mercredi 3 juin 2015

"Underground" d'Haruki Murakami

Quand ce livre a été choisi pour le book club, j'ai eu un moment d'appréhension, car je ne suis pas sure d'apprécier le style de cet auteur, connu pour sa propension à flirter entre le réel et le fantastique.

Résumé

Couverture UndergroundLe 20 mars 1995 se produisait l'attentat le plus meurtrier jamais perpétré au Japon: en pleine heure de pointe, des adeptes de la secte Aum répandent du gaz sarin dans le métro de Tokyo, tuant douze personnes, en blessant plus de cinq mille.

Très choqué, mais aussi révolté par le traitement médiatique par trop manichéen de la tragédie, Murakami va partir à la rencontre des victimes et de leurs bourreaux: rescapés du drame et adeptes de la secte.

Au fil des entretiens apparaissent tous les grands thèmes chers à Murakami: l'étrangeté au monde, l'impossible quête d'absolu, le mal venu des profondeurs, ces little people présents en chacun de nous, incarnations des forces destructrices qui nous font basculer parfois vers l'irréparable..."


Mon avis

L'avantage de ce livre sur mes appréhensions est qu'il est ancré dans le réel, et qu'il n'y a pas une once de fantastique.

Je ne me souvenais plus de l'attaque du métro en 95 et donc je ne réalisais pas avant ce livre quel traumatisme il a pu être pour cette population. (D'un autre coté, lorsque je vois les évènements de janvier 2015, je comprends mieux cette éraflure)

Le roman est construit de manière très méthodique. Chaque chapitre présente la ligne, sa direction et  les témoignages des passagers qu'il a pu recueillir après une brève présentation des terroristes qui ont percé les sacs pleins de sarin. Chaque témoignage permet d'apporter un regard différent sur la même scène, et finalement assez identique. Il n'y a pas de franche différence de comportement entre tous, en dehors d'un Irlandais, qu'on reconnait par sa réaction qui pour la peine a déclenché une vague de panique.

Je retiens cette pudeur naturelle qui se manifeste par les difficultés à obtenir les témoignages, par l'absence de détail glauque dans le contenu. Leur obsession à aller travailler quelque soit leur état physique et moral est aussi impressionnante.
Dans nos discussions lors du book club, nous avons abordé à quel point leur métier était parallèle de leur place dans la société.
L'absence d'information de la population à la fois médicale et des agents du métro sur  les effets du gaz sarin s'observe bien dans les explications qu'il trouvent pour expliquer leur malaise (migraine, rhume ...) et leur incompréhension à ce geste.



La seconde partie interroge l'autre coté, et a été ajouté dans un second temps pour l'équité de la parole. Entre l'auteur donne son avis, assez brièvement, et donne la parole à 2 médecins.
On note de la partie des membres de la secte, cette absence de remords, leur coté exclus de la société traditionnelle et la recherche d'identité trouvée chez Aum, leur difficulté à en sortir. Et la diminution de la neutralité de l'auteur.

Au total : Un livre sur les attentas du métro de Tokyo, une vision assez troublante de la société japonaise, qui met en avant nos différences de culture.

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lundi 1 juin 2015

Le mois anglais, organisé par Lou, Cryssilde et Titine




Juin est placé sous le signe de l'Angleterre. A cet effet, trois blogueuses organisent depuis un petit moment, le mois anglais :  
MoisAnglais2015-5Sylvie


Titine du blog Plaisirs à cultiver et son lien vers le mois anglais.
Lou du blog My Lou Book et son lien vers le mois anglais.
Cryssilda du blog Voyager… Lire… et son lien vers le mois anglais.

Donc je me lance dans cette aventure British !

J'ai prévu de participer à certaines activités : 

8 juin : journée littérature enfantine anglaise. (je me lancerais bien dans les chroniques de Narnia)
10 juin : LC ou billet hommage à Terry Pratchett.
13 juin : journée séries anglaises, Downtown Abbey et autres. (Peut être qu'en visionnage par contre sans billet dédié !)

18 juin : journée autour des écrivains anglaises du 20e siècle
26 juin : LC autour de Charles Dickens. (bon ma dernière rencontre avec Dickens n'a pas été très concluante)

J’essaierais bien de caler un livre de Christopher Priest aussi au passage, ou un Gaiman et une petite dégustation Muffin/thé.
  

MoisAnglais2015-4Eliza 

lundi 25 mai 2015

"Mortimer" de Terry Pratchett

Je crois que je n'ai pas relu de Pratchett depuis l'ouverture de mon blog, alors qu'il s'agit d'un auteur qui me tient à cœur. Il est avec Robin Hobb celui qui m'a fait gouté et apprécié la fantasy.

Résumé

Couverture Les Annales du Disque-Monde, tome 04 : Mortimer
Mortimer court à travers champs, agitant les bras et criant comme une truie qu'on égorge. Et non. Même les oiseaux n'y croient pas. "Il a du coeur", fait le père adossé contre un muret. "Dame,c'est le reste qui lui manque", répond l'oncle Hamesh. Mais à la foire à l'embauche, la Mort le remarque et l'emporte sur son cheval Bigadin. Il faut la comprendre : elle a décidé de faire sa vie. Avec un bon commis, elle pourrait partager le travail quotidien, ce qui lui laisserait des loisirs. Un grand destin attend donc Mortimer. Mais... est-ce bien raisonnable ?



Mon avis

Mortimer est le 4ème tome des annales du Disque Monde. Cette série, longue, mais accessible car chaque tome sont globalement indépendant, et même si mes souvenirs des 3 premiers me semblent assez lointain, j'ai grandement apprécié ma lecture (et suis incapable de me souvenir si je l'avais déjà lu) !

L'humour est omniprésent, dès le départ, un peu moins par la suite, car l'action prend le pas. On pourrait quasi citer 3 phrases par pages de petite touche qui amènent le sourire. La Mort est un personnage que j'apprécie beaucoup par son rôle, son regard sur le Monde.
Dans ce tome, elle prend un apprenti, pas n'importe lequel, celui dont personne ne veut, le rejeté de la foire aux apprentis. La scène en elle meme vaut la peine.. La mort est visible par ceux qui le veulent.

