lundi 26 août 2013

"L'assassin royal, tome 4 : Le poison de la vengeance" de Robin Hobb

Alors que le tome 3 se terminait sur un fin qui méritait que l'on souffle, j'ai extirpé le 4 de ma bibliothèque, car je ne pouvais attendre de poursuivre l'aventure dans le monde des Six Duchés.
Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.





Le prologue nous résumé les différents évènements passés et nous replonge rapidement dans la vie de Fitz.











J'ai beaucoup aimé : 

- La coupure que les évènements du troisième tome ont apporté. Comment va t-il se dépatouiller de l'histoire avec Célérité et Molly ? Comment va t-il gérer son rôle de prétendant sans en être un ? A la fois résolution facile de certains conflits sous-jacents, mais aussi retournement de situation apportant un véritable souffle à l'histoire. On perd de vue certains personnages, pour un tome quasiment concentré sur le héros.
- L'histoire de Burrich, je ne me souvenais pas de son passé. On se doute qu'il percoit le Vif, voir qu'il le possède, mais à l'évocation de sa relation avec les animaux, on comprend mieux son poste et ses réactions avec Fitz quand il était jeune.
- L'apparition du Lignage, qui sera si important par la suite et la relation de Fitz avec Oeil de Nuit, qui finalement est équilibrée. Son départ fait un vide, mais semble si justifié.
- La découverte de l'Art sous un autre angle, que ce soit pour masquer la vérité, comme dans sa fuite dans le chateau, ou pour voir les souffrances de certains. Je n'arrive pas à savoir si le posséder est vraiment une bénédiction finalement.
- Visiter les Six Duchés de manière différente. Voir les duchés intérieurs, et Gué de Négoce qui m'a tant fait penser au château de Versailles. Deviner les paysages décrits par R. Hobb entre forets, champs, plaines et collines.
- Écouter Umbre et Burrich, décrypter les évènements d'un oeil extérieur. Voir comment les actes de Fitz sont perçus, alors que j'adhère totalement à ce qu'il fait (et que je n'imagine pas forcément d'autres solutions, embarquée dans l'action avec lui).
- Apercevoir Vérité, presque comme un ange gardien de Fitz. Leur relation est particulière mais vraiment forte.
- Et surtout l'évolution de Fitz, de ses entretiens initiaux avec Burrich, à la prise de son indépendance jusqu'à ses décisions plus ou moins fines qui l'amène encore un fois à se mettre en danger. Son tiraillement constant entre ses velléités bestiales, de vie simple, normale pour un homme ou un animal selon son humeur, à son implication dans la politique, les jeux de stratégie qu'il ne maitrise finalement que peu.


J'aime comprendre par quel biais il perçoit Molly, même si cela n'est pas spécialement explicité pour le moment, j'aime voir à quel point l'histoire est cohérente.

Je suis surprise de voir à quel point la marche vers les Anciens apparait tardivement dans l'aventure. J'en ai un souvenir épuisant, de pages qui s'étirent, j'étais persuadée que certains évènements allaient se passer en plusieurs tomes, mais il ne m'en reste que 2, et je crois en être encore assez loin.

Je ne me souvenais pas qu'il y avait autant de confrontations avec Royal, autant de raisons de le détester, même s'il lui trouve des excuses. J'aime leur coté gris.

Au total : Une petite pause avant de me plonger dans les 2 derniers tomes de cette première saga !

dimanche 25 août 2013

"L'assassin royal tome 3 : La nef du crépuscule" de Robin Hobb

J'ai enchainé directement ce tome la au précédent, sous l'excuse qu'en anglais, ils ne font qu'un ! Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre.




Pour la peine, il n'y a pas de résumé au début de ce tome qui reprend les évènements précédents.

Tout s'accélère dans ces pages. On comprend la rapidité du déclin de Subtil, on apprend à mieux connaitre Royal, son but et surtout son caractère, assez peu adapté au commandement.

Les réactions extérieures aux décisions de Fitz nous surprennent parfois, du fait que nous avons une vision très biaisé de la situation des Six Duchés par la vision quasi exclusive du narrateur.
Les notes de début de chapitre permettent de situer certains éléments dans un contexte plus global, même si parfois j'ai l'impression qu'elles se répètent.

J'ai aimé voir Fitz dans ses relations "amoureuses", son penchant pour Molly, son "devoir" envers Célérité. On sent qu'il n'est pas à l'aise à la fois de sa personne et surtout de sa situation globale qui l'empeche parfois de prendre les bonnes décisions.

Il est sur que d'avoir eu un éducation masculine, par des hommes totalement dévoués aux Loinvoyant n'aide pas à penser vie de famille et autonomie, mais il est étonnant de voir le manque de subtilité, et l'égoisme chronique qu'il présente, notamment avec Molly.

