samedi 27 juin 2015

"Le faucheur" de Terry Pratchett

Forte de ma lancée avec Mortimer, je me suis lancée pour le mois anglais dans ce livre.

Résumé

Couverture Les Annales du Disque-Monde, tome 11 : Le FaucheurFantômes, vampires, zombis, banshees, croque-mitaines... Les morts vivants se multiplient. Car une catastrophe frappe le Disque-Monde : la Mort est porté disparu (oui, la Mort est un mâle, un mâle nécessaire). Plus moyen de défunter correctement. Fini le repos éternel et bien mérité ! Il s'ensuit un chaos général tel qu'en provoque toujours la déficience d'un service public essentiel. Et pendant ce temps-là, dans les champs d'une ferme lointaine, un étrange et squelettique ouvrier agricole manie la faux avec une rare dextérité. La moisson n'attend pas.

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Mon avis

Le personnage de La Mort m'a toujours intriguée par son cynisme, et son mode de vie. L'humour de Mortimer m'a convaincue de lire ce livre (que je pensais relire, mais si c'est le cas j'en n'ai vraiment aucun souvenir...)
Je ressors mitigée de cette lecture, car je l'ai trouvée bien longue.

L'humour est toujours présent par petite touches tout au long du roman, mais plus avec les personnages secondaires.
 Le personnage de la Mort est plus triste, plus résigné que dans mes souvenirs, et ses passages amènent beaucoup de réflexion sur la vie, sa valeur, ce qu'on y met. Pierre Porte est un personnage attachant par sa volonté de vivre et de profiter d'une existence qu'il ne connait pas.

Le pendant de l'histoire est assuré par Vindelle Pounze, mage de son état initial, dans une histoire de mort vivant découlant de son "abandon" de poste par la Mort. J'ai retrouvé dans cette partie l'esprit fumé de Pratchett qui parfois me perd. Les références sont drôles, notamment les noms des vampires et leur accent, le croquemitaine et ses manies.

On devine au fur et à mesure où il veut en venir, mais j'ai ressenti quelques longueurs du fait du nombre de personnages amenés et d'une histoire qui je trouve n’avançait pas.

Ankh Morpock, le guet, l'université des mages avec le doyen, le bibliothécaire et le jardinier (qui fait un compost si particulier!) sont bien présents, et apporte les repères habituels. L'alchimie a cependant du mal à se faire, en dehors du feu d'artifice final qui permet de faire le lien, avec tous les personnages impliqués, mais vraiment tardivement.

Au total : Un tome avec la Mort en dessous de mes espérances, mais l'univers de Prachett est bien présent !

MoisAnglais2015-5Sylvie

lundi 22 juin 2015

"Les outrepasseurs, tome 1" de Cindy Van Wilder

Prix imaginales l'an dernier, les retours de la blogosphère m'ont donné envie de le tenter. Je l'ai débuté dans le train me menant au festival de cette année.

Résumé

Couverture Les Outrepasseurs, tome 1 : Les héritiers
-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

- Nous ?

- Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…



Mon avis

J'ai souvent lu que la forme de ce bouquin était surprenante. Il est à la fois un tome d'introduction et une histoire en lui même. Par le processus de retour dans le passé, il ouvre les prochains tomes (mais que vont devenir Peter et les autres? ) et dans le même temps nous ferme l'histoire initiale des Outrepasseurs avec Fière et Niels.

J'ai trouvé quelques longueurs dans ce récit au passé. L'ambiance est cependant tellement bien retranscrite qu'on se propage dans ce village médiéval qui semble si proche de la vie du quotidien de cette époque. La place de la religion, et les superstitions sont présentes, et le moine est un personnage intéressant à suivre, notamment dans sa dualité avec son "rival" présent initialement dans le village.
J'ai aimé voir des fés dans une version moins colorée que Clochette, et découvrir par touche leur manière de fonctionner. On a envie de découvrir le monde d'en bas, que j'imagine comme un monde fantastique parallèle. Leurs pouvoirs différent hérités aussi des contes de notre enfance sont un vrai plus. J'ai notamment beaucoup aimé la référence au joueur de flute.

L'histoire moyenâgeuse est tirée du roman de Renart, ce qui donne un coté connu aux noms des personnages, même si je n'ai en vrai qu'un vague souvenir de ce classique !

Ces plongeons dans le passé sont entrecoupés de scènes dans le présent qui apportent peu, en dehors du fait de nous rappeler qu'il ne s'agit que de l'introduction et d'une explication à la situation actuelle, et dont on se doute que nos futurs protagonistes vont réussir à débloquer la malédiction. Il nous manque cependant les clés pour comprendre leur possibilité.
Les parents restent assez mystérieux dans leur quotidien, notamment Maxence et leur part de bestialité semble être un enjeu important par la suite notamment dans leur maitrise.


Les adolescents m'ont parus trop faciles à convaincre que ce soit dans la première scène où ils plongent ou dans la dernière, mais globalement l'histoire est très bien amenée, et j'ai hâte de lire la suite.

Au total : Un premier tome prometteur malgré quelques longueurs. Une histoire ancienne s'achève et laisse la place au présent pour les prochains tomes !

dimanche 21 juin 2015

Moon de Karen Bao

Un 4ème de couverture qui m'intriguait, et une envie de lire de la jeunesse !

Résumé (que j'ai raccourci car en dit un peu trop)

Couverture Moon, tome 1 : La révolte de la colombeJeune fille douce et discrète, Phaet, 15 ans, habite la base IV sur la Lune. Quand sa mère, Mira, est arrêtée, elle n’a plus le choix : elle doit subvenir aux besoins de sa famille, et s’engage dans la Milice, l’armée brutale et totalitaire qui a pourtant incarcéré sa mère.
 Phaet croyait pouvoir tout arranger avec sa nouvelle position… les ennuis ne font que commencer.






Mon avis

J'ai été très agréablement surprise par ce livre.
L'histoire initialement m'a évoqué "La stratégie Ender" par le coté initiatique dans l'espace, et talent jeune, mais rapidement ce livre prend son envol.

Phaet habite sur la Lune, après une colonisation du fait d'un environnement terrien devenu défavorable. Le contexte en lui même est assez plausible. Nous ne connaissons que la base où elle vit, mais découvrons le coté oppressant de leur vie, entre écran intégré dans leur main, vie extrêmement contrôlée dans les propos et les faits.