Mortimer, dit Morty est un personnage qui s'affirme au fur et à mesure de l'histoire, et par sa naïveté, déclenche des évènements qui pourraient métamorphoser le monde.

On est embarqué dans la vision de la vie "normale" et des plaisirs humains par la Mort qui se questionne. On découvre Ysabell, sa fille de 16 ans, depuis longtemps, Albert son serviteur, et Bigadin le cheval.
Le mélange de ces personnages amène un certain nombre de situations cocasses et plein de réflexion sur le fonctionnement du Disque Monde, et sur notre réalité. 
Pratchett fait partie des grands auteurs pour moi car son univers est complet. Ses livres font le plus souvent échos aux autres pour rappeler cette unité.

Enfin, la traduction est riche de jeux de mots, et permet une lecture facile, agréable qui nous donne l'impression de profiter au maximum du génie de Mr Pratchett !  La Mort parle en majuscule et apporte ce petit plus qui la différencie des personnages traditionnels.

Au total : Une plongée dans le Disque monde qui m'a donné envie de recommencer. Le porcher risque d'être dans mes prochaines lectues, ou peut être "Au guet"

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Lettre P : 250 pages

dimanche 24 mai 2015

Kinderzimmer de Valentine Goby

Depuis quelques mois, je le mets dans mes priorités et repousse ma lecture, car le sujet est dur et demande une certaine disponibilité d'affect. Entamé il y a 2 mois, je l'ai posé, pas dans l'esprit et repris pour pouvoir participer au Book Club de Livraddict.

Résumé

Couverture KinderzimmerJe vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.



Mon avis

Je me suis dit après ma lecture qu'il allait falloir que je recense mes articles portant sur la seconde guerre mondiale, sujet assez porteur en littérature et que j'apprécie de découvrir.

Kinderzimmer apporte une angle différent, à la fois car nous voyons souvent le camp de concentration plutôt de l’œil masculin (Si j'étais un homme de Primo Levi, Maus d'Art Spiegelman) et le thème de la grossesse était plutôt tabou, comme le montre le début du livre, et le fait de la cacher aux autres prisonnières et aux gardiennes. Ce livre met en évidence le pourquoi, être une femme était risquée, une femme enceinte encore plus et réussir à survivre dans ce contexte tient du miracle.

Mon principal bémol dans cette lecture, probablement le même que "Si j'étais un homme", porte sur le fait que le contenu de ce livre est tellement difficile que je suis restée assez froide, comme une protection. J'ai, de ce fait, lu de manière assez détachée la vie de Mila/Suzanne, d'autant plus que je n'ai pas accroché au style initial assez noyé, de la narratrice principale. Il existe des ellipses, des sauts dans les noms, dans la temporalité, comme témoin du fouillis que devient l'esprit de Mila, mais qui m'a perdu sur le début.

Le récit prend ensuite un caractère plus chronologique, et on découvre l'autre face de Ravensbruck, le pillage des affaires extorquées aux prisonniers, la Kinderzimmer. Les conditions de vie sont omniprésentes, l'auteur essaie à force de répétition de nous immerger dans le dortoir, proche des toilettes, dans la crasse, la quasi absence de nourriture, d'humanité, voire de sommeil.

Il y a un déclic dans l'histoire de Mila, qui remet l'écriture dans le bon sens, avec quelque chose de moins fouillis, de plus accessible. Je n'ai pas aimé cet effet de style car il m'a perdu sur le début, mais l'apprécierais probablement plus dans une relecture, une fois la destination plus claire.

Les personnages sont intrigants, mais leur passé se perd dans la torture, leur caractère, leur différence s'atténue dans la lutte pour la survie. Dans cet enfer, il existe quelques rayons d'humanité, de soutien et de compassion qui malheureusement étaient trop rares.

Quant au dénouement avant final, il m'a dérouté, et je n'en ai pas vraiment compris l'utilité. La quête du retour à domicile est par contre bien amené. La libération oui, mais par qui et surtout comment transporter tous les déportés. Quelle prise en charge pour ces gens qui n'aspirent qu'à retrouver leur vie passée, dans quelles conditions ?
Et surtout l'épilogue nous montre bien à quel point le retour était difficile, comme une blessure ouverte à jamais et tous les livres sur le sujet sont unanimes.

Au total : Un livre dur sur le fond et étrange sur la forme qui m'a laissé de coté.

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Lettre G 250 pages

dimanche 3 mai 2015

"Lignes de vie" de Graham Joyce




Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle d'Atuan, un auteur dont je n'avais jamais entendu parler, et une très belle rencontre en ce qui me concerne

Résumé

Couverture Lignes de VieCoventry, durant la Seconde Guerre mondiale.
Une famille de sept sœurs aux vies fondées sur l'amour, la tradition, l'angoisse et l'espoir, dominées par la sagesse et l'autorité d'une matriarche aussi indomptable que truculente. Des vies simples et émouvantes auxquelles se mêlent presque imperceptiblement l'étrange et le merveilleux, l'ordinaire et l'extraordinaire.
Cassie, la plus jeune des sœurs, a eu un petit garçon de père inconnu et n'a pas eu le courage de le céder à des parents adoptifs. C'est une fille fantasque et imprévisible, « la dernière fille au monde à qui laisser la garde d'un enfant » selon sa propre mère. Il est alors décidé que le petit Frank sera élevé par chacune des sœurs, à tour de rôle. Ainsi l'enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies aux lignes si différentes, dans les drames et les illusions de l'après-guerre.
Mais Frank est un enfant particulier, doué d'intuitions étonnantes ; comme sa jeune mère, sensible à des signes invisibles ; comme sa grand-mère, parfois visitée par des apparitions lui annonçant l'avenir...



Mon avis

Il ne faut pas trop se laisser embarquer par le résumé, car finalement, sous l'intrigue des" dons"  de Franck, il existe surtout une chronique de vie d'une famille anglaise, après la seconde guerre mondiale.