Kettricken est toujours aussi admirable, droite, Royal parfaitement infect et imbu de lui même.
 Je ne me souvenais plus de Sereine et Justin, de leur présence aussi sournoise, et je me dis qu'ils font aussi partie des victimes, privés de leur propres jugements. J'ai un regard bien plus critique sur l'Art et son utilisation que j'avais pu avoir à ma première lecture.
Quand à Romarin, bizarrement je me souvenais assez bien de son rôle, peut être car j'y ai vu les nombreuses allusions faite par l'auteur de sa présence.
Rien que dans ce personnage, on sent la maitrise de l'auteur dans les évènements, les caractères des personnages. Le hasard n'a pas sa place, et je n'ai pas vu de rebondissements incroyables et non cohérents. Qu'il s'agisse d'allusion récurrente ou de détails disséminés, chaque phrase à sa place dans ce récit.

Le final de ce tome fait partie, je pense, des pages qui m'avaient le plus marqué, à la fois par leur déroulement, la torture à peine lisible que par leur dénouement, qui permet de clore un chapitre de la vie de Fitz au chateau de Castelcerf.
On assiste de manière remarquable à la chute de Fitz en assez peu de pages finalement, une action sous le coup de la colère, et ses conséquences effroyables.

La fidelité d'Umbre et de Burrich, leur amitié envers Fitz, qui le leur rend peu est admirable. Je pense que dans le caractère de Fitz, son coté toujours inassouvi ne le favorise pas. Il cherche toujours plus, ne se contentant jamais de ce qu'il a, essaie d'affirmer son indépendance, autonomie, sans jamais penser qu'il n'a pas toutes les clés...

Au total : Un tome riche en rebondissement. Le tome 4 est déjà terminé...

mercredi 21 août 2013

"L'assassin royal : L'assassin du roi" de Robin Hobb

Je poursuis ma relecture quasi frénétique de cette saga, avec un plaisir toujours renouvelé. Pour ceux qui n'ont pas lu la sage, je vous déconseille de poursuivre



L'histoire reprend quasi ou elle s'est achevée au dernier tome, avec Burrich et Fitz se remettant difficilement de leur attaque dans le pays des montagnes et leur trajet retour difficile vers Castelcerf.

J'ai aimé dans ce tome :

-La construction du lien entre Oeil de Nuit/Loupiaud et Fitz, de leur rencontre, où contrairement aux précédentes, Fitz n'a pas le dessus, à la construction de leur lien, et leur difficulté à trouver leur place commune

-L'histoire avec Molly que je trouve touchante. Je ne me souvenais pas qu'ils aient bénéficié de tant de complicité. L'ombre de Royal reste omniprésente, et les fréquentes allusions me font penser que bientot cela se retournera contre eux. Molly semble bien plus déterminée et au clair dans ses ambitions que ne peut l'être Fitz.

-Le couple Vérité/Kettricken écarté par le pouvoir, alors que tant semble possible entre eux. Leur différence de point de vue sur leur fonction et leur découverte mutuelle. Kettricken est un personnage que j'affectionne par son sens du devoir et par sa capacité à s'adapter. A travers elle, on en apprend plus sur le mode de vie des Six Duchés. De même l'ombre de Royal semble planer en permanence.

-Patience par son role de seconde mère envers Fitz, à distance, mais de bon conseil. Sa remarque sur Attentionnée montre à quel point l'auteur maitrise l'évolution de sa quête, tout en la recentrant dans l'intrigue.
-Le fou toujours ambigu, mais on apercoit le début du "catalyseur/changeur. Ses conseils mystérieux, son savoir associée à son incapacité à agir, les doutes sur ce qu'il est vraiment. Vraiment fascinant.

J'ai cependant trouvé quelques longueurs, notamment dans la menace des forgisés et des pirates rouges. L'intrigue avance peu, et nous sommes prisonniers comme les habitants de Castelcerf dans notre attente à voir avancer les choses, à voir les situations se débloquer.
 
On voit beaucoup moins Umbre dans ce tome, et il m'a manqué, dans sa manière de décrypter l'actualité, de permettre de voir d'un autre œil les situations vécues par Fitz. Le roi Subtil, nous semble tellement mal porter son nom. Comment ne voit il pas le rôle néfaste de son serviteur, comment se laisse t il enfermer dans sa chambre sans riposter?
On en apprend plus sur l'Art aussi, des différentes manières de le pratiquer, des différentes perceptions et utilisations possibles. Les anciens, et le roi Sagesse commence à poindre leur nez.

Au total : Un second tome dans la lignée du premier, malgré quelques longueurs. La découpe francaise fait que la fin semble abrupte, j'ai enchainé directement le troisième tome !

vendredi 16 août 2013

"Room" d'Emma Donaghue



Un livre qui a de bons échos sur la blogosphère, un quatrième de couverture assez intrigant, même si on se doute que le sujet ne sera pas très gai.

Résumé :

Couverture Room 
Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions.
Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. 




Mon avis :

Les premières pages ont été pour moi assez difficiles. J'ai eu initialement du mal à entrer dans la peau de Jack, et dans cette pièce de 9m² qu'il avait totalement apprivoisé.
Je me suis demandé pourquoi ce livre avait eu tant de succès. J'avoue avoir regardé sur la blogosphère pour comprendre l'engouement, et après ce détour, j'ai repris ma lecture, et effectivement je me suis retrouvé happé par cette mère et son enfant, leur histoire, leur réaction.