J'ai bien aimé la complexification progressive de l'intrigue, notamment avec l'apport de la politique et les différents rebondissements. J'imaginais que son entrainement à la milice prendrait le tome entier, mais la suite s'est avérée être bien plus prenante, notamment car nous découvrons la famille de Phaet, d'Umbriel et la vie de la milice. La place du journalisme, de la liberté d'expression et de la propagande est abordée de plusieurs points de vue, et apporte un écho à notre actualité.

Le décor est bien planté que ce soit culturel ou géographique, on sent un travail sur le contexte qui permet une bonne immersion.

Les différents personnages sont intéressants et nuancés, que ce soit les parents d'Umbriel, ou le frère de Phaet. Sa mère révèle bien des surprises et leur réactions sont le plus souvent plausibles.
Il existe quelques facilités dans les apprentissages de l’héroïne, mais la fin nous apporte une part d'explication sur l'aide dont elle a pu bénéficier.
 Les relations de Phaet avec Wes et Umbriel me font par contre craindre un triangle amoureux bien trop vu, même si pour le moment, nous en sommes assez loin !
 

Au total : Un premier tome de dystopie bien prenant. La suite sera dans ma PAL !

dimanche 14 juin 2015

"Le joueur d'échec" de Stephan Zweig

Un livre que j'avais lu il y a longtemps, je l'ai récupéré lors de mon dernier passage de mes parents. Cette courte nouvelle m'avait donné le gout pour l'écriture de Stephan Zweig, cette relecture confirme mon admiration pour cet auteur.
Mise dans le contexte :


Couverture Le Joueur d'échecs"Quand ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s'est donné la mort l'année précédente au Brésil, en compagnie de sa femme. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d'homme et d'écrivain. Le joueur d'échecs est une confession à peine déguisée de cette désespérance."


Mon avis

Je ne me souvenais que vaguement de l'histoire en elle même, j'ai donc bien apprécié cette relecture.
Le talent de Zweig est marqué dans sa manière de décrire les sentiments humains. Dans ce livre, les différents protagonistes, joueurs d'échec n’y échappent pas.
J'ai apprécié la présentation du champion du monde, Czentovic, rustre paysan cupide, dont la description est parfois teinté d'ironie ou de cynisme, comparée à celle de l'inconnu dont le milieu social et le parcours s'avère si différent.
Le narrateur reste assez neutre et relate les différents évènements et histoire de chaque personnages.

Le récit de l'inconnu est empreint d'une certaine tension. Son histoire nous plonge dans son univers, sa réclusion, se posant la question de notre réaction dans une situation identique. On vit avec lui sa solitude, sa difficulté dans son isolement à pouvoir rompre la pression de ses geôliers.

Je suis souvent étonnée de lire que les camps de travail étaient connus notamment dans leur coté esclavagiste dès cette époque, sans que rien ne puisse être fait ...

Il y a une certaine ressemblance entre ce récit et celui de 24 heures dans la vie d'une femme, dans le coté entretien sans jugement, rencontre entre 2 personnes qui échangent leur vie.


Au total : Une relecture qui me confirme tout le bien que je pense de cet auteur ! Une nouvelle idéale pour le découvrir.

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Lettre Z : 94 pages

samedi 6 juin 2015

Mes imaginales 2015 (2) : le samedi

Le second jour sera marqué par la foule présente sur place, de nombreuses conférences et un petit plongeon dans la piscine !

Les conférences : 

Mercenaires et tueurs professionnels : Les mauvais mecs de la fantasy... avec Paul BEORN, Fabien CERUTTI, Jean-Philippe JAWORSKI, Brent WEEKS : Conférence top, qui donne envie de découvrir les 4 auteurs, pleine d'humour ! Fabien Cerutti a manqué divulguer des informations clés de son livre.Félicitations à la traductrice pour sa rapidité et vivacité. 




Rois et royaumes... :Héritiers et rebelles ! Ugo BELLAGAMBA, Régis GODDYN, Pierre GRIMBERT, Nabil OUALI, Pierre PEVEL : conférence moins rythmée mais intéressante tout de même. Il faut que je me lance dans les livres de Pierre Pevel.


Mondes inquiétants... : Une science-fiction qui interpelle ! avec Jérôme BEZANÇON, Laurent CORDONNIER, Victor DIXEN, Raphaël GRANIER DE CASSAGNAC. J'avoue que je n'avais pas vraiment prévu de rester, mais je n'ai pas eu le courage de replonger dans la bulle. Au final, je me suis renseignée sur 2 des auteurs et je pense que j’achèterais Phobos de Victor Dixen dont le pitch m'a donné envie !

Mes achats

Bien plus raisonnables en ce second jour, notamment car la foule m'impressionne toujours. Les files d'attente pour certains auteurs m'ont épatées (Hobb, Jaworski notamment).

Le Royaume de vent et de colères de Jean Laurent Del Socorro : Conseillé vivement par Plume. Il m'a posé la question simple que je ne m'étais posé : Quel type de fantasy j'apprécie le plus ?

14-14 de Silène Edgar et Paul Beorn, que j'avais découvert sur le blog de Lelf, le résumé et la présence des 2 auteurs m'ont donné envie de le lire. Par ailleurs, la conférence à laquelle Paul Béorn a participé m'a clairement donné envie de découvrir son dernier livre paru chez Bragelonne (mais leur format pavé me refroidit à chaque fois ...)

Et vous apercevez en haut  2 cartes postales et 3 marques pages, car j'aime bien ces petits souvenirs qui me rappellent tout autant que les livres les bons moments passés !


J'ai admiré la fresque en fin d'après midi, je suis toujours un peu déçue de ne pas vraiment en profiter. Nous avons aussi pris un café avec Joyeux Drille à qui nous avons posé plein de questions sur sa manière d'animer les conférences !



Et pour finir la remise des différents prix qui a permis un hommage à Graham Joyce.
 

vendredi 5 juin 2015

Mes imaginales 2015 (1) : Le vendredi

L'an dernier, j'avais été "initiée" aux Imaginales : un festival au milieu des Vosges, centré sur les littératures de l'imaginaire.
Je n'ai donc pas hésité une seconde à l'idée d'y retourner cette année (et je n'hésite pas non plus pour l'an prochain !)

affiche-2015-mutations


Par rapport à l'an dernier :
Sur les 6 livres achetés, je n'ai lu que "Le batard de Kosigan" de Fabien Cerruti, qui a été primé par les lycéens.
J'ai pris le temps de découvrir quelques auteurs avant d'y aller afin de pouvoir échanger un peu plus facilement. D'ailleurs je suis fière de moi car j'y suis allée de manière plus spontanée, ai réussi à discuter de leurs écrits, et j'ai donc rapporté bien plus de dédicaces.