J'ai beaucoup aimé ces destins croisés, tous sous la coupe d'une matriarche comme il en existait dans l'ancien temps. Huit femmes de caractères, dont Martha, la mère et ses 7 filles, dénommées par ordre des voyelles, puis de l'alphabet les voyelles ne suffisant pas.

On retrouve dans ce livre de l'humour, de la bonhommie familiale, avec les tensions entre chaque, les jalousies internes mais le lien puissant qu'il existe envers et contre tout dans la fratrie. Il ne s'agit pas d'une famille idéale, ce qui nous permet de les imaginer dans un voisinage proche.

Franck fait le trait d'union entre toutes ces sœurs, devant loger parfois avec sa mère chez l'une ou l'autre au grè des décisions familiales. Par ce biais, on y découvre la vie de familles anglaises traditionnelles, que ce soit à la ferme avec Una et Tom, ou chez les jumelles bigotes, ou chez Aida et Gordon dont le métier et leur manière de l'exécuter peut dérouter. On suit aussi l'éducation de Franck, selon les différentes écoles de la vie.

Le fantastique est bien présent, mais par touche, avec parfois des explications simples, comme la réapparition de Godiva, ou le bonhomme sous le pont.
Ce qui marque dans ce livre, c'est l'ambiance entre rêve et réalité par les différentes visions de l'axe grand mère, mère, fils. La différente expression d'une même capacité, beaucoup de douceur, de tolérance des différentes opinions, modes de vie. Tous s’accommodent et se complètent.

Au total : Un livre avec peu d'action, relevé par une ambiance et des personnages charismatiques.

D'autres avis chez les Atuaniens : Nathalie, Vert, Lelf

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Lettre J 480 pages

jeudi 30 avril 2015

Coup d'oeil sur vos lecture [Avril 2015]

Au début de mon blog, je tenais régulièrement un article sur ces livres qui me tentent, notamment par le biais d'autres blogs.
Je me dis que je vais retenter ce rendez, peut être en version mensuelle, pour me souvenir de qui m'a tenté, et pourquoi !

1 - Warstburg de Cedric Ferrand, par Anudar
Parti de la discussion : Quel livre pour entrer en fantasy, je me suis laissée guider vers ce lien, et convaincre qu'il pourrait me plaire.
Un livre sans parcours initiatique

2 - L'autre ville de Michal Ajvaz par Lune
Un blog que je suis régulièrement, un livre imaginaire qui promet d'être différent.

3 - Code 93 d'Olivier Norek par mon club de lecture
Un thriller qui m'a donné envie lors de sa présentation

samedi 18 avril 2015

"Le fils de la lune" de Gabriel Katz

Premier tome lu il y a peu, j'ai eu envie de ne pas faire trainer cette sage, notamment en préparation des Imaginales

Couverture Le Puits des Mémoires, tome 2  : Le Fils de la Lune
Pas de résumé, vu que c'est un second tome



Mon avis (avec potentiellement des spoilers)

Nous avions laissé nos héros avec leur quête d'identité, en route pour Woltan, et nous reprenons la suite de l'histoire dans le bateau qui les ramène dans leur terres supposés natales.

Le début reprend la même structure, poursuite, recherche d'identité, fuite. Arrivée à la moitié, j'ai pris une première claque avec les révélations qui concernent Karib et Olen. J'avoue n'avoir rien vu venir, et la suite repart comme un nouveau départ.
 Reprendre leur place, leur passé avec les difficultés et les tensions engendrées par leur départ est un vrai défi.
La différence de personnalité m'a semblé surprenante, et je pense préférer les personnages actuels que ceux qu'il étaient auparavant, gâtés pourris, même si l'écart est parfois trop pour être vrai...
J'ai parfois eu l'impression qu'un second livre avait débuté, et me suis demandée comment ces personnages si présents sur Woltan avaient pu passer inaperçus dans leur quête dans cette région. Le hasard semble faire trop bien les choses.

L'aspect intéressant de cette seconde partie est surtout politique. Les ennemis sont toujours voire plus présent et se dévoilent au fur et à mesure, en prenant plus de risques pour arriver à leur fin. Les trahisons sont nombreuses, vont probablement aller en s'amplifiant, font monter la tension et les rebondissements.

De nouveaux personnages apparaissent, notamment féminins, avec une grande palette de nuance, entre Myrian, la femme blasée et froide, Norah, la lingère mystérieuse, qui attirent des questions sur leur vie et leur passé. D'autres semblent réapparaitre, et j'espère que ce sera le cas car j'apprécie le personnage d'Oranie, son franc parler, la liberté qu'elle choisit !

Le style est toujours aussi agréable, plein d'humour, d'alternance entre scènes graves et plus légère qui donne un vrai rythme. J'ai été un peu perturbée de voir nos protagonistes séparés et d'avoir leurs histoires qui se vivent en parallèle, car la cohésion de groupe qui les anime fait partie des points forts de cette histoire, qui reste finalement assez classique dans son univers.

Pourquoi nos protagonistes se sont retrouvés dans un chariot dans la région voisine plutôt qu'être froidement assassiné dès le départ, j'espère avoir la réponse dans le prochain tome.
 La fin est frustrante de part la situation d'un protagoniste et les dernières révélations apportées.


Au total : Un second tome toujours aussi entrainant et plein d'humour qui donne envie de finir la trilogie.

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Lettre K 9/26



lundi 6 avril 2015

"Les stagiaires" de Samantha Bailly

J'avais envie de découvrir depuis un bon moment l'écriture de Samantha Bailly, que j'avais rencontré lors d'une dédicace d'Oraisons, que je n'ai toujours pas lu ...
J'avais profité de l'Opération Bragelonne pour récupérer ce titre !


Résumé


Couverture Les stagiaires Editions Milady 2014Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.



Mon avis

Beaucoup de personnes passent par cette période de stage. Dans mon cursus, on ne passe pas par la case recrutement, mais les 8 premières années de nos études sont une succession de stages (de 3 à 6 mois), de périodes qui s'enchainent, où nous sommes intégrés mais pas trop dans les services que nous traversons.
Actuellement, je suis passée de l'autre coté de la barrière, à voir la succession de stagiaires qui s'alternent (à un rythme bien plus rapide que 6 mois).