Après 150 pages, finalement l'histoire décolle vraiment. On apprend comment ils sont arrivés dans cette situation et on comprend les réactions de cette mère, de ce qu'elle a mis en place pour protéger au maximum son fils.
Moins l'évasion qui est soit entrainante entre la mise en place du plan, et son application, c'est vraiment la suite qui m'a épatée dans sa manière d'être présentée. En effet, la reconstruction d'une vie "normale" est rarement décrite. Les séries s’arrêtent souvent à l'arrestation et à la libération des victimes mais on assiste peu à la suite. La pression des médias, la redécouverte de la famille qui s'est reconstruit différemment et du monde qui nous entoure.
Le point de vue de Jack, qui m'a tant gêné au début du livre, est finalement plaisant, il apporte un peu de légèreté au situations abordées, même si certaines réflexions sont parfois trop matures, pour penser qu'il n'y a pas de la pensée adulte dans ses propos. Il nous montre à quel point passer d'un environnement clos, avec pour fenêtre sur l'extérieur, une télévision, au monde réel avec ses nuances, les relations humaines et sa richesse peut être difficile. Il apporte un regard neuf, vraiment différent sur certaines situations de la vie quotidienne.

Ce livre fait partie de ces livres qui hantent, dont j'ai rêvé la nuit, dont mon esprit a soulevé des hypothèses à certaines réactions maternelles qui finalement ne nous sont pas vraiment explicité ce qui permet de se projeter et nous laisse un peu d'imagination dans cette situation difficilement imaginable.
La relation mère-enfant, dans son coté fusionnel, puis l'apprentissage de la séparation est bien retranscrite. J'ai beaucoup aimé les relations qui se mettent en place avec sa famille entre découverte et méfiance.

Au total : Un début assez lent, mais rattrapé par la suite, une histoire qui fait froid dans le dos et et reste en mémoire.

15/26 lettre D changement 2



jeudi 15 août 2013

Manga Time




Rien ne vaut quelques mangas en période de difficultés de lectures...

J'ai donc lu :

"Nana" d'Ai Yazawa tomes 4 (?) à 17
Couverture Nana, tome 10J'ai été très étonné du rebondissement dans le tome 9 qui fait changer totalement de direction l'une des Nanas, puis du tome 15. J'ai parfois du mal à cerner Hachi, mais je pense qu'il me manque des références culturelles sur la vie japonaise. Finalement, l'histoire est centrée sur les 2 Nanas, mais tous les autres ont leur importance et sont  bien développés, j'aime particulièrement l'évolution de Shin, et ne comprends pas vraiment le comportement de Takumi, que l'on ne voir qu'à travers les yeux des 2 Nanas. Je suis agréablement surprise du fait que les tomes arrivent à se renouveler dès qu'une pointe de lassitude me guette !
On continue donc !
Couverture Nana, tome 11










"Je ne suis pas un ange" tome 1 d'Ai Yazawa
Bon j'ai carrément moins accroché, beaucoup plus classique, que ce soit le cadre (un lycée japonais, avec costumes et traditions (un poil américaine non?), ou les protagonistes qui sont assez classiques, le bad boy au grand cœur, ce n'est pas nouveau, avec un héroine qui frise l'hystérie dans certains moments. Bref pas mon genre (mais pas une mauvaise lecture non plus :p) et un peu longuet sur certains passages...



Couverture Une sacrée mamie, tome 01
"Une sacrée mamie "Tome 1 à 3 de Yoshichi Shimada et Saburo Tahihawa

J'ai beaucoup aimé ce tome qui nous transporte dans un Japon rural et pauvre, loin de l'image que j'en ai. La relation entre Akihiro et sa grand mère est vraiment bien menée, l'évolution du jeune garçon donne envie de poursuivre cette série !





8/20

samedi 10 août 2013

"La stratégie Ender" d'Orson Scott Card

Un classique de la SF bientôt adapté au ciné.

Résumé


Couverture Le cycle d'Ender, tome 1 : La stratégie Ender Editions Tor Books 1989Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués —, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance... et cela le dépasse.

Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité.

Et Ender n'a que six ans.


Mon avis

J'ai du mal à avoir un avis tranché sur ce livre.

Le début m'a bien accroché, à découvrir l'école de la guerre, l'évolution et l'apprentissage d'Ender. Malheureusement, je trouve qu'il est difficile de s'attacher à ce personnage car malgré l'injustice qu'il vit la plupart du temps, ses réactions, parfois empreintes de condescendance, de supériorité bien sentie  nous font ressentir une différence. De même j'ai trouvé difficile de m’imprégner du monde dans lequel il existe dont on sait des choses de manière interposée et surtout par les différents enfants. J'ai aussi trouvé quelques longueurs dans son apprentissage, dans la répétition de certaines épreuves.