Arrivée le jeudi soir, ce qui permet de se mettre en jambe et de papoter avec mes copines de Marie Juliet, PtiteTrolle et Plumeline), j'ai pu profiter du festival dès le vendredi matin, notamment avec un petit déjeuner avec Robin Hobb, auteur de ma première série de fantasy alors que j'étais jeune adulte. J'ai relu il y a 2 ans la saga de l'assassin royal avec un plaisir renouvelé.
chambre (

Un petit déjeuner où les échanges avec certains fans ne m'ont pas vraiment laissé la possibilité de parler (je ne suis pas très à l'aise dans la langue de Shakespeare), mais je me suis rattrapée avec quelques mots lors d'une dédicace de l'après midi.




Arrivée sur le festival, j'ai commencé le tour de la bulle de livre, et les conférences que j'ai trouvé globalement bien menées et toujours aussi tentantes au niveau achats de livre.

La lutte entre le bien et le mal : Un archetype de la fantasy ? (avec Fabien CERUTTI, Thomas GEHA, Stefan PLATTEAU, Brent WEEKS) J'ai beaucoup hésité à acheter Manesh après cette conférence, mais je n'ai pas franchi le pas.

Faire revivre l'Antiquité : Imaginer un monde disparu ! (avec Estelle FAYE, Alain GROUSSET, Xavier MAUMÉJEAN, Aurélie WELLENSTEIN) J'ai eu envie de découvrir Chevaux de foudre d'Aurelie Wellenstein, et le cirque Maxime !

Pratiquer la magie ... : Et en payer le prix ? (avec Manon FARGETTON, Robin HOBB, Stefan PLATTEAU, Lise SYVEN) Un ton en dessous niveau rythme.

Dans la yourte au conte, Pierre Dubois m'a enchantée par ses talents de conteurs, sans note, son corbeau et le rythme qu'il pouvait donner à une histoire. Une très jolie découverte.
(Les contes ensorcelés de... Pierre Dubois avec Pierre DUBOIS)




Un repas local pour la pause déjeuner, en bonne compagnie :










Mes achats et dédicaces de la journée : 


Les tomes 2 (achats prévus)

- Du bâtard de Kosigan, de Fabien Cerutti que j'avais très envie de découvrir ayant bien aimé le premier tome l'an dernier. A priori, ils peuvent se lire de manière quasi indépendante.

- De la voie des Oracles d'Estelle Faye. J'ai terminé cette série la veille des imaginales et en ai profité pour demander des détails sur la suite. La couverture est sublime et pleine de détails ! J'ai beaucoup hésité à prendre Porcelaine aussi qui parle de mythologie chinoise.

- Des outrepasseurs (non prévu) de Cindy Van Wilder, mais j'ai bien accroché dans le train au début du tome 1, assez pour être sure d'avoir envie de poursuivre la saga. Au final, je n'ai pas fait dédicacer le premier tome que j'avais amené...

Achat imprévu :
- Reproduction interdite de Jean Michel Truong. J'accompagnais Plume qui discutait avec Laurent Whale, et attirée par la couverture et le 4ème, j'ai discuté avec l'auteur de son parcours professionnel atypique et de son chemin vers ce livre qui parle d'intelligence artificielle. Un livre qui me semble assez près d'une certaine réalité, qui abordait le thème du clonage avant que Dolly n'apparaisse.

Dédicace prévue :
Le prince bâtard de Robin Hobb : Noyée dans la profusion de livre différent de l'auteur  à ces imaginales, j'ai préféré dédicacer mon dernier achat. Assez intimidante, mais charmante.

La soirée a été marquée par un restaurant à 11 à la Tarentelle (très bonne découverte et ambiance au top, merci Snow !) et de voir à la lumière du soir les sculpture scotch dont la réalisation nous avait tant intriguée pendant la journée !







mercredi 3 juin 2015

"Underground" d'Haruki Murakami

Quand ce livre a été choisi pour le book club, j'ai eu un moment d'appréhension, car je ne suis pas sure d'apprécier le style de cet auteur, connu pour sa propension à flirter entre le réel et le fantastique.

Résumé

Couverture UndergroundLe 20 mars 1995 se produisait l'attentat le plus meurtrier jamais perpétré au Japon: en pleine heure de pointe, des adeptes de la secte Aum répandent du gaz sarin dans le métro de Tokyo, tuant douze personnes, en blessant plus de cinq mille.

Très choqué, mais aussi révolté par le traitement médiatique par trop manichéen de la tragédie, Murakami va partir à la rencontre des victimes et de leurs bourreaux: rescapés du drame et adeptes de la secte.

Au fil des entretiens apparaissent tous les grands thèmes chers à Murakami: l'étrangeté au monde, l'impossible quête d'absolu, le mal venu des profondeurs, ces little people présents en chacun de nous, incarnations des forces destructrices qui nous font basculer parfois vers l'irréparable..."


Mon avis

L'avantage de ce livre sur mes appréhensions est qu'il est ancré dans le réel, et qu'il n'y a pas une once de fantastique.

Je ne me souvenais plus de l'attaque du métro en 95 et donc je ne réalisais pas avant ce livre quel traumatisme il a pu être pour cette population. (D'un autre coté, lorsque je vois les évènements de janvier 2015, je comprends mieux cette éraflure)

Le roman est construit de manière très méthodique. Chaque chapitre présente la ligne, sa direction et  les témoignages des passagers qu'il a pu recueillir après une brève présentation des terroristes qui ont percé les sacs pleins de sarin. Chaque témoignage permet d'apporter un regard différent sur la même scène, et finalement assez identique. Il n'y a pas de franche différence de comportement entre tous, en dehors d'un Irlandais, qu'on reconnait par sa réaction qui pour la peine a déclenché une vague de panique.