Une fois cette parenthèse fermée, j'ai bien aimé ce livre simple. Il montre bien la précarité de certains statuts, et les hésitations du début de la vie professionnelle.

J'ai apprécié le coté vrai des différents personnages, parfois un peu stéréotypés, mais qui oscillent entre espoir et déception professionnelle et amoureuse.
On voit la construction de certaines relations amicales sans que cela prenne le dessus sur la vie quotidienne rythmée par le travail.

Le personnage d'Ophélie est attachant. Sa recherche d'appartement, tellement réaliste (sauf peut être le dénouement) rappelle à tous les parisiens leur arrivée dans la capitale. J'ai beaucoup aimé son évolution, que ce soit avec son passé rennois qu'avec ses relations qui se tissent de manière très naturelle.

Le personnage d'Arthur est plus agaçant, mais il reflète cette jeunesse dorée que l'on peut voir dans d'autres romans, son absence ressentie de choix et le carcan dans lequel il reste enfermé par sécurité.

Les autres personnages, plus en retrait, permettent de montrer la structure du groupe avec tous ces caractères différents qui se rapprochent du fait de leur position dans l'entreprise. Et le questionnement si ces personnages se seraient appréciés en dehors de ce contexte, reste assez vrai dans notre quotidien.

Au total : Un roman efficace sur la jeunesse  à l'aube de leur vie professionnelle, dans les hésitations de leur vie professionnelle et personnelle.
Une suite indépendante est prévue, que je lirais certainement.

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7/26 Lettre B : Contemporain, 350 pages

jeudi 2 avril 2015

"Et puis Paulette" de Barbara Constantine

J'avais envie d'un livre léger, et de découvrir cet auteur à bonne réputation !

Résumé
 
Couverture Et puis, Paulette... Editions Le Livre de Poche 2013Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…



Mon avis

Je suis ressortie un peu mitigée de cette lecture. Les 3 premiers quarts m'ont complètement convaincue. J'ai beaucoup aimé cette famille recomposée, de gens qui s'assortissent par intérêt commun. Même si certains passages paraissent un peu gros, un peu facile, j'ai apprécié découvrir cette cohésion progressive, l'entraide qu'on reve de redécouvrir dans les campagnes.
Les personnages vont et viennent selon  les aléas de la vie, et sont attachants tous à leur façon. Chacun nous montre ses faiblesses par une première personne qui peut parfois surprendre.

J'avoue avoir été surprise par le rebondissement final, et le message qui en découle ou est sensé en découler (en vrai je ne suis pas sure de l'avoir construite) et finalement je suis restée sur ma fin. Peut-être aurais-je aimé une suite pour découvrir cette petite communauté sous un autre angle, ou juste suivre les aventures de tous ces personnages.
Car finalement ce livre est court, peut être trop pour ne pas se sentir triste de quitter notre bande de vieux qui s'apprivoise, ne pas mieux les connaitre, leur passé, leur secret, leur manies.

Au total : Un livre trop court qui aborde de nombreux sujets d'actualité en mettant en avant notre troisème âge.
Je lirais d'autres livres de cet auteur avec plaisir.

lundi 30 mars 2015

Taliesin de Stephen R. Lawhead

Lu dans le cadre de mon club de lecture, je me suis lancée avec un enthousiasme modéré de cette version de la légende arthurienne

Résumé

Couverture Le Cycle de Pendragon, tome 1 : TaliesinFuyant l'engloutissement de l'Atlantide, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes. Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d'un Empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. De la rencontre de ces deux civilisations, et de l'union de la jeune princesse atlante avec le barde Taliesin, naîtra celui que chacun connaît désormais sous le nom de Merlin.





Mon avis, écrit après la rencontre.

J'avoue ne pas avoir terminé ce livre après avoir entendu les discussions de la réunion.

Le livre est divisé en 3 parties, où dans chacune, nous suivons en alternance Taliesin, enfant puis jeune homme et Charis, princesse en Atlantide.
Les péripéties de chacun sont assez nombreuses, et j'ai beaucoup aimé suivre Elphin, père de Taliesin et voir sa rencontre avec sa femme et son évolution.

Malheureusement, ce livre comporte, à mon gout, beaucoup de trop de descriptions. Je me suis noyée dans les détails de chaque champ traversé, chaque vêtement porté, et ai lu une partie principalement sur les dialogues pour avoir l'impression d'avancer. Je me suis clairement ennuyé une partie de ma lecture.
Et il faut beaucoup trop de pages pour voir arriver l'annonce de la quatrième de couverture.

Les aventures sur l'Atlantide m'ont pas mal intéressées sur les traditions comme la danse taurine, où les évènements nous portent dans l'arène avec les protagonistes, les différents dieux présents et leur culte. Mais parfois, le lien avec la suite paraissait assez obscur.
L'histoire en Bretagne est plus convaincante par ses personnages et l'évolution de chacun.

Au total : Un livre assez long, qui revisite le mythe arthurien, sans m'avoir convaincu.

Seconde participation

dimanche 22 mars 2015

"En France" de Florence Aubenas




J'avais beaucoup apprécié ma lecture de "Les quais d'Ouistreham" à sa sortie. Un témoignage de la vie quotidienne d'une grande partie des français, entre rêve et petit job. J'étais assez curieuse de découvrir  ce livre pour voir si les talents de conteuse des petits rien du quotidien de cette journaliste était toujours là !