J'ai aimé les questions qu'il soulève, notamment le fait que la menace Doryphore semble si éloignée mais si proche, que certains se posent la question de sa véracité. La conclusion nous apporte les explications de ce monde, et son ouverture vers une suite, sans que celle soit forcément nécessaire.Les jeux sur ordinateur font partie des choses que l'on souhaite voir se développer, un jeu qui évolue avec le joueur, dont les situations s'adaptent, même si la réalité qu'il transporte est finalement tout autre. J'ai aimé comprendre la réelle signification de la balade dans cet univers parallèle et son importance.
La manipulation est omniprésente, au point qu'il est difficile de savoir qui est le plus victime des choses.

Les relations entre les différents enfants sont bien exploitées, que ce soit dans la fratrie, avec le rôle central de la sœur entre ses deux frères, devant jouer médiateur, mais se retrouvant sous la coupe de l'un, emportée par le jeu qu'il mène, ou les autres enfants de l'école. On voit la manière de construire une équipe efficace et finalement solidaire, le rôle du chef qui gère, sans jamais vraiment être intégré même s'il le souhaite.
Les parents d'Ender sont cependant passifs, à la fois dans leur choix d'avoir un troisième, dans leur réaction au départ d'Ender, puis par la suite dans leur surveillance de leur 2 ainés.

Au total : Un classique de la SF qui méritera une seconde lecture pour approfondir certains points de relation, et mieux appréhender les scènes finales.

Lettre C : 14/26


vendredi 9 août 2013

"Les témoins de la mariée" de Dider Van Cauwelaert

Un livre qui me tentait par sa couverture et son titre, j'en ressors assez mitigée.

Résumé

Couverture Les témoins de la mariée Editions  2012« Nous étions ses meilleurs amis : il nous avait demandé d'être ses témoins. Trois jours avant le mariage, il est mort dans un accident de voiture.
Ce matin, à l'aéroport, nous attendons sa fiancée. Elle arrive de Shanghai, elle n'est au courant de rien et nous, tout ce que nous savons d'elle, c'est son prénom et le numéro de son vol.
Qui aurait pu se douter qu'un tel drame redonnerait un sens à notre vie, et nous ferait enfin découvrir le bonheur ? A nos risques et périls... Elle nous bouleverse, nous fascine, nous rend fous, mais cette Chinoise de vingt ans est-elle la femme idéale ou bien la pire des tueuses ? »


Mon avis :

Un livre qui traite du sujet du deuil de manière assez originale, car on suit les 4 meilleurs amis d'un homme, plutôt que la famille, et nous connaissons sa fameuse fiancée à travers eux.
Le livre est scindée en 4 parties, ou chacun des protagonistes prend la parole, dans une histoire qui se suit. La lecture est simple, et rapide, pour ma part lors d'une nuit d'insomnie.

Après j'avoue que j'ai du mal à accrocher au caractère assez pique assiette de ces personnages, à leur interdépendance et leur relative exclusion du monde réel, chacun nous donnant l'impression de vivre à travers le protagoniste, plus que par lui même. D'ailleurs, par opposition, la famille du défunt est finalement assez peu évoquée, et plutôt noircie.

La mariée, est quand à elle assez surprenante, et parfois peu crédible dans ses réactions, trouvant toujours la bonne attitude, le bon mot. La révélation finale, surprenante il est vrai, apporte une dernière touche d'incrédulité pour ma part, à se demander si l'auteur savait quel chemin il prenait en débutant son livre tout en me disant que plus cliché tu meurs...

Je me suis un peu retrouvé comme dans le film les petits mouchoirs, à suivre une bande de pote, éloignée de mon quotidien, à laquelle je ne peux vraiment pas m'identifier, et je suis finalement restée assez passive à ma lecture, et peu touchée par leur drame et leur humour. J'ai d'ailleurs du mal, à distance de ma lecture, à vraiment bien discerner les 3 hommes dans leur caractère.

Au total : Un livre rapide à lire, mais sans plus

13/26 Lettre V

jeudi 1 août 2013

"L'assassin royal : L'apprenti assassin" de Robin Hobb

Je suis en pleine période relecture, car la nouveauté c'est bien, mais les valeurs sures et à redécouvrir me tentent plus en ce moment.

Résumé

Couverture L'Assassin Royal, tome 01 : L'Apprenti assassin Editions HarperCollins (Voyager) 2006Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...


Mon avis

J'avais à peine ouvert le livre que je me suis retrouvée plongée dans le royaume des Six Duchés. La plume de Robin Hobb est vraiment captivante, et je suis contente de me retrouver dans les mémoires de Fitz.

On le découvre à 6 ans, quand son grand père le dépose aux portes du palais. En quelques pages, de nombreux personnages clés vont ainsi être présentés, et connaitre leur évolution future, permet d'apprécier au mieux les descriptions pleines de piquants ("Son cadet, lui, arborait des tons coquelicots et primevère, et le manteau qui lui tombait sur les épaules comptait en largeur le double du tissu nécessaire à couvrir un homme. (...) Et le tour délicat de ses phrases évoquait une chaîne en or contournée à coté des maillons sans apprêt du parler de Vérité"). Avec des mots précis, on découvre rapidement la différence de caractère entre Vérité et Royal et l'aversion de Fitz pour ce dernier.