Je retiens cette pudeur naturelle qui se manifeste par les difficultés à obtenir les témoignages, par l'absence de détail glauque dans le contenu. Leur obsession à aller travailler quelque soit leur état physique et moral est aussi impressionnante.
Dans nos discussions lors du book club, nous avons abordé à quel point leur métier était parallèle de leur place dans la société.
L'absence d'information de la population à la fois médicale et des agents du métro sur  les effets du gaz sarin s'observe bien dans les explications qu'il trouvent pour expliquer leur malaise (migraine, rhume ...) et leur incompréhension à ce geste.



La seconde partie interroge l'autre coté, et a été ajouté dans un second temps pour l'équité de la parole. Entre l'auteur donne son avis, assez brièvement, et donne la parole à 2 médecins.
On note de la partie des membres de la secte, cette absence de remords, leur coté exclus de la société traditionnelle et la recherche d'identité trouvée chez Aum, leur difficulté à en sortir. Et la diminution de la neutralité de l'auteur.

Au total : Un livre sur les attentas du métro de Tokyo, une vision assez troublante de la société japonaise, qui met en avant nos différences de culture.

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lundi 1 juin 2015

Le mois anglais, organisé par Lou, Cryssilde et Titine




Juin est placé sous le signe de l'Angleterre. A cet effet, trois blogueuses organisent depuis un petit moment, le mois anglais :  
MoisAnglais2015-5Sylvie


Titine du blog Plaisirs à cultiver et son lien vers le mois anglais.
Lou du blog My Lou Book et son lien vers le mois anglais.
Cryssilda du blog Voyager… Lire… et son lien vers le mois anglais.

Donc je me lance dans cette aventure British !

J'ai prévu de participer à certaines activités : 

8 juin : journée littérature enfantine anglaise. (je me lancerais bien dans les chroniques de Narnia)
10 juin : LC ou billet hommage à Terry Pratchett.
13 juin : journée séries anglaises, Downtown Abbey et autres. (Peut être qu'en visionnage par contre sans billet dédié !)

18 juin : journée autour des écrivains anglaises du 20e siècle
26 juin : LC autour de Charles Dickens. (bon ma dernière rencontre avec Dickens n'a pas été très concluante)

J’essaierais bien de caler un livre de Christopher Priest aussi au passage, ou un Gaiman et une petite dégustation Muffin/thé.
  

MoisAnglais2015-4Eliza 

lundi 25 mai 2015

"Mortimer" de Terry Pratchett

Je crois que je n'ai pas relu de Pratchett depuis l'ouverture de mon blog, alors qu'il s'agit d'un auteur qui me tient à cœur. Il est avec Robin Hobb celui qui m'a fait gouté et apprécié la fantasy.

Résumé

Couverture Les Annales du Disque-Monde, tome 04 : Mortimer
Mortimer court à travers champs, agitant les bras et criant comme une truie qu'on égorge. Et non. Même les oiseaux n'y croient pas. "Il a du coeur", fait le père adossé contre un muret. "Dame,c'est le reste qui lui manque", répond l'oncle Hamesh. Mais à la foire à l'embauche, la Mort le remarque et l'emporte sur son cheval Bigadin. Il faut la comprendre : elle a décidé de faire sa vie. Avec un bon commis, elle pourrait partager le travail quotidien, ce qui lui laisserait des loisirs. Un grand destin attend donc Mortimer. Mais... est-ce bien raisonnable ?



Mon avis

Mortimer est le 4ème tome des annales du Disque Monde. Cette série, longue, mais accessible car chaque tome sont globalement indépendant, et même si mes souvenirs des 3 premiers me semblent assez lointain, j'ai grandement apprécié ma lecture (et suis incapable de me souvenir si je l'avais déjà lu) !

L'humour est omniprésent, dès le départ, un peu moins par la suite, car l'action prend le pas. On pourrait quasi citer 3 phrases par pages de petite touche qui amènent le sourire. La Mort est un personnage que j'apprécie beaucoup par son rôle, son regard sur le Monde.
Dans ce tome, elle prend un apprenti, pas n'importe lequel, celui dont personne ne veut, le rejeté de la foire aux apprentis. La scène en elle meme vaut la peine.. La mort est visible par ceux qui le veulent.

Mortimer, dit Morty est un personnage qui s'affirme au fur et à mesure de l'histoire, et par sa naïveté, déclenche des évènements qui pourraient métamorphoser le monde.

On est embarqué dans la vision de la vie "normale" et des plaisirs humains par la Mort qui se questionne. On découvre Ysabell, sa fille de 16 ans, depuis longtemps, Albert son serviteur, et Bigadin le cheval.
Le mélange de ces personnages amène un certain nombre de situations cocasses et plein de réflexion sur le fonctionnement du Disque Monde, et sur notre réalité. 
Pratchett fait partie des grands auteurs pour moi car son univers est complet. Ses livres font le plus souvent échos aux autres pour rappeler cette unité.

Enfin, la traduction est riche de jeux de mots, et permet une lecture facile, agréable qui nous donne l'impression de profiter au maximum du génie de Mr Pratchett !  La Mort parle en majuscule et apporte ce petit plus qui la différencie des personnages traditionnels.

Au total : Une plongée dans le Disque monde qui m'a donné envie de recommencer. Le porcher risque d'être dans mes prochaines lectues, ou peut être "Au guet"

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Lettre P : 250 pages

dimanche 24 mai 2015

Kinderzimmer de Valentine Goby

Depuis quelques mois, je le mets dans mes priorités et repousse ma lecture, car le sujet est dur et demande une certaine disponibilité d'affect. Entamé il y a 2 mois, je l'ai posé, pas dans l'esprit et repris pour pouvoir participer au Book Club de Livraddict.

Résumé

Couverture KinderzimmerJe vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.



Mon avis

Je me suis dit après ma lecture qu'il allait falloir que je recense mes articles portant sur la seconde guerre mondiale, sujet assez porteur en littérature et que j'apprécie de découvrir.

Kinderzimmer apporte une angle différent, à la fois car nous voyons souvent le camp de concentration plutôt de l’œil masculin (Si j'étais un homme de Primo Levi, Maus d'Art Spiegelman) et le thème de la grossesse était plutôt tabou, comme le montre le début du livre, et le fait de la cacher aux autres prisonnières et aux gardiennes. Ce livre met en évidence le pourquoi, être une femme était risquée, une femme enceinte encore plus et réussir à survivre dans ce contexte tient du miracle.