Résumé
En France par AubenasBanlieue, pauvreté, jeunesse... une traversée impressionniste de la France en crise par Florence Aubenas...
En France dresse un état impressionniste de l'Hexagone à travers des portraits et des historiettes que limite un carré : province, banlieue, jeunesse, pauvreté. Il permet aussi de réfléchir à cette question typiquement française : où passe la limite entre littérature et journalisme ? Question vieille comme Balzac, encore lui, qui fit du second un repoussoir pour mieux célébrer la première...
Chemin faisant, elle est partout, elle est nulle part. Elle se pose sur les situations, légère et pointue, presque invisible, comme un insecte sur une fleur. Elle butine avec une sympathie sans pitié, se glisse dans le pistil des existences puis s'envole à nouveau et rejoint la fleur suivante, au hasard des rencontres et du vent, comme si la précédente n'avait jamais existé, comme si tout devait disparaître, prêt pour l'herbier, avec en post-scriptum ce rire muet, ni hautain ni soumis, qui n'est ni d'ailleurs ni d'ici. (Philippe Lançon - Libération du 13 novembre 2014) 


Mon avis

Ce livre est composé de 3 parties. La première plutôt politique retrace la campagne des dernières municipales. Habitant actuellement le nord pas de Calais, de nombreux articles concernent ma région et m'ont particulièrement intéressée.
On sent le coté conteur de la journaliste, cette manière de montrer des petits riens, et de nous laisser les extrapoler, de nous ouvrir des pistes de réflexion sur nos voisins, les gens que l'on cotoie au quotidien sans vraiment les connaitre.
Il est intéressant aussi de noter le coté neutre et donc professionnel des histoires rapportées, même si elle reste dans la tendance de parler du FN, mais qui faisait l'actualité d'Henin Beaumont à cette époque.

Le seconde partie concerne du camping sauvage en Camargue. J'avoue ne pas avoir été très intéressée par cette aventure entre légalité et habitude de petit village transitoire.

La dernière partie s'intitule Jeunesse et retraces les ambitions de certains jeunes, plutôt féminin dans mes souvenirs. Entre les femmes voilées qui s'assument mais qui ne trouvent plus de travail, les issues de la ZEP qui font une grande école sans vraiment s'insérer et celle qui gagne de l'argent "facile" en se vendant, le message m'a paru triste mais probablement assez réaliste pour une certaine partie de la population.

Comme dans mes souvenirs l'écriture est belle, et la cohérence entre tous les écrits parait assez évidente.

Au total : Un ensemble d'article, porté par une même journaliste dont le coté humaniste n'est plus à prouver.

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Lettre A 1/26 239 pages

mercredi 18 mars 2015

"Sukkwan Island" de David Vann

Je ne serais pas incapable de savoir quand j'ai entendu parler de ce livre au départ, mais depuis qu'il est dans ma PAL, je me dis qu'il faut que je le cale dans mes lectures. Rien ne vaut une journée pleine de transport !

Résumé

Couverture Sukkwan IslandUne île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.





Mon avis

Pour une fois, je trouve la quatrième très pertinente, qui donne envie, sans en dire trop.
Ce qui est sur, c'est que j'ai cru le fameux rebondissement au premier quart, avant qu'une seconde claque m’assomme à la moitié du livre environ.

L'ambiance est pesante dès les premières lignes. La personnalité du fils et du père intrigue. Rapidement, le père nous parait malade mentalement, et la question de pourquoi apparait.
La survie et la cohabitation apparaissent comme de vrais défis pour ces 2 êtres qui semblent peu se connaitre. La prise de conscience tardive du père sur ses relations avec son fils apporte une explication sur les premières scènes et sur sa manière de réfléchir.

C'est difficile de dire qu'on aime ce livre, les personnages sont peu attachants, le père égoïste au possible, dépressif, et malsain au sens propre du terme ou le fils dont les réflexions toutes adolescentes ne sont pas des plus innovantes.

Roy nous accompagne dans cette première partie, à la découverte de cette ile et de son père. Ses doutes sur sa situation, sa manière d'évoluer dans ses réflexions le rendent finalement assez proche d'une certaine réalité.
L'écriture est immersive tout en nous laissant un peu à l'écart, notamment par  les dialogues écrits un peu comme "La route" avec l'absence de ponctuation franche.

Jim nous accompagne dans la seconde partie, dans sa descente dans la folie, nous interrogeant sur notre manière de réagir dans des situations semblables, tout en me rappelant que finalement, la probabilité que je me trouve dans un évènement similaire est proche du néant, notamment car l'appel de la nature n'est pas trop mon truc.

Alors que penser de ce livre, on est effectivement plongé dans la nature humaine, dans ce qui a de plus noir, de plus malsain.
Nous sommes dans les vices de certains hommes, dans la transmission père-fils. Autant certains livres mettent en évidence la beauté de cette relation, ici nous sommes plutôt dans l'anormalité d'une relation paternelle, dans l'absence de protection maternelle finalement et dans l'inversion des rôles.

Je n'avais pas ressenti cette ambiance aussi malsaine depuis ma lecture de "Délicieuses pourritures"  à la fois de fascination et de répulsion, le besoin de poser le livre pour ne pas être "trop" dedans.

Au total : Une lecture intéressante, dérangeante. Une ambiance très bien retranscrite, des émotions qui passent avec peu de mot.

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Lettre V 6/26 199 pages


lundi 16 mars 2015

"Les yeux d'Elisha" de Timothée de Fombelle

La suite des aventures de Tobie Lolness que je n'ai pas trop fait attendre !

Couverture Tobie Lolness, tome 2 : Les Yeux d'Elisha Editions Folio  (Junior) 2010


Mon avis

Je pense que j'ai bien fait de ne pas espacer ma lecture des deux tomes, car ce second tome apporte un autre éclairage à nombre de personnages à peine aperçus dans le premier tome, mais pourtant si importants dans la cohérence de l'histoire.

Les aventures de Tobie sont toujours aussi prenantes, peut être même plus car nous sommes déjà immergés et même attachés aux personnages, notamment Isha, Elisha, la famille Asseldor et Tobie.
J'ai beaucoup aimé nombre de personnages secondaires, que ce soit les plus naïfs comme Patate, ou les détails pour les "méchants" de l'histoire. La richesse de ces caractères secondaires apportent vraiment une pluralité qui parfois manque dans les livres jeunesse.
  
J'ai par contre un peu perdu ce qui faisait la quête du premier tome, le secret découvert par le père et qui lance cette poursuite effrénée, et l'humour de Sim Lolness bien moins présent que dans le premier tome.