Je ne me souvenais pas qu'il se passait autant de choses dans ce premier tome. Les intrigues et les apprentissages s'enchainent. Il part en mission plus de fois que je ne me souvenais.

Les magies comme le Vif et l'Art sont rapidement abordées, et on les découvre à travers les yeux de Fitz. Son apprentissage m'avait laissé des souvenirs marquants, et effectivement, Galen dans son injustice équivaut à mon souvenir.

J'aimerais faire entrer ce billet dans le challenge de Vert grâce à l'amourette totalement platonique entre Molly et Fitz. (Donc ne pas lire ce paragraphe si vous ne voulez pas en savoir plus !)
De leur rencontre dans l'enfance entre Molly Bourre Pif et Fitz, leur retrouvailles adolescentes timides et pleine de pudeur (avec leur reconnaissance épatée), jusqu'à leur presque baiser sur les collines (sans oublier la pointe de jalousie avec le capitaine qui tente de la séduire). Tout les éléments d'une love story sont présents !
J'étais contente de redécouvrir cette relation qui reste très discrète et pourtant pleine de promesse. Je me demande encore si Molly sait qui est vraiment Fitz, si elle reste aveugle pour sa protection, en gardant le nom "Le nouveau".

On pourrait aussi parler de l'amour presque filial d'Umbre et de Burrich envers Fitz, mais je crois que l'on s’échappe du thème.

J'ai presque oublié de parler de ces personnages secondaires qui sont nombreux mais tellement bien amenés et décrits qu'ils font vraiment la richesse de cette saga.
Le fou est le personnage le plus intriguant à travers son aspect, ses phrases énigmatiques, et celui que j'ai le plus envie de redécouvrir, car je pense être passé à coté de plein de choses le concernant lors de ma première lecture.
Burrich, qui malgré son aversion pour le Vif, fait preuve d'une loyauté et d'un attachement vraiment touchant pour Fitz. Umbre, personnage tout en ombre, mais que je trouve assez attachant notamment dans sa manière d'aborder sa relation avec Fitz.
Subtil, dont le nom nous parait parfois pas aussi adapté qu'il devrait l'être, avec Vérité et Royal forment le socle de la famille royale autour delaquelle se noue pas mal d'intrigues. On note la différence entre Subtil/Vérité et Royal dont les mots sont beaucoup moins posés et plus vides.
Patience et Kettricken, ces deux femmes qui initialement opposantes finissent par découvrir Fitz et lui accorder du temps voir de l'affection.
Les pirates rouges sont les ennemis, dont on sait si peu de choses, mais déjà des indices pour la suite sont disséminés.
Enfin les animaux ont un rôle important à jouer, à la fois par le Vif, mais aussi participent à l'ambiance moyenâgeuse de ce monde. Forcément, nous nous attachons à Suie, Fouinot, Martel qui jalonne l'existence de Fitz.

Au total : Une relecture de ma première saga de fantasy. Même si le schéma narratif peut paraitre classique une fois comparée aux autres (l’apprentissage, la quête d'identité), le charme de l'écriture et de Fitz me séduit toujours autant.

mercredi 31 juillet 2013

Bilan du mois de juillet, Perspectives d'aout

Un mois de juillet marquée par quelques jours de vacances, où je me suis accordée de vraies pauses lectures.

J'ai donc lu : 


Et l'Assassin royal tome 1, enfin plutot une relecture dont l'article devrait paraitre demain.

Rétrospectivement, je me rends compte que j'ai pas mal ramé sur Limonov qui reste un bon livre mais pas dans le style que j'apprécie (un peu trop d'auto-introspection de l'auteur). J'ai enfin relu des livres qui je me promettais de relire, et je repars avec une vraie satisfaction dans l'assassin royal !

J'ai pas mal lu aussi de manga (notamment poursuivi la série Nana) dont je ferais un article d'ici peu.


J'ai en cours : 

Les contrées du rêve de H.P. Lovecraft pour la LC du cercle, que j'aimerais finir dans le week end
La stratégie Ender d'Orson Scott Card, qui se lit avec une facilité que je n'aurais pas cru !


Perspectives d'aout : 

Couverture Le monde de Rocannon Editions  2003Le monde de Rocannon d'Ursula Le Guin
Un livre de GRR Martin pour le match chez Iluze du 1 au 15 aout
Harry Potter Tome 5 de J.K Rowlingcar je suis très en retard pour la LC (et peut être en anglais)
Northanger Abbey de Jane Austen pour une LC au 15/8

mardi 30 juillet 2013

"Captain Wentworth's Diary "d'Amanda Grange


J'avais découvert la littérature paraaustinienne avec Le Journal de Mr Darcy du même auteur, un peu génée par le coté trop fleur bleue du mâle d'Orgueil et Prejugés, mais j'avais globalement apprécié. Je me suis donc attaquée au héros de Persuasion, mais en anglais cette fois !