Mon principal bémol dans cette lecture, probablement le même que "Si j'étais un homme", porte sur le fait que le contenu de ce livre est tellement difficile que je suis restée assez froide, comme une protection. J'ai, de ce fait, lu de manière assez détachée la vie de Mila/Suzanne, d'autant plus que je n'ai pas accroché au style initial assez noyé, de la narratrice principale. Il existe des ellipses, des sauts dans les noms, dans la temporalité, comme témoin du fouillis que devient l'esprit de Mila, mais qui m'a perdu sur le début.

Le récit prend ensuite un caractère plus chronologique, et on découvre l'autre face de Ravensbruck, le pillage des affaires extorquées aux prisonniers, la Kinderzimmer. Les conditions de vie sont omniprésentes, l'auteur essaie à force de répétition de nous immerger dans le dortoir, proche des toilettes, dans la crasse, la quasi absence de nourriture, d'humanité, voire de sommeil.

Il y a un déclic dans l'histoire de Mila, qui remet l'écriture dans le bon sens, avec quelque chose de moins fouillis, de plus accessible. Je n'ai pas aimé cet effet de style car il m'a perdu sur le début, mais l'apprécierais probablement plus dans une relecture, une fois la destination plus claire.

Les personnages sont intrigants, mais leur passé se perd dans la torture, leur caractère, leur différence s'atténue dans la lutte pour la survie. Dans cet enfer, il existe quelques rayons d'humanité, de soutien et de compassion qui malheureusement étaient trop rares.

Quant au dénouement avant final, il m'a dérouté, et je n'en ai pas vraiment compris l'utilité. La quête du retour à domicile est par contre bien amené. La libération oui, mais par qui et surtout comment transporter tous les déportés. Quelle prise en charge pour ces gens qui n'aspirent qu'à retrouver leur vie passée, dans quelles conditions ?
Et surtout l'épilogue nous montre bien à quel point le retour était difficile, comme une blessure ouverte à jamais et tous les livres sur le sujet sont unanimes.

Au total : Un livre dur sur le fond et étrange sur la forme qui m'a laissé de coté.

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Lettre G 250 pages

dimanche 3 mai 2015

"Lignes de vie" de Graham Joyce




Lu dans le cadre de la lecture commune du cercle d'Atuan, un auteur dont je n'avais jamais entendu parler, et une très belle rencontre en ce qui me concerne

Résumé

Couverture Lignes de VieCoventry, durant la Seconde Guerre mondiale.
Une famille de sept sœurs aux vies fondées sur l'amour, la tradition, l'angoisse et l'espoir, dominées par la sagesse et l'autorité d'une matriarche aussi indomptable que truculente. Des vies simples et émouvantes auxquelles se mêlent presque imperceptiblement l'étrange et le merveilleux, l'ordinaire et l'extraordinaire.
Cassie, la plus jeune des sœurs, a eu un petit garçon de père inconnu et n'a pas eu le courage de le céder à des parents adoptifs. C'est une fille fantasque et imprévisible, « la dernière fille au monde à qui laisser la garde d'un enfant » selon sa propre mère. Il est alors décidé que le petit Frank sera élevé par chacune des sœurs, à tour de rôle. Ainsi l'enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies aux lignes si différentes, dans les drames et les illusions de l'après-guerre.
Mais Frank est un enfant particulier, doué d'intuitions étonnantes ; comme sa jeune mère, sensible à des signes invisibles ; comme sa grand-mère, parfois visitée par des apparitions lui annonçant l'avenir...



Mon avis

Il ne faut pas trop se laisser embarquer par le résumé, car finalement, sous l'intrigue des" dons"  de Franck, il existe surtout une chronique de vie d'une famille anglaise, après la seconde guerre mondiale.

J'ai beaucoup aimé ces destins croisés, tous sous la coupe d'une matriarche comme il en existait dans l'ancien temps. Huit femmes de caractères, dont Martha, la mère et ses 7 filles, dénommées par ordre des voyelles, puis de l'alphabet les voyelles ne suffisant pas.

On retrouve dans ce livre de l'humour, de la bonhommie familiale, avec les tensions entre chaque, les jalousies internes mais le lien puissant qu'il existe envers et contre tout dans la fratrie. Il ne s'agit pas d'une famille idéale, ce qui nous permet de les imaginer dans un voisinage proche.

Franck fait le trait d'union entre toutes ces sœurs, devant loger parfois avec sa mère chez l'une ou l'autre au grè des décisions familiales. Par ce biais, on y découvre la vie de familles anglaises traditionnelles, que ce soit à la ferme avec Una et Tom, ou chez les jumelles bigotes, ou chez Aida et Gordon dont le métier et leur manière de l'exécuter peut dérouter. On suit aussi l'éducation de Franck, selon les différentes écoles de la vie.

Le fantastique est bien présent, mais par touche, avec parfois des explications simples, comme la réapparition de Godiva, ou le bonhomme sous le pont.
Ce qui marque dans ce livre, c'est l'ambiance entre rêve et réalité par les différentes visions de l'axe grand mère, mère, fils. La différente expression d'une même capacité, beaucoup de douceur, de tolérance des différentes opinions, modes de vie. Tous s’accommodent et se complètent.

Au total : Un livre avec peu d'action, relevé par une ambiance et des personnages charismatiques.

D'autres avis chez les Atuaniens : Nathalie, Vert, Lelf

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Lettre J 480 pages

jeudi 30 avril 2015

Coup d'oeil sur vos lecture [Avril 2015]

Au début de mon blog, je tenais régulièrement un article sur ces livres qui me tentent, notamment par le biais d'autres blogs.
Je me dis que je vais retenter ce rendez, peut être en version mensuelle, pour me souvenir de qui m'a tenté, et pourquoi !

1 - Warstburg de Cedric Ferrand, par Anudar
Parti de la discussion : Quel livre pour entrer en fantasy, je me suis laissée guider vers ce lien, et convaincre qu'il pourrait me plaire.
Un livre sans parcours initiatique

2 - L'autre ville de Michal Ajvaz par Lune
Un blog que je suis régulièrement, un livre imaginaire qui promet d'être différent.