La révolte gronde sous plusieurs formes est intéressante à découvrir, ainsi que les indices qui donnent espoir à Elisha et aux parents de Tobie leur permettant de s'organiser pour la survie.

Le dénouement final et les révélations qui s'en suivent se devinent après la moitié de ce tome et apporte aussi un nouvel éclairage à certains personnages (El Blue notamment) et donnent des envies de relecture.

La force de ces livres est là, dans cette envie de relire l'ensemble pour replonger dans l'univers de l'arbre, des pelés, et découvrir les détails qui semblent nous avoir échappés à la première lecture.

Au total : J'ai beaucoup aimé l'univers imaginé par Timothée de Fombelle, et recommande les aventures de Tobie Lolness à ceux qui veulent découvrir une histoire jeunesse bien travaillée et riche.

Lecture surtout pour l'envie et le plaisir, mais qui entre dans le challenge de Nathalie : Un genre, un mois !



dimanche 15 mars 2015

Challenge SFFF : Bilan

Comme ils fleurissent sur les blogs, j'en profite pour clôturer ce challenge, qui était plus dans le dénombrement de mes lectures que vraiment en les modifiant.
Je remercie Tigger Lily pour l'organisation de ce challenge !

Je termine ce challenge avec au moins 14 lectures, recensées sous le tag SFFF féminin
Beaucoup de bonnes lectures, des moins bonnes mais pas vraiment choisie du fait de partenariats.

Ce qui est sur c'est que je pense continuer d'orner mes articles de ce logo qui me plait beaucoup !


Les poids lourds :
SFFF_au_feminin

Hobb Robin : Les aventuriers de la mer: Premier tome de la seconde série du monde de Fitz, une première lecture m'avait laissé de marbre, cette relecture m'a convaincue de poursuivre.

Chroniques au pays des mères d'Elisabeth Vonarburg: Vrai coup de coeur de ce challenge pour moi, à la fois du fait que ce livre fait la part belle au femme et à leur place dans cette société

Terremer d'Ursula Le Guin : Autre poids lourd de la SFFF féminin que j'ai lu cette année ! Un vrai coup de coeur pour cette écriture douce et poétique, et un univers à découvrir.



Surfons sur la mode : des lectures inspirées par des lectures communes ou de trop nombreux avis sur la blogosphère (ou les 2) !

Jessica Spotwood : moins originales que les lectures précédentes, j'ai bien aimé ce livre : Sœurs Sorcières 

La selection de Kiera Cass : j'en avais beaucoup parlé notamment du fait de leur couverture, effectivement magnifique. Le contenu est moins charmant mais se lit bien quand même !

Chasseuse d'Alien de Gena Showalter : Une lecture commune, histoire de s'entrainer hors des chemins de lecture habituels !



Une bientôt classique de la littérature française contemporaine (je regrette de ne pas avoir lu Arachnae de Charlotte Bousquet pour l'occasion)


Mordre le bouclier de Justine Niogret : Suite de Chien du heaume que j'avais beaucoup aimé, un peu moins convaincue par celui ci


Pour l'opération coup de cœur : Pas de franc coup de cœur en ce qui concerne ces lectures, voir des deceptions :
De l'autre coté du mur d'Agnes Marot
Aquatilia de Berangere Tosello
Les ailes brisées de Marie Liondor
Perception d'Adeline Dias
Nouvelles d'un myrien de Sandra Moyon


Des voyages dans le temps

Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver
Une robe couleur temps de Bianca Turetsy

D'autres bilans chez Marie-Juliet, Acro, Tiger Lily;

samedi 28 février 2015

[Manga] Pluto de Naoki Urasawa & Osamu Tezuka

Un manga qui a très bonne presse chez des blogopines avec un fond de SF.

Résumé


Couverture Pluto, tome 8 Editions Kana (Big) 2011Couverture Pluto, tome 7 Editions Kana (Big) 2011Couverture Pluto, tome 6 Editions Kana (Big) 2011Couverture Pluto, tome 5 Editions Kana (Big) 2010Couverture Pluto, tome 4 Editions Kana (Big) 2010Couverture Pluto, tome 3 Editions Kana (Big) 2010Couverture Pluto, tome 2 Editions Kana (Big) 2010


Couverture Pluto, tome 1 Editions Kana (Big) 2010

Le très puissant robot Mont-Blanc a été détruit sans que l'on sache par qui ou par quoi. Au même moment, un des cadres de groupe de défense sur les lois sur les robots est assassiné...
Deux affaires sans relation apparente... ? Pourtant, sur les lieux du crime, c'est le même ornement en forme de cornes qui a été retrouvé.

Le meurtrier est-il un homme ou un robot ?! Selon les lois sur les robots, c'est impossible, les robots ne peuvent s'attaquer aux hommes. Voilà une affaire sans précédent, étrange et compliquée et c'est l'inspecteur-robot Gesicht qui en est chargé ! Gesicht ne va pas tarder à découvrir l'objectif du meurtrier : éliminer les sept robots les plus forts du monde... dont lui-même, Gesicht, fait partie !


Mon avis

Je fais un avis global après avoir terminé les 8 tomes.
C'est ma première série réellement terminée en manga, et j'ai pris une bonne claque.

Par l'histoire qui est dense, riche, j'ai beaucoup aimé les différents robots, apprendre à les connaitre dans leur environnement, voir leur implication dans la guerre de Perse et leur différentes sensibilités. Tous ont vraiment leur propre histoire et personnalité, ce qui surprend même les humains de cette époque.
Gesicht l'inspecteur principal est marquant par son passé, sa manière de réfléchir et son investissement dans l’enquête et nous ouvre la porte du monde des robots, de leur concepteur répartis sur la planète entière et de l'objectif initial de cette création. Certains personnages sont particulièrement touchants, notamment Epsilon et sa vision de paix. Au delà de l'aspect futuriste robotique, la notion de retentissement sur les populations de la guerre est intéressante à découvrir.
Les relations entre les robots sont aussi bien amenées. Dans le petit monde des robots quasi-humanisés, on voit les liens d'amitié qui se sont crées au fil du temps et de leur vécu commune.