 Résumé


Couverture Captain Wentworth's Diary 

It is 1806, and the Napoleonic wars are ravaging Europe. Frederick Wentworth, a brilliant young man with a flourishing career in the navy, is spending his shore leave in Somerset, where he meets and falls in love with Anne Elliot. The two become engaged, but Anne's godmother persuades Anne to change her mind, leaving Wentworth to go back to sea a bitter and disappointed man.

Mon avis

Le gros point positif est d'une part de retrouver le capitaine Wenworth, sa droiture et sa galanterie, et notamment d'avoir un apercu de ce qu'il s'est passé lors de leur premiere rencontre avec Anne. J'ai trouvé cette première partie bien amenée, même si le début est assez lent. On retrouve bien les personnages qui gravitent autour du couple, et je m'y suis moins perdue qu'à ma lecture de Persuasion.

J'ai eu très envie de relire Persuasion, car je me suis attachée au personnage d'Anne, à sa manière de gérer les évènements.

Dans les bémols, j'ai encore eu un peu de mal à lire de manière si ouverte les "sentiments" notés à l'écrit du Capitaine. Le format journal intime donne vraiment cette impression de faux...
Et de manière assez étrange, j'ai été assez géné par le style faussement ancien de ce livre, que je n'avais pas ressenti lors de ma lecture du journal de Mr Darcy que j'avais lu en francais.

Au total : Une lecture para-austinienne qui m'a fait passé un bon moment sans être révolutionnaire pour autant ! Je ne pense pas poursuivre dans la série des journaux de...

mercredi 24 juillet 2013

"Du domaine des murmures" de Carole Martinez

Voila bien 18 mois que ce livre est dans ma bibliothèque, acheté lors d'une rentrée littéraire au vue des excellentes critiques que j'avais lu et entendu, mais il m'impressionnait par son thème et par les éloges reçues.

Résumé

Couverture Du domaine des murmures Editions Folio  2011 En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.





Mon avis

J'ai été totalement absorbée par l'histoire d'Esclarmonde, dont j'avais oublié le propos exact de son enfermement. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit emmurée vivante dans une chapelle avec un contact pour le monde extérieur.

J'ai aimé cette plongée dans le moyen âge, avec les traditions, croyances à la fois chrétienne et païenne. Le récit est finalement très orienté sur la condition féminine, leur absence de choix, de liberté et de respect que les hommes éprouvaient à leur égard. Les personnages secondaires comme Douce, Bérangère, Ivette ou la nourrice, complètent cette description et apportent la réalité quotidienne, dans l'enfermement du personnage principal. La vie continue autour de cette chapelle. La relation avec Lothaire est touchante, de par les changements induits par son refus du mariage, il apport l'espoir.

L'évolution d'Esclarmonde au fur et à mesure de son enfermement, sa manière d'aborder sa foi, sa relation avec les pèlerins nous est contée comme une légende, comme si nous étions sur le domaine des murmures. On ouvre une parenthèse de vie en ouvrant ce livre, qui nous transporte dans le temps, et dans les lieux. La frontière entre réel et fantastique est tenue et par elle réapparaissent les croyances, et les légendes qui peuplaient nos campagnes.

Ce livre est court, lu en 3 heures à peine, mais intense, car je n'ai pu le poser ce qui ne m'étais pas arrivé depuis un bon moment.

Au total :  Un roman qui nous plonge dans le moyen age à travers une femme de caractère.

Lettre M : 11/26

dimanche 21 juillet 2013

"Nos étoiles contraires" de John Green

Une vague d'avis positifs suite à une vague de service presse, un thème qui me fait toujours un peu peur car proche de mon quotidien, j'ai profité que Marion me le prête lors d'un TTBS et de l'arrivée du Book Club pour me lancer dans sa lecture.

Résumé


Couverture Nos étoiles contrairesHazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie
 
 
 
 

Mon avis

Je suis loin de l'enthousiasme général pour ce livre, mais j'ai apprécié ma lecture, qui fut rapide. C'est assez bizarre cette sensation d'avoir l'impression de devoir aimer ce livre, au vue du sujet qu'il aborde.

Le thème du cancer chez les enfants est bien traité, notamment à travers l'impact sur la famille des annonces, des récidives et des différents traitements, le quotidien rythmé par les traitements, les rechutes, les différents examens de suivi. Les termes sont justes et adaptés (parfois certains détails médicaux peuvent me bloquer lors d'une lecture du fait de leur aberration...). L'isolement des malades est bien décrit, leur difficultés à intégrer une vie normale, et à se projeter dans l'avenir du fait de l'épée de Damocles suspendue sur leur tête.