3 - Code 93 d'Olivier Norek par mon club de lecture
Un thriller qui m'a donné envie lors de sa présentation

samedi 18 avril 2015

"Le fils de la lune" de Gabriel Katz

Premier tome lu il y a peu, j'ai eu envie de ne pas faire trainer cette sage, notamment en préparation des Imaginales

Couverture Le Puits des Mémoires, tome 2  : Le Fils de la Lune
Pas de résumé, vu que c'est un second tome



Mon avis (avec potentiellement des spoilers)

Nous avions laissé nos héros avec leur quête d'identité, en route pour Woltan, et nous reprenons la suite de l'histoire dans le bateau qui les ramène dans leur terres supposés natales.

Le début reprend la même structure, poursuite, recherche d'identité, fuite. Arrivée à la moitié, j'ai pris une première claque avec les révélations qui concernent Karib et Olen. J'avoue n'avoir rien vu venir, et la suite repart comme un nouveau départ.
 Reprendre leur place, leur passé avec les difficultés et les tensions engendrées par leur départ est un vrai défi.
La différence de personnalité m'a semblé surprenante, et je pense préférer les personnages actuels que ceux qu'il étaient auparavant, gâtés pourris, même si l'écart est parfois trop pour être vrai...
J'ai parfois eu l'impression qu'un second livre avait débuté, et me suis demandée comment ces personnages si présents sur Woltan avaient pu passer inaperçus dans leur quête dans cette région. Le hasard semble faire trop bien les choses.

L'aspect intéressant de cette seconde partie est surtout politique. Les ennemis sont toujours voire plus présent et se dévoilent au fur et à mesure, en prenant plus de risques pour arriver à leur fin. Les trahisons sont nombreuses, vont probablement aller en s'amplifiant, font monter la tension et les rebondissements.

De nouveaux personnages apparaissent, notamment féminins, avec une grande palette de nuance, entre Myrian, la femme blasée et froide, Norah, la lingère mystérieuse, qui attirent des questions sur leur vie et leur passé. D'autres semblent réapparaitre, et j'espère que ce sera le cas car j'apprécie le personnage d'Oranie, son franc parler, la liberté qu'elle choisit !

Le style est toujours aussi agréable, plein d'humour, d'alternance entre scènes graves et plus légère qui donne un vrai rythme. J'ai été un peu perturbée de voir nos protagonistes séparés et d'avoir leurs histoires qui se vivent en parallèle, car la cohésion de groupe qui les anime fait partie des points forts de cette histoire, qui reste finalement assez classique dans son univers.

Pourquoi nos protagonistes se sont retrouvés dans un chariot dans la région voisine plutôt qu'être froidement assassiné dès le départ, j'espère avoir la réponse dans le prochain tome.
 La fin est frustrante de part la situation d'un protagoniste et les dernières révélations apportées.


Au total : Un second tome toujours aussi entrainant et plein d'humour qui donne envie de finir la trilogie.

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Lettre K 9/26



lundi 6 avril 2015

"Les stagiaires" de Samantha Bailly

J'avais envie de découvrir depuis un bon moment l'écriture de Samantha Bailly, que j'avais rencontré lors d'une dédicace d'Oraisons, que je n'ai toujours pas lu ...
J'avais profité de l'Opération Bragelonne pour récupérer ce titre !


Résumé


Couverture Les stagiaires Editions Milady 2014Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.



Mon avis

Beaucoup de personnes passent par cette période de stage. Dans mon cursus, on ne passe pas par la case recrutement, mais les 8 premières années de nos études sont une succession de stages (de 3 à 6 mois), de périodes qui s'enchainent, où nous sommes intégrés mais pas trop dans les services que nous traversons.
Actuellement, je suis passée de l'autre coté de la barrière, à voir la succession de stagiaires qui s'alternent (à un rythme bien plus rapide que 6 mois).

Une fois cette parenthèse fermée, j'ai bien aimé ce livre simple. Il montre bien la précarité de certains statuts, et les hésitations du début de la vie professionnelle.

J'ai apprécié le coté vrai des différents personnages, parfois un peu stéréotypés, mais qui oscillent entre espoir et déception professionnelle et amoureuse.
On voit la construction de certaines relations amicales sans que cela prenne le dessus sur la vie quotidienne rythmée par le travail.

Le personnage d'Ophélie est attachant. Sa recherche d'appartement, tellement réaliste (sauf peut être le dénouement) rappelle à tous les parisiens leur arrivée dans la capitale. J'ai beaucoup aimé son évolution, que ce soit avec son passé rennois qu'avec ses relations qui se tissent de manière très naturelle.

Le personnage d'Arthur est plus agaçant, mais il reflète cette jeunesse dorée que l'on peut voir dans d'autres romans, son absence ressentie de choix et le carcan dans lequel il reste enfermé par sécurité.

Les autres personnages, plus en retrait, permettent de montrer la structure du groupe avec tous ces caractères différents qui se rapprochent du fait de leur position dans l'entreprise. Et le questionnement si ces personnages se seraient appréciés en dehors de ce contexte, reste assez vrai dans notre quotidien.

Au total : Un roman efficace sur la jeunesse  à l'aube de leur vie professionnelle, dans les hésitations de leur vie professionnelle et personnelle.
Une suite indépendante est prévue, que je lirais certainement.

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7/26 Lettre B : Contemporain, 350 pages

jeudi 2 avril 2015

"Et puis Paulette" de Barbara Constantine

J'avais envie d'un livre léger, et de découvrir cet auteur à bonne réputation !

Résumé
 
Couverture Et puis, Paulette... Editions Le Livre de Poche 2013Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…



Mon avis

Je suis ressortie un peu mitigée de cette lecture. Les 3 premiers quarts m'ont complètement convaincue. J'ai beaucoup aimé cette famille recomposée, de gens qui s'assortissent par intérêt commun. Même si certains passages paraissent un peu gros, un peu facile, j'ai apprécié découvrir cette cohésion progressive, l'entraide qu'on reve de redécouvrir dans les campagnes.
Les personnages vont et viennent selon  les aléas de la vie, et sont attachants tous à leur façon. Chacun nous montre ses faiblesses par une première personne qui peut parfois surprendre.

J'avoue avoir été surprise par le rebondissement final, et le message qui en découle ou est sensé en découler (en vrai je ne suis pas sure de l'avoir construite) et finalement je suis restée sur ma fin. Peut-être aurais-je aimé une suite pour découvrir cette petite communauté sous un autre angle, ou juste suivre les aventures de tous ces personnages.
Car finalement ce livre est court, peut être trop pour ne pas se sentir triste de quitter notre bande de vieux qui s'apprivoise, ne pas mieux les connaitre, leur passé, leur secret, leur manies.

