne vient rien faciliter.



Mon avis

Ce roman graphique est un coup de cœur, à la fois pour le graphisme et l'histoire retracée.

David Smith, nom ordinaire au destin qui l'est moins, sculpteur talentueux dès le plus jeune âge, repéré tôt qui se grille auprès des acheteurs sur des erreurs de jeunesse.
Nous le découvrons vers 25 ans
à la recherche du succès perdu, dans une dépression assez profonde.
J'ai aimé ressentir par les cases les émotions de David ressentir de l'empathie juste sur les traits et les situations.
Il faut pour apprécier ce livre aimer les personnages malmenés par leur auteur ; il n'existe que quelques pages, jours de répit dans ce récit.

Sa rencontre avec Harry va changer sa vie, et surtout sa manière de sculpter. Je me suis attachée à ce David torturé qui apprend à transmettre les émotions à la pierre et à associer le soi et ce que les autres recherchent dans une sculpture.




Les personnages qui gravitent autour de lui sont tout aussi intéressants, que ce soit Ollie, dont l'amitié est indefectible ou Meg forte et fragile à la fois, fantasque et décalée qui apporte ce vent de folie au sérieux initial de David tout en lui apportant une certaine stabilité. Leurs relations sont fortes, subissent des étapes, des épreuves mais restent crédibles.


Les dessins sont extrêmement forts, soutenus par du texte qui n'est jamais prépondérant et tout en douceur du fait des choix de couleurs, blanc, gris, noir et bleu. Le trait est bien net, et apporte le mouvement ou l'émotion qui suffit à comprendre la scène.







Les pages sont parfois libres de texte, souvent avec un premier tiers sur tout la largeur de la page, et un second tiers avec des marges, ce qui lui donne un profil assez particulier et permet de repérer finalement les passages forts, lorsque l'émotion prend tout la page. 

On peut survoler ce livre en tournant les pages ou prendre le temps d'apprécier les détails de chaque case et se laisser porter par l'émotion et la ville de New York très bien retranscrite.

Au total : Un très beau roman graphique sur le thème de l'âme damnée. Des dessins forts qui portent une histoire universelle. Je le recommande vivement.

dimanche 3 avril 2016

Bilan de mars, Perspectives d'avril

Je n'avais pas fait de bilan depuis un bon moment. Je profite de mon carnet de lecture pour me souvenir de ce que j'ai lu ce mois ci, bande dessinées incluses.

Livres lus : 

En romans :

Nymphéas noirs de Michel Bussi : Pour le club de lecture qui aura lieu le 5 avril. Pas convaincue du tout par les personnages et décue du dénouement de l'intrigue.

Couverture L'élixir d'amour Editions Albin Michel 2014L’élixir d'amour d'Eric Emmanuel Schmitt : Emprunté à la médiathèque, petit roman épistolaire qui se lit vite, avec quelques réflexions sur le coup de foudre. Les personnages se révèlent au fur et à mesure de leur correspondance, et le dénouement surprend. Les personnages féminins sont franchement flippantes de manipulation.



Journal d'un vampire en pyjama de Mathias Malzieu : Parler de sa maladie sans tomber dans le patho est périlleux, mais grâce  au monde imaginaire riche de l'auteur, les pages tournent au gré des petites victoires et de Dame Ocles. Un beau témoignage coté patient et une belle déclaration à sa belle et à son entourage.

Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos : Petite déception au vue des éloges qui existent sur la blogosphère. Je me suis moyennement attachée à Ophélie, et été frustrée de voir aussi peu du monde dans lequel elle vit et qui est très intriguant. Je pense néanmoins lire la suite, dès qu'elle sera disponible à la médiathèque.

Couverture L'Opéra de Shaya Editions ActuSF (Les 3 souhaits) 2014L'Opéra de Shaya de Sylvie Laine : Envie d'une lecture plus courte après les nymphéas, j'ai sorti ce recueil de ma liseuse avec grand bonheur. Très belle découverte de SF, on se balade sur des planètes différentes avec des thèmes plus ou moins légers bien abordés. A conseiller !




BiFrost spécial Ursula LeGuin : Je me suis abonnée à cette revue quand j'ai appris le spécial sur Neil Gaiman, et en ai profité pour commander les numéros qui me tentaient, dont celui ci .
J'ai profité d'avoir terminé ma lecture de 'La main gauche de la nuit' pour lire les articles concernant l'univers de l'Ekkumen et de Terremer, franchement bien écrits, et qui donnent envie de poursuivre ma découverte.

Coté Bulles, j'ai lu : 

Le troisième tome des vieux fourneaux de Lupano et Cauuet : Une série que j'aime beaucoup. Les personnages sont déjantés, se retrouvent dans des histoires où leur passé leur retombe dessus. Je conseille fortement !

Le vieil homme et la mer de Murat, inspiré de la nouvelle d'Hemingway : Un livre que j'aimerais lire mais qui me fait peur du fait de son coté "classique". Les dessins sont très beaux, l'histoire est pleine de douceur et d'enseignement sur la persévérance, la place des plus anciens. Je passerai le pas du livre.






Le Sculpteur de Scott MacCloud : Reçu dans le cadre de l'opération Price Minister pour le festival d'Angoulème. Un pavé très intense niveau histoire, portée principalement par les dessins, une palette de couleur réduite et des bulles parfois déstructurées. Billet à venir. Je recommande.

Bilan des challenges : 

Challenge FrancofouJ'ai terminé le challenge Francofou avec 4 lectures !


L'évangile cannibale de Fabien Clavel
Royaume des vents et de colères de Jean Laurent Del Socorro
Animale de Victor Dixen
L'opéra de Shaya de Sylvie Laine





J'ai avancé doucement dans mon challenge ABC avec 2 lectures (L'opéra de Shaya et Nymphéas noirs) et dans mon challenge SFFF diversité.

Perspectives d'Avril

J'aimerai finir L'enfant des cavernes de Jean M Auel (dont j'ai découvert il y a peu que c'était une femme ...) débuté il y a quelques jours.
Je prévois American Psycho de Brett Easton Elis pour le book club de Livraddict (emprunté à la médiathèque), et le livre pour mon club de lecture qui sera choisi mardi.
J'ai par ailleurs emprunté le tome 2 de Legion de Brandon Sanderson, ainsi que "Entre chiens et loups" de Malorie Blackman. J'ai aussi formé ma PAL pour les Imaginales, il faudrait que je pioche dedans !