Malheureusement je n'ai pas été sensible à la romance entre les deux protagonistes, qui reste assez classique dans son approche, et son dénouement. Je suis d'accord qu'on en peut qu'admirer le courage dont font preuves ces adolescents devant leur avenir et leur quotidien, mais je n'ai pas accroché plus que ça à leur caractère. Il y a, par ailleurs parfois, une vraie ambivalence entre certains propos tenus par les personnages et leur comportement, comme si l'auteur dénonçait certains fait mais ne pouvait s'empecher de les faire vivre à ses protagonistes.

J'ai aimé le fait qu'un livre (qui n'existe malheureusement pas) soit un des fils conducteurs de l'histoire. Son histoire nous transporterait presque à travers le ressenti d'Hazel.

La fin m'a surprise dans son réalisme
et nous rappelle que rien n'est acquis, et qu'il en faut peu pour changer le cours des choses. Mais finalement, le livre est assez court (300 pages en GF, gros caractères), ce qui apporte de l'intensité car il y a beaucoup d'évènements en peu de pages, mais il m'a manqué un peu de profondeur, un peu plus de temps pour apprécier certains passages et personnages ? ).

Au total : Le ton est juste pour parler d'un sujet sensible et facilement larmoyant, mais je n'ai pas accroché aux caractères des personnages.

mercredi 10 juillet 2013

"Limonov" d'Emmanuel Carrere

Conseillé par une amie au moment de sa sortie, j'ai profité d'un partenariat organisé par le site Livraddict pour le lire.

Résumé


Limonov par CarrèreLimonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Mon avis

Mon avis va se diviser en 2 parties : le fond et la forme

Sur le fond, j'ai été, probablement comme l'auteur, fascinée par la vie d'Edouard Limonov, que nous suivons de son enfance à la période actuelle.
J'ai aimé suivre ses péripéties tout en voyant la Russie évoluer, et d'ailleurs, je pense que j'ai pas mal appris notamment sur la chute de l'URSS et l'avènement de la Russie, période que je connais finalement assez peu.
Démarrant de loin, mais avec une certaine obstination, on voit son évolution artistique des poèmes initiaux, aux livres provocateurs, et de sa vie privée avec les différentes femmes et hommes qui ont marqué sa vie.
La période la plus longue dans le livre n'est pas forcément la plus longue dans le temps, mais probablement celle qui a le plus forgé son caractère.

Sur la forme, certaines tournures de phrases particulièrement familière m'ont un peu génée, mais surtout la partie "autobiographique" de l'auteur, concernant son vécu, son ressenti sur les évènements, tout en remettant Limonov dans son contexte, il nous évoque sa vie, sa famille, et parfois j'ai ressenti la même gêne que pendant ma lecture de 'Rien ne s'oppose à la nuit' avec un coté un peu voyeuriste d'autant plus que je m'attendais à un livre centré sur Limonov.

Je me suis posée initialement la question d'un personnage fictif ou réel, et j'avoue m'être renseignée avant de poursuivre ma lecture, pour pouvoir me plonger dans l'histoire.
J'ai aimé lire les doutes de l'auteur sur certaines parties, notamment quand il se demande si c'est raisonnable de faire toucher 2 fois le fond à son personnage.Limonov est un personnage complexe, restant fidèle à lui même et à la Russie et s'adaptant à son environnement initialement pour la survie puis pour ses idées et surtout être reconnu. Sa vie à New York reste la plus fascinante par sa manière de rebondir et son évolution digne d'un "rêve américain".

Au total : Un livre fascinant sur un personnage peu connue de l'histoire russe. Un grand merci aux éditions Folio et au site livraddict pour cette découverte !

Logo Livraddict

vendredi 5 juillet 2013

"La confusion des sentiments" de Stefan Zweig

Je pense avoir déjà écrit à quel point j'admire l'écriture de Stefan Zweig, sa capacité à décrire les pensées de ses personnages dans des nouvelles courtes mais intenses. Ce livre ne déroge pas à la règle.
Je voulais faire un avis assez neutre, mais je trouve ca triste de ne pas exprimer tout mon ressenti. Donc cet avis dévoile une bonne partie du roman ! (intrigue est un peu fort à mon gout pour un livre de S. Zweig)

Résumé




Couverture La Confusion des sentimentsAu soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fascine par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'Echecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'œuvres du grand écrivain autrichien.





Mon avis

Roland, jeune étudiant tête à claques, découvre après une vie mouvementée d'étudiant berlinois, la passion de la lecture et de l'apprentissage.
Un lien étrange se tisse en lui et son professeur, adorateur de Shakespeare et qui magnétise la plupart de ses conférences.
On suit l'arrivée de Roland dans sa nouvelle université et surtout l'évolution de la relation entre lui et son professeur, à la fois studieuse mais avec des éléments qui nous mettent mal à l'aise, notamment la présence de sa femme.

J'ai été fascinée par la manière dont est mise en place cette relation qui de premier abord semble assez malsaine, avec un étudiant qui change radicalement pour plaire à son professeur.