Au total : Un livre trop court qui aborde de nombreux sujets d'actualité en mettant en avant notre troisème âge.
Je lirais d'autres livres de cet auteur avec plaisir.

lundi 30 mars 2015

Taliesin de Stephen R. Lawhead

Lu dans le cadre de mon club de lecture, je me suis lancée avec un enthousiasme modéré de cette version de la légende arthurienne

Résumé

Couverture Le Cycle de Pendragon, tome 1 : TaliesinFuyant l'engloutissement de l'Atlantide, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes. Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d'un Empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. De la rencontre de ces deux civilisations, et de l'union de la jeune princesse atlante avec le barde Taliesin, naîtra celui que chacun connaît désormais sous le nom de Merlin.





Mon avis, écrit après la rencontre.

J'avoue ne pas avoir terminé ce livre après avoir entendu les discussions de la réunion.

Le livre est divisé en 3 parties, où dans chacune, nous suivons en alternance Taliesin, enfant puis jeune homme et Charis, princesse en Atlantide.
Les péripéties de chacun sont assez nombreuses, et j'ai beaucoup aimé suivre Elphin, père de Taliesin et voir sa rencontre avec sa femme et son évolution.

Malheureusement, ce livre comporte, à mon gout, beaucoup de trop de descriptions. Je me suis noyée dans les détails de chaque champ traversé, chaque vêtement porté, et ai lu une partie principalement sur les dialogues pour avoir l'impression d'avancer. Je me suis clairement ennuyé une partie de ma lecture.
Et il faut beaucoup trop de pages pour voir arriver l'annonce de la quatrième de couverture.

Les aventures sur l'Atlantide m'ont pas mal intéressées sur les traditions comme la danse taurine, où les évènements nous portent dans l'arène avec les protagonistes, les différents dieux présents et leur culte. Mais parfois, le lien avec la suite paraissait assez obscur.
L'histoire en Bretagne est plus convaincante par ses personnages et l'évolution de chacun.

Au total : Un livre assez long, qui revisite le mythe arthurien, sans m'avoir convaincu.

Seconde participation

dimanche 22 mars 2015

"En France" de Florence Aubenas




J'avais beaucoup apprécié ma lecture de "Les quais d'Ouistreham" à sa sortie. Un témoignage de la vie quotidienne d'une grande partie des français, entre rêve et petit job. J'étais assez curieuse de découvrir  ce livre pour voir si les talents de conteuse des petits rien du quotidien de cette journaliste était toujours là !

Résumé
En France par AubenasBanlieue, pauvreté, jeunesse... une traversée impressionniste de la France en crise par Florence Aubenas...
En France dresse un état impressionniste de l'Hexagone à travers des portraits et des historiettes que limite un carré : province, banlieue, jeunesse, pauvreté. Il permet aussi de réfléchir à cette question typiquement française : où passe la limite entre littérature et journalisme ? Question vieille comme Balzac, encore lui, qui fit du second un repoussoir pour mieux célébrer la première...
Chemin faisant, elle est partout, elle est nulle part. Elle se pose sur les situations, légère et pointue, presque invisible, comme un insecte sur une fleur. Elle butine avec une sympathie sans pitié, se glisse dans le pistil des existences puis s'envole à nouveau et rejoint la fleur suivante, au hasard des rencontres et du vent, comme si la précédente n'avait jamais existé, comme si tout devait disparaître, prêt pour l'herbier, avec en post-scriptum ce rire muet, ni hautain ni soumis, qui n'est ni d'ailleurs ni d'ici. (Philippe Lançon - Libération du 13 novembre 2014) 


Mon avis

Ce livre est composé de 3 parties. La première plutôt politique retrace la campagne des dernières municipales. Habitant actuellement le nord pas de Calais, de nombreux articles concernent ma région et m'ont particulièrement intéressée.
On sent le coté conteur de la journaliste, cette manière de montrer des petits riens, et de nous laisser les extrapoler, de nous ouvrir des pistes de réflexion sur nos voisins, les gens que l'on cotoie au quotidien sans vraiment les connaitre.
Il est intéressant aussi de noter le coté neutre et donc professionnel des histoires rapportées, même si elle reste dans la tendance de parler du FN, mais qui faisait l'actualité d'Henin Beaumont à cette époque.

Le seconde partie concerne du camping sauvage en Camargue. J'avoue ne pas avoir été très intéressée par cette aventure entre légalité et habitude de petit village transitoire.

La dernière partie s'intitule Jeunesse et retraces les ambitions de certains jeunes, plutôt féminin dans mes souvenirs. Entre les femmes voilées qui s'assument mais qui ne trouvent plus de travail, les issues de la ZEP qui font une grande école sans vraiment s'insérer et celle qui gagne de l'argent "facile" en se vendant, le message m'a paru triste mais probablement assez réaliste pour une certaine partie de la population.

Comme dans mes souvenirs l'écriture est belle, et la cohérence entre tous les écrits parait assez évidente.

Au total : Un ensemble d'article, porté par une même journaliste dont le coté humaniste n'est plus à prouver.

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Lettre A 1/26 239 pages

mercredi 18 mars 2015

"Sukkwan Island" de David Vann

Je ne serais pas incapable de savoir quand j'ai entendu parler de ce livre au départ, mais depuis qu'il est dans ma PAL, je me dis qu'il faut que je le cale dans mes lectures. Rien ne vaut une journée pleine de transport !

Résumé

Couverture Sukkwan IslandUne île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.





Mon avis

Pour une fois, je trouve la quatrième très pertinente, qui donne envie, sans en dire trop.
Ce qui est sur, c'est que j'ai cru le fameux rebondissement au premier quart, avant qu'une seconde claque m’assomme à la moitié du livre environ.

L'ambiance est pesante dès les premières lignes. La personnalité du fils et du père intrigue. Rapidement, le père nous parait malade mentalement, et la question de pourquoi apparait.
La survie et la cohabitation apparaissent comme de vrais défis pour ces 2 êtres qui semblent peu se connaitre. La prise de conscience tardive du père sur ses relations avec son fils apporte une explication sur les premières scènes et sur sa manière de réfléchir.

C'est difficile de dire qu'on aime ce livre, les personnages sont peu attachants, le père égoïste au possible, dépressif, et malsain au sens propre du terme ou le fils dont les réflexions toutes adolescentes ne sont pas des plus innovantes.