Le fil conducteur se dévoile au fur et à mesure et éclaire les premiers tomes qui peuvent sembler initialement découses. J'ai beaucoup aimé la construction progressive de l'histoire, la montée des tensions internationales et de l'enquête.
 

Les graphismes sont assez simples sur le plan des visages et des expressions, mais sont riches dans les paysages, les détails de certaines destinations

Au total : Une très bonne série (terminée) dans un monde futuriste où les robots apprennent les émotions. Un bon policier et une enquête qui se déroule à un rythme soutenu !

jeudi 26 février 2015

"Qui ?" de Jacques Expert

Lu dans le cadre du challenge ABC, un livre dont j'avais vu passer le grand format avec de bons retours !

Résumé

Couverture Qui ?1994, Carpentras, résidence pavillonnaire du Grand Chêne. Un lotissement où tout le monde connaît tout le monde, calme et sans histoires. Jusqu'à ce jour de mars, où la petite Laetitia Doussaint, est retrouvée violée et assassinée dans les bois alentours. Crime crapuleux dont l'auteur ne sera jamais identifié.

2013 : Quatre hommes s'apprêtent à regarder à la télé l'émission " Affaires non résolues ", dont le thème, ce soir là, est le meurtre de Carpentras. Quatre hommes hantés par l'affaire depuis ce jour où ils ont retrouvé le corps de Laetitia. Tous étaient voisins à cette époque, tous habitaient la résidence du Grand Chêne. Durant l'heure que va durer l'émission, avec son lot de questions et de révélations, ceux-ci se souviennent. Leurs épouses également. Certains secrets reviennent à la surface, des suspicions anciennes, des non-dits. Au terme de l'heure que dure l'émission, le voile sera levé. L'un de nos quatre hommes est en effet bel et bien le coupable du viol et du meurtre de Laetitia. Mais qui ?


Mon avis

Je ne suis pas une grande adepte de thriller, mais j'avais entendu parlé de ce livre à sa sortie, plutôt en bien, et j'ai été intriguée par le contexte très faits divers qui me faisait penser à "Faites entre l'accusé" en livre.

Au final, je l'ai dévoré pendant un voyage en train (aller/retour) et malgré une certaine lenteur initiale liée à la présentation des différents protagonistes, les choses s’accélèrent avec la soirée.

La force de ce roman reste son espace temps confiné à une soirée, avec quelques flash back pour mettre en scène les différents protagonistes et les éléments clés de l’enquête, qui sont concomitants de l'émission télévisuelle qui sert de déclencheur.

J'ai parfois eu du mal à différencier tous les personnages (couples marié avec 2 enfants) mais le concept du livre repose sur cette ambiguïté et nous laisse imaginer jusque tard que tout est possible. J'avoue que connaissant le dénouement, j'ai hésité à relire les passages concernant le coupable pour voir si il existait certains indices !

Il n'y a pas de temps mort dans ce roman, qui alterne les points de vue entre les protagonistes sous leur nom, "elle" et "lui" qui correspondent au coupable et son conjoint, qui regardent leur vie exposée à la télévision. La tension monte au fur et à mesure que l'émission avance, que les soupçons se précisent et que certains éléments impliquent "lui" pour le faire craquer. Le tout est assez maitrisé car il m'a été difficile de poser mon livre une fois le dernier quart atteint.

Le fond de l'histoire est sordide mais reflète bien le quotidien, il y a quelques piques sur la société, et les lotissements mais là n'est clairement pas le sujet ...

Au total : Un thriller qui a tenu sa promesse, sous forme de huis clos.

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Lettre E 4/26 378 pages

mercredi 25 février 2015

"La vie devant soi" d'Emile Ajar

Il y a des classiques difficiles d'approche. Celui la en fait partie, pour ma part en tout cas.

Résumé

Couverture La Vie devant soi Editions Folio  2003Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur".




Mon avis

J'avais entamé ce livre il y a quelques mois, laissé de coté car je n'accrochais pas particulièrement au personnage principal. Il a été choisi pour le book club de février, alors je me suis obligée à le terminer.

Autant le début est fastidieux, l’écriture laborieuse, un peu comme "Des fleurs pour Algernon", autant le dernier tiers m'a paru bien plus facile. Peut-être ai-je enfin réussi à rentrer dans le propos, peut-être est ce parce qu'on se détourne des bouts de vie du quartier de Belleville et de Madame Rosa pour arriver à un fil rouge qu'est sa din de vie.
Certaines scènes sont poignantes, notamment les discussions entre le Dr Katz et Momo, ou la scène finale qui m'a particulièrement captivée mon attention. Beaucoup de sujets abordés semblent ainsi encore et toujours d'actualité.

Pourtant ce livre avait beaucoup de chose pour me plaire, notamment des protagonistes qui se veulent attachants avec une relation forte entre eux, avec des religions que tout oppose au vue des actualités, des rebondissements, comme la manière dont Momo découvre son âge réel.

Malheureusement l'écriture m'a laissé de marbre et plus dérangée, m’empêchant d'entrer dans l'histoire et d'être émue par les aventures de Momo, ou la déchéance physique de Madame Rosa.
 De plus, mon édition spécial lycée, mettait en avant un certain humour qui m'a complètement échappé.

Au total : Je suis passée à coté de ce livre pendant les deux premiers tiers. Insuffisant pour me convaincre, mais je peux comprendre le succès de ce livre.

mardi 3 février 2015

TTT : Ces références du genre qui trainent dans ma PAL


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani

Je vous rappelle le thème de cette semaine :


Les 10 livres que vous n'en revenez pas de n'avoir toujours pas lus car ce sont des "must have" de tel ou tel genre


Version SFFF

Ubik de Philip K Dick : Un classique de la SF que ce soit l'auteur ou l'oeuvre.


Janua Vera de Jean Philippe Jaworski, que je suis en train de faire lire à mon homme pour la peine

La nuit des temps de René Barjavel : Un classique de cet auteur que je n'ai jamais vraiment lu.