Finalement, la séduction se révèle bilatérale quand on apprend les raisons de ses voyages. De mon coté, je n'avais rien vu venir (comme souvent d'ailleurs, je reste assez naïve), mais je me dis que finalement, dans l'ambiance actuelle, ce livre est un bon moyen de parler d'homosexualité, par un biais détourné, et je comprend qu'il puisse mettre mal à l'aise, mais aussi avoir fait beaucoup parler de lui à sa sortie. Mal à l'aise, plus dans le débordement de la relation professeur/étudiant, où on sent que Roland est totalement sous l'emprise de son mentor, comme une passion non contenue et non cachée. Finalement, on admire presque le professionnalisme de ce professeur qui ne dépassera pas les limites mais la ligne est si ténue. Peut être n'aurait-il pas du lui proposer de travailler avec lui, le faire autant entrer dans sa vie personnelle. Et la différence d'âge et de fonction me semble bien plus inconfortable.

La femme du professeur est elle aussi un personnage intéressant, dans sa relation avec les deux hommes, dans sa manière de séduire Roland, un peu par compétition, un peu par désespoir. Les explications de leur fonctionnement nous éclaire sur les comportements respectifs, mais aussi sur la difficulté de garder une facade.

Au total : Un livre de S. Zweig, qui m'a touché. A découvrir pour tous les amateurs de cet auteur!



Lettre Z

mercredi 3 juillet 2013

"L'ami retrouvé" de Fred Uhlman

Lu pendant mon collège, j'ai eu envie de cette relecture pour le challenge ABC

Résumé




Agé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l'amitié (...)







Mon avis :

Je me souviens que cette histoire m'avait beaucoup plu lors de ma première lecture, même si je n'en avais pas gardé beaucoup de souvenir.

Cette relecture m'a permis de voir d'un œil différent, celui d'un enfant juif, toute cette période de l'histoire, bien mieux connue de ma part que lors de ma première lecture, notamment la relative ignorance initiale dans certaines grandes villes de ce qui se passait ou allait se passer réellement avec le changement de pouvoir. On sent le racisme ambiant qui se développe.

L'amitié entre Hans et Conrad est forte dès le début, et en terminant ce roman, je me suis souvenue de cette amitié qui traverse les temps, et de cette impression qu'en apprenant à connaitre l'autre, on le comprend mieux.
La construction de cette amitié, cette rencontre entre 2 âmes sœurs, et ce coté assez exclusif des amitiés adolescentes sont parfaitement traités.


En lisant l'introduction, j'ai découvert la vie de l'auteur qui est aussi riche que son roman.

Au total : Un titre sur l'amitié adolescente avec comme toile de fond l'avènement du nazisme. Intemporel.

Lettre U : 1er changement

mardi 2 juillet 2013

TTT : Les livres qui m'intimident

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Thème de la semaine :
 

Les 10 Livres les plus intimidants (taille, contenu, livre que tout le monde a aimé et dont vous avez peur d'être déçus...)
 
Faisons le tour de ma PAL, et voyons ceux qui me tentent depuis si longtemps, mais qui y sont toujours !

Par leur taille :

Les Pilliers de la Terre de Ken Follett : 
1000 pages, ca peut déconcerter. Réputé comme extrémement prenant, j'ai peur de le lire sur plusieurs mois au vue de sa taille et de ne pas en profiter à sa juste valeur

Under the Dome de Stephen King : Acheté dans un élan de découverte de cet auteur, en anglais. Bon sa taille et les différents retours font qu'il m'est difficile de m'y attaquer finalement...






Par leur réputation 

La saga Millénium de Stieg Larssen: Trop bien pour beaucoup, j'ai peur de ne pas accrocher vu que je lis finalement assez peu de thriller/policier.

Hunger Games Tome 3 de Suzanne Collins : Dernier tome de la série, décue par le tome 2, j'ai beaucoup d'appréhension à lire ce livre qui pourtant cloture la saga.







Par l'espoir que j'y met

Les raisins de la colère de Steibeck : J'ai adoré des souris et des hommes de cet auteur, il y a longtemps, et j'avoue avoir peur d'être décue par ce livre qui pourtant est parmi un de ses meilleurs...Accessoirement, la couverture met dans l'ambiance, histoire pas très joyeuse.

Stardust de Neil Gaiman : J'ai pas vraiment accroché à American Gods, ni à de Sombres présages de cet auteur, peu sensible à son humour, l'étrange vie de Nobody Owen m'a donné l'espoir de découvrir et d'apprécier cet auteur, et ce livre est finalement porteur de cet espoir pour ses écrits adultes



Par la déroute d'une première tentative

La Peste d'Albert Camus : Vendu par des amis comme un livre clé de leur choix de vie, je n'ai pas du tout accroché lors de ma première lecture. J'ai trouvé ce roman extrémement long, sans vrai objectif final. Depuis j'ai lu l'étranger du même auteur et je me dis qu'il faudrait que je retente ma change

Les annales de la Compagnie Noire de Glenn Cook qui m'avait tellement dérouté à ma première lecture (enfin des 100 premières pages !)