Roy nous accompagne dans cette première partie, à la découverte de cette ile et de son père. Ses doutes sur sa situation, sa manière d'évoluer dans ses réflexions le rendent finalement assez proche d'une certaine réalité.
L'écriture est immersive tout en nous laissant un peu à l'écart, notamment par  les dialogues écrits un peu comme "La route" avec l'absence de ponctuation franche.

Jim nous accompagne dans la seconde partie, dans sa descente dans la folie, nous interrogeant sur notre manière de réagir dans des situations semblables, tout en me rappelant que finalement, la probabilité que je me trouve dans un évènement similaire est proche du néant, notamment car l'appel de la nature n'est pas trop mon truc.

Alors que penser de ce livre, on est effectivement plongé dans la nature humaine, dans ce qui a de plus noir, de plus malsain.
Nous sommes dans les vices de certains hommes, dans la transmission père-fils. Autant certains livres mettent en évidence la beauté de cette relation, ici nous sommes plutôt dans l'anormalité d'une relation paternelle, dans l'absence de protection maternelle finalement et dans l'inversion des rôles.

Je n'avais pas ressenti cette ambiance aussi malsaine depuis ma lecture de "Délicieuses pourritures"  à la fois de fascination et de répulsion, le besoin de poser le livre pour ne pas être "trop" dedans.

Au total : Une lecture intéressante, dérangeante. Une ambiance très bien retranscrite, des émotions qui passent avec peu de mot.

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Lettre V 6/26 199 pages


lundi 16 mars 2015

"Les yeux d'Elisha" de Timothée de Fombelle

La suite des aventures de Tobie Lolness que je n'ai pas trop fait attendre !

Couverture Tobie Lolness, tome 2 : Les Yeux d'Elisha Editions Folio  (Junior) 2010


Mon avis

Je pense que j'ai bien fait de ne pas espacer ma lecture des deux tomes, car ce second tome apporte un autre éclairage à nombre de personnages à peine aperçus dans le premier tome, mais pourtant si importants dans la cohérence de l'histoire.

Les aventures de Tobie sont toujours aussi prenantes, peut être même plus car nous sommes déjà immergés et même attachés aux personnages, notamment Isha, Elisha, la famille Asseldor et Tobie.
J'ai beaucoup aimé nombre de personnages secondaires, que ce soit les plus naïfs comme Patate, ou les détails pour les "méchants" de l'histoire. La richesse de ces caractères secondaires apportent vraiment une pluralité qui parfois manque dans les livres jeunesse.
  
J'ai par contre un peu perdu ce qui faisait la quête du premier tome, le secret découvert par le père et qui lance cette poursuite effrénée, et l'humour de Sim Lolness bien moins présent que dans le premier tome.

La révolte gronde sous plusieurs formes est intéressante à découvrir, ainsi que les indices qui donnent espoir à Elisha et aux parents de Tobie leur permettant de s'organiser pour la survie.

Le dénouement final et les révélations qui s'en suivent se devinent après la moitié de ce tome et apporte aussi un nouvel éclairage à certains personnages (El Blue notamment) et donnent des envies de relecture.

La force de ces livres est là, dans cette envie de relire l'ensemble pour replonger dans l'univers de l'arbre, des pelés, et découvrir les détails qui semblent nous avoir échappés à la première lecture.

Au total : J'ai beaucoup aimé l'univers imaginé par Timothée de Fombelle, et recommande les aventures de Tobie Lolness à ceux qui veulent découvrir une histoire jeunesse bien travaillée et riche.

Lecture surtout pour l'envie et le plaisir, mais qui entre dans le challenge de Nathalie : Un genre, un mois !



dimanche 15 mars 2015

Challenge SFFF : Bilan

Comme ils fleurissent sur les blogs, j'en profite pour clôturer ce challenge, qui était plus dans le dénombrement de mes lectures que vraiment en les modifiant.
Je remercie Tigger Lily pour l'organisation de ce challenge !

Je termine ce challenge avec au moins 14 lectures, recensées sous le tag SFFF féminin
Beaucoup de bonnes lectures, des moins bonnes mais pas vraiment choisie du fait de partenariats.

Ce qui est sur c'est que je pense continuer d'orner mes articles de ce logo qui me plait beaucoup !


Les poids lourds :
SFFF_au_feminin

Hobb Robin : Les aventuriers de la mer: Premier tome de la seconde série du monde de Fitz, une première lecture m'avait laissé de marbre, cette relecture m'a convaincue de poursuivre.

Chroniques au pays des mères d'Elisabeth Vonarburg: Vrai coup de coeur de ce challenge pour moi, à la fois du fait que ce livre fait la part belle au femme et à leur place dans cette société

Terremer d'Ursula Le Guin : Autre poids lourd de la SFFF féminin que j'ai lu cette année ! Un vrai coup de coeur pour cette écriture douce et poétique, et un univers à découvrir.



Surfons sur la mode : des lectures inspirées par des lectures communes ou de trop nombreux avis sur la blogosphère (ou les 2) !

Jessica Spotwood : moins originales que les lectures précédentes, j'ai bien aimé ce livre : Sœurs Sorcières 

La selection de Kiera Cass : j'en avais beaucoup parlé notamment du fait de leur couverture, effectivement magnifique. Le contenu est moins charmant mais se lit bien quand même !

Chasseuse d'Alien de Gena Showalter : Une lecture commune, histoire de s'entrainer hors des chemins de lecture habituels !



Une bientôt classique de la littérature française contemporaine (je regrette de ne pas avoir lu Arachnae de Charlotte Bousquet pour l'occasion)


Mordre le bouclier de Justine Niogret : Suite de Chien du heaume que j'avais beaucoup aimé, un peu moins convaincue par celui ci


Pour l'opération coup de cœur : Pas de franc coup de cœur en ce qui concerne ces lectures, voir des deceptions :
De l'autre coté du mur d'Agnes Marot
Aquatilia de Berangere Tosello
Les ailes brisées de Marie Liondor
Perception d'Adeline Dias
Nouvelles d'un myrien de Sandra Moyon


Des voyages dans le temps

Le dernier jour de ma vie de Lauren Oliver
Une robe couleur temps de Bianca Turetsy

D'autres bilans chez Marie-Juliet, Acro, Tiger Lily;