Ellana, la prophétie de Pierre Bottero : le dernier de la série qui enthousiasme la blogosphère

Hyperion de Dan Simmons

Couverture UbikCouverture Récits du Vieux Royaume, tome 1 : Janua VeraCouverture Les Cantos d'Hypérion, tome 1 : Hypérion partie 1Couverture Le Pacte des Marchombres, tome 3 : Ellana : La Prophétie

Version classique

Les raisins de la colère de Steinbeck : J'ai lu Des souris et des hommes au collège, et il parait que c'est son chef d'oeuvre. Il a été présenté au dernier Book Club et je me dis que je passe à coté d'un grand livre

Version contemporain

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joel Dicker : Un livre de l'an dernier qui a réveillé

Le soleil des Scorta de Laurent Gaude : Prix Goncourt, un auteur que je découvre au fur et à mesure.

Version Historique

Les piliers de la Terre de Ken Follet, un must have historique

Couverture Le Soleil des ScortaCouverture La vérité sur l'Affaire Harry QuébertCouverture Les Piliers de la Terre, intégraleCouverture Les Raisins de la colère

lundi 2 février 2015

"Le puits de l'ascension" de Brandon Sanderson

J'ai lu le premier tome il y a maintenant presque 2 ans, et je profite du challenge de Galléane 1 an/1genre pour sortir ce second tome de ma PAL

Résumé

Couverture Fils-des-Brumes, tome 2 : Le Puits de l’ascension Seigneur Maître est tombé.
La guerre peut commencer.

En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible.
À présent, Vin la gamine des rues devenue Fille-des-Brumes, et Elend Venture le jeune noble idéaliste doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir.
Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?




Mon avis avec risque de spoiler

J'ai gardé un très bon souvenir du premier tome, cependant le résumé présent au début de ce livre n'a pas été du luxe, ayant gardé une notion assez floue de la trame et oublié pas mal de personnages.
Il m'a fallu du temps pour me replonger dans cet univers, me souvenir quels sont les relations et les pouvoirs de chaque. A noter le lexique à la fin qui est lui même d'une bonne aide.

Malgré tout, je garderai un souvenir mitigé de ce second tome, que j'ai trouvé assez poussif, assez lent.
Vin m'a décue par son caractère midinette avec Elend, ses hésitations dignes de romans YA, et finalement je trouve que l'auteur s'est un peu embarrassé de cette histoire, en y apportant un concurrent, en mettant trop de doute, trop de si qui ne m'ont pas paru utile. D'autant plus qu'elle se transforme en super héroine assez vite, un peu comme Pug dans les livres de Feist, soit elle y gagne un coté humain à hésiter, mais pour moi, elle n'avait pas besoin de ca !

Comme dans le premier tome, les seconds rôles sont bien exploités, apportent une touche d'humour, spécialement la fille de Cett, même si j'aurais parfois aimé les voir plus souvent. Mais je crois que Kelsier, et sa relation avec Vin m'a manqué. J'ai particulièrement apprécié OreSeur le Kandra, que l'on découvre au fur et à mesure, avec ses particularités physiques et psychiques.
J'ai regretté que le personnage de Zane ne soit pas mieux explicité sur son passé, sur son présent et ses voix notamment. Il me laisse un gout d'inachevé.

Quant à l'histoire, elle est assez linéaire, une ville, des ennemis, des conspirations dans tous les sens, mais au final Vin gagne ...
La quête pour le puits de l'ascension arrive assez tard et lance le troisième tome, plus qu'elle ne clôture le second à mon avis, et fait partie de ma déception, car contrairement au premier tome, celui ci n'est pas autonome.

L'écriture de Sanderson est par contre toujours aussi dynamique, et les pages se tournent relativement vite, avec des rebondissements fréquents, même si j'étais pressée de voir arriver la fin, ayant eu l'impression de m'enkyster dans cette lecture.

Au total : Un second tome en dessous du premier, notamment car il m'a manqué un personnage qui contrebalance vraiment Vin, mais qui ouvre vers un troisième et dernier que j'espère meilleur.



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Lettre S 3/26 1070 pages

dimanche 1 février 2015

"Le puits" d'Ivan Repila

Un livre croisé dans ma librairie, qui m'a donné envie entre le blurb et la couverture et son résumé.

Résumé

Couverture Le puitsDeux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. À leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il? Le Grand survivra-t-il? Comment surtout se sont-ils retrouvés là?





Mon avis

J'ai commencé à écrire mon billet peu après ma lecture, et le termine à distance. Je me rends compte que ma première impression assez sévère s'estompe, et qu'il risque de rester dans ma mémoire au vue des pistes de réflexion ouvertes.

Ce livre est dur. Un huis clos dans un puits, espace réduit et ouvert, entre 2 frères, le grand et le petit. La dégradation physique et psychique progressive est bien retranscrite. Le plus petit tellement fragile manque mourir à plusieurs reprises. Le plus grand semble tellement égoiste mais poursuit son but.
Il faudra des jours avant que l'on ne les comprenne, le grand et ses motivations, des jours pour comprendre comment ils en sont arrivés là. C'est toute la force de ce livre, ce huis clos, cette attente après l'espoir que quelqu'un passe et les voit pour les sauver, le mystère de leur relation froide et fusionnelle.
La transcription des délires du Petit nous fait hésiter entre une manière de protéger son esprit ou une vraie descente dans la folie. Leurs caractères forts les entrainent jusqu'au bout de la survie de la protection l'un de l'autre.

La chute est comme une claque, les explications et la fin clôturent magnifiquement ce récit en apportant un éclairage nouveau sur la situation. Ce dénouement nous interroge sur le lien filial et fraternel, sur la vengeance.

Petite remarque sur la notation des chapitres qui m'a initialement intrigué, mais finalement donnent un repère temporel, là ou nous pouvons nous aussi les perdre.

Au total : Un récit marquant au bord de la folie et de la dérive.

Première participation au challenge 1 mois 1 genre : Janvier : Nouvelle et Novella

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Lettre R 2/26
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